Recruter des développeurs, ce qui a changé
  • 34 Commentaires
par Roxanne Varza 26 juillet 2010

C’est fait, vous avez terminé votre Business Plan, vous venez de lever un peu d’argent, votre plan média est prêt… mais il y a un souci : il vous manque quelques développeurs. Et vous l’avez compris, trouver la perle rare semble bien difficile en ce moment.

Nicolas Martignole est bloggeur et développeur indépendant. Il fait partie de l’équipe d’organisation du Paris Java User Group. Bien connu dans la communauté Java, il nous donne quelques pistes pour comprendre les nouvelles règles du recrutement.

Beaucoup d’entrepreneurs dans le Web en France semblent avoir des difficultées à trouver de bons développeurs. A votre avis, ce problème est-il propre à la France ?

En effet il est difficile de trouver, d’estimer correctement le niveau d’un développeur, puis ensuite de convaincre celui-ci de vous rejoindre. Si je devais retenir une caractéristique de notre pays, c’est que le développeur est une espèce rare en voie de disparition. La formation en France ne pousse pas forcément les jeunes diplômés vers les structures en croissance et les startups. La voie royale pour le jeune développeur est la société de service informatique (SSII). Vous pouvez faire appel à des sociétés de service (SSII) qui externalisent pour vous la complexité du recrutement, de la formation et de la gestion des développeurs. Vous pouvez travailler aussi avec des indépendants, ce qui permet aussi de répondre à un besoin plutôt ponctuel. Si par contre votre solution demande des développeurs en interne, il faudra les trouver, les intéresser au projet et les conserver.

C’est clair que certains développeurs ont une préférence pour cette “voie royale”. Par contre, on pourrait imaginer que le recrutement des développeurs se fasse plus facilement en région, en absence des SSII et là où il y a moins de concurrence entre les start-up pour attirer les bons profils. Alors, vous qui connaissez surtout la communauté des développeurs Java, comment font-ils pour trouver un poste intéressant ?

D’abord par réseau de connaissances. Dans un sondage réalisé en mars 2010 sur mon blog, le Touilleur Express, sur 322 personnes interrogées, 32% répondent que leurs anciens collègues sont le 1er moyen de trouver un poste intéressant. Ensuite en 2ème vient les soirées communautaires comme le Java User Group à 15%, et les sites d’offres d’emplois n’arrivent que 3e à 12% (les autres résultats sont en ligne sur le blog).

Et les réseaux professionnels et les offres en ligne?

Les réseaux sociaux comme Linkedin ou Viadeo en France ne retiennent que 12%, puis les réseaux des anciens élèves avec 11%. Twitter et les forums sont loin derrières à 2%. Les développeurs font avant tout appel à leur réseau, à leurs connaissances et à leurs anciens collègues.

Les développeurs Java n’utilisent plus tellement les sites d’offres d’emploi traditionnels. Mettre son CV c’est l’assurance de recevoir un grand nombre d’appels de sociétés de services, et la garantie de perdre beaucoup de temps. Il n’est pas dur de trouver un poste. Il est par contre très difficile de trouver un poste intéressant. Il n’y a pas assez de développeurs Java.

Pourriez-vous nous parler de ces soirées communautaires ?

Dans la communauté Java, comme dans le monde .NET, Python ou Groovy par exemple, il existe ce que l’on appelle les groupes d’utilisateurs, ou User Groups en Anglais. Pour la communauté Java à laquelle j’appartiens, cela a démarré en février 2008 avec la création du Paris Java User Group. Chaque mois, nous organisons une conférence gratuite en soirée, avec un buffet qui est un lieu d’échange et de réseautage. Cela remporte un énorme succès. Plus de 210 personnes chaque mois. C’est l’occasion de créer un réseau. Les passionnés ne sont pas différents des autres. Ils aiment se retrouver et parler de leur passion. C’est donc un moyen pour trouver des candidats. Encore faut-il les séduire.

Comment les séduire justement ? Est-ce que c’est difficile ? Est-ce que les motivations des candidats ont évolué ?

