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[fr] A propos des embargos. Message aux agences de relation presse et aux startups
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par Ouriel Ohayon 19 décembre 2008

Si vous lisez TechCrunch version américaine vous aurez aperçu un billet qui annonce que désormais à de très rares exceptions près annoncées, TechCrunch ne respectera plus aucun embargo concernant les communiqués en provenance d’agence/département de relation publique. Juste pour ceux qui ne connaissent pas le vocabulaire technique: un embargo est une manière d’avertir un titre sur la date et l’heure de publication de l’information. Un éditeur ne peut pas publier avant les détails précisés dans l’embargo. C’est une pratique commune. Malheureusement de plus en plus d’agence de relation publique, devant justifier leur honnoraires diffusent l’information et l’embargo en masse et de nombreux sites ne les respectent pas ce qui créent un tord immédiat pour les autres éditeurs. Le problème est que ces éditeurs ne sont pas pénalisés pour cela et les agences continuent de travailler avec eux. Hier TechCrunch a annoncé que cela arrivait à terme que désormais aucun embargo ne serait respecté.

Le problème a évidemment une autre ampleur aux Etats Unis. Sur TechCrunch France je n’en suis pas arrivé à ce point bien que j’ai eu plusieurs fois quelques mauvaises surprises. Le problème n’est à mon avis pas spécifique aux agences de presse (qui dans la grande majorité ont un plus grand problème à savoir qu’elles ne savent pas bâtir une relation avec les bloggeurs autres que par le spam de communiqués) mais d’une manière générale aux startups et aux départements de relation publique d’entreprise qui souvent ignorent ce que sont les embargos. Souvent les startups ont leur focus sur leur société et à l’heure de contacter les médias sont peu expérimentées ou mal conseillées sur la manière de contacter les médias et susciter leur intérêt. Elle s’y prennent souvent à la dernière minute et gèrent dans l’urgence un aspect qui demande un peu de préparation.

Personnellement je préfère (comme d’autres bloggeurs qui n’hésitent pas à ajouter la mention “Exclu”) quand une actu nous est donnée en exclusivité. Les blogs cherchent à obtenir de l’attention c’est une des manière d’y arriver. Mais si votre actualité est intéressante (pour nous et les lecteurs pas uniquement pour vous, startup) nous la traiterons de toute manière avec ou sans embargo. Beaucoup des billets de TechCrunch France comme celui n’ont été le fruit d’aucune agence ni même de l’initiative de la société. Par ailleurs contrairement aux sites d’information je considère que l’intérêt d’un blog n’est pas dans les faits mais le point de vue (que nous assumons biaisé et subjectif) et la discussion qui prend place dans les commentaires. Evidemment par manque de temps, je préfère me concentrer sur des choses qui n’ont pas encore été trop publiées pour éviter les redites et surtout apporter quelque chose de frais aux lecteurs. Beaucoup sont souvent frustrés de cette attitude mais je crois que le rôle d’un blog est de faire gagner du temps au lecteur et lui éviter les redites. Les blogs copier coller n’intéressent pas et se fatiguent eux mêmes à terme. D’ailleurs nous nous en rendons compte sur les billets traduits comparés aux billets originaux: ils ne suscitent pas le même intérêt.

Pour revenir aux startups: j’ai constaté que souvent il y a confusion ou ignorance entre 3 notions. L’avant première, l’exclusivité et l’embargo. Ce sont 3 choses différentes et il est important de bien les manipuler dans vos relations avec les blogs. L’avant première consiste à donner accès à l’information avant sa diffusion: l’accès peut être limité à un média ou plusieurs. Il est important de le préciser. L’exclusivité consiste donner accès à l’information uniquement à un média, si plus merci de préciser (cela s’appelle de la co exclusivité). L’embargo consiste à ne donner qu’une indication sur la date de publication à respecter.

Sur TechCrunch France nous avons toujours respecté les embargos et ne publions jamais une information avant sa date. Nous avons bâti notre réputation en partie grâce à cela ce qui nous permet de construire des relation de confiance avec nos sources. J’aurais tendance à préférer à travailler avec ceux où la relation est de qualité. Pour ceux qui ne le savaient pas, un email de masse avec un communiqué de presse attaché (spécialité des agences de presse de seconde catégorie) passe directement à la poubelle. Pour ceux qui n’ont pas su respecté leur promesse d’exclusivité ou d’embargo généralement nous ne couvrons pas l’actualité et demandons à la source d’être vigilent. Si cela se reproduit trop souvent nous finissons par ignorer cette source. Ou comme l’annonce TechCrunch nous ne respecterons pas l’embargo et publierons quand bon nous semble.

D’une manière générale nous n’aurons jamais aucun problème à travailler avec des agences ou des startups qui savent être claires dans leur approche et avec qui nous batissons une relation de confiance. Nous respecterons les embargos et indications données. Pour les autres, je ne peux vous donner qu’un seul conseil: le monde des médias et des blogs est petit. Si vous souhaitez à tout prix jouer avec ces notions pour obtenir une couverture sachez que les éditeurs se parlent et ont aussi leur règle. Les bloggeurs (en tout cas les plus visibles) sont sursollicités.

Ils doivent faire des choix. Si vous êtes une startup renseignez vous bien avant sur l’agence avec qui vous envisagez de travailler.

[fr] Baston de bloggeurs
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par Ouriel Ohayon 14 décembre 2008

Vous allez vous réveiller ce matin en découvrant une joute blogosphérique entre Loic Le Meur et Michael Arrington. Michael publie un billet sur l’apparente inefficacité des entrepreneurs européens qui préférent prendre du temps à déjeuner, Loic répond en précisant que les américains connaissent mal l’Europe et demande même s’il faut inviter Michael l’an prochain, sur ce Michael se défend en disant que LeWeb préfère la censure au dialogue et menace “de ne plus envoyer de bloggeurs de TechCrunch” à la conférence et d’organiser un évènement le même jour. Loic répond que TechCrunch se défend en menaçant LeWeb.

