Voler de la musique: est-ce vraiment mal?
  • 43 Commentaires
par Michael Arrington (adaptation: Alain Eskenazi) 1 avril 2009

Intro d’Alain:Voici un nouveau billet intéressant de Michael (qui suscitera de nombreuses réactions…) sur le sujet et qui prolonge le débat lancé suite au billet sur le sort des startups de musique et aussi la présentation de Mikiane récemment sur la culture libre. Je reprend la question à mon compte; télécharger et partager de la musique gratuitement est-il vraiment un délit?

La musique était autrefois très simple. Les alternatives étaient évidentes. Nous l’écoutions à la radio gratuitement, sans savoir exactement ce qui serait diffusé, le tout enrobé de plein de publicité. Si vous alliez à un concert vous payiez, et si vous achetiez une cassette ou un disque, il suffisait de payer aussi. Les gens copiaient les cassettes  et se les passaient entre eux. C’était le début du P2P. Voler de la musique, c’était  mettre la main dans un bac à disques et partir en courant. C’était clairement interdit. Pas de discussion.

C’est la raison pour laquelle, peut être beaucoup de personnes de plus de 30 ans pensent que télécharger de la musique est d’un point de vue éthique, déplacé. Ils se souviennent du temps où nous achetions des disques. Ça ne les empêche pas de continuer à télécharger mais ils ont mauvaise conscience quand ils le font.

Mais si vous avez découvert la musique durant la dernière décennie, si vous avez à peine 20 ans, comment pouvez vous penser qu’écouter gratuitement de la musique sur Internet est un crime? Pour cette jeune génération la notion de vol de musique ne veut pas dire grand-chose.

Oublions la loi pour un instant. Nous essayons de comprendre ce qui nous apparaît comme juste mais les gouvernements, labels et syndicats des artistes ne cessent de marteler combien il est mauvais de télécharger des morceaux; que cela est égal à du vol pur et simple. Nous lisons sans cesse des articles sur des poursuites contre des internautes parfois mémé très jeunes. Nous sommes tous devenus des pirates aux yeux de l’état.

Et pourtant durant ces dernières années la frontière entre le bien et le mal s’est légèrement évaporée. Il est possible d’écouter de la musique en streaming sur MySpace ou sur d’autre sites et c’est bien. Mais par contre sur d’autres qui n’auraient pas de contrats officiels avec des labels , c’est mal. Il y à peine deux ans la musique en streaming était complètement illégale et maintenant pas toujours… aujourd’hui c’est différent c’est un peu comme sur la radio mais sans les pubs. Mais pas partout.

Et télécharger de la musique gratuitement c’est illégal? n’est-ce pas ? et bien non pas si vous habitez en Chine, avec Google,  pas de problème.

Tout ce qui reste en fait aux labels de musique c’est cette loi qui s’applique sur la musique enregistrée. Télécharger de la musique sur Internet gratuitement est mal; c’est la loi qui le dit, peu importe si la réalité est différente dans tel ou tel endroit, pour tel ou tel format. Et les labels s’accrochent à cette loi.

Mais nous le répétons et certains nous le reprochent, la réalité d’Internet forcera l’industrie de la musique a modifié son approche. Gratuité, modèle économique nouveau, licence globale, autant de sujets qui devront être abordés de face et avec courage .

Jusqu’au jour où  l’industrie tout entière acceptera et respectera cette réalité, nous refuserons de nous considérez coupables pour le téléchargement et le partage de musique. Tant que l’hypocrisie et l’ambiguïté régneront dans cet univers, tant que, par exemple le téléchargement gratuit est légal en Chine mais pas ailleurs, rien ne justifie de considérer le partage gratuit de la musique comme une mauvaise action.

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  • Très bon article même si je suis pas d’accord sur le faite que le téléchargement n’est pas un actes de vol. C’est du vol, tout simplement tans que la loi sera comme ça, c’est du vol au yeux de la justice. Et le cas de la chine reste l’exception et non une généralité.