On parle de séduire car les bons développeurs ne sont pas en recherche active, ce sont tous des personnes en poste. Il sera donc vraiment difficile de les débaucher. Ce qui est intéressant c’est de regarder les motivations des candidats. Il y a 10 ans, les développeurs cherchaient la reconnaissance et le poste. Aujourd’hui c’est la mission et le sens de ce qu’ils font, au delà du salaire ou du temps de transport. Les valeurs de l’entreprise, ce que je vais faire pour toi en tant que développeur, tout ceci compte plus que le reste.

Si votre projet est intéressant, le développeur passionné sera le premier à vous suivre. Il sera peut-être plus facile si vous n’êtes pas du tout technique, d’envoyer quelqu’un de plutôt technique. C’est aussi l’occasion de parler de son projet et de voir l’avis de différents développeurs, qui sont avant tout des passionnés.

Quelles sont les projets les plus intéressants pour la communauté Java alors?

En ce moment nous parlons beaucoup de NoSQL. Nous co-organisons notre prochaine session de septembre du Paris JUG sur ce thème avec le NoSQL User Group de Paris. C’est un sujet très porteur dans le monde du développement Web. Nous nous intéressons beaucoup aux projets Web. Par exemple saviez-vous que le projet Cassandra utilisé par Digg, Facebook ou Twitter  tourne sur Java ?

Il existe Ruby On Rails pour le monde Ruby. Côté Java nous avons le framework Grails ou Play! Framework qui permettent aussi de développer des projets Webs rapidement. La solution d’hébergement dans le Cloud de Google, Google App Engine, tourne en Java et en Python. Pour terminer, je pense à Google Android, le système pour mobile, qui demande des compétences Java. ll y a donc un bon nombre de moyens de rendre un projet intéressant pour un développeur Java.

Un dernier conseil pour conserver une équipe de qualité ?

N’hésitez pas à encourager les initiatives de vos développeurs lorsqu’ils veulent partager et échager. On vous a parlé des 20% de temps libre de Google. J’ai observé dans plusieurs sociétés (SFEIR, Xebia, OCTO Technology, Ippon Technologies) que les responsables organisent une journée par mois, où l’ensemble des consultants sortent de mission pour se retrouver, pour faire des présentations, et discuter en dehors du temps consacré à leur projet. Cette composante où la relation humaine est au premier plan est très importante pour souder une équipe.

Deuxième conseil : venez voir comment se passe une soirée comme cells du Paris Java User Group, ou de l’un des 15 autres Java User Group en France. Vous rencontrerez des passionnés, des gens avec un réseau de connaissance, bref ce que j’appelle un Geek 2.0.

Commentaires rss icon

  • Etonnant cette notion de voie royale, je n’ai jamais trouvé qu’être un interimaire de luxe dans une SSII soit une vraie et belle opportunité…

  • ……et surtout! Pour les devs gamers, y’a GameCreds.com! 100% servlets Java! :-)

  • Tout d’abord un bon développeur java demande un peu de temps et d’expérience. Il faut laisser du temps au temps …
    Et devenir un bon développeur demande un investissement lourd et long. L’apprentissage de Java n’est pas si évident que ça. A coté, il faut intégrer des connaissances sur Java EE, Spring, Base de données relationnelle SQL, UML, gestion de projet (XP) … Maven .. j’en passe.
    Un développeur doit posséder aussi des connaissances dans le réseau et il se doit de savoir communiquer au sein d’une équipe, se faire commercial dans certain cas. Etre curieux pour suivre l’évolution des technologies.
    Avoir son blog !
    Le métier de développeur Java a évolué …

    • Le “Avoir son blog” était une boutade mais le blog est aussi le partage de son expérience, de mettre en avant des points de vue, des démos, d’exposer son point de vue … C’est utile.

