Cet article n’est pas une adaptation d’un article par Michael Arrington, Erick Schonfeld ou Robin Wauters.
Je me rappelle en 2004 quand j’étais encore étudiante à UCLA et j’ai entendu parler de Facebook pour la toute première fois. A l’époque, la plateforme était uniquement ouverte aux étudiants et UCLA faisait partie des premières universités du réseau. Le site était vierge de statuts, de publicités, d’applications tierces, de Farmville et les vaches perdues, de Pages Fan, de boutons “like” – je vous parle de Facebook même avant que les murs fassent partie des profils et bien avant son arrivée en France. On passait le temps à chercher nos amis et à fouiller les profils et les photos (et ensuite on le niait). Le site était simple et les utilisateurs naïfs. Personne comprenait le poke et on ne savait pas trop quand il fallait demander quelqu’un en ami. D’ailleurs, je vois que c’est toujours le cas car il y a encore beaucoup d’utilisateurs qui galèrent quand il s’agit d’être poli sur Facebook.
Après 6 ans en tant qu’utilisatrice fidèle du premier réseau social mondial, je suis devenue assez déçue de voir certains comportements de la part d’autres utilisateurs. Rassurez-vous, je ne parle pas de tout le monde ! Parfois je vois des photos des jeunes en train de faire la fête (voire plus), qui passent indiscrètement dans le flux sur ma page d’accueil – ou encore des statuts un peu trop personnels. Mais bon, ça arrive et je commence à avoir l’impression que la communauté facebookienne se montre de plus en plus compréhensive par rapport à certains comportements, qui auraient été des tabous auparavant.
En revanche, ce ne veut pas dire que tout est permis – surtout quand il s’agit d’interagir avec d’autres utilisateurs. N’oublions pas que derrière chaque profil numérique se trouve normalement une vraie personne. Bien sûr il y aura toujours certains internautes qui acceptent n’importe qui en ami – mais pour la plupart de la communauté, y compris moi-même, il faut un minimum de connaissance pour être Facebook friends – même si le terme est en train de perdre sa signification.

Etant sur le réseau depuis 2004 et vu que je ne fais pas de nettoyage de mes contacts, j’ai accumulé beaucoup d’amis. Et comme Facebook semble changer les paramètres de confidentialité presque tous les jours, ce qui a d’ailleurs supprimé mes listes et mes paramètres enregistrés dans le passé, j’ai fini par ouvrir mon profil à tout le monde – c’est-à-dire que le même profil s’affiche que l’ami en question soit mon père, Michael Arrington ou mes meilleurs amis. Du coup, je suis obligée de surveiller mes photos (j’enlève presque tous les tags, même si mes photos sont assez ennuyeuses) et d’être minimaliste par rapport aux informations publiées sur mon profil. Cela dit, j’ai toujours un mur public que j’actualise régulièrement et chaque fois que je like quelque chose, tout mon réseau est instantanément au courant, bien évidement.
Mais même si l’écart entre Facebook et Linkedin ou Viadeo se réduit, l’écart est toujours là. Facebook n’est pas Linkedin. Ni Viadeo. Ni Twitter. Être le follower de quelqu’un sur Twitter n’est pas (encore) devenu synonyme avec être son ami sur Facebook.
Chaque jour, je reçois je ne sais plus combien de demandes en ami sur Facebook de personnes que je ne reconnais pas. D’où viennent-elles? Pourquoi est-ce qu’elles me contactent ? Parfois je me demande si la personne se rend compte de ce que je vois en regardant la demande ; si on n’a pas d’amis en commun et on ne s’est jamais rencontré, je me retrouve avec le nom d’un simple inconnu devant moi – et, cerise sur le gâteau, le nom est souvent accompagné par une photo encore plus difficile à reconnaître (voire marrante), comme un chat, la Tour Eiffel ou une caricature (là, je vous fais la version lite). Sinon, j’ai aussi reçu des demandes en ami de la part des produits, des entreprises, des organisations, etc. sans savoir qui était derrière le compte.
Bref, c’est juste moi ou c’est en effet une drôle de façon de faire un premier contact ? Les utilisateurs semblent ignorer que Facebook a même intégré une petite fonctionnalité très sympa pour que les utilisateurs puissent écrire un petit message d’introduction avec la fameuse friend request. C’est impoli, un peu arrogant et même agressif d’envoyer une demande sans se présenter si vous ne vous connaissez pas – même si vous pensez que la personne reconnaitra votre nom (ce n’est pas toujours le cas). Si vous voulez qu’on accepte votre demande, faites l’effort d’écrire 3 phrases !