    L’industrie à s’adapter mais la gratuité pour les utilisateurs voudrait dire que quelqu’un assument les couts ? Auquel cas, qui ? Les majors ?

    “Rien ne justifie de considérer le partage gratuit de la musique comme une mauvaise action.”

    La tu te place en temps que consommateur… Mais en soit je suis d’accord.

  • La Chine une exception ? La Chine est le pays avec le plus d’internautes au monde, ça fait de la Chine la majorité ;-)

    • c’est vrai et la chine est le pays qui respecte le moins les droits de l’homme!
      cela veut il dire pour toi qu’il faut abolir le peu de droits que nous pouvons avoir en fonction de notre lieu de naissance.
      La peine de mort y est encore présente et vu qu’ils sont majoritaires cela veut il dire qu’il faut la restorer ;)

      (c’est bien connue en groupe on est plus stupide :p )

  • Oui une exception, ce n’est pas forcément la majorité qui a raison ? Mais le sujet n’est pas la. Si cet acte, n’est pas considérer comme du vol, ce genre de pratique ne pose pas de problème. Mais a ce que je sache ce n’est pas le cas dans nos pays.

    Reste a connaître quel est le système de fonctionnement le plus profitable pour tous.

  • La conclusion d’Arrington est frappée de bon sens, espérons que l’autorité du bonhomme fasse bouger un peu les choses…

    Merci Alain d’avoir publié ce billet aussi vite :)

  • Surtout on fait tout un battage médiatique pour des cacahouètes, je n’ai pas le chiffre 2008, mais le CA de la musique en france était de 318 million d’euro en 2007, soit 6€ par français par an ou encore 0,5€ par français par mois, alors franchement l’état ferai mieux de dire:
    Tout personnes prétendantes à être ayant droit doit déposer son œuvre en version numérique sur un site de distribution (gratuite) gérée par l’état qui peut collecter cette somme fiscalement puis reverser au prorata des téléchargements (voir avec une échelle non linéaire pour favoriser les petits artistes). Ce qui n’empêcherai pas par ailleurs de continuer de vendre des CDs, places de concert etc.. Donc tout bénéf pour les artistes, et on arrête de vouloir mettre un tiers de la population en prison pour 0.5€ par mois. Le gouvernement ferait-il cela pour tenter de masquer son impotence sur les vrai sujets économiques ? Je veux bien les conseiller quand ils veulent. On ne peut pas être plus mauvais que ça de toutes façons…

    • La musique gérée par l’état … et la rémunération des artistes payées par des impôts …

      Qui a dit communiste ? Allez, hop en Sibérie !

      • Pas communiste du tout, mais comment pourrait-on faire confiance à une entreprise privée pour redistribuer aux artistes des fonds collecté fiscalement. Ce que voulait souligner, c’est surtout que l’on fait beaucoup de bruit pour de petites sommes: Le cout de mise en oeuvre de la riposte graduée, et estimé par ceux qui le propose à 70 millions d’euro. On utilise un buldozer pour déplacer quelques cailloux.

        De plus je ne remet pas en cause la vente de cd (mais du coup, il devra y avoir une vraie plus value, livret travaillé etc.) et les places de concert (car la il y a vraiment une prestation)

        Donc les artistes gagneront plus qu’a présent avec ce type de système

    • Le CA de la musique n’est de 300 m €. En 2008, les ventes de CD ont représenté 1 milliard d’euros en France (prix consommateur). Si on rajoute les revenus des concerts (en très forte progression, des diffusions radio / TV / bars, la copie privée, on peut multiplier par 2.

