Les dirigeants de Sarenza rachètent leur indépendance !
  • 6 Commentaires
par Julien Mechin 26 décembre 2011

A l’occasion de la sortie du capital de plusieurs actionnaires financiers et business angels, Stéphane Treppoz, CEO de Sarenza et Hélène Supau, Directrice Générale, acquièrent le contrôle de Sarenza.

Alors que certains actionnaires historiques de Sarenza avaient prévu une sortie en 2012, les dirigeants ont pris les devants en finançant personnellement (par endettement) le rachat de leurs parts.  Cette opération plutot originale s’élève à plusieurs dizaines de millions d’euros et évite l’entrée d’un nouvel actionnaire au capital de la société.

Pourquoi une action si osée ?
« Nous n’avons pas voulu prendre le risque de voir Sarenza revendu à un acquéreur étranger. Nous croyons fermement  en notre modèle d’hyper choix, d’hyper service et d’hyper transparence dans la durée vis-à-vis des consommateurs, des salariés et de nos partenaires et ne souhaitons pas nous voir imposer une gestion pas forcément compatible avec ces valeurs. » souligne Hélène Supau.

Cette opération permet à la direction de remonter à hauteur de 80% du capital de la société, et lui permet surtout de retrouver une totale liberté d’action. Pour 2012, l”ambition est de  poursuivre l’internationalisation de la marque en s’implantant dans chaque pays d’Europe. En 2011, le chiffre d’affaires de Sarenza a dépassé les 100 millions d’euros.

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  • Un mouvement très osé mais bien argumenté.
    Bravo! En espérant que le jeu en vaudra bien la chandelle :)

  • ça change de ce que l’on peut voir d’habitude, félicitations pour cette initiative.

  • Une belle opération de la part des dirigeants fondateurs qui récupèrent ainsi les fruits de leur travail et vont pouvoir manager sereinement Sarenza.

  • Bravo pour ce billet qui aborde un sujet trop rarement évoqué.

    On parle effectivement trop peu du problème de sortie collective..

    En échange du risque sur un grand nombre de dossiers les VC voudront pouvoir vite sortir sur les dossiers qu’ils jugent gagnants (pour compenser la perte des “échecs”).

    Ils poussent parfois au passage les fondateurs vers la sortie… L’acquéreur désirant souvent 100% du capital et non seulement 40%.

    Sauf que pour les fondateurs historiques il peut y avoir une impression “d’inachevé”.

    Ils seraient bien encore restés qqs années pour assurer la croissance du bébé et auraient accepter le risque de ne pas vendre à présent pour éventuellement mieux vendre plus tard… ou pas…..
    Mais les VC peuvent ne pas apprécier le “ou pas”, ce qui est également compréhensible, c’est la règle du jeu.

    Bravo donc aux fondateurs de Sarenza d’avoir réussis à assurer la sortie des investisseurs tout en souhaitant rester aux commandes de la croissance du bébé.

    Emmanuel

    • Pour rappel (ou pour info) ces deux là ne sont pas les fondateurs de Sarenza.
      Il s’agit de Francis Lelong, fondateur de Black Orange en 1999 qui s’est fait virer de Sarenza par ses actionnaires et qui a depuis créé L’Edito.
      ST a été appelé en urgence par Galiléo pour prendre le poste de CEO après le départ de Francis en 2007. Il a repris les choses en main alors que la boite allait couler et est entré à ce moment là au capital (début 2008) accompagné de René Proglio, un de ses anciens chefs chez Arhur Andersen. Hélène Supau est une ancienne Arthur également.
      Ce sont donc des repreneurs, pas des fondateurs…
      bonne soirée…

  • Merci pour cette précision importante. Effectivement, j’aurai dû dans le cas présent parler de “dirigeants” et non de “fondateurs”.

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