Chers entrepreneurs : essayez de fournir un service dont nous avons besoin !!
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par Roxanne Varza 2 mars 2011

Si vous êtes comme moi, vous êtes probablement d’accord avec Fred Wilson quand il dit que “le marketing s’adresse aux entreprises qui ont un mauvais produit.” Mais il y a une phrase dans l’article qui mérite d’être mise en avant :  ”les bons produits se vendent d’eux même.

Avant de critiquer et de vous dire qu’il y a plein de startups qui fournissent un service dont nous n’avons pas besoin, je dois reconnaître que l’adoption d’une nouvelle technologie n’est pas toujours évidente. C’est-à-dire qu’elles ne sont pas des produits qui se vendent d’eux même, pas au début au moins. Par exemple, quand je me suis inscrite à Facebook en 2004, je n’aurais jamais imaginé qu’un jour je passerais la moitié de ma vie dessus. A l’époque, je me disais que Facebook était simplement un produit d’emailing plus fun avec des photos, des pokes et des commentaires publics. Mais aujourd’hui, la plateforme est devenue presque incontournable pour la communication en ligne.

Mais  là, je ne vous parle pas de n’importe quelle startup. Je vous parle de Facebook, qui est l’une des rares exceptions et un succès phénoménal. C’est une startup qui a déclenché la création de plein de réseaux sociaux. Peut-être de la même manière que Groupon, Vente-Privée et Meetic ont inspiré la création des sites similaires en Europe et à travers le monde.

Même si Marc Simoncini dit que la fleuraison des sites de rencontre sur la toile n’est pas un nouveau phénomène, j’ai envie de dire le contraire. Peut-être parce qu’il travaille dans le milieu depuis un certain temps, il a toujours été au courant de tous les nouveaux concurrents et toutes les copies qui se sont créées. En revanche, quand on regarde le nombre de nouveaux sites de rencontre en train d’apparaître ces jours-ci, on peut sûrement remarquer une augmentation plus forte dans les derniers mois. Certains sites, comme Smartdate, AttractiveWorld et Adopteunmec, ne sont pas forcément nouveaux ; les sites et les services lancés plus récemment sont Ladieshoesme, Reelation, SecretPoke, et même Winker, une startup issue de Startup Weekend Lyon. Et d’autres que j’oublie…

Bon, maintenant que nous sommes tous d’accord qu’il existe plein de sites qui s’adressent à ce marché, je pense que la question qu’il faut poser est POURQUOI ?!?!?!?! Du dating, du dating et encore du dating ?! Certes, c’est probablement marrant de choisir un homme comme une paire de chaussures ou d’envoyer un email anonyme pour dire à quelqu’un que vous êtes intéressé(e), mais est-ce que nous avons vraiment besoin de tous ces services ? Les utilisateurs des autres sites de rencontre, semblent-ils si insatisfaits avec les autres services ?

Chers entrepreneurs, ce n’est pas que nous en avons marre du dating mais ne faut-il pas essayer de fournir un service dont nous avons vraiment besoin, un produit qui se vend tout seul ? Attention, je ne vous parle pas d’un produit marrant et virale qui crée du buzz mais ne génère pas d’argent.

Pour vous donner un exemple, il y a quelques semaines que j’ai rencontré le fondateur d’une société danoise, Magma, issue de la première édition de Startup Bootcamp à Copenhague. La plateforme elle-même n’est pas très compliquée ;  en gros, elle facilite la mise en ouvre collaborative du contenu d’un magazine. De la même manière qu’on partage un Google Doc, les journalistes partagent un template numérique et peuvent mettre leurs articles et leurs photos directement dans les espaces dédiés. Du coup, tout le contenu est dans un endroit centrale et l’équipe n’a pas besoin d’envoyer plein d’emails avec des pièces jointes. Il y a d’autres fonctionnalités mais je vais éviter de vous faire une description complète du produit. Je vais simplement vous dire que c’est l’éditeur d’un magazine danois, un homme qui avait visiblement besoin de ce genre de produit mais pas les compétences techniques pour le créer lui-même, qui a donné l’idée à l’un des fondateurs de Magma.

