Il n’a y a pas de quoi les envier Les startups de musique en ligne. La plupart payent entre 0,4 cents et et 1 cent (en dollars) par stream aux labels de musique à chaque fois qu’une personne écoute un morceau en entier. Ajoutez les frais de stockage et de bande passante, les dépenses atteignent des millions de dollars qui proviennent des investisseurs des startups et finissent souvent dans les poches des grands labels. Et la publicité ne couvre souvent qu’une faible partie de toutes ces dépenses.
Les labels se moquent de savoir si ces startups gagnent de l’argent, en perdent ou survivront. Ils tentent simplement de retarder encore un peu l’échéance; le jour où la musique sera vraiment distribuée librement et gratuitement. Et toutes les lois de répression du monde entier n’y feront rien; même si certains paieront des amendes exorbitantes ou passeront du temps en prison, ce jour arrivera et les labels le savent pertinemment.
Mais revenons en à nos startups qui souffrent. Mypace Music paye par exemple environ $2 millions par semaine aux labels pour environ un milliard de morceaux écoutés par semaine. Un taux assez élevé dans l’industrie. Difficile d’imaginer qu’ils reçoivent $2 millions par semaine en publicité.
Beaucoup fondent des espoirs dans les téléchargements à la demande, la vente de billets de concerts, des sonneries de téléphone et autres produits dérivés…mais cela ne suffira pas tant que ces taxes demeurent. Ce qui veut dire que ces startups ont peu de chance de survivre si les labels ne réduisent pas leurs taux de prélèvement; ou alors envisager un modèle économique différent. Pas de signe en vue.
Il y a quelques temps nous souhaitions écrire sur TechCrunch un billet sur une startup de musique en streaming qui semble se porter assez bien si l’on en juge par son trafic. Après les en avoir averti, ils se sont précipités pour nous demander de ne rien écrire pour ne pas présenter une image trop positive de leur service. Ils sont en pleine négociation avec les labels et doivent leur expliquer combien la situation est désespérée.
En clair: les startups de musique ne cherchent pas plus d’utilisateurs car ils perdent de l’argent avec chaque utilisateur et un succès trop affiché ne leur permet pas de négocier correctement avec les labels.
Un autre exemple a surgi cette semaine: celui de imeem qui se serait endetté à hauteur de 30$ millions de dollars face aux labels de musique. Apparemment cela été un peu déformé, il s’agirait d’une somme moindre. Mais c’est un exemple quand même. Quelque soit la dette, imeem n’arrive pas à payer. Ce modèle économique ne fonctionne pas. Les taxes des labels tuent le modèle dans l’œuf.
D’autre part, Les grands labels de musique n’aiment pas la musique en streaming; d’abord parce que cela n’aide pas à réduire la dégringolade des ventes de disques et ensuite parce que contrairement aux idées reçues, cela n’incite pas au téléchargement payant.
Alors quand vous entendez les labels de musique annoncer qu’ils essayent d’aider les startups de musique, sachez qu’en fait il ne s’agit dans le meilleur cas que de baisser légèrement le taux de 1 cent à 0,4 cents. Ce qui assurera aux startups de musique une mort légèrement plus lente. Si un autre modèle n’est pas trouvé, ces startups disparaîtront peu à peu car les VC n’ont plus vraiment plus l’intention d’y investir davantage de fonds.
Note d’Alain: Hadopi pas Hadopi, streaming ou telechargement, le systeme ne fonctionne pas; et les labels de musique devront le comprendre un jour ou l’autre. Rien n’arrêtera la marche vers la gratuité ou vers un modèle économique différent. Situation effectivement paradoxale, la demande est omniprésente et le succès est au rendez-vous mais l’avenir est plutôt gris pour ces startups. Si les principaux acteurs de sites français de musique en streaming lisent ce post, je serais heureux de lire leurs réactions sur cette analyse de Michael. Du moins sans prendre le risque de froisser leurs rapports avec les labels de musique….






imho, il y a une erreur dans le titre : quelqu’un est envieux (avoir envie) mais un sort est enviable (faire envie)
la marche vers la gratuité ne s’arrêtera pas ? apple a annoncé en janvier que iTunes vendait 1 milliards de titres musicaux tous les semestres (source pc impact 7 janvier 2009);
oui ça été corrigé, erreur d’inattention, merci pour la remarque. Et iTunes est un magasin en ligne, pas une startup de streaming. Le modèle des téléchargements semble convenir aux labels pour l’instant
L’analyse d’Arrington est malheureusement frappé du bon sens. C’est triste à dire mais il a raison, le stream à l’heure qu’il est ne permet pas d’envisager une seconde d’arriver à l’équilibre.