Tout cela va certainement trop loin. Les conférences ont toujours tendance à provoquer des débats polémiques et parfois des conflits. Personnellement je ne suis pas en accord avec la description de Michael de l’entrepreneur européen. Mais on ne peut pas lui reprocher de ne pas s’intéresser à l’Europe: il est présent à de nombreuses conférences et diposent de deux blogs importants dédiés à l’Europe. Loic a aussi raison de préciser que l’Europe est cependant mal comprise et mal connue. Et comme je le disais hier Les entrepreneurs Européens ont un handicap sur les américains: la taille du marché naturel, le timing et l’ambition. Du coup la perception par les américains, déjà peu curieux de ce qui se passe à l’étranger, est souvent biaisée voir incomplète.

Que va t il sortir de ce débat? j’ai bien peur que la gallerie soit déçue devant ce conflit stérile. Le débat Europe/US est insoluble en soit. Les Européens ont besoin des américains et inversement. LeWeb est un évènement pour rapprocher les deux continents et Loic dans ce sens fait un boulot assez incroyable. Michael aime provoquer, ceux qui le connaissent savent que c’est dans sa nature. Loic utilise ces mêmes outils. Je crois qu’il y a une grande part de second degrè dans tout cela et que les lecteurs y prêtent plus de sérieux qu’il en a l ‘air

Moi je prends cela comme un spectacle que tout le monde aura oublié dans quelques jours et qui a le mérite de rappeler que plus que jamais l’Europe et les USA ont besoin de ponts pour les rapprocher. C’est l’une des raisons pour laquelle d’ailleurs j’avais commencé TechCrunch France.

[fr] L’Europe des startups restera t elle le supermarché des Etats Unis?
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par Ouriel Ohayon 13 décembre 2008

Je n’ai pas encore eu le temps de faire un petit point sur la conférence LeWeb mais je profite de cette vidéo de Philippe Leroy de Zdnet France sur les tendances du web et l’Europe, pour attirer votre attention sur un point de vue, arbitraire peut être et que beaucoup d’entre vous trouverons provocateurs: L’Europe des startups est encore une zone d’acquisition de choix pour les géants du Web américain depuis des années et je ne crois pas que cela va changer.

Il s’agit à mon sens, non pas d’un problème de financement ou de manque de talents, mais d’attitude (on lance d’abord chez soi), peut être d’ambition et de timing. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose: on peut créer une très belle boite en restant chez soi (les exemples ne manquent pas: Free, Ventes Privées,…) mais cela place l’Europe en position de cible d’acquisition plutôt que d’acquéreur dans le monde du web (alors que dans d’autres industries ce n’est pas forcément le cas…)

L’Europe est dans sa grande majorité (on peut y ajouter Israel) constituée de startups dont le modèle est une réplication d’un modèle déjà créé aux Etats Unis, souvent plusieurs mois plus tard (cela d’ailleurs avait été mon cas avec ma précédente startup), lancées localement plutôt que déployées sur l’Europe rapidement. Il est rare de trouver un service né en Europe qui se déploie très rapidement à l’international et même quand c’est le cas (Last.fm, Skype) ils sont quand même rachetés par des américains à défaut de pouvoir rester longtemps indépendants ou tout simplement être rachetés par un géant Européen.

Ouriel Ohayon,TechCrunch France : «Il y a un problème d'attitude de l'entrepreneur européen» - Actualités - ZDNet.fr

Cela va t il changer? je ne crois pas. Pas dans un avenir proche. Lancer un service à succès sur plusieurs pays Européen est un véritable défi et atteindre une taille critique en Europe est bien plus difficile à mon sens qu’aux USA. Il est normal de vouloir tester d’abord son marché local, mais il faut dès le départ intégrer un plan d’action pour se développer à l’étranger. A nouveau, on peut être heureux sans cela, et peut être avoir l’espoir d’être un jour racheté.

Mais le risque n’est pas faible dans cette jungle de plus en plus darwinienne: il ne s’agit pas d’une course à la taille mais d’une course tout court, car sur le web le plus rapide est celui qui survit. De nos jours, la déclinaison d’un service digital (sauf ecommerce peut être) en version locale peut être fait à coût réduit. A défaut vous pouvez aussi lancer directement en Anglais et Français et voir quels pays accrochent naturellement avant de déployer d’autres moyens. Si c’est ce que vous souhaitez faire, pensez y en amont, et tentez dans la mesure du possible de vous entourer dès le départ de collaborateurs qui ne sont pas uniquement des peronnes de votre pays. Les startups françaises embauchent des français, les startups espagnoles embauchent des espagnols alors qu’il existe des profils sur place (grâce aux échanges et parce que nous vivons en Europe) venant d’autres pays et qui peuvent vous apporter un éclairage crucial sur votre développement à l’étranger. A défaut il est aussi utile de trouver des collaborateurs qui ont un profil international. L’ambition commence d’abord en interne et si vous disposez d’un brun de culture “international” en interne c’est déjà un bon point de départ.

Certaines sociétés en France on bien réussi leur déploiement à l’étranger de manière assez rapide: Netvibes, Dailymotion, Deezer, Wikio (note au lecteur; dont je suis actionnaire) et quelques autres. Cela n’est donc pas impossible. Encore faut il le vouloir, l’anticiper et le préparer.