  • L’argument de la Chine ne tient pas : est-ce parce que les texans ont le droit de tuer un cambrioleur en toute impunité que j’aurais le droit de le faire ici, en France ?
    En matière de droit d’auteur, le principe fondamental est que c’est l’auteur (ou ses ayants droit) qui fixe les règles. Si un auteur / créateur décide de mettre gratuitement son oeuvre à la disposition de tous, aucun problème, je peux télécharger. S’il en décide autrement, qui suis-je pour m’arroger le droit d’aller contre sa volonté ?
    A la limite, si un auteur décide de retirer complètement de la circulation son oeuvre, à quel titre devrais-je aller contre son choix ?
    Jusqu’à preuve du contraire, personne n’est jamais mort de ne pas avoir lu un livre ou écouté un morceau de musique. La réaction “je télécharge parce que je peux et que j’en ai envie, et je me fous des conséquences” est simplement la démonstration éclatante d’un égoïsme stupide.
    En parlant d’hypocrisie, certains journalistes feraient bien de se rappeler qu’ils vivent eux aussi grâce au droit d’auteur…

  • Cela s’appelle respecter la loi du marché résultat de la rencontre entre l’offre et la demande.
    Ce qui surprend tellement l’industrie musicale c’est ce renversement : la demande (internautes/consommateurs) n’est pas d’accord avec le modèle proposé et possède les moyens de s’en passer.

    Ensuite un point très peu abordé.
    Les majors ont toujours imposé leurs supports d’écoute : vynil, k7 et cd. Ceux ci étaient vendus dans des magasins. Les Majors n’ont jamais eu à se soucier du vol physique. Il était assuré sur la surface de vente.
    Les majors ont un nouveau rôle à assumer face à des “voleurs” finalement bien difficiles à identifier.

    Bref cela fait beaucoup de choses pour des gens qui ont été bercés par 30 ans de business facile, sur un modèle de marché établi.
    On dit aussi se reposer sur ses lauriers. Dans une économie de marché cela ne dure jamais éternellement.

  • Ces chinois ils sont fort quand même ! Vous pensez que si l’on fait passer plus de 60 millions de français en réfugié politique en Chine ça peut passer au niveau de l’ambassade de Chine ?

  • Il faut arrêter de se trouver des excuses justifiant le droit au piratage. C’est illégal, point, même si c’est entré dans les moeurs !!!

    C’est comme rouler bourré ou au dessus de la limitation, tout le monde le fait ou l’a fait mais c’est interdit et c’est justifié.

    La musique à un coût de production, il est logique qu’il faille l’acheter d’une façon ou d’une autre.

    Oui, nous sommes tous des pirates !

    Se pose ensuite :
    - la question des sanctions : comme vous je les trouve disproportionnées, il faut les ajuster
    - la question du modèle : on n’achete plus de CD, la musique doit se payer, on doit donc trouver un autre moyen de rétribuer le circuit de production de la musique.

    alors, oui voler de la musique est mal, par contre, non, ce n’est pas *vraiment* mal.

  • J’ai décidé d’aller bouffer gratos chez mon voisin de pallier qui oublie de fermer sa porte.
    Je lis gratos les bouquins qu’achètent ma petite amie.
    Je ne paye plus l’électricité puisqu’un pote d’edf a monté une bretelle sur le compteur électrique de la boite d’informatique qui est en dessous de chez moi.
    J’emprunte la copine du voisin du dessus quand il est occupé à télécharger des films,
    Je vais aux concerts sans payer en piquant des billets dans les files d’attente.
    Je ne paye plus ma femme de ménage puisque je lui donne des DVD piratés
    D’autres idées ?
    Oui, je vais me faire des revenus en cliquant sur des pubs, en les collant sur mes habits, l’hiver, sur mon corps quand je vais à la plage.

  • L’argument de la Chine est absurde. Ce n’est pas parce qu’un acte est légal quelque part qu’il doit être légal en France.

    L’idée qu’une pratique ne pourrait pas être considérée comme illégale parce qu’elle est courante me semble indéfendable également.

  • Petite nuance, pour avoir vécu cette période, concernant les copies de cassettes dans les années 80 : cette pratique faisait déjà débat à l’époque. Nous savions que ce n’était pas légal. Et certaines radios s’arrangeaient d’ailleurs pour couper les morceaux afin qu’il soient difficilement enregistrables.