  • POur avoir travailler qques temps au canada puis desormais en espagne, je confirme qu’il est extrêmement difficile de trouver des bon dev. Ce ‘est pas un problème franco-français :-)

  • - la SSII n’est pas une voie “royale”. L’énorme majorité des dév préfèreraient bosser ailleurs qu’en SSII, mais comme cela représente 95% des offres d’emplois, ya pas vraiment le choix …
    - absence des SSII en province ? LOL. Sortez un peu de Paris de temps temps. En province comme ailleurs, l’immense majorité des postes est en SSII.
    - organisé une journée par mois : ça peut être une bonne idée mais attention danger !! si c’est ressenti comme une contrainte, ça aura l’effet inverse. De plus j’ajouterai qu’il faut sortir de l’image du geek qui code même le weekend : les dèv ont d’autre choses a foutre en dehors des heures de travail que d’écrire un slide sur la dernière techno à la mode ou mettre à jour leur blog sur J2EE
    - la règle d’or pour recruter un informaticien : lors de l’entretien n’utilisez pas le bullshit commercial réservé habituellement au client ou autre personne qui n’y entrave rien à l’informatique. Le bon développeur vous écoutera en approuvant, et ira voir ailleurs ou on le prendra un peu moins pour un con.

    Pour AntonyManigot : “Avoir son blog !” => ROFL. Encore une fois, un dév. est devant un écran toute la journée. Si il y passe aussi son weekend, vous devriez songer a prendre quelqu’un de plus équilibré. Contrairement au idée reçu, les meilleurs en informatique sont ceux qui sont aussi capable d’avoir d’autres passions dans la vie.

    • à 200% d’accord pour le blog. souvent chez un développeur le blog n’est qu’un paraitre. être bon journaliste n’est pas forcément être bon développeur, en quelque sorte. d’ailleurs rares sont les recruteurs qui aiment que le développeur tienne un blog pendant ses heures de travail ;)

    • “les meilleurs en informatique sont ceux qui sont aussi capable d’avoir d’autres passions dans la vie”… mais bien sur… la fameuse technique “Laure Manaudou”…

  • clairement, à mes yeux la SSII est la pire chose qui puisse m’arriver..

    pour ma part le CDI m’ennuyait, je suis devenu indépendant, et ce que je pourrais dire aux recruteurs est de faire attention également de ne pas en faire trop dans la séduction par les technos : le discours “on va faire des technos intéressantes” ça va un temps, mais parfois certains en font trop et à force les développeurs se sentent comme des ânes qu’on appâte avec une carotte plutôt que des partenaires indispensables.

    mais cette partie là n’est que détail à côté de la différence de rémunération finalement infime proposée généralement à deux développeurs dont l’un est dans la moyenne et l’autre très bon. on aime bien tirer sur les prix surtout qu’on estime souvent son développeur pour l’amadouer plutôt que par sincérité (culture d’entreprise traditionnelle à la française). l’une des clés est là : la référence qu’on appelle marché est bien trop basse pour un (très) bon développeur, ce qui en dégoute plus d’un.

    enfin, c’est un sujet récurrent dans le monde ruby par exemple : le manque de développeurs. il y a certains sauts technologiques qui se sont effectués ces dernières années et qui sont en train de s’accélérer fortement j’ai l’impression (nosql, node.js, frameworks etc). pour que ce saut se fasse avec sérénité, il faut que les boites forment sur ces technos. par exemple pour un développeur rails, les startups ont tendance à poster une annonce de recrutement d’un développeur rails sur le forum rails france par exemple. ça parait logique, mais ce n’est pas forcément la meilleure approche. pourquoi pas rechercher un développeur prometteur et motivé, puis le former ? il y en aura sans doute plus que de déjà formés et libres. il faut que les entreprises disposant des très bons développeurs les payent en conséquence et forment de nouveaux talents car c’est un peu de la responsabilité des entreprises que de hausser un peu le niveau de jeu du marché. beaucoup diront que cela coute cher, mais cela pourrait couter encore plus à moyen terme

  • SII ?? Voie royale ?? Pour tous les BONS developpeurs que je connais, pour tous les développeurs qui ont également besoin d’une dimension scientifique ou créative, la SII est l’endroit à éviter à tout prix !!!

