Brightcove
Conversation avec Jeremy Allaire, CEO de Brightcove, sur les échecs du marché de la vidéo en ligne et son avenir
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par Michael Arrington (adaptation: Alain Eskenazi) 24 août 2008

La semaine dernière, nous avons pu converser avec l’équipe de Brightcove et notamment le fondateur et CEO, Jeremy Allaire. Nous avons évoqué l’avenir de la vidéo en ligne et les différences existantes entre le marché professionnel et celui des consommateurs. Allaire n’a pas non plus hésité à parler ouvertement des échecs de Brightcove et de la vidéo en ligne dans son ensemble.

Depuis son lancement en 2005, Brightcove a augmenté le nombre de ses clients dans des industries médias (cinéma, TV, musique) différentes prêtes à utiliser ses services afin de gérer du contenu vidéo. La société a aussi connu une vraie hausse en termes d’utilisateurs dans tous les domaines même dans l’industrie pharmaceutique, par exemple. Et le service a connu un vrai essor à l’étranger; 20% des revenus de la société provenant dorénavant de l’étranger (hors Etats-unis).

Pourtant malgré ces résultats notables il existe encore une forme de confusion sur les vraies activités de Brightcove et des autres plateformes de ce type. Beaucoup ont tendance à les placer toutes dans le même sac que YouTube ou DailyMotion; pourtant ceux sont des marchés différents.

En réalité ces services ont même peu en commun si ce n’est un lecteur Flash. Brightcove et ses concurrents offrent une série d’outils en ligne pour un marché essentiellement professionnel afin de publier du contenu vidéo. il s’agit plus qu’un simple lecteur Flash. Brightcove aide aussi à gérer la structure publicitaire, adapter le contenu à son audience et offre des outils pour la gestion et la distribution de contenu. En gros, YouTube se contente d’offrir une plateforme de diffusion pour du contenu amateur.

On fait en fait face à un problème, disons sémantique à cause du terme “plateforme”. Brightcove en est d’ailleurs un peu responsable quand ils tentèrent de proposer un équivalent de YouTube avec Brightcove.tv en 2007, sans réussite. La société s’est depuis re-concentré sur son offre B2B.

Quand le marché à commencé à se développer il y a deux ans, nombreux furent ceux qui pensèrent que des millions de créateurs seraient à même de monétiser leur contenu vidéo et d’entraîner avec eux des revenus pour l’ensemble de la chaîne de diffusion. Allaire confirme que cela ne s’est toujours pas matérialisé malgré quelques exceptions notables. Le marché de la vidéo en ligne autour de contenu généré par les utilisateurs n’est pas encore un vrais business rentable.

Un autre secteur qui tarde encore à s’envoler est celui concernant la fusion entre télévision et ordinateur. Allaire qui attendait “une démocratisation de la vidéo” s’affirme déçu et il blâme avant tout les problèmes de propriétés des formats et des licences qui ont selon lui plombé l’industrie. Parce que Brightcove ne peut pas faire grand chose sur ce sujet, Allaire a envoyé une lettre ouverte à la “Consumer electronics industry“, mais il est peut probable de voir apparaître des formats standards d’ici peu.

Allaire est aussi d’accord pour affirmer que le concept de contenu à la demande payé en ligne n’est pas non plus un véritable succès. Brightcove a investi énormément dans une plateforme proposant du média la demande et pourtant les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances. Même des places de marché comme iTunes Tv d’Apple affichent des résultats décevants affirme Jeremy et l’avenir à court terme ne s’annonce pas plus brillant.

Dans les mois à venir BrightCove lancera et peaufinera la troisième version de la plateforme. Allaire prévoit toujours un avenir à l’international florissant pour sa société grâce à notamment à des créateurs média moins conventionnels qui veulent découvrir et utiliser le média vidéo pour diffuser leurs messages. Dans ce secteur Brightcove est aussi en concurrence avec notamment Maven Networks, Move Networks, Delve Networks, et Ooyala.

Brightcove débranche Brightcove.TV
par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 29 novembre 2007

brightcove-logo.pngBrightcove a débranché Brightcove.Tv, sa plate-forme de vidéos générées par les utilisateurs. Dans un email à ses membres, Brightcove explique qu’ils ne pourront plus accepter de vidéos après le 17 décembre. Ce produit similaire à YouTube n’a jamais été une des forces de Brightcove, qui offre ses services pour des créateurs de contenu professionnel et semi-professionnel. Ce que la société continuera de faire, au travers des sites de ses membres grâce au lecteur vidéo exportable(ci-dessous). En fait pas une vraie catastrophe ( ni une surprise) pour Brightcove qui pourra désormais consacrer, les $60 millions levés récemment, à son vrai business.

Interrogé sur les raisons de cette décision Jeremy Allaire, CEO de Brightcove nous répond:

“Nous ne renonçons pas à Brightcove.Tv, nous retirons juste le service pour le chargement et le partage des vidéos d’utilisateurs. Vous aurez noté que la grande majorité du contenu sur Brightcove est produit par des professionnels et des médias qui se servent de notre plateforme pour diffuser. La plateforme continuera d’exister et de présenter divers contenus. ”

Il précise sur son blog que le chiffre de huit millions de visiteurs uniques, fourni par comScore, ne reflète pas le vrai nombre d’utilisateurs puisque la plupart des grands médias ont intégré la plateforme Tv sur leurs sites. ” 4000 médias utilisent BrightCove, soit 120 millions de visiteurs uniques par mois au travers de tous ces sites.”

Brightcove.Tv fut simplement un petit plus.

Bien que Brightcove.Tv continuera d’opérer et de présenter du contenu, il n’acceptera plus les vidéos des “simples”utilisateurs. J’attendrai un peu avant de le rajouter au Terminus.