    L’hypocrisie venait du fait qu’une autre industrie, celle des support vierges (cassettes, CD), faisait son beurre grâce à la copie illégale, problématique que l’on retrouve aujourd’hui vis à vis des fournisseurs d’accès à Internet.

    Maintenant pour revenir au billet ci-dessus, ce genre de discours n’est-il pas prendre un peu ses désirs pour des réalités ? On en arrive au fond à justifier ce qui nous arrange…

    J’imagine un marchand de chaussures aveugle et sourd, qui mettrait son stock sur la place du village, et qui n’aurait aucun moyen de surveiller les vols. Je suis persuadé que dans l’heure , la plupart des villageois, au courant du stratagème, lui piqueraient son étalage, en arrivant à se convaincre que ce n’est pas immoral. C’est humain, c’est comme ça. Nos principes s’arrêtent là où notre conscience nous mène.

    La question à mon avis n’est pas de savoir si c’est moral (car on le sait tous au fond, utiliser un contenu contre l’avis de son auteur est immoral), mais de savoir s’il est techniquement possible aujourd’hui d’empêcher le piratage. Et ce sont pas les législateurs qui pourront y répondre.

    La question pourrait bien être non, et il faudra se rendre à l’évidence : le marché du disque tel qu’il a existé ne pourra plus être. Dans ce cas, plutôt que d’imaginer des lois irréalisables, sous la pression de lobbies dépassés, il serait plus constructif de réfléchir à ce que sera le futur modèle.

    • sauf que quand tu copies un disque tu n’en diminues pas les stocks, c’est là toutes la problématiques, les produits dont le coût de duplication tends vers 0 n’auront à terme d’autres choix de modèle économique que le financement par la pub, ou l’abonnement au forfait.

      • Le fait que le préjudice soit moins grand n’enlève rien à l”immoralité de la chose… Si je te dis que mon marchand est aussi milliardaire, tu vas me sortir un argument du type : ce petit larcin n’est rien pour lui, il n’en souffrira pas. Là encore, c’est s’arranger avec sa conscience.

  • Les labels envisagent le web du 21 eme siècle avec une logique issue du 20 eme siècle.

    Qu’ils réformrnt leur logicile de pensée et tout ira mieux : musicv2 fermé, seeqpod poursuivi, la liste des précurseurs et des inventeurs de nouveau modèles morts sous les coups des labels va sans doute s’allonger.

    C’est comme si une entreprise mettait au placard sa branche recherche et développements :(

    • Tout à fait d’accord. D’ailleurs, l’industrie du disque ferait bien de s’inspirer de celle des jeux vidéos…

    • mouai! ou alors disons que ces boites ont juste oublié de réfléchir à un vrai buisness model et non à un “profitons en avant de se faire choper”

      tu peux pas baser ta stratégie sur “je prend le matériel de mon voisin pour le vendre dans ma boutique jusqu’à ce qu’il le réalise”
      c’est absurde.

  • Juste un point de détail sur le vol.
    Le vol est l’acte de dérober un bien à autrui.
    Qui dit “dérober”, dit que autrui ne l’a plus.

    Dans le cas présent, télécharger un MP3 ne supprime pas la propriété de cet MP3 à la personne qui l’avait.
    Nous sommes donc plus devant un acte de copie que de vol.

    Voilà, juste pour ressituer les chose.

    Par exemple, si “on bouffe gratos chez son voisin”, le voisin n’a plus sa nourriture à la fin.

    • donc je peux venir chez toi utiliser ton electricité.
      c’est pas matériel et tu as toujours de l’eletricité
      simplement TU paieras la facture! merci c’est gentil :)

      et donc dans le même genre pareil pour les brevets vu que piquer une idée ça ne manquera à personne…
      donc tout les mecs qui bossent en R&D t’es en train de leur dire qu’ils ne font rien et qu’ne plus ils travaillent bénévolement…..

      mouai! réfléchis un peu avant de balancer que parce que c’est immateriel c’est pas du vol…

      • Shog, tu es nul en droit, on te pardonne, pour les BIENS CULTURELS IMMATERIELS NON CONCUREENTS (tes mp3 et films en bref), l’acte d’appropriation est assimilable à de la CONTREFACON, non du vol.

