L’e-commerce se met à la 3D
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par Roxanne Varza 28 septembre 2010

S’il y a un domaine où les Français sont systématiquement à la pointe, c’est dans l’e-commerce. Inspirés par des acteurs français mondialement reconnus, comme KelkooVente-Privée, PriceMinister et bientôt MyFabShowroomprive et plein d’autres, les entrepreneurs locaux continuent à créer de nombreuses places de marché, de nouveaux comparateurs de prix, etc., qu’il s’agisse d’innover au niveau du modèle économique ou sur la partie technique.

Mais même avec à peu près 78 % d’internautes français qui achètent en ligne, il y a encore certains biens qui restent plus difficile à vendre uniquement via Internet : des biens immobiliers, certains produits coméstibles, etc.

Selon le 6ème baromètre FEVAD -MédiaMétrie/NetRatings publié en septembre, le prêt-à-porter est dans le top 3 de biens les plus achetés sur Internet – pourtant, le Délégué Général de la FEVAD rappelle qu’il n’y a pas si longtemps qu’on pensait que la mode aurait du mal à se vendre sur Internet. Comme avec l’immobilier en ligne, c’est peut-être grâce aux technologies 3D que le prêt-à-porter se porte si bien. C’est-à-dire qu’en voyant les vêtements en 3D sur l’écran, le consommateur arrive à passer le cap d’acheter sur Internet sans avoir besoin de toucher ou essayer le bien.

Un exemple d’une  start-up française qui se spécialise dans les solutions 3D dédiées à l”e-commerce dans l’habillement et la décoration est Kujjuk. La boite a été lancée officiellement la semaine dernière lors du salon ECommerce Paris. En gros, elle dispose des camions aménagés en studio photo et s’occupe de tout de A à Z pour la réalisation des images en 3D : l’équipe de Kujjuk se déplace chez l’e-commerçant pour prendre des photos des biens, les tranformer en 3D (visible sur le site grâce à un outil de rotation de 360°), et est également capable de les intégrer sans modifier le site internet du client. Les tarifs, qui commencent à partir de 100 € par article, varient forcément selon les volumes. La technologie est protégée par 3 brevets avec un quatrième en cours de dépôt. Kujjuk fait partie de la toute nouvelle promo de la famille Incubateur HEC, avec d’autres start-up dont nous avons parlé, comme Balloon et OhMyDeal.

La solution de Kujjuk ressemble beaucoup à la gamme de produits d’une autre boite française : les Packshot Creator de Sysnext technologies (créé en partenariat avec Ortery). Fondée en 2001, Sysnext fournit une solution complète, mais à la différence de Kujjuk, elle a développé une version commercialisable des studio photo sous la forme d’une simple boite. C’est-à-dire que l’e-commerçant, s’il le souhaite, a la possibilité d’acheter son propre studio photo mobile à partir de 3.000 €. Avec une dizaine de formats différents, il y a même une version du Packshot en très grand format, le Packshot Alto XL, capable de prendre en charge des objets pésant jusqu’à 100 kg avec une hateur de 1,80 m.

Sinon, une toute nouvelle start-up nantaise, WallDress, a réussi à intégrer la 3D en s’appuyant sur des vidéos des produits déjà sur Internet. En regardant des vidéos, les internautes ont la possibilité d’acheter les vêtements et les accessoires portés par les personnes sur l’écran (parfois des célébrités, comme Michael Douglas ci-dessous). Mais WallDress se positionne plus comme une communauté de shopping en ligne, où les internautes partagent leurs avis les uns avec les autres, qu’un simple site d’e-commerce classique.

Quelle que soit la manière d’intégrer la 3D, elle semble fondamentale pour le prêt-à-porter en ligne. Heureusement, avec ces nouvelles solutions, les e-commerçants peuvent obtenir un résultat assez professionnel sans faire du bricolage.

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