Toute la question se résume à la capacité des startups qui sont sur ce modèle de tenir le coup jusqu’au moment où la musique sera officiellement gratuite. 2011 selon Arrington, pourquoi pas, mais cela me semble optimiste, ceci dit, cela fait trois années à financer en totale perte (c’est à dire pas en investissement mais en pure dépense).
Du point de vue de nombreux investisseurs, il sera préférable de laisser tomber et de revenir plus tard.
Je profite de l’intervention de Fabrice pour indiquer à ceux qui ne l’ont pas vu encore, l’excellente vidéo sur RWW, avec Jacques Attali qui prédit la disparation prochaine de la loi Hadopi au profit de la licence globale.
Tout ceci est bien triste pour l’avenir de la musique.
Internet n’apporte pas que du bon…
C’est peut être que le modèle économique de ces start up’s n’est pas encore trouvé. Pourquoi jeter la pierre aux producteurs ? Il est normal aussi qu’ils aient un revenu de leur travail. La problématique c’est que le revenu publicitaire est insuffisant et donc nous allons assister à une concentration de ces sites musicaux au profit de ceux qui capteront le plus de revenu publicitaire. Il serait aussi intéressant que l’auteur qui parle d’une de ces sociétés profitables nous indique pourquoi elle est profitable sans donner son nom.
Complètement d’accord.
Nous sommes devant un constat fort : En 2009, les revenus publicitaires seuls ne seront pas suffisant au maintien d’une offre “music on demand” diversifiée (sauf à évoluer ds la “zone grise”…
Aveuglé par notre “haine” des producteurs, on oublie souvent qu’ils sont des artisans (ok…pas Universal) à l’échelle des autres entreprises ayant des vues sur la musique.
Par exemple, les groupes médias.
Time Warner, Murdoch, CBS…la course qu’ils se livrent pour racheter les services de streaming est un signe, la dictature de l’audience recommence…
Amis de la diversité musicale, attention à ne pas vs tromper d’ennemis…
Nous sommes en train de valider un modèle reproduisant ce qu’il s’est passé sur les bandes hertziennes…
Nous en train de remettre les clés de la musique aux vrais marchands du temple, ceux qui souhaitent faire de la musique un “produit d’appel”…
On marche sur la tête. Des start-ups se lancent, avec un modèle économique délirant, et on va les plaindre ? Il s’agit juste d’un exemple de plus de ces sociétés qui font beaucoup de mal à la net économie, car elles se lancent sans aucun logique.
Nul doute que quand elles fermeront, elles l’imputeront aux majors.
Pourtant, ce n’est que pure logique, et c’est de l’économie de base, ils ont voulu rendre gratuit un produit qu’ils ne produisent pas et qui a un cout.
Quant aux hypothèses délirantes d’Arrington sur la gratuité inéluctable de la musique, elle me fait rire et participe à ce consensus très actuel d’illuminés qui considèrent que le gratuit existe et est possible. Le gratuit n’existe jamais tant qu’il y a des coûts de production et des gens à rémunérer, et il n’y a pas eu besoin du net pour le découvrir. Il y aura toujours une contrepartie à cette “gratuité”.
Petite précision d’un point de vue économique la gratuité ne provient pas d’un coût unitaire nul mais d’un cout marginal qui tend vers 0…
C’est le cas des produits numériques s’il y a des frais fixes importants pour produire une chanson, les couts variables sont très faibles, d’où un coût marignal quasi nul et une tendance à la gratuité s’il on est dans un marché où la concurrence est dite pure est parfaite…
Jusqu’ici on était sur un marché oligopolistique (quelques majors se partageaient le gâteau) mais Internet a changé la donne en ramenant une offre atomisée (des milliers d’offreurs)…
Je sais pas si c’est une bonne chose mais en tout cas c’est à nouveau la loi du marché…
négatif . les milliers d’offreurs comme vous dites ne représentent , au sens de la théorie economique, en aucune façon une offre multiple. en effet ils ne produisent rien se contentant de diffuser des produits dont ils ne possedent aucun droit. c’est un peu comme si l’on avançait que les ventes de pirates sur les marchés participent de l’évolution du marché de la musique…sidérant..