        Tes exemples qui mènent à des syllogismes (tu aura
        Merci Philippe de ta précision.

        Lis ça aussi shog:
        http://www.telerama.fr/techno/creation-et-internet-une-tribune-d-olivier-cazeneuve,41026.php

        • Shog, tu es nul en droit, on te pardonne, pour les BIENS CULTURELS IMMATERIELS NON CONCUREENTS (tes mp3 et films en bref), l’acte d’appropriation est assimilable à de la CONTREFACON, non du vol.

          Tes exemples qui mènent à des syllogismes (tu aurais pu reprendre ceux d’Albanel (plages propres, voler son boucher…) concernent d’autres biens : l’électricité = service d’utilité publique, qui est de nature CONCURRENTE (la consommation n’est pas infinie pour une même source). Les brevets sont à leur manière également CONCURRENTS (un brevet perd sa valeur une fois copié)

          Merci Philippe de ta précision.

          Lis ça aussi shog:
          http://www.telerama.fr/techno/creation-et-internet-une-tribune-d-olivier-cazeneuve,41026.php

        • Cab> L’article ci-dessus ne se place pas sur le plan légal mais moral (la limite entre le bien et le mal).

          Au sens de la définition générale, le vol est “le fait de s’emparer de la propriété d’autrui sans son consentement” cf : http://fr.wikipedia.org/wiki/Vol_(droit)

          On peut par exemple “Voler la parole de quelqu’un”, “voler ses idées”, etc…

          Vous pouvez tourner le problème dans tous les sens, il n’est pas moral d’utiliser la production de quelqu’un sans son accord.

          On peut ne pas être d’accord avec Hadopi, on peut penser que le système est mal fait, que les majors abusent, qu’il y a des circonstances atténuantes, ou même assumer de violer la loi, mais obtenir l’absolution, non, ce n’est pas possible, à moins d’être hypocrite :-)

        • Romain > l’absolution… l’absolution et pourquoi pas ???

          Moi j’attend qu’on me prouve qu’il y a un reel prejudice subbit. Et pas le facile argument du manque a gagner “s’ils avaient pas telecharge, ils auraient achete” qui a ete mis en bouilli plusieurs fois.

          Il a ete prouve au Canada et en Hollande que le telechargement etait benefique a court et long terme et incite les gens a consommer.

          Moi-meme ayant ete vraiment radine dans ma prime jeunesse, si je ne pouvais copier depuis un VHS d’un camarade ou depuis la radio c’etait simple je ne regardais / n’ecoutais pas… Depuis ma culture s’est grandement agrandie depuis l’ADSL et mon appetit me pousse a aller au cine, a des concerts bref a consommer plus qu’avant.

          Je reste persuadee que le telechargement genere de la richesse et meme la ou on ne s’y attend pas (pensez-vous… dans certains pays on paye au Go… et oui… tout le monde n’est pas perdant ;) ), ce qui pose souci c’est que ce n’est peut-etre plus dans les poches des memes que va cet argent et c’est la que le bas blesse.

          ps : il faut aussi faire la difference entre
          - celui qui telecharge,
          - celui qui telecharge et partage,
          - celui qui partage et en gagne de l’argent.

  • @ Philippe, ce que tu dis revient en définitive à nier la propriété intellectuelle… Je ne pense pas que ce soit souhaitable.

  • La conclusion de Michael sur la Chine n’est pas là pour dire “si c’est bon en Chine faisons pareil” mais pour mettre en exergue le double “discours” des maisons de disque puisque la légalité du télechargement gratuit en Chine s’est fait avec l’aval des maisons de disque!

  • Aux dernières nouvelles, télécharger en france n’est pas interdit. C’est la mise à disposition qui l’est.
    Evidement avec un reseau p2p, tout devient illégal mais en direct download, le téléchargeur ne risque rien.

  • Je saisis mal le sens de cet article.