Bon, évidemment Magma n’est pas la seule société qui répond à un besoin. Mais j’ai bien aimé l’approche des fondateurs, c’est-à-dire d’aller échanger avec des personnes qui ne travaillent pas forcément dans le milieu tech pour s’inspirer. Il y a plein de sociétés fournissant des produits utiles, permettent d’économiser du temps et/ou de l’argent, de faciliter la collaboration et de centraliser nos informations. Et d’autres qui sont moins utiles et moins révolutionnaires. Si vous êtes en panne d’idées, je vous conseille de parler avec des personnes qui travaillent dans un autre domaine que le domaine tech, de résoudre un problème, de faciliter et simplifier quelque chose.

J’espère que maintenant tout le monde a compris que le prochain site de rencontre qu’on verra sur TechCrunch France doit être capable de faire quelque chose de vraiment originale et exceptionnel. On cherche un peu plus qu’un simple poke sur Facebook.

Photo par Zoomar

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  • Merci pour ce coup de gueule politiquement correct. Je crois également que:

    - Il est classique et normal de voir apparaître des startups “mee-too” des gros succès (il y a toujours des miettes à prendre sur un gros marché;
    - La croyance commune inculquée dans toutes les bonnes écoles de commerces est que l’on peut “créer un besoin” chez un utilisateur. C’est ce discours qui a dopé en grande partie le marketing ces dernières décennies.

  • Wow, impressionnante vision totalitaire de ce qu’il est bon ou pas de créer. Un petit peu plus de crédit donné à ces entrepreneurs serait un bien: s’ils créent ces produits c’est probablement parce qu’ils en ont ressenti le besoin (tout comme TC ressent son propre besoin d’outil collaboratif journalistique).

    Au lieu de défendre les intérêts de Meetic, je m’inspirerais plutôt de Paul Graham de YCombinator dans la page “Startup ideas we’d like to fund” http://ycombinator.com/ideas.html

    8. Dating. Current dating sites are not the last word. Better ones will appear. But anyone who wants to start a dating startup has to answer two questions: in addition to the usual question about how you’re going to approach dating differently, you have to answer the even more important question of how to overcome the huge chicken and egg problem every dating site faces. A site like Reddit is interesting when there are only 20 users. But no one wants to use a dating site with only 20 users—which of course becomes a self-perpetuating problem. So if you want to do a dating startup, don’t focus on the novel take on dating that you’re going to offer. That’s the easy half. Focus on novel ways to get around the chicken and egg problem.

  • Tout cet article juste pour nous dire que tu étais étudiante aux US en 2004, bravo ! ;-)

    Plus sérieusement, je ferais deux remarques sur cette article :
    - Il y a pour moi “pire” que les nouveaux service de dating en ce moment : tout les site relatifs à la bouffe !! Quand on regarde StartinParis on a l’impression qu’il n’y a que cela en ce moment !

    - Je ne suis pas d’accord sur la remarque concernant le marketing (ex. Le succès d’Apple est en grande partie dû au marketing du produit)… mais c’est un autre débat ;)

    Jibou

    • Pour ce qui est du succes d’Apple, je ne suis pas d’accord. C’est la combinaison d’excellents produits, et un marketing enorme pour etre sur que tout le monde est au courant.

      Avec un meme budget marketing, pour prendre un exemple recent (Windows Mobile 7), ca donne “bof”. Donc il faut bien les deux: le produit, et ensuite le faire savoir. Pareil pour Zynga…

      • Bonjour Alain,

        Oui, je n’ai pas été très clair mais c’est exactement ce que je voulais dire.

        Roxanne cite dans son article : “le marketing s’adresse aux entreprises qui ont un mauvais produit.”

