Voilà 3 ans presque jour pour jour que j’annonçais le lancement du blog TechCrunch France. A l’époque j’étais encore employé d’AOL sur le départ et je n’avais pas la moindre idée des chemins que m’amèneraient à découvrir ce blog, qui en quelques mois allait changer ma vie. Il m’a permi d’exprimer ma passion qu’est le web sur l’un des sites les plus lus, observés et commentés dans le domaine et allait me permettre non seulement de trouver mon nouvel emploi de VC mais d’être aux premières loges pour observer et rencontrer les acteurs qui font l’actualité du web en Europe, aux Etats Unis et en Asie.
TechCrunch France a connu très rapidement un fort succès d’audience (les statistiques sont publiques en bas du blog), et sans révéler de détails, un certain succès commercial, Quelques blogs américains sont par la suite venu s’essayer sur le territoire français et de mes contacts personnels je sais que d’autres envisagent de le faire. Initialement simple traduction, TechCrunch France, qui était le premier blog international du réseau TechCrunch, s’est enrichi de contenus locaux, d’un tableau d’offres d’emploi, d’évènements organisés par TechCrunch ou auquels nous étions associés très fortement. Très vite tout cela était devenu un peu beaucoup pour une seule personne, ne vivant pas en France de surcroit. Alain Eskenazi est venu me seconder dans les traductions et parfois dans la rédaction de notes.
Aujourd’hui la réalité personnelle et professionelle qui m’entourre m’amène naturellement à faire un nouveau choix: TechCrunch France continuera sans moi. J’arrête immédiatement les faiseurs de mauvais scénarios qui tenteront, c’est à la mode, d’y voir l’expression d’une fatigue ou d’un raz le bol (lisez jusqu’au bout). Rien de tout cela. La raison est toute simple: Mon travail de VC, qui s’étend désormais à des investissements en phase avancée et plus uniquement en phase de démarrage, me demande de plus en plus d’attention. TechCrunch France a toujours été une activité en plus de mon travail mais qu’il est impossible de soutenir au regard de la charge de travail nécessaire pour continuer (pour les curieux TechCrunch me prenait 3 à 4 heures par jour parfois plus y compris le week end et ce depuis 3 ans). Peu de gens réalisent l’immensité de la tâche, le blog étant lui même la partie visible de l’Iceberg.
Je suis impliqué également sur d’autres projets qui sont gourmands en temps et pour lesquels je vais devoir me rendre plus disponible dont notamment ISAI et certaines sociétés où j’ai personnellement investi et où je suis impliqué comme conseiller. Je me suis d’ailleurs également désengagé récemment de certains projets pour être encore plus disponibles. Et, enfin, je souhaite passer plus de temps avec mon entourage proche et ma famille. En d’autres termes comme on dit en anglais: focus.
TechCrunch France est un blog qui nécessite pour continuer, une attention complète que je ne peux plus allouer sans lui faire défaut. Alors que va t il se passer?
Bonne nouvelle, ce blog continue sous la direction d’Alain Eskenazi accompagné de Robin Wauters. Personne n’est irremplaçable. TechCrunch est et restera une marque forte. Donc restez branchés et continuez d’envoyer vos scoops et vos tuyaux. De mon côté tout ne s’arrête pas là.
Tout d’abord vis à vis du blog TechCrunch et TechCrunch France où je continuerai à contribuer de temps en temps et que je soutiendrai sans relâche. Michael Arrington, Heather Harde et leur équipe font un boulot incroyable et je suis convaincu que TechCrunch a le potentiel de devenir l’un des médias technologiques les plus lus et appréciés dans le monde. Je suis fier d’être actionnaire de cette société.
Par ailleurs, mon activité de bloggeur est loin de s’arrêter, au contraire: pour ceux qui ne le savent pas je continuerai de blogger très régulièrement sur mon blog personnel (qui ne traite pas uniquement de technologie et de startups mais de toute ce qui me passionne) que j’avais entammé avant de lancer TechCrunch France. Le blog est un outil de communication exceptionnel dont je ne me lasse pas (malgrè la tentation de céder au microblogging) et je compte bien continuer à l’utiliser. Je serai également très actif sur Twitter (mon compte ici) et d’une manière générale en ligne. Je continuerai d’aider les startups qui me solliciteront, et je ne serai jamais bien difficile à trouver (googlez “ouriel”)
Enfin depuis quelques semaines, une nouvelle idée m’obsède et sans encore trop savoir encore si elle verra le jour ou si elle réussira je vais dédier un peu de temps à son développement (vous pouvez vous inscrire à la liste ici pour obtenir des mises à jour du projet au nom de code PSS).
Avant de terminer ce post j’aimerais remercier Michael Arrigton qui m’a fait confiance dès le premier jour pour lancer et conduire ce blog alors que nous nous étions jamais rencontré. Michael a eu récemment quelques soucis inquiétants qui l’ont amené à prendre un peu de recul, personnellement je comprends sa décision et le soutient et j’espère que bientôt il sera de retour à bord. Merci aussi à l’équipe TechCrunch avec qui j’ai eu un grand plaisir à travailler. J’ai rarement vu des personnes aussi passionnées et acharnées à leur travail.
J’aimerais aussi remercier toutes les startups et sociétés avec qui j’ai été en contact à ce jour et qui m’ont fait confiance pour partager si souvent des actualités et des scoops et ont parfois décider d’annoncer sur ce blog ou sponsoriser nos évènements. Mais c’est vous les lecteurs que j’aimerais surtout remercier. Sans votre fidélité, votre participation passionnée (oui même toi le troll) et vos encouragements je n’aurai jamais réussi à en arriver là. C’est vous qui avez fait TechCrunch France et c’est grâce à vous que ce blog continuera.
Comme dans toutes les séparations je suis un peu triste de laisser tout cela derrière mais aussi fier de ce que TechCrunch France est devenu. On dit qu’un projet réussi quand il survit et grandit sans ses fondateurs. Vive TechCrunch France!
Sur le web on ne dit jamais Adieu. Juste: à tout’








Pas de crise pour les bons business. 


La blogosphère est un lieu de libre expression, ce qui laisse place à tous les excès. Le fléau des trolls est mallheureusement le prix à payer dans ce bas monde surtout si vous disposez d’une certaine visibilité. Les commentaires disgracieux et attaques gratuites sont très/trop nombreuses. Et tout cela est proportionnel à votre niveau d’audience. Donc si vous n’êtes pas prêts à cela





Considérant le contexte français et européen il était difficile d’imaginer une relation exclusive et pérenne entre Orange et Apple concernant l’iPhone. 


