La liste des startups françaises sélectionnées pour le French Tech Tour enfin dévoilée
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par Roxanne Varza 21 avril 2011

Envie de rencontrer Google, Intel et Ebay ? C’est le titre de l’article que nous avons publié pour vous présenter le French Tech Tour, un évènement organisé par l’équipe d’Ubifrance à San Francisco qui permet à certaines startups françaises de rencontrer les acteurs majeurs de la Silicon Valley : Google, Ebay, Intel, HP, Microsoft, Adobe, Nokia, AT&T, Verizon et Cisco. En partenariat avec Ubifrance, ces sociétés ont sélectionné les 14 startups françaises qu’elles souhaitent rencontrer en juin. Et TechCrunch France va se rendre dans la Silicon Valley pour couvrir l’évènement en direct. :)

Alors, quelles sont les sociétés qui ont attiré l’attention de Google, Ebay & Cie ? Voici la liste :

Appoke, une plateforme de téléchargement d’applications Android. Lancé en juin 2010, Appoke compte plus de 3K applications payantes et gratuites dans sa base.

ATEME, un fournisseur de solutions de compression d’images et de vidéos. Xavier Niel fait partie du conseil d’administration de la société depuis 2006.

Avencis, un fournisseur de solutions pour sécuriser l’accès aux systèmes d’information. Fondée en 2001 à Paris, la société propose des solutions pour l’authentification unique, l’authentification forte,  la gestion des utilisateurs, la gestion des cartes et des tokens, et la traçabilité d’accès aux systèmes d’information.

Backelite, un accélérateur de stratégie mobile. Créée en 2006 et avec une équipe de 70 personnes actuellement, l’entreprise propose aux annonceurs, opérateurs et médias de concevoir, d’agréger, d’adapter et de diffuser leurs services et contenu multimédia sur les mobiles et les tablettes.

CAPS, un développeur de solutions de compilation et un fournisseur des services d’aide à la production de code pour les systèmes enfouis et le calcul scientifique. Fondé à Rennes en 2002 par les membres d’une équipe de recherche à INRIA, CAPS a levé 2,1 millions d’euros en 2007 auprès d’Emertec Gestion et Siparex Ventures et compte des bureaux internationaux à Shanghai en Chine et à Santa Clara en Californie.

GingerSquid, un développeur de jeux sociaux mobiles fondé en 2011 (à ne pas confondre avec le plat chinois).  Le premier jeu de la société, Blackbeard, est déjà disponible dans l’App Store. A la différence d’autres jeux sociaux, le jeu demande aux joueurs de compléter des taches dans la vie réelle et pas uniquement dans le monde virtuel.

Global Vision Systems, un éditeur de logiciels de visualisation 3D en temps réel. La société fondée en 2007 a même développé une solution de visualisation 4D provenant de l’industrie spatiale.

Mobiquant, un fournisseur de structures de sécurité et de services pour le développement et la direction centralisés des appareils mobiles d’entreprise. La société compte trois bureaux actuellement, en France, en Californie et au Royaume-Uni.

Mootwin, un fournisseur de solutions pour créer, opérer et piloter des applications. Fondée en 2008 avec des bureaux à Paris et à Grenoble, le fournisseur d’application se spécialise dans les solutions en temps réel, utilisées pour suivre les valeurs boursièresparier, les ventes flash, etc.

NTX Research, un éditeur de logiciel qui a développé une solution unique d’authentification forte. Basée à Paris, la société a lancé une version de sa solution pour les smartphones l’année dernière.

Polestar, un fournisseur de solutions de localisation indoor. En 2008, la société a lancé la première édition de NAO Campus, un produit permettant la navigation en 3D à l’intérieur des bâtiments. Cette technologie est aussi compatible avec le système d’exploitation Android depuis l’année dernière.

RunMyProcess, une plateforme de BPM (business process management) en Saas qui permet d’automatiser ses processus grâce à une solution en ligne. La société a fait une levé de fonds de 1,7 million d’euros l’année dernière auprès Xange Private Equity et des business angels.

Stereolabs, un fournisseur des solutions et des produits 3D-relief. La solution PURE est capable de corriger les erreurs en temps réel afin de créer des images parfaites.

Yseop, un éditeur de logiciel dont un des produit, Ysoep Texte, est capable de générer un texte en langage naturel (en anglais ou français, sans texte prédéfini). La société lyonnaise commercialise ses solutions depuis 3 ans.

On peut remarquer quelques tendances parmi les sociétés sélectionnées. Par exemple, il y a plusieurs sociétés qui fournissent des solutions de visualisation 3D, un logiciel d’automatisation ou une solution unique d’authentification, ou encore un produit ayant un rapport avec les applications mobiles (notamment pour Android). Mais bon, si Apple était partenaire, on aurait pu imaginer une autre situation…

Gaëtan Gachet, le directeur de l’équipe TIC à San Francisco, a travaillé avec beaucoup de sociétés françaises qui souhaitent s’implanter ou se développer outre-Atlantique. Mais d’après son expérience, l’internationalisation des startups françaises est souvent plus difficile que prévu. Beaucoup de startups essaient de se lancer aux US trop tôt ou estiment qu’il soit plus facile de lever des fonds aux US qu’en Europe. Quand on entend des histoires, comme celle de Mashape, il est facile de croire qu’il s’agit juste de faire le tour des VCs sur Sandhill Road afin de trouver quelques millions. Mais pour un entrepreneur étranger dans la Silicon Valley, il peut être difficile de convaincre les investisseurs d’investir dans sa société et non pas dans ses concurrents locaux.

