Ce n’est pas uniquement Lady Gaga qui se met à l’aide aux victimes des évènements tragiques au Japon avec son fameux bracelet. Tout comme avec les séismes qui avaient frappé Haïti puis le Chili, les startups et les sociétés hi-tech, comme Google, Zynga, PayPal et Twitter, se mobilisent et commencent à mettre en place des services d’aide aux sinistrés.
Google a réagi très rapidement en mettant en place un espace de crise en ligne accessible en japonais et en anglais. Alors que les systèmes de communication sont très perturbés, cette page permet de obtenir des informations via Twitter et YouTube, de localiser un abri, de regarder des images satellites, etc. Mais encore plus important est l’outil pour localiser les victimes, disponible en anglais, japonais, chinois, coréen et portugais brésilien. En remplissant une fiche, l’internaute peut lancer une recherche dans l’objectif de trouver quelqu’un ou d’obtenir des nouvelles. Plus de 70.000 fiches ont été recensées en une période de 2 jours, soit 6 fois plus que le nombre de fiches complétées suite au tremblement de terre en Nouvelle Zélande.
Pourtant, Google n’est pas la seule société hi-tech à avoir mis en place un service de soutien aux victimes. En partenariat avec Save the Children, le leader des jeux sociaux Zynga a intégré une campagne de collecte des dons au profit des victimes dans les jeux comme FrontierVille, CityVille et FarmVille. Créée et lancée en moins de 24 heures après le désastre, cette initiative permet aux joueurs de faire des dons en achetant certains biens virtuels, comme une vache Kobe (FrontierVille) ou des radis (FarmVille). Zynga, qui avait mis en place des campagnes similaires pour les victimes du tremblement de terre en Haiti, espère récolter 2 millions de dollars pour le Fonds d’urgence japonais d’aide aux enfants. Et à la différence du modèle économique employé au lancement de la campagne au profit des sinistrés haïtiens, Zynga donnera 100% du montant du don aux victimes.

D’autres sociétés ont également mis en place des systèmes de dons. Par exemple, PayPal, le service de paiement en ligne, a annoncé que certains frais de transaction payés par les organisations internationales qui utilisent la plate-forme seraient reversés aux victimes du désastre. Et les réseaux sociaux continuent à jouer un rôle essentiel pour la communication des victimes.
Les startups françaises vont sûrement commencer à se mobiliser de la même manière. L’initiative de Zynga, qui pourrait très facilement faire penser à une campagne lancée par Owlient et UNESCO l’année dernière, pourrait se faire répliquer par d’autres sociétés dans le social gaming. Ou peut-être des sites d’achat groupé vont imiter le nouveau “deal du jour” de Groupon, où les internautes peuvent donner 2€ à la Croix Rouge via le site de l’entreprise (soit une “réduction” de 50% car Groupon donnera le même montant pour faire un don de 4€ total par personne).

Les prochaines startups créées durant les évènements de Startup Weekend en France vont-elles s’orienter vers les victimes de ces catastrophes ? Quoi qu’il en soit, je suis sûre qu’on verra de plus en plus de bonnes initiatives. Si vous avez remarqué une initiative intéressante ou si votre startup fait quelque chose pour aider le Japon en ce moment, n’hésitez pas à contacter l’équipe de TechCrunch France ou à partager des informations avec nous dans les commentaires.






Le deal groupon, c’est de l’aquisition,
Un 10=20 serait deja plus honnête de leur part.
Remember The Milk, l’éditeur de l’application éponyme a décider de reverser tous les revenus perçus par son application au Japon pour les sinistrés
Source : http://blog.rememberthemilk.com/
Les grands éditeurs de jeux vidéo de l’archipel se mobilisent également : 300 millions de yens par Sony et Nintendo, 30 000 radios distribuées par Sony aux victimes, coupures des serveurs de jeux pour économiser l’énergie (chez Square Enix entre autres). Plus d’infos…