        Je prenais Apple en contre exemple en voulant dire qu’ils ont de très bons produits mais qui ne marcheraient peut-être pas aussi bien sans un très bon marketing.

  • cetté définition du marketing est facile mais elle n’est pas juste.
    ceci étant dit, l’innovation est un art complexe qui nécessite de multiples échecs pour un succès. la “nouveauté” apportée par les NTIC et par le web réside dans la facilité d’exposition… encore qu’il devient de plus en plus dur d’émerger sur le web.
    dans l’industrie pour 10 innovations, le grand public n’en verra peut être qu’une seule. sur le web, il peut potentiellement les voire toutes, y compris celles qui ne sont pas utiles.
    je crois qu’il est important de ne pas critiquer le foisonnement. on peut juste regretter des copies faciles sans réelle innovation par rapport au service originel.

  • Même causes, même conséquences avec les avatars de Groupon qui apparaissent tous les 2 jours… je pense qu’il faudrait se tourner vers les investisseurs et leur poser la question pourquoi ils investissent tous comme des moutons sur les mêmes concepts…

  • David, je ne sais pas de quelles écoles de commerce vous parlez, mais dans la mienne, nos profs de marketing nous ont appris à détecter un besoin (grâce aux enquêtes quanti, quali, etc.) et justement pas à le créer.
    Le fait que les services marketing agiraient différent est un préjugé trop répandu.

  • Je trouve ce point de vue un peu myope, donc pas faux entièrement – juste limité, mais en tout cas très empreint d’un “ras-le-bol” personnel de devoir faire le tri entre des choses pas forcément très différenciées entre elles. Ceci dit, juste pour rappeler certains points de base en entrepreneuriat pour éclairer ce que tu racontes :

    - de tout temps, les grappes d’innovation ont vu le jour. Il y avait 70 compagnies ferroviaires au moment de l’apparition du train, une centaine de marques de voitures lors de l’essor de l’automobile. C’est exactement la même chose aujourd’hui, avec la deuxième vague du dating, les achats groupés, comme ça a été le cas avec le microblogging en 2006-2007, les plateformes vidéo un peu avant, les moteurs de recherche avant 2000, etc. La deadpool de TechCrunch en est pleine, et bien malin qui pouvait dire à l’époque qui gagnerait la compétition…

    - ton point comporte deux choses bien distinctes selon moi : les startups qui ne semblent répondre à aucun besoin, et le grand nombre de startups qui se lancent sur un secteur où apparemment le besoin est validé.
    Pour les premières, c’est plus du ressort de l’entrepreneur de s’en rendre compte, et d’espérer tenir suffisamment de temps pour pivoter (Seesmic, Pearltrees, … en sont des exemples).
    Pour les secondes, le phénomène est bien normal : lorsqu’une boite a réussi (en luttant d’ailleurs contre beaucoup d’autres au départ – il est difficile de savoir alors qui copie qui – ce qui a été le cas de Meetic), on voit arriver une seconde génération, qui se positionne en réaction, pour soit descendre verticalement sur des segments plus précis, soit en apportant une nouvelle mécanique. Le monde évoluant vite en techno, normal alors de voir certaines startup tirer parti des réseaux sociaux, du mobile, etc. pour se faire une place au soleil sur un marché devenu gros et attirant.

    - tous les jours, des entrepreneurs tentent de bouleverser le statut-quo sur un marché dont on ne croirait pas que ce soit possible, ou que l’on pense saturé. Je trouve dommage de dire, a priori, qu’on n’est pas intéressé car il y a beaucoup de monde. C’est bien tout le propre de l’entrepreneur d’essayer, et aux journalistes et observateurs que nous sommes de faire le tri. Après, c’est vrai que toutes ne sont pas présentées toujours de la bonne manière, mais, ça, c’est le jeu je trouve…

    Débat intéressant en tout cas ;)

    • Bonjour Guilhem,

      Merci pour cette remise en perspective qu’il est toujours de bon ton de rappeler !