C’est pour cette raison que la démarche d’Ubifrance pour l’organisation de la French Tech Tour est intéressante ; la sélection des startups pour cet évènement se base uniquement sur l’intérêt des gros acteurs de rencontrer et travailler avec ses startups françaises. Du coup, si elles avancent aux US, elles seraient entre de bonnes mains.

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  • Startups?! Des societes lancees en 2002, 2006, 2008….une societe avec 70 salaries? Hmmm….
    Le seul startup dans cette liste est Appoke — feliciations! L’article doit etre titre – les societes francaises qui voyagent…

  • Pour UBI France c est des startup … c est juste ca la différence de perception.

  • Gingersquid, lancé en 2011, ne compte pas ? Ni RunMyProcess ? Ni Yseop ? Bon, elles ne sont pas toutes des petites startups mais il n’y a pas qu’Appoke qui correspond à la définition…

  • J’allais le dire… startups, mon cul !
    C’est ridicule, d’autres auraient sûrement plus gagnés à être là-bas.

    • Ça empêche pas d’être poli …
      Start-up ne veut pas dire “2 gus dans un garage” ;)

    • Il n’y a pas qu’Ubifrance dans la vie !
      La porte de la Silicon Valley est grande ouverte, il n’y a qu’a la prendre…
      Organiser des RDV avec un projet serieux, qui tient la route, suffisamment finance, avec un P&L US pragmatique et une bonne vision, ce n’est reellement pas un probleme… en fonction du marche (j’en ai un bon exemple actuellement sur lequel je travaille).
      Pas de frustrations a avoir donc, et il est meme possible d’avoir des financements de la part d’Ubifrance sur des voyages individuels.
      Alors a vous de jouer !

  • Peut-être j’ai mal formulé le titre – j’aurais du dire “les sociétés hi-tech” au lieu de startups, car Ubifrance ne précise pas qu’il faut être une startup afin de participer…

  • Bertrand Barbet - avril 21st, 2011 at 6:21 UTC

    Ce que je ne comprends pas, c’est que certaine de ces sociétés sont DÉJÀ implantées aux US…

  • Il serait intéressant de diffuser la liste des 30 start-up finalistes au Concours Essec Tremplin Et qui pitcheront la semaine prochaine au Sénat. Est-ce un évènement entrepreneurial couvert par Techcrunch ? Car pour le coup, ce sont de vraies start-up créées il y a peu et non des boîtes avec déjà 70 salariés. Bravo à Appoke d’ailleurs

    • Ah mais oui on peut la consulter où cette liste de jeunes pousses ?

      • Très bonne idée d’Alicia!! Vous couvrez l’évènement l’équipe de Techcrunch ? C’est un super concours et qui plus est qui met vraiment en avant les véritables start-up francaises au sens jeunes sociétés comme on l’imagine. Roxanne, une réponse sur ce point ? Ce serait bien d’avoir la liste officiel des 30 nominés (>300 candidatures, non?)

    • +1 Alicia ! Voilà un concours à couvrir absolument la semaine prochaine! 4 catégories et 4 prix de 10 000€ à gagner. Je regarderai avec attention les participants de la catégorie Internet.

  • C’est une tache quasimment impossible de lever de l’argent de l’argent aux US si on n’y est pas implante. Pour le reste, on verra ce que cela donne sur le moyen terme. En tant qu’observateur (et acteur) de l’implantation des societes Francaises dans la Silicon Valley, je recommande :
    - un savant melange de modestie et de force de convictions (pas besoin d’apprendre a parler Americain, soyez vous memes… mais soyez clairs et straight to the point)
    - le ciblage precis de ses interventions, et de ses contacts, il faut de la lucidite (passez le cap de l’emerveillement de la vie a San Francisco…)
    - la persistence : un petit tour de meetings dans la Bay Area, cela doit etre un detail dans une strategie 6-12 mois avec beaucoup d’argent pour tenir la route (pas facile de faire du business a distance avec 9 heures de decalages horaires)

    Mon conseils a tous : soyez pragmatiques, et n’hesitez pas a faire du double-check sur les sujets qui sont prioritaires pour vous. La Silicon Valley regorge du surprises, faites de facon a ce qu’elles soient positives. A vous de jouer.

    • “C’est une tache quasimment impossible de lever de l’argent aux US si on n’y est pas implante.”

      N’est-il pas aussi très difficile de s’implanter aux US sans argent? :) (histoire de visas). Si vous parlez d’une ouverture de filliale aux US, j’ai entendu dire (mais je me trompe sans doute) que les VC américains détestaient investir dans une société dont la propriété intelectuelle est détenue par une maison-mère étrangère (dans le cadre d’une application web par exemple). Est-ce vraiment le cas?

  • Une derniere chose : il n’est jamais trop tard pour se lancer aux Etats-Unis. Je ne suis pas d’accord avec Gaetan, et bon nombre de Francais de la Valley qui partage son avis.
    Ce n’est pas en faisant chauffer la machine en France qu’on sera pret pour se lancer dans le grand bain. Difference d’execution entre les 2 pays, focus sur le quotidien qui empeche de se preparer suffisamment. Comme dirait un ami entrpeneurs ici a San Francisco, il faut se mettre en danger pour veritablement mettre en place les tactiques qui vont marcher, peaufiner sa strategie, prendre du feedback et progressivement, au contact du terrain, comprendre ce qu’il faut faire.

    Le seul point essentiel selon moi qui compte au moment d’envisager de se lancer ici (US en general) : avoir de l’argent, via une activite recurrente et profitable en France, ou via un financement specifique.
    Il faut arreter de rever en lisant Techcrunch.com ou d’autres sources locales, a moins d’avoir un projet qui a deja fait ses preuves, ou alors un projet unique en son genre.

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