Avec 500 millions de membres, c’est clair que le réseau va éventuellement se détruire si les utilisateurs ne se comportent pas d’une manière appropriée. On a déjà eu un Quit Facebook Day en mai, un genre de manifestation numérique pour que tous les internautes mécontents avec les changements au niveau de la confidentialité. Par contre, cette fois-ci, ma frustration est provoquée par les utilisateurs et non la société. J’ai eu ma dose de pokes bizarres, voire de demandes en mariage de la part des étrangers, de spam qu’on me renvoie chaque semaine. Même quelqu’un qui a créé une imitation de mon profil et a ensuite contacté la plupart de mes amis sur le réseau (oui, j’ai du signaler Facebook). Comme je fais attention avec les personnes que j’accepte en ami, mon mur ne s’est pas encore transformé en espace publicitaire – heureusement. Au moins, je vois qu’il y a encore quelques utilisateurs prudents.
En outre, ce n’est pas la première fois que quelqu’un de notre équipe demande un peu de politesse de la part de la communauté. Michael Arrington a apparemment eu des problèmes similaires sur Skype. Contacter quelqu’un sur Facebook, Skype ou via une autre plateforme sociale n’est pas une science. Il s’agit tout simplement de comprendre les outils différents et de ne pas en abuser. Skype n’a pas encore remplacé le téléphone – comme Facebook n’a pas encore remplacé les emails.
Alors, on ne se connait pas mais vous avez une petite question rapide ? Pensez à me la poser sur Twitter. C’est une question trop personnelle ? Demandez un DM sur Twitter ou envoyez-la-moi par mail. Pour les autres demandes de nature professionnelle, un communiqué de presse à diffuser, une introduction à faire ou un rendez-vous à fixer, etc., je vous conseille d’utiliser email ou même un réseau professionnel, comme Linkedin ou Viadeo. Pourtant, si on ne s’est pas encore rencontré mais vous avez quand même une préférence pour Facebook, n’oubliez pas de montrer un peu de politesse.
A venir : les meilleurs communiqués de presse que j’ai reçus qui n’ont rien à voir avec TechCrunch.






Le premier critère d’un site social est, de toutes façons, sa communauté.
Le succès futur de Facebook dépendra effectivement de sa communauté, même si, en effet, les décision techniques l’influencent fortement.
Je ne suis pas sur qu’on puisse parler “d’une communauté” Facebook.
A mon sens, il s’agit plus d’une multitude de communauté qui se côtoient et interagissent que rarement entre elles.
Bien dit
Ou le mieux c’est peut-être quitter Facebook
Ce que j’ai fait
http://techcrunch.com/2010/08/27/im-a-writer-not-a-twitter/
Tout à fait d’accord pour la politesse et les changements réguliers des paramètres de sécurité…et non seulement on doit surveiller les infos que l’on met sur son compte, mais ce que nos amis (parfois sans gène) publient à votre propos….je pense que le “détaggage” sur Facebook doit être le sport internationale
Hahaha
Et bravo à “Clément Vouillon” pour avoir servi d’exemple! x)
oui, double exemple en plus car c’est moi qui ai fait la demande en marriage à Roxanne par facebook
Clément et Roxanne, vous avez combien de demandes d’amis en plus, depuis la parution de l’article ?
J’ai eu des bonnes surprises de la part de quelques lecteurs. Mais aucune demande en mariage de la part de Clément.