      Néanmoins, personnellement, je pense que l’innovation que l’on voit aujourd’hui dans les sites de dating (ou les site relatifs à la bouffe — Oui, ils m’ennervent :p) n’a rien de comparable avec l’innovation qu’animait les constructeurs automobiles au début du siècle dernier. Il y avait des centaines de constructeurs car le marché était artisanale. Il y avait autant de technologie différentes que de constructeurs et à cette époque (comme aujourd’hui pour les services web) il fallait être bien malin pour deviner qu’une “voiture” était un objet motorisé à 4 roues dont deux directionnels équipé d’une “boite de vitesse” et d’un volant… (http://fr.wikipedia.org/wiki/Benz_Patent_Motorwagen)

      Après je suis d’accord, il faut une multiplication des idées et des tentatives pour en faire naitre d’autre pour arriver à un produit phare qui fonctionne. (http://www.ted.com/talks/steven_johnson_where_good_ideas_come_from.html)

      • Hello Jibou,

        Je ne serai pas aussi catégorique sur les projets liés à la bouffe, je pense qu’il y a là une vraie tendance et pas seulement une bulle :
        - l’économie “réelle” autour de la bouffe se porte bien, avec des marchés en pleine structuration sur les ustensiles, les cours, …
        - les médias se sont emparés de la chose il y a déjà quelques mois / années (masterchef, topchef, un dîner presque parfait, …)
        - les gens cuisinent de plus en plus, et il y a une nouvelle génération qui ne veut pas de la cuisine de grand-mère et de Maîté et les mousquetaires (pas sûr que ma référence parle à beaucoup ici, mais j’ai passé pas mal de mercredis devant :)

        Bref, il y a là un boulevard que pour une fois les français sont bien placés pour exploiter sur la toile : les nouveaux cuisiniers, prêts à dépenser 22€ pour un épluche tomates ergonomique (j’en suis), sont clairement prêts à prendre des cours en vidéo dans Facebook, acheter une tablette tactile type FrenchKitch, se rencontrer entre célibataires autour d’un cours de tajine, etc. Je dirais même que la vague est loin d’être finie, et qu’évidemment certains seront perdants dans le lot (8 sur 10, sûrement), mais chacun fait avancer le schmilblick.

        Cela me rappelle un peu l’émergence des sites d’annonces immobilières il y a une dizaine d’années, je crois que chaque école de commerce avait fourni alors sa dizaine de projets :) Reste que SeLoger a su s’en sortir, grâce en partie aux efforts de tous les autres :)

  • Bin c’est quand même un peu réducteur de penser qu’une fois qu’1 Meetic, 1 Groupon, 1 Vente privée a vu le jour…le gâteau n’est plus à prendre. Les MeToo sont sains car ils permettent de pousser à l’innovation, de s’occuper de niches, de donner de l’alternative…On a vu dans l’histoire de l’entreprise 1.0 nombre d’Entreprise challengées puis dépassées par des outsider arrivées sur leurs marchés mais plus innovantes, exécutant mieux…

    Le juge de paix in fine c’est le client…

  • @Jibou….d’un autre côté Comparaison n’est pas raison.
    Difficile de comparer l’innovation dans l’automobile du début du siècle dernier et celle dans les startups autour de la bouffe ;-)

    Tu allumes ta tv, tu tombes sur une émission culinaire, tu ouvres un magasine, tu as des recettes, tu lis une sucess story, il s’agit d’un grand chef (ou grande cheffesse) alors pourquoi pas un ou des super marmites !

  • Sujet très vaste, merci Roxanne pour cet article!

