Yokoro gagne le Start In Paris #10
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par Clement Vouillon 26 juillet 2011

Oui je sais, la nouvelle date déjà d’une semaine puisque le dernier Start In Paris de la saison 2010-2011 s’est déroulé lundi 18, je suis donc bien en retard sur cette couverture et vous invite à vous plaindre (à raison) dans les commentaires de cet article.

Mais cette session a mis en avant 5 startups/produits vraiment sympathiques sur lesquels je voulais revenir. Un petit mot tout d’abord sur l’évènement Parisien qui prend à chaque session plus d’ampleur, pour preuve l’évolution des sélections et de la désignation du vainqueur qui se jouent dorénavant beaucoup sur la capacité des candidats à faire participer leur communauté de fans et d’utilisateurs pour voter en amont et pendant l’événement, ce que Yokoro, le gagnant de cette édition, à brillamment réussi à faire la semaine passé (en plus d’une très bonne présentation).

Yokoro. Leur pitch en une phrase étant explicite je vous le livre tel quel: “Yokoro est un site internet rapide et efficace pour trouver des services à la personne”. Vous connaissez tous les sites de petites annonces qui permettent de trouver des services à la personne de types: cours à domicile, ménage, baby sitting, dépannage informatique, coach sportifs etc… et bien Yokoro est une plateforme qui permet aux demandeurs et aux offreurs de tous types de services de poster leurs annonces pour se se rencontrer grâce à des fonctionnalités de géolocalisation ou encore de notation (confiance).

Le marché du service à la personne est difficile à percer: il existe de nombreux sites d’annonces spécialisés couvrant chaque type de services à la personne (ménage, cours à domicile, baby sitting…) en parallèle des agences spécialisées (comme Acadomia ). Le problème des acteurs en ligne étant d’offrir en général une expérience utilisateur très pauvre avec souvent des bases de données remplies de faux profils ou inactifs, celui des acteurs comme Acadomia étant de prélever des pourcentages énormes sur les pauvres étudiants qui donnent les cours, tout cela grâce à leur poule aux oeufs d’or: le chèque emploi service (50% du montant des cours sont déductibles d’impôt).

La vision de Yokoro est d’attaquer ce marché en offrant un produit plus propre et ergonomique,  ne proposant pas  de faux profils et en adoptant un business model différent puisque le site ne se rémunère pas sur les revenus perçus par les offreurs mais en faisant payer les acteurs professionnels qui désirent trouver de nouveaux clients (une agence de nettoyage par exemple).

Lancé l’année dernière, le site annonce connaître une certaine traction avec 6000 membres et 40 000 services au total mais surtout une accélération sur le dernier mois qui a connu 1 500 nouveaux membres et 12 000 annonces.

Je pense vraiment que le marché des services à la personne est mal attaqué et mal adressé en ligne, il existe certainement une opportunité d’améliorer tout cela et d’imposer un modèle différent et plus efficace, mais la formule sera dure à trouver car le marché possède de nombreuses barrières d’entrées (beaucoup de travail au noir, de pratiques douteuses, de lobbying etc…). Yokoro s’attaque donc à un gros morceau, mais le marché est important. Bonne chance à eux!

Les autres participants, qui n’ont pas démérité (avec d’excellents produits pour la majorité):

(Les pitch proviennent des startups elles-même, à retrouver sur le site de Start In Paris):

Fidz Up: “Avec FidzUp sortez votre iPhone et cumulez des Fidz à chaque passage dans vos commerces préférés pour gagner des récompenses. A chaque fois que vous vous rendez dans un commerce du réseau FidzUp vous pouvez vous fidzer et obtenir un tampon par jour sur la carte de fidélité du point de vente. Comme sur votre ancienne carte de fidélité à tampon, au bout de 10 Fidz votre commerçant vous fait profiter de réductions exceptionnelles ou de produits offerts.”

Avis. La startup s’attaque à l’un des milieux les plus difficile et concurrentiel du moment sur mobile: la fidélisation/promotion locale. Percer sera extrêmement compliqué.

Crowd: “Crowd is a massively collaborative mobile app to see and share what is going on, around you and all over the world. Some photos are so huge they deserve to be posted on mankind’s newsfeed. In your street or on another continent, share sights for the entire world to see and witness events as they unfold live.”

Avis: Quand Instagram rencontre color (je raccourcis), le produit a du potentiel (et vaut vraiment le coup d’oeil), l’aspect business moins et acquérir de la traction dans ce domaine de la photo sur mobile sera très, très difficile

Capturio: “Capturio transforme n’importe quel object en carte de visite! Capturio est une application où vous envoyez la photo d’un objet par email et recevez instantanément la vcard associée à cet objet. Il s’agit d’un moyen simple, gratuit, fun de partager ses coordonnées. Si vous n’avez pas de carte de visite la prochaine fois que vous rencontrez un investisseur, impressionnez-le avec votre carte de visite Capturio!”

Avis: le produit à l’avantage en démo d’avoir un “Wow effect” non négligeable, développer un business à part entière la dessus est un autre challenge. Dans tous les cas essayez le produit!

OleaPark: “OleaPark est une application iPhone, Android permettant de partager ses réseaux sociaux avec les personnes se trouvant à proximité et ainsi favoriser les rencontres réelles. OleaPark est le pont entre le monde réel et le monde virtuel.”

Avis: la promesse est très intéressante et le produit déjà vraiment bien, le plus gros problème sera de vaincre l’effet réseau pour éviter l’effet “solitude” sur l’application.