    Cela n’a absolument rien d’une voie royale. Les personnes qui vont en SSII ont soit des compétences limitées, soit ne savent pas exactement ce qu’ils veulent faire en informatique.

  • Bonne interview même si je suis assez d’accord avec les commentaires si dessus surtout sur les SSII… et à Lille comme ailleurs il ny a que des SSII… faut vraiment sortir de Paris parfois.

  • Je pense que par “voie royale” l’auteur veut surtout dire que c’est le chemin le plus souvent suivi…

  • Bonjour, par voie royale je pense que nicolas voulait dire la voie la plus souvent choisie après les écoles d’ingénieurs. C’est celle qui propose les plus gros salaires et la plus grande stabilité.

    A noter le blog de Nicolas Martignole: http://www.touilleur-express.fr/

    et le paris GTUG (google tech user group) http://paris-gtug.org

    • Plus grands salaires ??? plus grande stabilité ???

      SSII = énorme turnover, et des salaires d’entrée plutôt dans la moyenne : corrects sans être exceptionnels.

    • c’est tout les contraire : les SSII proposent les plus bas salaires et la moins grande stabilité !!

      et dans l’immense majorité des cas ce n’est pas une voie choisie mais subie, car les postes en dehors des SSII sont rares.

      • En sortant d’écoles, lorsque tu as 30-40k€ de prêt étudiant à rembourser tu préfères largement les SSII qui embauchent à tour de bras à 38k€ sur Paris. Sur une promo de 300 diplomés d’une école d’ing info, 50/80 ne choisissent pas les SSII

  • Je confirme qu’il est plus facile de trouver de très bons ingénieurs développeurs en région plutôt qu’à Paris.

    Exemple pour nous (Goojet) : nous sommes basés à Toulouse, 2ieme ville étudiante de France, avec quantités de SSII (Airbus oblige…). Si la voie “classique” est d’aller en SSII, il y a de plus en plus qui regardent les opportunités offertes par des startups, mais comme il y en a peu, cela change la donne : plus de développeurs pour moins de postes.

  • + “32% répondent que leurs anciens collègues sont le 1er moyen de trouver un poste intéressant”

    + Les SSII ont la plus grosse puissance de feu en terme de recrutement.

    + Faible culture entrepreneuriale.

    = Toujours aussi compliqué pour les startups. Je ne vois donc pas ce qui a changé.

  • @Cedric balance les CVs ! :)

  • “N’hésitez pas à encourager les initiatives de vos développeurs lorsqu’ils veulent partager et échanger.”

    Tellement vrai. J’ajouterais même qu’il faut laisser une certaine marge d’exploration technique aux dévelopeurs, vu que dans beaucoup de cas un bon dev qui n’apprend plus rien dans son poste risque de partir.

    Pour ce qui est de la SSII comme voie royale, je ne suis pas trop sûr… je dirais juste que c’est le chemin “de base”. En sortie d’école les SSII engagent à tour de bras sans être trop regardants et c’est donc la solution de facilité, mais ce n’est pas forcément le meilleur choix sur le plus long terme. Tout dépend si le jeune diplômé veut plus partir vers un poste de manager/commercial ou se concentrer sur la technique, je suppose.

    • tout a fait d’accord sur la “marge d’exploration technique”.
      C’est un bon investissement à long terme pour l’entreprise, et ça évite que le dév. se barre quand il a fait le tour du poste au bout d’un ou 2 ans. Voir le dernier paragraphe du commentaire d’Alexandre un peu plus haut qui résume très bien le sujet.

  • Bonjour,

    Ok voie royale ce n’est pas un terme très bien choisi, désolé pour la confusion. Plutôt la voie sur laquelle il y a le plus de recrutement en ce moment, ce qui rend les choses difficiles pour les Startups.

    Ce qui a changé ce sont nos attentes par rapport au marché. Le message est à destination des entrepreneurs, afin de leur expliquer que le recrutement est difficile et qu’il faut donc diversifier les voies de recrutement. Je constate (et les commentaires du billet le disent) que nous avons changé et que nous demandons autre chose au marché et au recruteur. Les valeurs, le sens de ce que l’on fait, c’est un message fort pour dire ce que pense la communauté des développeurs.

