Super Marmite, une start-up que j’ai eue l’occasion de découvrir lors du dernier Startup Weekend à Paris, s’est lancée en bêta privée la semaine dernière.
L’idée est simple et assez sympa, surtout pour ceux ont l’habitude de cuisiner un peu trop – ou encore ceux qui ne cuisinent pas mais qui ont quand même envie d’un plat fait maison. C’est aussi un bon moyen d’éviter le gaspillage et de partager la passion de la cuisine ! En gros, la plateforme de Super Marmite se présente un peu comme un genre d’Alloresto où les membres commandent leurs repas auprès des particuliers au lieu des restaurants. Les internautes peuvent s’inscrire facilement, même par Facebook Connect bien évidement, pour voir les plats qui sont en cours de préparation près de chez eux afin de commander des portions (s’il en reste !).

Un genre de réseau social gourmand géolocalisé, Super Marmite me fait penser forcément à Foodzie, une place de marché lancée aux Etats-Unis où les internautes proposent des produits locaux et parfois des plats préparés aux autres membres du réseau. Petite parenthèse : la plateforme de Foodzie est issue du programme de TechStars, un concurrent de Y Combinator basé dans l’Etat de Colorado qui s’est lancé dans l’Etat de New York récemment. Sinon, les offres qu’on trouve sur Super Marmite ne s’éloignent pas énormément de celles proposées sur la plateforme lyonnaise, Régioneo, sauf que ce dernier se spécialise plus dans les produits locaux que les plats cuisinés.
Quoi qu’il en soit, quand il s’agit de créer une communauté qui partage la cuisine, il faut évidement avoir un minimum de qualité et de confiance entre les internautes. Les utilisateurs sur tous les réseaux mentionnés peuvent noter et partager leurs avis avec les autres membres par rapport à la qualité des plats et des produits qu’ils ont achetés. La communauté est encore très jeune, mais si vous souhaitez en faire partie, nous vous invitons à utiliser le code “supermarmite253″ afin de vous inscrire.
Super Marmite est la quatrième start-up du fameux programme de Startup Weekend à Paris à se lancer cette année, après les lancements de Submate, de Checkmymetro et de Lepotiron.fr - qui emploie un modèle similaire à celui de Super Marmite mais pour les produits du jardin. Avec ces quatre start-up, on dirait que Startup Weekend se positionne bien sur les places de marché et les services sociaux de géolocalisation ! Nous attendons avec impatience les prochaines éditions de Startup Weekend en France et aussi la première édition en Suisse, qui aura lieu à Génève en novembre !






N’y a-t-il pas un problème juridique si des particuliers se mettent à vendre des plats alimentaires ?
Comment sont gérés les problemes d’hygiene, intoxications, … ?
Ces questions sont parmi les premières que nous nous sommes posées, au moment du start up weekend; elles sont cruciales pour nous.
SuperMarmite est un service d’intermédiation entre des personnes qui proposent des repas et des personnes qui en recherchent. Ce n’est pas un service de restauration. Néanmoins, les personnes qui cuisinent peuvent, si elles le souhaitent demander une rémunération pour les parts vendues.
La 1ère question légale est : ces personnes ont-elles le droit de percevoir une rémunération ? Notre réponse est Oui, sous réserve de respecter certains principes :
- Un particulier peut en effet vendre de manière occasionnelle de la nourriture aux membres d’une communauté sans avoir à se préoccuper d’avoir un statut professionnel lié à cette activité. Il faut en revanche que cela reste une activité occasionnelle et que cela ne dépasse pas certains revenus.
- Un utilisateur de SuperMarmite pourra aussi décider de professionnaliser son activité de cuisinier et proposer des plats de manière fréquente, en faisant ainsi de SuperMarmite une véritable source de revenus. Dans ce cas, cette personne devra avoir un véritable statut professionnel associé à cette activité, déclarer ses revenus en fonction et s’assurer aussi que les normes d’hygiène associées à son activité professionnelle de “restaurateur” sont respectées.