[fr] Insolite: L’anti Portable
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par Ouriel Ohayon 1 novembre 2008

Moi je dis qu’il aurait pu rajouter l’imprimante pour le même prix…

Découvert sur FriendFeed

[fr] Le “Web2.0″. Une expression à mettre au placard. Une fois pour toutes
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par Ouriel Ohayon 10 octobre 2008

Michael Arrington publie un excellent billet sur la fin d’une période dans le web alors que les marchés touchent aussi les valeurs high tech et la manière dont cela affecte les investisseurs et in fine les entrepreneurs.

En revanche je ne suis pas d’accord avec un point. “le Web2.0″ n’est pas mort avec l’arrivée de cette crise, il est mort depuis moment. Un long moment. Quand exactement? Depuis qu’il est devenu un mot fourre-tout que personne ne sait définir, que les startups se déclarent “web2.0″ avant même de dire ce qu’elles font, que des consultants spécialisés Web2.0 se présentent en tant que tels, que tout est 2.0 alors que l’on a pas pris le temps de creuser sur la vraie signification de son activité et de l’innovation que des médias essaient d’anticiper le 3.0 sans vraiment de quoi il s’agit . Le Web2.0 était là pour définir un web en évolution et c’est ce qu’il s’est passé. Le Web a évolué et le figer dans cette expression désuette et dépassée est une erreur. Mais comme il faut des conventions et des emblèmes, on parle encore de Web2.0 alors qu’il y a belle lurette que le 2.0 est devenu un X.O

Le Web2.0 n’est plus depuis longtemps l’appanage de quelques startups ou une pratique innovante particulière. On trouve de l’innovation à tous les niveaux et dans les verticaux du web. Google n’est pas plus web2.0 aujourd’hui qu’il y a 2 ans, ni Yahoo. Et Facebook n’est pas plus “Web2.0″ que le New York Times ou CNN qui depuis longtemps ont intégré les pratiques du nouveau web.

En revanche cette crise va être la fin d’un cycle et d’un certain rythme d’innovation. Et s’il faut pour cela adopter une attitude symbolique alors mettons l’expression “Web2.0″ au placard. Une fois pour toutes. Parlons de Web et de ses nouveaux défis. De son avenir et des énergies nécessaires pour maintenir un web de qualité. Assez de cette expression qui devrait être au musée des expressions depuis un moment

[fr] Le Bureau de demain, il ressemble à quoi?
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par Ouriel Ohayon 1 octobre 2008

Merci à Eric Tenin de Courier Cadres pour cette vidéo où plusieurs personnes dont Olivier Hascoat (MySpace France) Reid Hoffman (LinkedIN) Craig Newmark (Craigslist) Loic Le Meur (il est partout) et d’autres (dont un certain Ouriel) répondent à la même question. A quoi ressemble le bureau de demain?


Untitled from Eric Tenin on Vimeo.

Pour moi ce n’est plus UN bureau. Mais DES bureaux. Et un révolution en ergonomie pour se sentir bien sur sa chaise et sur sa table. Et pour vous ce sera quoi le bureau de demain?

[fr] Lettre aux entrepreneurs inquiets
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par Ouriel Ohayon 30 septembre 2008

Cher Entrepreneur

Au regard de l’actualité et des questions que je reçois à longueur de journées j’avais envie de partager mon point de vue sur la situation actuelle. Tu es comme moi inquiet et tu as bien raison de l’être. Ceci dit j’ai aussi quelques bonnes raisons de rester optimiste et peut être te donner quelques pistes de réflexions pour un avenir proche meilleur.

Ne nous trompons pas, la crise financière actuelle dont les origines sont essentiellement à attribuer à un système de financement de crédit défaillant et non à dysfonctionnement de la sphère tech, va toucher également le web. La crise, avant tout américaine, plonge dans la panique toutes les industries et désormais même les acteurs emblématiques comme Apple et Google sont touchés. En Europe nous nous croyons épargnés mais comme dans l’innovation du web nous allons observer les effets néfastes avec quelques semaines et mois de décallages. Des industries périphériques, les télécoms en premières lignes vont être touchées (car ce sont les premières à utiliser les lignes de crédit des banques), les investisseurs deviendront plus frileux et les startups en recherche de financement vont galérer. Comme je le déclarais lors du Séminaire Web France/Israel, la crise en Europe pour le high tech c’est un peu comme Rocky 6, tout monde en parle mais personne le voit, aujourd’hui. Mais cela ne veut pas dire que le film ne passera pas a la télé en prime time.

Inévitablement, les effets vont se faire ressentir à plusieurs niveaux

L’incertitude est le premier effet immédiat. Personne ne sait. Tout le monde à des questions et personne n’a de réponses. Faut-il être optimiste? est ce une crise passagère? va-t-on devoir se sérer la ceinture? le web va t il aussi être touché? Je ne crois pas qu’il y a des raisons d’entrer en panique mais il va falloir clairement être plus prudent. Nous devons faire face à un marché un peu schyzophrénique: clairement le marché de la pub en ligne progresser et continue de progresser, le taux de pénétration de l’internet et du haut débit aussi, le marché de l’ecommerce n’a jamais été aussi fort et les fonds d’investissements disposent d’argent frais à investir, d’ailleurs beaucoup de startups continuent de lever des fonds.