    Si vous voulez en savoir plus, il y a une vidéo qui raconte cela en 17mn
    http://www.universite-du-si.com/fr/conferences/6/sessions/884

    Sinon on peut en parler autour d’une bière

    :-)

    Nicolas

  • Bonjour,

    je profite de cet article pour signaler aux développeurs .Net qu’il peuvent venir participer aux soirées Alt.net ( = JUG). Pour être tenu au courant des prochaines dates : http://groups.google.com/group/parisaltnet

    Julien

  • Si en France, on arrêtait de juger au diplôme plutôt qu’aux compétences çà irait peut être mieux…

    les meilleurs développeurs que j’ai cotoyé ne sortent pas d’école d’ingé mais sont des passionnés qui ont appris par eux mêmes!!

  • Je confirme qu’il est laborieux pour une start-up d’embaucher des développeurs de bon niveau sur Paris. Nous avons ouvert chez Antelink plusieurs postes de développeurs et sommes toujours à la recherche de talents. Il est bien possible que nous allions au prochain Paris Java User Group. Peut-être que d’ici là ce que propose Antelink vous aura déjà tapé dans l’oeil !
    En tout cas, merci pour votre article.

  • Nous sommes tout à fait dans la situation décrite en introduction ! Je confirme, ce n’est pas évident (nous en sommes en phase de recrutement encore).

    Cela dit, beaucoup, ont des jobs ennuyeux : grosses sociétés sans culture Web qui les prennent pour des plombiers ou bien médiocre sophistication des projets en agence (surtout en Province). Aussi, l’argument n°1, c’est l’ambition, le challenge, etc. Les développeurs sont, en effet, avant tout des passionnés.

  • j’aime bien qu’on incrimine la formation :
    “c’est que le développeur est une espèce rare en voie de disparition”

    Les étudiants ne sont pas idiots, ils voient bien que depuis des années des entreprises font développer en Inde (et depuis quelques temps au Maghreb), ils choisissent donc des fonctions moins délocalisées…
    Pas folle la guèpe, les entreprises récoltent ce qu’elles ont semé…
    il n’y a plus qu’à assumer (ce que peut de gens font) ou tenir compte du sujet globalement et évoluer.

  • Je confirme que c’est difficile pour une startup de recruter des bons développeurs.

    Nous sommes une startup dans le Web 2.0 et nous recrutons : http://www.cadres.apec.fr/offres-emploi-cadres/0_0_0_25501847W________offre-d-emploi-h-f-ingenieur-developpement-web-2-0.html

  • Le problème c’est pas de savoir ou les trouver les bons développeurs. La question est de savoir ce qu’est un bon développeur. Et pour moi un bon dev c’est pas un mec qui sort de l’école et qui va réécrire en erlang mon pricer. ca on en trouve à la pelle. Un bon développeur c’est avant tout un bon tech, un garcon ou une fille qui connait bien l’linformatique inside out. Qui ne sait pas tout faire mais c’est comment s’y prendre quand faut le faire. J’ajoute que comme tout le monde faut être bien payé, alors ensuite SSII ou grands comptes globalement les bons devs vont s’y faire chier. reste pour eux à trouver une bonne bande de technologist qui sauront leur insufler un peu d’envie. Enfin et c’est pour moi le plus important, un bon dev est un dev d’experience : surtout quand on bosse dans une startup ( ou équipe réduite). Ras le bol des startups qui sont montées par des HEC sortis de l’école qui embauchent des développeurs stagiaires et qui arrivent à rien au final ( à personne).
    L’expérience paie.

Laisser un commentaire

Commenting Options

Rétrolien
Short URL
Avez-vous des informations à nous faire parvenir ? Envoyez-nous un email
  • Actively Discussed Posts
  • Il n'y a pas de billets à afficher
Urgence Japon
  • MediaTemple Logo
  • QuickSprout Logo
  • OpenX Logo
  • Cotendo Logo