La question de l’hygiène alimentaire est un des points clé du projet. Légalement, en France, les cuisiniers occasionnels (par ex, une association qui organise un grand buffet) doivent obtenir une accréditation auprès de la Direction Départementale des Services Vétérinaires de leur commune. Obtenir cette accréditation est une formalité, qui est tout sauf pas compliquée en France. Afin de bien guider nos utilisateurs, outre le travail d’animation de la communauté, une partie de notre travail consistera aussi à informer et guider nos utilisateurs pour les aider à respecter ces principes.
Un autre point à prendre en compte, c’est que pour Super Marmite, le plus important est que la personne qui va chercher un repas sache à quoi s’attendre. Pour cela, elle pourra s’appuyer d’une part sur les évaluations (notes et commentaires) laissées par les autres membres, d’autre part sur un service de mise en avant des certifications de respect des bonnes pratiques culinaires que Super Marmite proposera prochainement sur le site.
En espérant avoir répondu à vos questions,
Au plaisir de goûter prochainement vos petits plats sur super-marmite.com
Olivier
Effectivement, la question du business model me taraude, et je vois quelques solutions, mais non viables :
- Un particulier devra se déclarer en auto-entrepreneur pour pouvoir vendre ses petits plats, et se déclarer aux services d’hygiènes.
- SuperMarmite prend la responsabilité des plats servis/vendus dans le réseau
Dans le premier cas, très contraignant pour l’utilisateur, dans le 2eme, très dangereux pour la startup…
Merci de nous éclairer sur votre solution!
@cactus & @berrehili : la lecture des mentions légales explicites ce points. Ce sont les particuliers qui sont responsable de ce qu’il font.
Le service se place seulement comme un site de “petites annonces spécialisées” qui met en relation des internaute. C’est tout.
Par contre pas d’idée sur le Business Modèle, parce que s’il commence à faire payer la mise en relation il y a de grandes chances pour qu’en cas de pépin on se retourne contre eux …
Wait & See !
Pierre
Je vois que je ne suis pas le seul a me poser des questions sur la légitimité de ce service.
A mon sens Super Marmite souleve plusieurs problemes : 1) encaissement TVA a 5,5, si pas déclaré il y a fraude
2) Regles HACCP
3) il faut une cuisine equipée aux règles sanitaires validé par un agrément des services vétérinaires Donc pour moi si l’idée est bonne elle cause un très gros problème juridique non?
Je maintiens qu’il n’est pas possible qu’un particulier puisse vendre des plats cuisiner a domicile a destination d’un publique, pour qu’il soit en regle il faut qu’il obtienne l’agrément des services veterinaires et si l’envie lui vient de vouloir etre auto entrepreneur la route sera longue car il lui faut subir une formation HACCP, avoir un labo et l’agrement des services veterinaires. Je doute donc de la mise en relation.
http://www.youtube.com/watch?v=DMXwZJuoP50
je recherche plutot la possibilite d aller faire la cuisine chez le particuliers surtout chez les personnes agées ou en difficultés
Oui, c’est vrai que le business modèle est fumeux ( faut une hotte pro pour cuisiner )…Si le sit ese met à payer la mise en relation ,soit par abonnement, soit par pourcentage sur les transactions, beaucoup de cuistot et clients vont quitter le site une fois qu’ils auront constitués leur réseau…Si je m’inscris sur un site de rencontre, que je trouve l’âme soeur, je me désabonne…Là pareil….La pub ??? Constituer une population-test pour que les grandes marques alimentaires testent leurs produits ? Beaucoup de travail pour finalement peu de revenus….Sans compter la concurrence, il y a dinedong qui fait exactement la même chose, depuis plus longtemps et qui semble moins entreprenant que Supermarmite…quoi, moins entreprennant parcequ’ils n’y croient plus ?