Mais relativisons ce panorama et ces observations naives:

  • les investissements publicitaires vont se concentrer vers les valeurs d’audience sures. Google et Yahoo et les champions nationaux pour ne citer qu’eux. Ceux qui n’auront pas de taille critique ou une valeur de niche suffisamment forte ne vont pas apparaitre dans les lignes des plans médias des agences de pub. Les budgets dédiés aux formats expérimentaux, généralement promus par de nouvelles startups cherchant leur modèle, vont se contracter et seront préférés les formats standards, connus, mesurables et “sans surprises”.
  • Le marché de l’ecommerce est bien là: mais la confiance des ménages va aussi affecter les dépenses sur le web. Certaines catégories notamment autour du loisir vont être affectées plus que d’autres.
  • Les investisseurs: beaucoup des sociétés et banques en faillite sont des investisseurs (ou limited partners) dans les fonds d’investissement. Beaucoup de VCs ont et vont avoir du mal à boucler leur nouveau fonds. Ceux qui ont déjà bouclé leur levée et disposent de cash à investir cherchent à continuer à investir mais le filtre des startups va être plus lourd et plus sélectif. Les business angels sont toujours là mais si les VCs ne sont pas là pour suivre?

Ne nous trompons pas. L’écrémage du côté du web devait arriver, crise ou pas. Nous en parlons sur ce blog depuis un moment: ce n’est que la suite logique du darwinisme économique ou les meilleurs restent et la majorité disparait. Jasons Calacanis déclare que 80% des startups vont disparaître dans les prochains mois par manque de financement. A mon sens ce sera plutôt 50% max mais à nouveau cela devait arriver. Cela va juste s’accélerer. Et le terminus comme le nombre de micro acquisitions vont s’aggrandir dans les prochains 12 mois. Il ne s’agit pas d’une bulle comme beaucoup continue d’en parler. Mais d’un écrémage accéléré logique en phase de croissance mure.

Est ce une mauvaise nouvelle? Non au contraire. Le marché à besoin de purger ses défauts et le consommateur à besoin de plus de clareté. Les clones de clones et sociétés dont les fondamentaux économiques ne sont pas au rendez vous ne tiendront pas. Et c’est ainsi que le marché est conçu. Une chance pour tous, mais pas de place pour tous. Les investisseurs ne doivent pas paniquer devant cette dégringolade collective. Au contraire. Les meilleures opportunités de croissance d’investissement sont en train de prendre forme.

Plus que jamais les sociétés dont le focus sera la recherche de revenus disposeront d’opportunités pour atteindre l’équilibre. Le marché de l’IPO est bien entendu fermé et va le rester pendant un moment mais Microsoft et Google ne sont plus les seuls acquéreurs sur ce marché. Mais le plus important n’est pas là: un investisseur mise sur le long terme (à savoir 5 environ ou plus) et plus que jamais les beaux discours vont être mis à l’épreuve de la réalité. Les investisseurs sérieux continueront d’investir sur les bons poulains car ils créent de la valeur, même en pèriode difficile.

Cher Entrepreneur, tu as raison d’être inquiet mais tu as toute liberté pour ajuster les choses, si tu disposes encore de suffisamment de cash bien sur. Prends pour hypothèse que tu ne lèveras pas d’argent, mais n’hésite pas à t’adresser aux investisseurs qui ont soifs de bons projets. Coupe les dépenses inutiles, embauche uniquement sur des postes qui créent immédiatement de la valeur économique, sois extrêmement analytique sur ce qui marche ou pas et laisser de côté ce qui ne marche pas, même si c’est trop tôt renforcer vos revenus pour habituer la société à penser “revenus” et pas uniquement dépense. N’oublie pas qu’en route tu vas rencontrer quelques opportunités de croissance par Micro Acquisition à des valorisation très attractive qui te permettront de gagner du temps et parfois même de l’argent

Le Web ne pas prêt s’écrouler avec cette crise, au contraire il va se renforcer. Mais pas pour tous. Des acquisitions et des financements continueront d’avoir lieu. Les revenus continueront leur route qui risque d’être un peu plus longue que prévue. Mais pas de cataclysme en vue car les fondatamentaux de l’écosystème de l’industrie internet sont sains. Les budgets publicitaires opérent de plus en plus en transfert du off line vers le online et les revenus marchands vont progresser.

Les temps sont et vont être durs pour les entrepreneurs du web, mais à mon avis moins que dans d’autres industrie. Alors ne désespérons pas. Une dépression n’est pas une raison pour déprimer. Au contraire. Le meilleur est encore à venir.

[fr] Alors, elle vaut combien ta startup?
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par Ouriel Ohayon 20 août 2008

J’aurais dit un peu plus pour la première option quand même. Via geekandpoke

Price List for Web 2.0 Companies

[fr] Ca c’est de l’accueil (Insolite)
16 Commentaires
par Ouriel Ohayon 12 août 2008

Au hasard de quelques clics je te tombe sur ce blog et là je suis légèrement étonné de voir en haut à droite avec un message d’accueil “Merci de votre visite Ouriel; bienvenue de retour sur mon blog“.

ben ca alors!

Cela m’a pris deux secondes pour comprendre qu’il s’agissait d’un usage malin de MyBlogLog. Mais c’est le genre de détails qui rendent la première visite plutôt sympathique. Mais juste la première, après faut assurer avec le contenu bien sûr. En revanche l’idée d’un message personnalisé pour la première visite sur un blog ne me déplaît pas et si l’idée pouvait être poussée plus loin avec un bref descriptif du blog et de ce que l’on y trouve ce serait parfait.

ps: pour la première visite idéalement il vaudrait mieux un message du type “bienvenue pour ta première visite”

[fr] Les 10 meilleurs entrepreneurs du web français. Résulat final et interprétation
36 Commentaires
par Ouriel Ohayon 11 août 2008

Jeudi dernier nous vous avons demandé de lister ceux qui à vos yeux représentent les meilleurs entrepreneurs du web. Sur la base de vos suggestions nous avons créé un sondage permettant d’identifier les 10 meilleurs d’entre eux. Les votes sont maintenant terminés et après plus de 9000 choix exprimés les résultats dans le TOP 10 n’ont pas fondamentalement changés (avec une moyenne de 10 par utilisateurs ca fait 900 votes uniques). L’écrasante majorité des votes provient de France.