    Moi ce qui me frappe en ce moment:

    1 les hordes de clones qui ne cherchent pas faire mieux que leur modèle mais simplement du copy/paste (ex les Groupon like, avant les Foursquare like maintenant les Stackoverflow/quora like)

    2 sur la cible spécifique du dating: les a priori des porteurs de projets sont souvent les mêmes: “Nous on veut faire mieux que Meetic car Meetic n’est pas assez qualitatif et les gens veulent une meilleure expérience de la rencontre”. Meetic cartonne parceque c’est meetic: anonymat, facilité de faire des rencontres d’un soir, un peu d’argent qui transite etc… L’itw de Simoncini sur tcfr est d’ailleurs une mine d’infos pour ceux qui veulent se lancer…

  • heu..juste une remarque sur l’affirmation ‘le marketing s’adresse aux entreprises qui ont un mauvais produit’.
    A mon avis, cela est vrai à partir du moment ou le marketing est utilisé à des fins de benchmark et non d’innovation.
    En effet, on voit souvent des sociétés qui analysent et étudient, via des etudes, le comportement des concurrents et se satisfait de poser des questions à d’eventuels clients. Selon moi, cela retarde uniquement la sanction : sans innovation , pas d’avenir !
    Les ggogle, facebook et groupon ne sont pas nés d’etudes et de benchmark. Ils ont répondu à une frustation de leur créateur avec du bon sens. Par la suite, ils ont investi dans le marketing (!?).

    A partir du moment ou le marketing étudie un buisness modèle viable et positionne votre porduit/service dans un espace ou les concurrents sont absents, alors on obtient un service POTENTIELLEMENT INTÉRESSANTcoté BUSINESS !!

  • Géniale votre vision de la simplification de l’économie, du commerce et du marketing. Si je résume :
    1-un seul acteur par marché (dont une seule marque de voiture, de fast-food, de téléphone, … d’agence web). Premier arrivé, premier servi, les autres n’ont aucun légitimité.
    2-le marketing c’est pour les loosers dont le produit est trop nul pour se vendre seul. McDo, Apple, Nespresso, Coca, Nike (par exemple) apprécieront votre théorie, ça devrait leur permettre de dégager d’importants budgets et d’améliorer leur rentabilité.
    3-la seule voie d’entrepreneuriat réside dans l’identification de besoins pas encore assouvis.
    4-les financeurs des “me-too” sont vraiment, mais alors vraiment, inconscients, ils claquent leur argent sans aucune exigence de rentabilité. C’est bien connu.

    Oui, il y a beaucoup d’acteurs du Dating, comme il y a beaucoup de sites de pokers et paris en ligne, et comme il y a eu beaucoup de nouveaux prestataires au moment de la libération des numéros de renseignement téléphonique. Oui, à la fin il y aura de la casse pour certains. Mais ce n’est pas à un individu de décider s’ils ont une légitimité ou pas. C’est le marché qui décide.
    Et aussi, parfois, les choix marketing qui sont déterminants. Afflelou n’était pas le 1er sur son marché, pas le plus légitime non plus, mais c’est bien sa vision marketing qui lui a donné sa place sur le marché.

    D’ailleurs, au fait, le marketing, ce n’est pas juste la pub. C’est un peu au dessus. Par exemple, dans la définition d’une offre, d’un couple produit/marché, d’un positionnement prix. Alors dire que des marques réussissent sans marketing parce que le produit est bon, c’est un peu simpliste. Puisque justement, la définition d’un produit fait partie du marketing.

  • Roxanne Varza - mars 2nd, 2011 at 12:54 UTC

    Merci de vos commentaires !

    Juste pour préciser, je n’ai jamais dit dans l’article que j’étais contre la concurrence ! C’est évidemment le marché qui doit décider. Mais c’est quand même bien de se demander si les services fournis par les nouveaux arrivants ont une vraie valeur ajoutée, c’est tout.

    Ensuite, pour le marketing, dans l’article concernant l’avis de Fred Wilson, il parle plutôt des très jeunes startups dans le web, pas des Apple.

    • La concurrence je ne sais pas, mais tu as clairement fait comprendre que tu étais contre la grammaire !

      En attendant, dire aux entrepreneurs : “répondez à un besoin”, c’est passer à côté de leur capacité d’anticipation et d’innovation. C’est ne rien comprendre à l’entrepreneuriat. Merci TCFR.

