Pandora (que nous ne pouvons plus écouter en Europe) a publié hier soir une annonce plutôt inquiétante. Ils affirment qu’ils préféreraient sans doute fermer le service plutôt que de continuer à payer les taux exorbitants prélevés sur le service.
Aujx Etats-unis, les stations radio payent différents taux selon la façon dont elles diffusent la musique. Les stations AM/FM traditionnelles ne payent rien grâce à leurs puissants propriétaires lobbyistes; quant aux radios satellites elles payent environ 1,6 cents par heure et par auditeur. En 2010, Pandora et les autres radios Internet devront verser 2,91 cents.
Pandora affirme devoir déjà payer 70% de ses 25 millions de revenus en droits d’auteur. Leur société est en péril et il en va de même pour les autres radios Internet.
De son coté l’industrie de la musique affirme que c’est le problème des radios et que ces dernières doivent se débrouiller pour trouver d’autres formes de revenus. La discrimination entre ces trois formes de diffusion (citées plus haut) est évidente et ridicule. Pourtant il y existe peu de chances d’espérer un changement.
Pandora, L’agneau sacrifié?
Peut-être Pandora, l’une des sociétés que nous avons accompagné depuis le début sur TechCrunch doit être sacrifiée afin de montrer l’exemple. Montrer aux artistes et aux labels le ridicule de la situation. Dans le marché des radios libres, les labels doivent payer pour que l’on diffuse leurs morceaux sur les ondes et le système flirte allègrement avec une forme de corruption.
En Mars dernier Michael Arrington répondait à BilliBragg qui affirmait que Bebo devrait reverser une partie de ses $850 millions de revenus:
“La musique enregistrée est du matériel marketing destiné a faire connaître un artiste. Les sites qui diffusent cette musique aident les artistes dans ce sens. Ils devraient même être payés pour cela. Il y a quelques années encore les artistes n’avaient que très peu de moyens pour se faire connaître. Les barrières sont en train de tomber et Bragg ose s’en plaindre.”
Pour l’instant, les labels se contentent de prélever bêtement des sommes insensées sur des services comme Pandora. Mais quand tous ces services et les profits avec auront disparu; ils s’en mordront sûrement les doigts; à eux de de disparaître afin de supprimer un autre flux de prélèvement sur la musique. Nous tenons à Pandora mais si son sacrifice peut aider à accélérer la marche inévitable de la gratuité de la musique, alors c’est peut être le prix à payer.
Pandora, qui permet d’écouter de la musique en streaming via un lecteur flash au sein de votre navigateur est l’une des sociétés dont TechCrunch a parlé dès ses débuts en Août 2005 lors d’une rencontre BarCamp. C’est l’un de mes services préférés (Note d’ouriel).
Pandora continue de grandir et d’attirer de nouveaux utilisateurs (ils comptent 4.5 millions d’utilisateurs alors qu’en mai ils en avaient 1.8 millions) et Pandora fournit sa solution à MSN Radio depuis un mois.
Dans quelques heures Pandora lancera de nouvelles fonctionnalités qui permettront d’améliorer l’interaction entre les membres de sa communauté. Parmi les nouveautés on trouvera une page dédiée au profil des utilisateurs incluant ses préférences musicales, des informations sur lui et d’autres choses (jusqu’à présent les utilisateurs ne pouvaient qu’archiver la liste de leurs chansons favorites), une fonction de recherche d’autres utilisateurs et la liste d’utilisateurs qui sont fans d’un artiste particulier
Téléchargez les chansons de Pandora
Par ailleurs si vous aimez vraiment Pandora vous pouvez télécharger une application du nom de Pandora Jar (LifeHacker en parle ici) qui archive les chansons que vous écoutez sur Pandora et qui en option propose de télécharger des informations supplémentaires dont la biographie de l’artiste, les statistiques de cette chanson, la couverture du disque et d’autres informations en provenance de Last.fm
Nos précédents billets sur Pandora sont ici

Note d’Ouriel : Pandora est l’un des mes 10 services web préférés, l’aspect social était l’un des manques principaux de ce service et le plaçait en défaut face à Last.fm construit à l’opposé dès le départ comme une plateforme sociale. Les deux aspects manquants pour en faire un service parfait seraient, un catalogue plus large notamment pour toucher des marchés locaux (aucune musique française ou presque) ou d’autres genres (classique et éthnique) et enfin une traduction du service en plusieurs langues (Last.fm mène la danse)
Plusieurs mises à jours auront lieu ces prochains jours sur Skype Pandora et Meebo et méritent d’être signalés
Skype lance les Skypecasts
Skype lance une version 2.5 beta de son logiciel. De nouvelles fonctionnalités sont ajoutées dont la possibilité d’envoyer un SMS vers n’importe quel mobile dans le monde. La vidéo conférence a également été améliorée.
Skype lancera également les SkypeCasts, un nouveau service gratuit qui permet d’organiser des conversations en direct jusqu’à 100 participants. L’organisateur contrôlera le temps de parole de chacun et les droits d’accès des participants. Les conversations pourront être organisées et promues par le biais d’un code html à placer sur des sites tiers.