Voici le classement final: #1 Xavier Niel puis Benjamin Bejbaum/Olivier Poitrey, Daniel Marhely, Tariq Krim, Marc Simoncini, Jacques Antoine Granjon, Pierre K Morizet, Frères Charles, Nicolas Chaunu, Pierre Chappaz

Final top 10 best french web entrepreneurs

J’ai publié le TOP 20 et ai séparé le TOP 10 des 10 suivants avec une ligne verte. Comment interpréter ce classement?

  • Il s’agit d’abord du classement des lecteurs de TechCrunch France qui ne représente que selon mes calculs 0,1% des internautes français au mieux. C’est un vote triplement biaisé: des lecteurs de blogs, et des lecteurs de CE blog et de ceux qui ont voté.
  • Ce biais peut se traduire par le type de service apprécié ou utilisé par vous, les votants, vs les réelles performances de la société.
  • Cela ne veut pas dire que le résultat n’est pas avisé mais qu’il comporte certains biais évidents.
    Beaucoup de commentateurs précisent à juste titre que pour certains c’est plus leur capacité d’excellents communiquants que leurs performances qui leur ont permis d’être dans ce classement.
  • J’ai beaucoup de respect pour eMob mais il est étonnant de le voir dans le TOP devant d’autres entrepreneurs comme Anne Sophie Pastel ou Orianne Garcia. Nicolas est surpris et le déclare lui même sur son blog; le résultat vient peut être du fait qu’il a un excellent blog et que son lectorat l’aura soutenu dans cette opération
  • Etonnant également de voir des entrepreneurs récents, certes ayant créé un service populaire, dans le haut du classement. Cela traduit certainement un biais générationnel (exemple les fondateurs de Deezer devant Marc de Meetic).
  • Le sondage n’est pas un système de classement: il n’y a pas moyen de limiter le nombre de vote à 10 par session, ni de créer une pondération dynamique.
  • Globalement sur le TOP 20 je pense que l’on trouve ce qu’il y a de meilleur en France dans le domaine. Certains noms manquent. Mais peu.
  • Beaucoup n’ont pas su associé le nom de la société au service populaire qu’elle héberge (Fotovista=Pixmania, Ankama-Dofus) et cela aura eu un impact évident
  • Les résultats auraient été différents si les votes avaient été réalisés par un jury spécialisé et composé d’investisseurs, journalistes et quelques bloggeurs. Mais c’est la méthode que nous avons choisi.

Enfin un classement n’a de valeur relative que dans le temps. Nous allons essayé de publier régulièrement ce sondage et voir comment votre perception (car il s’agit bien de cela) évolue. Peut être faut il aussi comparer ce qui est comparable: un classement par type de société (ecommerce, services..) et par génération (récentes vs moins récentes) ou encore par zone géographique (les français à l’étranger comme Béatrice Tarka de Mobissimo)

Vous pouvez laissez vos commentaires pour développer sur ces résultats.

ps: on me demande à juste titre de préciser que Ankama games a été co-fondé par Anthony Roux, Camille Chafer en plus d’Emmanuel Darras qui figurait au classement (nommé par les utilisateurs je rappelle). Voilà chose faite

[fr] Le TOP 10 des fondateurs de startups allemands. Et en France? A vous de décider
79 Commentaires
par Ouriel Ohayon 7 août 2008

C’est l’heure des jeux olympiques et des champions. Cédric Giorgi de Goojet, m’informe du récent classement des meilleurs fondateurs de startups Allemands que je trouve assez juste et nous tend la perche en posant la question pour la France. Dans le TOP 10 Allemand on trouve

1. Lars Hinrichs, Xing, Hamburg
2. Ibrahim Evsan, sevenload, Köln
3. Max Wittrock, mymuesli, Passau
4. Felix Haas, amiando, München
5. Sarik Weber, cellity, Hamburg
6. Thomas Heßler, Zanox, Berlin
7. Dennis Bemmann, studiVZ, Berlin
8. Heiko Hubertz, Bigpoint, Hamburg
9. Stephan Uhrenbacher, Qype, Hamburg
10. Kai Tietjen, Mister Wong, Bremen, Berlin

Bon retour à nos moutons. Si nous faisions un petit exercice pour la France. Qui sont à votre avis les meilleurs fondateurs de startups en France? On va procéder ainsi. Vous allez publier en commentaire le nom des personnes que vous souhaitez nominer (si vous ne savez pas, le nom de la société). J’essaierai de prendre les noms qui reviennent le plus souvent et mettre cela dans un module de sondage. Essayez de donner 5 à 10 noms.

Que les meilleurs gagnent

ps: ca veut dire quoi un bon fondateur de startups? bien sur avoir créé une société qui réussie ou va réussir, réunir une bonne équipe, avoir une bonne vision et être innovant, bon en exécution, une personnalité qui rayonne, un bon communicant, du charisme, de l’énergie. C’est pas superman, mais presque. Je vous laisse choisir. Personnellement je ne vous donne pas ma liste pour ne pas influencer votre choix, mais j’ai ma petite idée. Peut être que je la publierai plus tard.

