Quand on parle du succès des me-too en Europe, on évoque toujours les success stories en Allemagne. Ce sont les frères Samwer de l’European Founders Fund qui sont les experts Outre-Rhin.
Mais juste derrière l’Allemagne avec ses 65 millions d’internautes se situent la Russie avec 60 millions d’internautes. Etant plus difficile à pénétrer que le marché allemand ou les autres marchés de l’Europe de l’Ouest, la Russie se positionne comme le marché où le développement local des me-too semble encore plus facile qu’ailleurs.
Ayant déjà annoncé des investissements dans 2 sociétés russes, le fonds français Ventech s’est évidemment rendu compte de ce phénomène. Avec 2 autres fonds français, IdInvest Partners (ex-AGF Private Equity) et XAnge,Ventech a participé au dernier tour de table de WomanJournal.ru, l’équivalent russe de AuFeminin.com. Et encore plus récemment, Ventech et Mangrove Capital Partners sont entrés dans le capital d’Oktogo, une copie russe de Booking.com.
Dans une interview publiée sur TechRockets.com, Alain Caffi, l’un des partenaires chez Ventech, a expliqué que le fonds ne cherchait pas spécialement à investir dans les sociétés russes ; l’occasion s’est présentée naturellement et Ventech a saisi l’opportunité. Depuis, l’équipe se concentre de plus en plus sur le marché mais n’a pas encore l’intention d’y ouvrir un bureau, comme elle l’a déjà fait en Chine.
Mais pour revenir au sujet des me too, c’est évidemment une bonne stratégie d’investir dans des copies russes des sociétés étrangères – surtout pour les exits. Comme en Chine, le marché russe est un grand marché qui reste toujours très fermé aux acteurs internationaux. Par exemple, ce n’est pas Google mais Yandex qui est le premier moteur de recherche en Russie avec 65% du marché. Et Facebook et Paypal ne sont pas très influents en Russie non plus. Du coup, le rachat d’une société russe par un concurrent international qui n’arrive pas à pénétrer le marché semble très probable et une bonne stratégie d’exit pour les investisseurs. Selon l’équipe de TechRockets, c’est justement pour cette raison que la Russie attire de plus en plus d’investisseurs internationaux.
Photo par Creative Tools






Roxanne, c’est moi qui est fait ce deal, mon deal russe de leveur de fonds !
J’ai fait venir Alain Caffi à Moscou, c’était en 2007-2008, Alain a été fantastique. Ensuite, AGF et X-ange ont suivit.
Cheers.