      • Roxanne Varza - mars 3rd, 2011 at 2:03 UTC

        Créer une solution qui répond à un besoin n’est pas quelque chose d’innovant ?!

        Quant a la grammaire, n’hesitez pas si vous voyez des fautes a corriger.

    • @Roxanne : Ce serait effectivement bien d’avoir un peu plus de différentiation parfois entre les projets (et dieu sait si ça m’énerve les poke-and-co en ce moment), mais on ne peut pas vraiment reprocher aux entrepreneurs de se lancer sur un secteur où ils pensent voir des opportunités.
      Notre avantage, c’est qu’on a la vue exhaustive du marché, donc on peut comparer. Mais dans ces cas là, l’entrepreneur est un peu comme de jeunes parents : son bébé est forcément le plus beau :)

  • Ou comme le disait Yvon Gattaz, ancien patron des patrons: “le plus dur pour un entrepreneur c’est de trouver son marché”

  • Pour ceux qui aime la micro économie ou qui simplement veulent aller plus loin je vous invite à faire une petite recherche sur le concept économique du “duopole de bowley” qui théorise ce type de concurrence!

  • “Bon, maintenant que nous sommes tous d’accord qu’il existe plein de sites qui s’adressent à ce marché, je pense que la question qu’il faut poser est POURQUOI ?!?!?!?!”

    Il ne fallait donc pas créer Google car Yahoo, Lycos et Altavista existaient? Ni Facebook car 6degree, MySpace et Friendset existaient? Ni Le Bon Coin car eBay et craigslist existaient? Ni Free car AOL, Club Internet et Wanadoo existaient?

  • Je trouve cet article et ce point de vue purement franco-français. Une sorte de dénigrement caché du sens de l’initiative et de la création d’entreprise si celle-ci n’est pas innovante et première à proposer le service ou le bien qu’elle propose. Il faut arrêter d’être idéaliste et vouloir toujours tout inventer. C’est en copiant qu’on crée avant (cf Myspace => Facebook, etc…) Et c’est bien là le problème de la France en général, le manque d’initiative. Il ne faut à mon sens jamais se contraindre en pensant que parce qu’un service marche déjà, je n’ai pas le droit de lui faire de la concurrence, même si le service est strictement le même.
    L’exemple en ait l’absence de concurrent à Facebook en France, alors que de l’autre côté du Rhin, l’Allemagne voit un acteur local faire peur à Facebook.

    A bon entendeur.

    • Roxanne Varza - mars 3rd, 2011 at 2:27 UTC

      Je ne suis pas anti-concurrence, ni anti-innovation, je me demande juste si les nouveaux arrivants ont une vraie-valeur ajoutée.

      Les me-too marchent parfois mieux en Allemagne où le marché est un peu plus grand que le marché francais et les internautes ont une préférence pour des produits locaux. Nous avons eu un “concurrent” de Facebook en France d’ailleurs…

      Cette vision franco-française appartient à une Américaine sinon. :)

  • “Le marketing s’adresse aux entreprises qui ont un mauvais produit” pour moi c’est typique d’une phrase d’ingénieur qui déconsidère tout ce qui n’est pas scientifique.

    Si un produit est si bien qu’il se vend par lui même, c’est donc qu’il répond à un besoin clairement identifié et y répond de manière précise. C’est ça le marketing. Après je pense qu’il y a un amalgame de bcp entre marketing et publicité.

    J’ai pour finir, moi aussi une phrase choc “Ne laissez pas vos boites dans les mains des ingénieurs !”

    Ils vont vous construire des bijoux technologiques (Archos) et se faire griller la politesse par des pros du marketing (Apple).

  • Techcrunch s’il vous plaît faites un site dont nous avons besoin. A savoir du vrai journalisme et pas du ragot inutile sur des concepts voués à disparaître. Aujourd’hui c’est vraiment devenu le Gala du web.

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