    Il semble que le point de vue en filigrane soit pour la nième fois : grâce au net on peut accéder à la musique très facilement sans payer donc c’est bien.

    Au bout de quelques années ce serait pas mal de faire progresser un peu le débat (il en a besoin), par exemple :
    - être d’accord sur le fait que même pour des “biens immatériels non concurrents” l’auteur peut légitimement exiger une contrepartie au service rendu (relire les principes fondamentaux à l’origine du concept de propriété intellectuelle)
    - avoir un éclairage technique pointu et honnête quant à la fiabilité de sondages sur les échanges de musique sur le net (évaluer la viabilité d’une sorte de licence globale, en particulier pour les indépendants)

    L’enjeu est de savoir si on peut maintenir un environnement dans lequel les contrats de gré à gré sont possibles, ou si on passe dans une sorte de système collectif obligatoire avec de ce côté là quelques inconvénients aussi.

    Donc amha, autre chose que “en Chine c’est légal donc c’est cool” :-o

  • La licence globale aurait été la solution ultime si elle avait été voté, il aurait suffit de mettre en place une sorte de taxe sur l’abonnement, De mettre en place, un système de répartition des montants collectés par le biais des statistiques & des taux d’écoutes des chansons concernant les sites de streaming, de proposer un site institutionnel pour collecter les requetes des internautes qui auraient télécharger de la musique sans passer par des offres légales, sans pour autant qu’il y ait un flicage des données colléctées tels que l’ip, etc …

  • Passionnant débat qui me tiens a coeur.
    Au dela du sujet sur le MP3, l’idée de fond est qu’on doivent repenser le système économique. Et ca, c’est la vrai bonne nouvelle.
    A mon sens, musique, film, bouquin sont dans le même sac.
    Je regarde autant de film en stream que j’écoute de musique en ligne. Sans mauvaise conscience aucune.
    On vis dans une société de multimédia, on nous balance des nouveaux sons à la radio/tv tous les jours, tellement de film par semaine qu’il est impossible au plus grosses salle de ma régions de tous les diffuser. (Alors évidement, le choix se porte tjs sur les gros blocbuster)
    On nous impose depuis des années notre facon de consommé : a 8h00 devant la télé pour les infos et le film.
    A 20h30 au ciné, et 22h00 pour voir le film en VOST, pour 10e la place !
    Condamnée a écouté les playlistes de radio qui diffuse TOUS la même choses et en boucle.
    Depuis internet, c’est l’explosion de la culture a disposition de tous.
    Finis de zapé sur 6 chaines pour tombé sur “notre belle famille”, finis d’avoir a attendre 20 min devant le poste de radio, le doigt posé sur “rec” pour enregistrer un son.
    Ce que je revendique, n’est pas tant la gratuité, que le fait d’être libre de choisir ce que je veux voir et quand je veux le voir.
    Et encore, comment est il possible que Bob marley sorte encore des cds et gagne des sous ?! Il faut cesser a un moment de nous prendre pour des billes.
    Que les majors créent des sites ou je puissent payer un abonnement raisonnable pour que je puisse voir les films de chez moi, tranquilou.
    Quand j’enregistre un film qui passe sur TF1 sur mon graveur dvd. Personne ne viens me prendre la tete si je les gardes pour m’en faire la collection, voir même si le passe a un pote, qui lui même se fais un copie.
    Dans ce sens, l’idée de Philippe me semble correct par rapport a un état qui rétribuais les artistes aux nombres de téléchargements. Et pour le coup, dans ce systeme, les bob marley et autres pourrais reverser leur sous (puisque bon, la ou ils sont, ca ne devrais plus leur servir) aux jeunes artistes en devenir.
    Voila voila.

  • Moi je télécharge de la musique sur jamendo.com, c’est gratuit, c’est légal et aucune mauvaise conscience… on dirait bien que ta question était mal tournée, il aurait été bien de prendre en compte les creative comons !

