Parmi les interventions marquantes de LeWeb 11, une a particulièrement retenu notre attention. L’histoire de Danil Kozyatnikov, jeune entrepreneur sibérien, et de sa startup QuestLi - application de chasses au trésor gélocalisées – est étonnante.
Il y a un an, Danil travaillait sur un prototype depuis sa Sibérie natale. Par tous les moyens, il voulait faire de son idée de jeux du quotidien “the next big thing”. En gagnant une place sur la page Facebook de LeWeb, il participe donc à la conférence tech star d’Europe, un objectif en tête : trouver un investisseur. A l’aide d’un T-shirt “I have a prototype, looking for a VC”, il n’hésite pas à se faire remarquer en posant, en salle plénière, une question à Dennis Crowley, le fondateur de Foursquare.
Résultat, un an plus tard, Questli a grandi, et Danil est en train de réussir son pari : prix du public au TechCrunch Disrupt 2011 de San Francisco, soutenu par un Venture Capital suisse qui n’a pas hésité à investir 200k Dollars dans l’entreprise, le voilà speaker à LeWeb. Du storytelling sibérien. Voici la présentation d’une startup qui a comme principal objectif, selon les dires de son CEO, d’atteindre rapidement le Milliard de Dollars de chiffres d’affaires.
Jouer partout, tout le temps.
La promesse est simple : QuestLi veut transformer le quotidien en un immense terrain de jeux. Les utilisateurs en s’inscrivant peuvent participer à des quêtes ou en créer et donc cumuler des points. Il y a deux types de quêtes : locales ou web. Les quêtes locales permettent de prendre part à de véritables chasses au trésor à proximité de l’endroit où l’on se trouve (utlisant la géolocalisation de son smartphone) en répondant à des questions spécifiques et de gagner des points ou de véritables lots. Celle proposée par Questli durant le Web, par exemple, consistait à trouver leurs investisseurs présents à LeWeb.
Cette startup mêle bien les trois aspects du Solomo: Social, elle permet de jouer avec les autres et de partager des quêtes avec ses amis (notamment les créer); locale, l’application propose des jeux géolocalisés; enfin en plus d’être une plateforme web, l’appli a été conçue pour les plateformes mobiles (disponible actuellement sur l’app store et l’android Market). Pour les entreprises, les enjeux sont énormes. Les jeux ont cette vertu d’engager plus fortement les consommateurs que d’autres formats publicitaires (“Advergame”). L’aspect géolocalisé permet en plus d’affiner le ciblage et de faire du marketing local.
Niveau business model, c’est simple : Certaines quêtes sont payantes. 70% de la somme totale engrangée par la quête (Nr. joueurs * droit de participation) vont au gagnant, 15% à celui ou celle qui a créé la quête et 15% à Questli. Ce modèle a une principale vertu : En rémunérant le créateur et le gagnant – en incitant donc les gens à créer des quêtes et à y jouer – l’offre et la demande augmentent dynamiquement.
On regrette une chose : les quêtes sont pour l’instant uniquement sous forme de questionnaires. Le joueur ne peut répondre que par une réponse “texte”. On espère l’enrichissement de ce format. Permettre à l’utilisateur d’envoyer, par exemple, une photo comme réponse serait un plus indéniable. La startup française OneFeat, le social game des défis, l’a d’ailleurs compris. Pour valider sa mission, on le prouve par l’image : une manière amusante et très sociale de jouer à tous moments.
Pour vous faire une idée sur Questli, venez vous inscrire ici ou télécharger l’ application sur l’App store ou l’android Market. Désormais installé à San Francisco, Danil poursuit sa belle aventure qui va sans aucun doute convertir et séduire de nombreux utilisateurs et de nombreuses entreprises.








je viens d’essayer une quete à paris sur les monuments de paris, il ne reconnait pas les noms de monuments en francais, y’a du boulot !
Je crois que c’est de ma faute dans ce cas. Car, je suis celui qui a créé la quête sur les monuments. Quand on créé une quête, à chaque question, il faut énumérer les réponses possibles. Je n’ai certainement pas assez détaillé cette section. Par exemple, “La tour Eiffel” compte comme une mauvaise réponse, il faut répondre “Tour Eiffel”.
Cela dit, il est vrai que c’est un point à améliorer, car pour les personnes qui créent des quêtes, il faut aujourd’hui être très précis. C’est donc relativement long.