Skype ne possède toujours pas de fonctionnalités d’enregistrement des conversations bien que de nombreuses sociétés proposent déjà ce service (aucunes compatibles avec mac)
Les précédents billets de TechCrunch sur Skype sont ici
Pandora: 1.8 millions de membres et un nouveau système d’avis communautaire
Le site de découverte musicale Pandora va annoncer qu’il possède 1.8 millions d’utilisateurs qui ont généré des retours et avis sur 70 millions de titres durant ces derniers mois. Pandora annoncera également qu’ils commenceront à utiliser les feedbacks communautaires pour retirer ou ajouter un titre à une radio et améliorer l’expérience de l’utilisateur.
Les précédents billets de TechCrunch sur Pandora sont ici
Meebo donne accès à l’historique des chats
La Startup Meebo qui propose un service de messagerie en ligne lance régulièrement des nouvelles fonctionnalités. En février ils avaient annoncé la possibilité de disposer d’un compte utilisateur. Cette semaine ils annonceront la possibilité d’accéder à l’ historique des conversations et mettront en place des options intéressantes ainsi que des meilleures icônes.
Les précédents billets de TechCrunch sur Meebo sont ici.
Les gens qui comme moi aiment la musique sont soit des fans de Pandora soit de Last.fm et pour des raisons différentes; ce qui donnent souvent l’occasion à des polémiques sur le meilleur service (lisez les commentaires de ce billet par exemple).
Honnêtement ces 2 services sont très bons pour des raisons différentes bien qu’ils aient certains points communs. Pandora est bien pour découvrir de la musique sur la base de ce que vous aimez. Last.fm également mais le service est moins simple d’utilisation et ne permet pas l’écoute intégrale d’une chanson depuis le site web (il faut un player).
Là où Last.fm possède un atout c’est sur ses fonctions “sociales” comme le tagging ou les conversations avec ses amis. Ce qui explique pourquoi beaucoup aiment ce service.
Et pour ceux qui n’arrivent pas à choisir entre les 2 voici Real-ity.com; un mashup construit sur les 2 services qui utilisent un clone de Pandora et vous permettra d’ajouter directement vos chansons sur votre compte last.fm pour les tagguer. Le site renseignera de automatiquement les champs correspondant même si vous pouvez aussi les éditer.
Ce n’est pas une interface très sophistiquée mais cela fonctionne. Et cela montre à quel point les utilisateurs font preuve d’imagination quand il s’agit de manipuler des services pour faire des choses auxquels les services eux-mêmes n’avaient même pas envisagées. Ce qui pousse aussi les sociétés à devenir innovantes…
Pandora, qui a fait l’objet récemment de nombreuses analyses comparatives avec son concurrent Last.fm vient de lancer de nouvelles fonctionnalités destinées au partage.
Beaucoup d’entre elles sont ajoutées sur la page des “titres favoris” de l’utilisateur. Un exemple de cette peut être trouvé ici. Les utilisateurs ont désormais la possibilité d’écouter un extrait de 30 secondes de leur chanson favorite. Chaque titre renvoie également vers un résumé sur le groupe et la chanson. Finalement à chaque fois que vous visité la page d’un autre utilisateur vous pouvez cliquer et ajouter n’importe quelle station qui a été créée. Une station sur Pandora est un flux musical hautement personnalisé et basé sur les préférences des utilisateurs. Partager les stations devient plus facile.
Pandora a également rajouté un certain nombre d’option en flux RSS. Il y a 5 catégories de flux:
- Vous pouvez être informé des chansons découvertes par vos amis
- Vous pouvez utiliser les listes de stations Pandora de vos amis
- Un flux sur les chansons les mieux notées
- Un flux sur les artistes les mieux notés
- Une flux sur les stations les plus partagées
Pandora a ajouté des fonctions de raccourci clavier et des possibilités pour créer des liens vers le site web. Ce que je voudrais vraiment voir c’est l’ajout d’API pour ajouter un player Pandora directement à votre site web.
Fred Wilson a écrit un post intéressant qui compareLast.fm et Pandora, 2 services musicaux. Il préfère clairement Last.fm.
J’utilise les 2 services et j’ai déjà écrit à leur propos. Les 2 vous permettent de découvrir de nouvelles musiques que devraient vous plaire. Last.fm fait cela à travers l’analyse de ce que vous écoutez et aimez (et de ce que d’autres écoutent et aiment) Pandora définit certains paramètres musicaux et détermine ce que vous êtes censés aimer sur ces facteurs.
Pandora est plus simple d’utilisation et ne nécessite aucune configuration à mettre en place ou écouter de la musique en streaming. Last.fm nécessite de tagger vos titres et possède un réseau social mais nécessite le téléchargement d’un player pour écouter de la musique.
Je trouve Last.fm meilleur pour écouter de la musique que j’ai déjà écouté mais Pandora me permets de mieux découvrir de nouvelles musiques
Les 2 services sont excellents. Ce soir en l’honneur de Fred nous utiliserons Last.fm
NDLR: nous regrettons que Pandora ne soit pas encore à même de pouvoir proposer de la musique classique ou ethnique.