Article écrit par Julia Buchner
La formation par le multimédia, c’est dépassé ! Aujourd’hui, c’est tout en vidéo, sinon rien !
C’est en partant de ce constat que Nicolas Chaunu et ses trois associés ont créé en 2005 la plateforme FormationVideo.fr, ainsi que le blog Emob.
Le concept est alors simple : proposer de la vidéo d’e-learning sur des logiciels informatiques, qu’ils soient graphiques tels que Photoshop ou After Effects ou bureautiques comme Vista ou Word. L’originalité d’Emob est que l’achat des tutoriels se fait à la carte. L’équipe produit des formations, enregistre les cours dispensés par des formateurs certifiés et les met ensuite à disposition. Tel chapitre sur Photoshop vous intéresse ? Il est alors possible de l’acheter. Vous souhaitez disposer de l’ensemble de la formation ? Des packs regroupant plusieurs sujets sont disponibles.
Yes, Weecast ! (bon d’accord, c’était facile)
Après de nombreuses propositions de “contributions”, l’idée de Weecast émerge. En effet, pourquoi se contenter d’être simple éditeur quand de nombreuses personnes se disent éclairées sur un sujet et sont prêtes à faire des vidéos tutoriels dessus ? Le marché du tuto est florissant, c’est le moins que l’on puisse dire. Vodeclic, Elephorm, Video2brain, VTC,… L’étape suivante est donc l’implication d’une communauté autour de ce phénomène. D’où l’idée de la place de marché.
Prenons un scénario simple : je suis spécialiste d’un logiciel ou d’un langage de programmation, j’ai un don pour la pédagogie et un logiciel de screencasting. Une fois mon cours réalisé, je l’envoie à l’équipe de Tuto.com (entre temps, le site a changé de nom). Après modération et validation du tutoriel, il est alors mis à la disposition des visiteurs. Je peux choisir de partager mon cours gratuitement avec les autres membres ou alors de le rendre payant, sur le même modèle que les vidéos déjà publiées sur Emob. Je touche une commission sur les ventes, qui est alors de 40%. Plus je vends de tutoriels, plus ma commission augmente. Cette commission peut aller jusqu’à plus de 60% pour certains contributeurs extrêmement compétents et productifs.
Du côté de chez Mme Michu…
Reprenons le scénario précédent, mais dans le sens inverse. Cette fois, je suis un simple membre qui souhaite apprendre les arcanes de Blender, par exemple. Je m’identifie sur le site, au moyen d’un pseudo et d’une adresse mail. Si je me contente des vidéos gratuites, l’enregistrement s’arrête là. Si toutefois je veux pouvoir acheter des vidéos, il me faut acheter des crédits. 1 crédit = 1 euro et chaque vidéo a une valeur de crédits donnée. Le payement se fait par paiement en ligne sécurisé, Paypal, chèque ou virement et les crédits sont valables un an après leur achat.
Pour ma part, j’ai trouvé une vidéo de Blender gratuite que j’ai ajouté dans ma liste. Je peux ensuite directement la télécharger. J’obtiens alors un fichier .wee qui est lisible avec un simple lecteur média (dans mon cas VLC sur mon ordinateur et Vplayer sur mon téléphone). Autre possibilité: je souhaite conserver l’ensemble de ma bibliothèque dans un player consacrée à mes vidéos Weecast, une application Adobe AIR est disponible.

Pour ce qui est du player en lui même, je l’ai trouvé simple et facile d’utilisation à part pour les modes que je n’ai pas trouvé des plus compréhensibles. Un gros +1 pour le mode d’affichage en apprentissage où la fenêtre vidéo se positionne au dessus de toutes les autres fenêtres, ce qui permet de continuer à regarder le tutoriel tout en pratiquant les exercices en même temps. Mon compte a mis un certain temps à se mettre à jour mais c’est peut être la neige. Une fois mise à jour, les vidéos restent disponibles, même en cas de coupure Internet (ce n’est pas du streaming). Petit bémol de cette version: je n’ai pas trouvé où récupérer les sources téléchargées.
Oui mais ….
Et les licences dans tout cela ? On voit bien en ce moment que les sujets sur les droits d’auteur ou la propriété intellectuelle sont sensibles. Dans les faits, les vidéos restent la propriété de leurs auteurs et peuvent donc être réutilisées sur d’autres plate-formes (sous peine de perte de l’exclusivité et de descente de la commission à 25%). Les utilisateurs sont libres de visionner leurs tutoriels dans le cercle familiale à titre strictement personnelle mais n’ont pas le droit de les modifier. Le player n’a pas de restriction d’installation, il peut être installé sur plusieurs ordinateurs, ce qui permet la synchronisation de ces tutoriels entre plusieurs postes.
La suite ?
Après un peu plus d’un an d’activité, Tuto.com en est maintenant à 12 169 vidéos disponibles dont 1054 tutoriels gratuits, 83 000 membres et 300 contributeurs.
La suite des aventures de cette start-up devrait passer par la case international, avec la création d’un portail Tuto.com anglophone annoncée pour le premier trimestre 2011. Il n’est pas ici question d’un simple portage des vidéos déjà publié sur le site francophone, mais d’un vrai retour à la case départ, avec la recherche de nouveaux éditeurs anglais.
Tuto.com sera aussi de l’aventure de la BoxTGV, l’offre de contenu web disponible sur plusieurs lignes SNCF de France début 2011.
Toujours pour 2011, une application iPad du player est prévue. Une version iPhone devrait voire le jour, destinée aux contributeurs désireux de surveiller leurs bibliothèques en mode nomade.






Les tuto fait par les internautes sont pas mal fait et couvre des logiciels ou framework rarement abordés par les professionnels.
Par contre leur players est vraiment lourdingue et peu pratique d’utilisation.
Ludo > Merci. Concernant le player il est actuellement entièrement re-développé dans un language plus costaud.
@Nicolas, Tant mieux.
J’espère qu’ils n’oublieront pas de mettre un chrono: c’est très pratique pour zapper à l’intérieur d’un tuto. Avec l’heure on sait tout de suite où se trouve les points qui nous intéresse
yep
Review de Tuto.com très intéressante.
Je suis une bonne route internationale à ce site et à l’équipe qui est derrière.
Pierre
Merci Pierre !