mise à jour: premiers noms récoltés dans les commentaires dans le désordre

  • Marc Simoncini, Meetic
  • Pierre Chappaz, Kelkoo & Wikio
  • Jacques Antoine Granjon, vente-privee
  • Tariq Krim, Netvibes
  • Frédéric Montagnon OverBlog
  • Pierre Kosciusko Morizet (Priceminister)
  • Les Frères Rosenblum (Fotovista)
  • jeremie Berrebi (Zlio)
  • Eric Bennephtali & Associés(Mediastay)
  • Michel Meyer (Multimania + Kewego)
  • Jacques-Antoine Granjon (Vente-Privée)
  • Les frères Charles (Cdiscount)
  • Orianne Garcia (Caramail/ Lentillesmoinscheres.com)
  • Yseulys COSTES (1000Mercis)
  • Pierre Bellanger (Skyblog)
  • Bejbaum et Poitret (Dailymotion)
  • Loïc Le Meur
  • Mathieu Nouzaret, Boonty & Café
  • Nicolas Chaunu, Emob
  • Photoways (Michel de Guilhermier)
  • Musiwave (Gilles Babinet)
  • Catherine Barba (Cashstore)
  • Daniel Marhely et Jonathan Benassaya (Deezer)
  • Pauline d’Orgeval (1001 listes)
  • Stephane Soler (Bahu)
  • Oleg Tscheltzoff (Fotolia)
  • Gilles Babinet (Musiwave, Eyeka, Mxp4, awdio…)
  • Emmanuel Darras - Ankama Games
  • Gael Duval (JeChange)
  • Thibaut Elzière : fotolia, zilok
  • Daniel Broche : Discounteo
  • Rafi Haladjian (Violet)
  • Anne Sophie Pastel (AuFeminin)
  • Cyril Janin (Keljob & Keldelice)
[fr] BlogMastering
38 Commentaires
par Ouriel Ohayon 4 août 2008

Le déboires récents avec SiteMeter m’ont rappelé à quel point certains aspects du blogging sont totalement inintéressants à mes yeux et consommateurs de temps.

Commençons par ce qui m’intéresse le plus: écrire et intéragir avec les lecteurs; créer des opportunités professionnelles pour les sociétés et pour TechCrunch (partie plus business et relation publique), me rendre dans les évènements de l’industrie. Dans cet ordre décroissant. Tout ce qui n’est pas en relation avec ces 3 points sont à mes yeux sans intérêts. Malheureusement on ne peut pas blogger sérieusement sans avoir à faire face à la réalité: il faut s’occuper, plusieurs fois par jour d’un certain nombre de taches indispensables mais peu excitantes. C’est presque du WebMastering, mais pour être plus spécifique je préfère parler de Blogmastering. En voici une liste non exhaustive:

  • S’assurer que le blog est bien en ligne
  • Sauvegarde du blog
  • Traitement des spams en commentaires
  • Traitement des spams en email
  • Placer et configurer des widgets et bouts de codes pour les annonceurs
  • Vérification régulière du temps de chargement du blog
  • Vérification régulière des statistiques du blog
  • Ajouts/Suppression de plug ins
  • Réponse standards aux requêtes entrantes (prise de rendez vous, kit publicitaires,…)
  • Mise à jour de la plateforme de blogs (pour Wordpress)
  • restauration en cas de crash côté hébergeur
  • Modification de la structure du blog
  • Gestion du compte Feedburner
  • “Babby Sitting” pendant les vacances

Certaines de ces tâches ne nécessitent aucune compétence technique, d’autres plus. Dans bien des cas j’aurais été bien incapable de résoudre seul un certain nombre d’entre elles si l’équipe de TechCrunch aux US n’était pas là. Beaucoup de bloggeurs, même s’ils utilisent des plateformes hébergées comme Typepad, n’ont pas à se soucier de ces tâches mais doivent quand même continuer à traiter le minimum par eux même et sont de fait les blogmasters de leur propre blog. J’ai un blog sous Typepad également mais je passe quand même 5 à 6 fois par jour pour voir si “tout va bien”.

Mais beaucoup ne peuvent pas tout faire soit par manque de temps ou de compétences. Ou tout simplement par manque de motivation. Personnellement je préfère consacrer mon temps à ce qui me plaît même si je suis capable de faire 80% du boulot. Et c’est là raison pour laquelle, un peu comme pour le nettoyage à la maison, je serais près à payer une somme fixe tous les mois pour ne plus avoir à m’occuper de cela. Je serais près à payer un blogmaster si je pouvais lui faire confiance à 100% de la qualité de son intervention sur les tâches ci dessus. En temps cumulé il s’agit d’environ 15 minutes maximum par jour (certains jour 5 min max), tous les jours selon mes estimations. Et je n’aurais aucun problème à payer environ 10 à 15 euros par mois pour disposer de ce service avec possibilité de monte à 50 euros pour la palette comlplète de services. Il ne s’agit pas d’un boulot des plus avancés et des mieux payés mais il conviendrait parfaitement à un étudiant qui veut arrondir ces fins de mois. Il doit être fiable, disponible s’y connaître un peu en code et CSS, disposer de bons sens pour évaluer les spams et filtrer les messages à lire,…

credit Photo: Fotolia

Idéalement un email journalier avec les stats du jour, le nombre de commentaires, et quelques remarques générales sur la santé du blog, serait le bienvenu surtout s’il peut être quasi automatisé.

Bref, je pense que beaucoup de bloggeurs, notamment les plus lus et sollicités seraient content d’un tel service. Le BlogMaster n’est pas un boulot à plein et peu de blogs peuvent se permettre de payer un BlogMaster à mi temps même (Techcrunch aux US disposent de stagiaires). Peut être que quelques étudiants devraient s’associer pour proposer un service de qualité sur ce point en complément de ce que proposent déjà les plateformes de blog où l’automatisation ne peut pas aider.

Blogger, seriez vous intéressé par un tel service qui vous permettrait enfin de ne vous consacrer qu’aux aspects les plus intéressants des blogs?

[fr] La rue des Widgets
4 Commentaires
par Ouriel Ohayon 2 août 2008

Déformation professionelle, à voir du widget de tout les côtés certainement. Vu à Boston Par Frank

Wiget St Boston

PS. oui je sais il faut un D a widget mais c’était difficile de resister et cela se prononce pareil.