Article assez incohérent: en bref ça serait mal que les majors soient rémunérées mais par contre ça serait bien que les startup elles le soient.
Sauf que sans le travail de ces majors, ces startupts n’auraient aucune raison d’être non plus puisqu’elles soient bien contentes aussi de surfer sur le travail fait par ces majors!
Derrière ces majors il y a des salariés qui ont autant le droit de vivre que ceux des startups.
deezer n’emploi quasiment que des stagiaires et sous paie tous ses employés. Quand on dit que l’industrie musicale est entrain de mourir c’ets un euphémisme…. yen a pas un pour rattraper l’autre
Qu’en sais-tu ? Tu y travailles ? Moi oui…
Pour ce qui est des stagiaires, ils se comptent sur les doigts d’une main alors que le nombre total des salariés rempli presque un bus.
Qui es-tu vraiment, un CV refusé ?
Ou un salarié en place frustré ?
Il faudrait juste comprendre un jour le 2 poids 2 mesures des majors.
Elles donnent gratuitement leur musique aux radios et leurs clips aux TV. Par contre sur le net elles font payer les vidéos et les morceaux musicaux.
Ça se termine au final par exemple comme ce que vient de faire Yahoo! Music qui préfère fermer ces services (pourtant avec une très forte audience) que de se faire encore arnaquer 10 ans.
Essayons de comprendre les majors elles ont mis tellement longtemps a comprendre le numérique (les DRM en sont le meilleur exemple) qu’elles piquent le fric la ou elles peuvent
Mais ça ne devrait pas se terminer comme elles l’espèrent avec la loi Hadopi qui vient d’être recaler au niveau européen.
Messieurs des majors il va falloir trouver une autre arnaque à défaut d’avoir des idées…
salut
je suis l’un des 2 stagiaires de Deezer et a ma connaissance la trentaine d’employé avec ui je bosse n’est pas du tout sous-payé.
bien a toi.
Les majors ont transformé leurs clients en délinquants depuis 10 ans, et les labels d’aujourd’hui sont encore plus rétrogrades qu’elles : ils affrontent le nouveau monde de l’internet avec un mental issu du 20eme siècle, à l’époque ou la DRM ne résidait que dans l’obligation d’acheter un produit physique (en plastique généralement) pour distribuer et vendre leur musique.
Les labels sont en train d’assécher tout les nouveaux modèles que des entrepreneurs inconscients essaient de mettre en place, et il et bien possible que la résultante de cela ne soit que le retardement à l’émergence de nouvelles sources de revenus, dont ils auraient bien besoin en ce moment : ils sacrifient l’avenir à leurs angoisses d’aujourd’hui.
J’ajoute à mon commentaire précédent que leur actuel choix de tout miser sur les magasins de vente par téléchargement recèle un grand danger, pour eux même autant que pour les magasins.
En effet le jour ou 1, 2, 3 …gros labels décident de ne plus vendre leurs productions comme des rondelles de saucisson digitales par téléchargement, mais qu’elle optent pour la vente de licences d’utilisation de leurs œuvres avec droit de récupération des fichiers sur les reseaux P2P et d’échanges, ça risque de chier des bulles à nouveau dans ce business déja arrogant de la vente de musique en ligne par téléchargement
L’économie à horreur du vide. Il est impensable qu’un créneaux aussi apprécié par le publique soit délaissé. Les majors qui n’ont rien vu venir tente d’étouffer ce média, seulement internet ne se résume pas qu’à des startup honnêtes qui paie des impots et des droit d’auteurs, il est relativement plausible que des sites offshors fassent leur apparition comme c’est le cas pour les jeux en ligne pour capter l’audience de ces sites. Et ceci tout majors confondu, tout sera disponible, pas de contrat d’exclusivité et plus un sous pour les majors.
C’est un risque qu’ils semblent vouloir prendre en tuant la poule aux œuf d’or.
Le consommateur labda (peut être pas forcément Français… ) est naturellement honnête, mais la musique est une économie comme les autres et internet à fait d’un marché d’initié comme celui du disque un marché ouvert à toutes les informations. Pour résumer, le consommateur n’est plus prêt à acheter la musique pour un prix auquel les majors souhaite le vendre.