Le problème est sans doute que BrightcoveTv n’était pas la destination première pour placer des vidéos. Et la plateforme est remplie de bandes-annonces de ce genre de films (Dead or Alive):

News Corp. investit dans une startup internet sans consulter Fox Interactive
par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 30 janvier 2007

Le Wall Street Journal informe que (sur accès payant seulement) que News Corp annoncerait un investissement de 12 millions de dollars dans la startup vidéo ROO. Cependant contrairement aux autres opérations d’investissements et d’acquisitions de startups internet, la filiale de News Corp. Fox Interactive n’a pas été impliquée dans le deal. Fox Interactive qui détient MySpace a récemment procédé à un investissement dans la société SimplyHired. Ils sont le bras armé de News Corp pour l’internet

De ce que nous avons pu entendre, non seulement Fox Interactive n’a pas été impliqué dans cette opération mais ils n’étaient même pas au courant. La rumeur dit que les cadres de Fox Interactive ont appris cet investissement en lisant l’article du WSJ ce matin. Et ils n’étaient pas contents. Une source interne déclare qu’ils n’arrivaient pas à crois que News Corp ait pu faire un deal internet sans impliquer Fox Interactive (du moins les en informer) et étaient stupéfiés devant ce qu’ils appellent un investissement désastreux (en anglais « Fucking disaster »)

Pour ajouter à l’embarras, Fox Interactive a mené plusieurs discussions avec le concurrent de ROO, BrightCove qui a récemment levé 60 millions de dollars. Fox Interactive était motivé semble t il par des intentions d’acquisitions de la société juste avant l’annonce de cet investissement pour une valeur de 250/300 millions de dollars

Il s’agit là clairement d’un cas typique d’absence de communication interne

Fox Interactive a été affaibli depuis le départ de Ross Levinsohn qui a été remplacé par un cadre avec peu d’expérience internet. Le fait que News Corp fasse un investissement significatif dans une startup internet sans consulter Fox Interactive prouve qu’ils n’ont plus l’intention de considérer leur filiale interactive pour les guider dans leur stratégie internet.

Kewego boucle un tour et lancera la Télé 2.0
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par Ouriel Ohayon 27 avril 2006

Michel Meyer, le fondateur du mythique Multimania (web 1.0) récidive avec une nouvelle aventure Multi-media nommée bizarrement Kewego.

Il s’agit si l’on en croit la page d’attente d’une plateforme qui permettra de créer et consulter des contenus vidéos et qui s’adressera aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises. Donc après le Web2.0 voici la Télé 2.0, un terrain déjà investi par l’incontournable Youtube pour la distribution mais aussi par DailyMotion, Podemus et bientôt par Vpod.Tv. Sans oublier le fantastique BrightCove aux Etats-Unis et les outils comme MotionBox et JumpCut pour l’édition.

Kewego proposera également aux créateurs de contenus de monétiser leur audience en y intégrant des publicités grâce à une technologie propriétaire, mais aussi aux annonceurs de créer leur propre spot publicitaire.

Aujourd’hui, Kewego Ads révolutionne le marché de publicité télé en permettant à tous les annonceurs de créer leurs spots, programmer leur campagne (media planning) et modifier leurs messages publicitaires en quelques minutes.

Un projet ambitieux mais pour lequel Kewego a levé 5 millions auprès de Banexi et a racheté au passage le site d’agrégation vidéos Pooxi lui permettant de disposer d’un capital d’image non négligeable pour démarrer et faire face à ses concurrents existants.

Pas encore de blogs/vlogs (espérons que cela arrivera bientôt). Plus de détails bientôt sur TechCrunch dès que nous aurons pu testé la solution. Plus d’infos ici. On en parle aussi chez Jérémie Berrebi et Pierre Chappaz.

La consolidation continue dans le monde de la TV Internet
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 22 mars 2006

VideoEgg, est un service qui permet de télécharger une vidéo et l’encoder au format flash pour la distribuer sur des sites web (précédent billet ici).

Ils vont annoncer sous peu l’acquisition de Popcast, qui édite une solution pour diffuser des contenus vidéos sur internet. Ceci fait suite au rachat de MetaStories par BrightCove dont nous parlions hier. Nous anticipons d’autres mouvements de concentrations dans ce secteur aujourd’hui dominé par YouTube, le service le plus populaire.

Nous noterons que la France est également riche en intiatives dans ce domaine: dailymotion, podemus le toujours-en-beta-privé vpod sans parler des initiatives périphériques à la Video-on-demand dont canalplay est le principal acteur avec vodeo.tv.

Popcast a été fondé par Rob Lord qui est aussi le fondateur de SongBird le player media dont nous avons récemment parlé.

BrightCove rachète MetaStories
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 21 mars 2006

Alors que BrightCove, société fondée par Jeremy Allaire est toujours en Beta, elle vient de signer et annoncer l’acquisition de MetaStories, basé à Seattle.

Cela nous paraît être une bonne opération. Brightcove créé des services pour des producteurs de media qui souhaitent transposer et diffuser leur contenu sur Internet. Heather Green de Business Week appelle cela “de la distribution ciblée pour micro-audiences”. A titre personnel j’aime beaucoup l’approche de BrightCove, sophistiquée et vraiment bien pensée. Leur player media est notamment l’un des meilleurs du marché en matière de Design et de fonctionnalités (regardez un exemple ici d’application ici).

D’un autre côté MetaStories détient les outils qui permettent de créer le contenu à diffuser. Leur principal produit, StoryMaker est un outil d’édition pour créer du contenu interactif au format flash.

Un beau mariage

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