  • Euh..le téléchargement est grauit en Chine mais Google paye les ayants droits grâce à la pub. Ça fait une différence assez importante avec Pirate Bay non ?
    Faut pas confondre le moyen (télécharger) et le modèle économique. Parce que Youtube existe (visionnage de vidéo gratuite) Megaupload est légitime ? C’est un peu simpliste comme raisonnement pour un site aussi brillant.

    De plus, la Chine n’a pas le monopole. On peut télécharger gratuitement sur …airtist en France.0 Pas tout. oui c’est Vrai, comme sur Google en Chine ;-)
    Tiens au fait, pourquoi on prend toujours la musique comme exemple et rarement le cinéma pour les problèmes de DA et vol/échange sur le net. C’est toujours drôle de voir la zik comme de gros vilain lobby alors qu’ils sont tout petit à côté du cinéma et de l’Edition.

  • on ne parle pas beaucoup des musiciens ……

  • Le téléchargement illégal est vraiment une plaie, mais taper sur les internautes est injuste puisque les coupables “par tentation” sont les FAI et les états.

    Les états ont laissé les FAI faire de la pub pour l’accès illélgal aux medias: de cette façon ils ont pu avoir des abonnés qui avaient un vrai intérêt à la connexion ADSL. Les FAI y ont trouvé leur compte comme les états qui ont trouvé le moyen de faire financer les coûts d’infrastructure.

    Les majors ont été naïfs et le réveil douloureux mais trop tard: les jeunes ont été éduqués à l’illégalité par ces FAI voyous qui en ont profité grassement et ces états complices qui ont laissé faire.

    La vraie injustice envers les artistes c’est Cali qui le souligne: il n’ont a pas assez de pourcentage sur les ventes.

    A ceux qui veulent une licence globale, je pose la question comment on réparti entre les artistes? une grosse part aux “établis” et une petite aux nouveaux? non… tout le monde pareil? - y compris le chanteur indien ?- quelle portion aux américains ou aux français? Et celui qui n’a encore jamais rien vendu, quand commence-t-il à toucher une quotepart? Qui paie le photographe qui a fait la photo de l’album?

    La licence globale c’est s’acheter une bonne conscience à pas cher sans s’occuper des artistes.

    • “Le téléchargement illégal est vraiment une plaie, mais taper sur les internautes est injuste puisque les coupables “par tentation” sont les FAI et les états.”

      aouch!
      Rejeté la faute sur FAI et Etats c’est gros là.
      Il faut aussi assumer ces responsabilités.
      Tu peux pas faire une connerie et dire en pleurnichant c’est pas ma faute c’est lui qui m’a incité …

      Si je laisse ma voiture ouverte avec les clefs dessus cela veut il dire que tu vas prendre ma voiture car ej t’ai tenté?

      Bon l’exemple n’est pas des meilleurs mais je veux surtout illuster ce comportement qui peut passer quand on a 10 ans mais être un adulte signifie aussi être responsable des ses actes ;)

  • Adapter le model radio/tele: c’est l’avenir. Cad: license et/ou droits d’auteur pour le free streaming. Personne n’a besoin d’acheter en ligne et telecharger si la musique est toujour dispo, sur youtube ou autre et toujours ecoutable a n’importe quel moment, n’importe ou. (portable connecté a youtube:pourquoi telecharger?). Streaming gratuit cest l’avenir, donc le model c’est la license. Et les startups devraient arreter de pleurnicher et de se plaindre des couts de cette derniere. C’est leur probleme de trouver un Business model qui marche et qui permettra de les payer. Les teles paient une license, les radios aussi, alors pourquoi pas les startups? Ce sont des business comme les autres, qui chechent a faire profit.

  • La gratuité n’est sûrement pas la solution.

    D’ailleurs pour être tranquille dans l’utilisation “naturelle” d’internet, les internautes payent (VPN, Megaupload, rapidshare).

    Comme quoi ce n’est pas vraiment une question de coût mais bien de solutions. On préfère systématiquement un volet purement répressif (qui est certes en partie nécessaires) mais sans aucune recherche de nouveau modèle adapté à l’outil internet.