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  • C’est un peu le même créneau et modèle économique que Tokup.fr non ?

    Ce dernier semble faire payer une certification et une assurance aux professionnels, la consultation des annonces et les réponses semblent elles gratuites.

  • A noter quand même l’existence de bien d’autres sites présents sur le secteur des services à la personne depuis quelques années et qui tirent bien leur épingle du jeu.

    Comme notamment Trouvea.fr, plus sur l’axe comparateur de professionnels que site d’annonces et dont d’ailleurs TC avait déjà parlé :
    http://fr.techcrunch.com/2009/02/26/fr-nouvelles-versions-en-ligne-pour-moovement-et-trouvea/

    Modèle économique où ce sont aussi les professionnels qui versent un coût par lead.

    Pour illustrer, un exemple de page pour du cours d’anglais sur paris :
    http://www.trouvea.fr/cours-d-anglais/paris/S12V2436131

    Gilles

  • On dirait effectivement. Ce secteur est hyper concurrentiel, mais je ne vois pas d’acteurs avec des approches radicalement innovantes. On reste bien souvent dans l’annonce 2.0.

  • Alors très franchement, le concept est certes intéressant mais la concurrence est rude.
    Mais surtout, à ce jour, je n’ai toujours pas vu de site avec une ergonomie vraiment efficace et un design moderne.
    Sur yokoro, les illustrations en bas du site sont pixellisées… Un peu d’efforts les gars…

  • Oui la concurrence est rude et comme pour toute place de marché le plus compliqué est d atteindre la masse critique. Sur aladom.fr il nous a fallu 3 ans pour avoir u
    Une bonne couverture nationale avec plus de 40000 prestataires.

  • Pas mal ce Yokoro, j’aime bien la carte qui s’est centrée toute seule ou j’habite pour me montrer les gens que je peux contacter à coté de chez moi

  • Avis: c’est sympa mais c’est difficile.

    • :-) effectivement de tte façon c’est toujours dur de réussir.

      Mais la différence est que ces startups s’attaquent vraiment à des marchés difficiles à percer en france et qui font plus sens aux Etats Unis par ex. Sauf yokoro qui a ttes ses chances ici.

      • Peux-tu expliquer un peu plus pourquoi ?

        • Sure, en fait ça me prendrait surement un article entier pour exposer tous mes arguments. En résumé:

          Pour ceux qui attaquent la carte de fidélité/commerce local (comme fidz up): le marché est encore à ses balbutiements, il y a un travail énorme d’éducation à faire autant du côté des consommateurs, des annonceurs que des commerçants. Les flux de revenus ne sont pas encore clairement établis pour pouvoir gagner de l’argent sur le “local” du coup il faut tout de suite avoir les reins très solides pour tenir sur du long terme. De plus énormément de concurrence sur le secteur (startups, grands groupes du type la poste pages jaunes, la grande distribution, la presse etc…).

          Quand tu vois qu’un Foursquare avec la couverture médiatique incroyable qu’ils ont eu n’a “que” 10 millions de users… tu te dis comment démarrer ça en France? Si on les rapproche plus d’un acteur comme “” le problème en France sont les grands groupes et la distrib qui ne sont pas des précurseurs mais des suiveurs, très difficile de tester une solution avec eux comme l’a pu faire “” avec Best Buy par ex.

          Sur le créneau de la photo comme Crowd la problématique c’est la “viralité”. Comment atteindre la masse critique d’utilisateurs pour que le service soit attractif. Aux US sur ce créneau c’est instagram qui a réussi avec plusieurs millions d’utilisateurs mais en parallèle des dizaines de startups s’attaquant à la photo mobile se sont cassés les dents (PicPliz, Color, TwitPic). Les utilisateurs ne vont pas avoir 30 applications différentes pour prendre des photos, ils se limiteront à une ou deux app, Instagram, facebook et Twitter possèdent déjà une grosse part du gateau…

          Pour Olea Park même problème de taille critique réseau, autant Crowd peut remplir sa base photo en allant taper dans les api de Instagram, Twitter pour chopper de la photo et éviter l’effet “vide” autant OleaPark doit absolument avoir une taille minimale d’utilisateurs sur chaque event pour que le service ait de l’intérêt, ce qui n’est pas facile en France car:

          En france on a pas la force de frappe médiatique (un TC US, un Mashable…) pour lancer des startups dans le B2C social, de même le nombre d’early adopters est très, très inférieur aux states du coup dur de percer au dela du cercle geek/parisien/twitter français. Les investisseurs pareils, dur de trouver de l’argent (au delà du seed) pour vraiment développer un service ambitieux social qui n’a pas un modèle économique prouvé et qui tourne déjà (comme Yokoro par ex).

          Ce n’est donc pas de la faute de nos startupers mais plutot une adéquation avec le marché français car je le répète beaucoup des produits que je teste sont vraiment de qualité, de ce côté là on est vraiment bon en fr.

          • Merci pour ces explications. Je n’ai pas envie d’accepter le constat que tu fais même si je pense qu’il est juste. Espérons que ces projets nous démontreront le contraire !

        • t’inquiète moi non plus je n’ai pas envie d’accepter mon propre constat… Et j’espère vraiment qu’ils me feront mentir sur ces points!

  • de très très bonne idée, les start up sont de plus en plus créatives cf Capturio, après les idées sont bonnes mais de la à ce qu’elle trouve leur public.

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