[fr] Merci Le Monde
14 Commentaires
par Ouriel Ohayon 24 juillet 2008

J’ai remarqué que cela était déjà arrivé dernièrement mais je ne peux que me réjouire de voir à nouveau TechCrunch France mentionné en page d’accueil de la version en ligne du journal Le Monde sur un article adapté par Alain Eskenazi. Quelqu’un sait il comment est faite cette sélection? (merci à celui ou celle qui a décidé). Voilà ce qui est mentionné sur leur zone éditoriale


La “revue de Web” vous propose une sélection de liens vers toute l’actualité française et internationale, établie par la rédaction du Monde.fr. Vous pouvez également retrouver tout le meilleur du web dans votre boîte e-mail chaque matin dès huit heures, du lundi au vendredi, dans la Check-List du Monde.fr (édition abonnés).

TechCrunch France on the HomePage of LeMonde today

Voilà le genre d’initiative que j’aimerais voir sur d’autres grands titres (je ne parle pas que de TechCrunch France). Utiliser les blogs comme source complémentaire d’informations et d’opinions et intégrer cela dans leur zone éditoriale principale.

ps: au passage merci à tous pendant cet été bien chaud. Nous avons battu cette semaine je crois un record de commentaire sur TechCrunch France

[fr] En route vers des fournisseurs d’accès policiers?
22 Commentaires
par Ouriel Ohayon 24 juillet 2008

Echo heads only the hats are differentL’Angleterre est en avance sur la France et voilà qu’un accord vient d’être atteint entre les principaux fournisseurs d’accès à l’internet (BT, Virgin, Orange, Tiscali, BSkyB et Carphone Warehouse) et les maisons d’éditions du film et de la musique. Les FAI notifieront désormais par courrier (papier, email?) les utilisateurs de services de téléchargements illégaux qui pourront voir leur connection ralentir ou simplement mise à l’arrêt. Il n’est pas encore précisé comment tout cela sera mis en place ni quel règle ou legislation permettra de financer cette action. On parle d’une taxe payée par l’internaute dans sa facture qui couvrira cette opération.

L’industrie du disque et des films poussent depuis longtemps le gouvernement à une forme de législation en déclarant, certainement à juste titre, que les fournisseurs d’accès via leurs offres haut débit ont été des acteurs clés dans le développement du téléchargement illégal. Mais c’est loin d’être la raison principale. En France le gouvernement tente de faire passer une loi équivalente de riposte progressive nommée Hadopi et celle ci elle loin de faire l’unanimité des fournisseurs d’accès (notamment avec Free)

Mais je crois que cela ne résoud qu’une partie du problème. La moins importante à mes yeux. Quand l’industrie du film et de la musique va t elle enfin se rendre compte qu’il est nécessaire de rendre véritablement disponible tous leur contenu vraiment disponible sur le web et ne pas inciter les internautes à utiliser des voies illégales pour les trouver. Lire à ce sujet le billet de Fred Wilson.Combien de fichiers sont encore disponibles uniquement via DRM, ou tout simplement absent introuvable sur Amazon ou eMusic ou de Fnac téléchargement. Quand les majors vont ils enfin essayer de créer des modèles innovants de consommation, et de collaborer réellement avec les startups qui tentent de créer de nouvelles opportunités plutôt que de les trainer en justice?

On peut donner au fournisseur d’accès policier tous les moyens que l’on veut mais on ne peut pas repousser artificiellement l’échéance inévitable à laquelle tous les majors vont devoir faire face: les modes de consommations évoluent, et les internautes veulent télécharger la musique ou des films quand ils veulent où ils veulent sans DRM et sans restriction à un prix correct. Il est temps de s’attaquer aux vrais problèmes.

crédit photo

[fr] Question du jour: Dans le monde de l’actualité est-il important de publier en temps réel?
60 Commentaires
par Ouriel Ohayon 23 juillet 2008

Question peut être évidente pour vous lecteurs, mais pas pour tout le monde. C’est suite à une conversation sur Twitter avec Robin Wauters que cette question m’est venu en observant notamment que beaucoup de news traitées par les blogs n’apparaissent dans les médias traditionnels que quelques jours plus tard. Prenons pour exemple le procès que Facebook mène contre StudiVZ qui a été annoncé sur TechCrunch il y a une semaine environ et qui n’apparaît sur Le Nouvel Obs qu’aujourd’hui (de même qu’en home de wikio).

Dans un monde où tout bouge vite peut on aujourd’hui se reporter des informations importantes avec un décallage de temps important. Au delà de l’agenda des Breakings News que l’on retrouve sur tous les sites d’informations et qui font généralement les titres du 20h00, est il normal de laissé de côté les autres informations et ne les reporter qu’une semaine plus tard? Alors tout dépend ce qu’on entend par important. Ce procès contre StudiVZ n’intéresse pas tout le monde bien sûr. Mais ceux qui sont intéressés veulent savoir quand cela arrive. Non quand l’actualité est périmée. Alors pourquoi un tel décallage? Par manque d’intérêt de l’édition? Par manque de ressources? Par manque de compréhension du lectorat? Ou tout simplement parce que le facteur temps réel n’est pas important?