    Le rendre payant à l’acte le transformerait en minitel, la licence globale ne serait pas non plus une solution idéale pour la répartition aux artistes.

    L’Etat aurait pu (dû) consulter les professionnels du métier, les dev libristes convaincus qui auraient été ravis d’apporter leurs contributions à un si vaste domaine que représente la culture.

    Un modèle hybride qui laisse le choix aux deux parties aurait été préférable, exemple:

    - Un plateforme générale subventionné par l’état avec diverse possibilité de paiements (forfaitaire, à l’acte, aux SMS, etc…)
    - Une identification des personnes qui en bénéficie au moyen d’un identifiant crypté unique (qui pourrait permettre de savoir qui échange quand comment tranche d’age etc… tout en laissant le nom et l’adresse invisible)
    - La possibilité pour un artiste de refuser d’être disponible par ce biais.
    - La possibilité pour les plateformes de vente de pouvoir utiliser la plateforme générale de distribution (moyennant participation financière).
    - La possibilité pour n’importe quel site ou logiciel d’y avoir aussi accès gratuitement à cette plateforme (dans un but non commerciale et via une API pour les stats)

    Puis un volet répressif qui interdirait les échanges gratuit en dehors de la plateforme.

    En gros, il y a des solutions qui aurait pu être étudié, mais l’État a choisi de voir le problème que par les yeux des “ayants droit”

    Pour combattre le piratage, on doit proposer une solution au minimum aussi interessante voire plus pratique que ce que propose les logiciels de téléchargement illégal.

    Piqûre de rappel au sujet de cette loi :

    - l’Hadopi ne génèrera AUCUN revenus supplémentaires pour les artistes.

    - l’Hadopi permet de labelliser les sites supposé “correct” (comprendre commercial)

    - l’Hadopi va proposer sa liste de mouchard qui seront et non interopérable (et souvent contraire à certaines license libre), et le plus gros,

    - l’Hadopi va donné la possibilité de filtrer les sites les sites internet jugés indésirable au même titre que les sites pédophiles (Art. L. 336-2)

    Que de bonnes résolutions donc…

  • Vous m’excuserez, je n’ai pas eu le courage de lire tous les commentaires.

    Je rejoins l’article sur le fait qu’aujourd’hui, pour des personnes plutôt jeunes, il est difficile de se dire “je vais payer un CD” quand sur les sites qu’ils fréquentent le plus (youtube, facebook, myspace etc) ils retrouvent leurs morceaux préférés en streaming, que sur les quelques forums auxquels ils participent, des liens directs pour télécharger leurs morceaux sont présents etc.

    Maintenant ce qui me gêne dans ce long combat contre les “voleurs” de musique, c’est que l’on met en avant qu’en téléchargeant illégalement de la musique, on vole les artistes. Quand on sait que sur un CD vendu 20€, l’artiste touche moins de 2€ il me semble, vole t’on l’artiste ou la maison de disque et le magasin qui vend ces CD?

    Radiohead avait fait la démarche de laisser son album en téléchargement gratuit sur son site, avec la possibilité pour les internautes de faire un don. Bilan, ils ont touché en moyenne 5€ par téléchargement(de quoi faire réfléchir Madonna et Jamiroquai qui ont hésité un moment à se passer de leur maison de disque).

    Personnellement, je donnerais plus facilement dans cette organisation du marché de la musique en sachant que l’argent versé va réellement à l’artiste.

  • C’est des co*****es ?*!?!
    Vous confondez légal et contractuel.
    Si Google propose de la musique gratuitement en Chine, c’est parce qu’un accord a été trouvé avec les ayant-droits.
    La frontière entre services de diffusion de musique autorisés ou pas, se situe au niveau de leur volonté de rémunérer les oeuvres.

    Le principe fondamental doit-être : pour exploiter une oeuvre il faut qu’elle soit payée par une des intermédiaires de la chaîne de valeur.
    Une fois cela acquis il faudra s’assurer que le flux de revenus finisse ds les poches du créateur original, c’est un autre combat…

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