Si vous êtes habitués à la lecture des blogs, ce décallage peut vous sembler notoire. Personnellement j’apprends plus d’informations via les blogs que via les sites d’informations. Et depuis peu je les apprends via Twitter qui devient une source d’information importante (d’ailleurs CNN and co s’y mettent). Alors quand je vois ce décallage important je ne peux m’empêcher de me poser la question. Peut on être un leader de l’information sans la couvrir en temps réel (ou presque)? . Existe t il un monde de l’information à deux vitesses? (précision importante: je ne parle pas que des actus tech)

Qu’en pensez vous?

crédit photo

[fr] Geek-Aholics (en vidéo)
4 Commentaires
par Ouriel Ohayon 19 juillet 2008

Petite vidéo marrante découverte sur ce blog

ps: Geek-Aholics est un néologisme fusionnant Geek + Workaholics (expression pour drogué du boulot). Je ne sais pas si je suis le premier à l’utiliser mais j’aime bien

[fr] Peut on créer un Google à la Française? la réponse en vidéo
29 Commentaires
par Ouriel Ohayon 15 juillet 2008

Prenez des entreprenautes réputés, un financier, un expert juridique, un accompagneur de start-up, mélangez le tout et invitez-les chez Google dans le cadre des Assises du numériques lancées par le ministre Eric Besson. Puis, suprême ironie, demandez-leur de répondre à la question suivante : le prochain Google peut-il être Français ?

  • Catherine Barba, Présidente et fondatrice de Cash Store
  • François Bourdoncle, Co-fondateur d’Exalead
  • Pierre Kosciusko-Morizet, Co-créateur de Price Minister
  • Michel Dahan, Président du directoire de Banexi Ventures Partners
  • Cédric Manara, Avocat, Professeur à l’EDHEC, expert sur les problématiques juridiques du Web
  • Laurent Kott, Directeur général d’INRIA-Transfert
  • Le modérateur Emmanuel Libaudière, Directeur associé de Mar-Tech & Finance
  • Pour Google France Olivier Esper, Responsable des relations institutionnelles et Philippe Etienne, Consultant Communication

Voici la vidéo du débat

Vous avez certainement lu des articles sur cette rencontre mais vous allez pouvoir voir la vidéo.
Si l’on regarde sur les 10 dernières années la France n’a pas été capable de créer un Google. Elle a été capable de créer de belles startups qui dans la grande majorité des cas sont des cibles d’acquisitions. Il existe des exceptions: certaines restent indépendantes comme Meetic mais on est loin de Google.  Il nous manque encore beaucoup pour y arriver.

Je suis sceptique sur la capacité de la France à produire le prochain Google. Il faudrait que nos universités comme cela a été le cas avec Stanford pour Google, soient plus actives dans le domaine de l’incubation et de l’investissements, que nos startups pensent international dès le premier jour, que la perception du succès en France soit plus positive, que l’Etat facilite la créations des startups et injecte son argent dans des projets dynamiques plutôt que dans des mécaniques lourdes qui veulent copier Google (vous savez à qui je pense), que nos écoles de commerce et d’ingénieur ne proposent pas une spécialisation entrepreneur, mais diffuse la culture de l’entrepreunariat dès la première année, que nos médias aient plus de respects pour les entrepreneurs qui réussissent mais aussi ceux qui échouent, car l’échec est une étape importante dans la route vers le succès. Bref je crois que nous sommes loin de disposer en France d’un écosystème favorable à la naissance d’un Google Français. Voilà ce que j’aurais dis si j’avais été présent lors de ce débat.

En revanche je pense que nous continuerons à voir de belles entreprises naître ici.

Merci à WebCastory pour cette vidéo que l’on peut aussi retrouver sur TechtocTV, une nouvelle webtv sur l’économie numérique

[fr] Excellente question: combien de services “web2.0″ sont devenus populaires?
26 Commentaires
par Ouriel Ohayon 4 juillet 2008

Le Blog CenterNetworks tenu par Allen Stern pose une excellente question ce matin “Combien services nouvelles générations “web2.0″ (pour simplier créés il y a moins de 4 ans max) sont ils vraiment devenus populaires et sortis de la sphères des early adopters?”.

Inutile de revenir sur l’inévitable et impertinent débat sur la fameuse bulle 2.0 dont en entend (enfin) de moins en moins parlé. Il n’en est pas moins vrai qu’il y a beaucoup de trop de bruits et de services web pour une adoption relativement limitée. Ce qui est somme toute, chose logique. Dans la course à l’innovation peu gagnent et survivent selon le principe du Darwinisme technologique. L’overdose n’est pas le problème, mais la condition.

D’un autre côté il y a clairement un certains nombres de services qui ont dépassé la phase d’adoption et de test initial et sont devenus très très populaires. Avant de vous donner ma liste je vous pose la question et vous laisse y répondre en commentaires. Pour agrémenter le débat je dirai qu’il ne s’agit pas uniquement de services mais aussi de technologies (qui aujourd’hui sur son site ne met pas de blog? encore quelques uns mais peu). Qu’entend on par populaire? tout est relatif mais je tenterai d’être simple: plus d’un million d’utilisateurs sur un territoire géographique donné.

Vous pouvez décomposer votre réponse en 3 parties: les services devenus populaires (exemple: YouTube), les services qui ne sont jamais devenus populaires (exemple: Joost), les services qui sont bien partis pour devenir populaires (Twitter par exemple)

Si vous souhaitez balayer les services nés récemment jetez un oeil à notre index où à celui de Go2Web2

[fr] Batman the Dark Knight: les 5 premières minutes
22 Commentaires
par Ouriel Ohayon 3 juillet 2008

Oui je sais on va m’accuser de vouloir faire de l’audience gratos à coup de Buzz. Mais je ne peux pas m’empêcher de partager les 5 premières minutes du prochain Batman dont je suis certain que beaucoup de lecteurs sont Fan: Attention ca scotche avec surprise à la fin.

Je ne sais si Warner a orchestré cela intentionnellement; L’industrie du film se rapproche de plus en plus du web avec des opérations originales (voir ici le lancement de X files sur Seesmic) et il est malin d’utilisé habilement le web comme vecteur d’intérêt pour inciter les gens à se déplacer voir un film.

Découvert sur Mahalo.

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