Donc en résumé selon cet article les majors seraient le mal car elles veulent gagner de l’argent avec ce qu’elles produisent; et dans le même temps les pauvres startups sont des victimes seraient des victimes car elles ne peuvent pas se faire un max de fric avec quelque chose conçu par les autres!
Dans l’histoire ce qui est tout de même le plus normal c’est que ça soit les majors qui gagnent de l’argent avant les startups puisque ce sont elles qui à l’heure actuelle investisse le plus (production, conception, …)
Les startups fournissent un service de distribution au même titre que la Fnac vend les disques.
Chacun son métier, après rien n’empêche les majors d’investir pour distribuer leur contenu par leur propre moyen, un peu comme Apple le fait avec l’Apple store. Le souci c’est qu’ils seront obliger de ne fournir QUE leur catalogue ce qui est un problème pour le consommateur.
Avec toutes les ententes tu crois pas que si elles le voulaient vraiment elles auraient pas déjà trouvé un accord ?
Difficile de trouver un accord sans tomber sous le coup du monopole ou de l’entente illicite
Il est plus facile de laisser se développer un spécialiste de la distribution que l’on peut plus facilement contrôler en appliquant ses règles.
En l’occurrence je pense qu’ils arrivent difficilement à contrôler le marché du streaming et ont tendance à étouffer le business en dosant mal les perceptions pour obtenir un revenu équivalent à celui du disque.
Qu’un acteur du marché comme Apple sorte son forfait de téléchargement illimité à 45€ par an et je me remettrai à payer pour de la musique.
Grossière erreur que de prédire la gratuité totale de la musique. Je ne crois pas non plus au salut par la création d’une taxe comme le veut la licence globale car sans une plateforme officielle de téléchargement , il sera impossible de calculer avec précision les téléchargements et donc le revenue share avec les artistes.
On ne pourra traiter les téléchargeurs de pirate que lorsqu’il y aura une offre légale strictement équivalente à ce que l’on peut trouver en p2P : no DRM + 192kbps min + téléchargement illimité pour une somme forfaitaire au mois ou à l’année.
2 milliards de titres achetés sur itunes en un an ? ça leur fait 2 milliards d’euros de CA
Ils se feraient le même CA avec 40 Millions d’abonnés à 50€ par an. C’est plutôt jouable, nan ?
Je ne suis pas certain que la musique devienne gratuite car la licence globale pourrait bien passer par là… Ce n’est pas parcequ’il n’y a pas de péage sur une autoroute que celle ci est “gratuite”. Internet ne fait pas de mal à la musique bien au contraire. la musique a toujours été et ce bien avant même l’invention de l’écriture. l’homme fera toujours de la musique et on risque de continuer d’aimer d’aller au concert (rarement gratuit).
“Rien n’arrêtera la marche vers la gratuité”
La gratuité n’est qu’un transfert de couts. Reste à savoir qui les assument.
En effet, quand l’utilsation d’un bien est non exclusive (on ne peut pas empêcher les gens d’en bénéficier) et non rivale (l’utilisation par quelqu’un n’empêche pas les autres d’en profiter eux aussi) alors on parle de bien public !
Dans ce cas c’est à la collectivité de le prendre en charge comme l’éclairage public par exemple…
alors pourquoi une licence globale…
“Mypace Music paye par exemple environ $2 millions par semaine aux labels pour environ un milliard de morceaux écoutés par semaine. Un taux assez élevé dans l’industrie. Difficile d’imaginer qu’ils reçoivent $2 millions par semaine en publicité.”
Les revenus publicitaires de MySpace sont bien au dessus de $2 millions par semaine. Pour l’année 2008, les revenus publicitaires de MySpace ont été estimés à environ 1 milliard de dollars…
C’était du bluff. Estimations révisées entre 500Ms et 600M
http://money.cnn.com/2009/03/05/technology/myspace_struggles.fortune/
(et encore heureusement qu’il y a encore des majors pour payer la pub…)
C’est l’art en lui meme qui n’est pas un model economique valable, arreter de jetter la pierre aux majors, ou au start up, enfaite arreter de jettez des pierres tout cours, monetiser l’art ce fais toujours au profit d’innegalité, de coup bas entre investisseur, et asse souvent aux detriment de l’auteur ! allez demander aux peintre, au designer combien ils gagnent reelement sur leur oeuvre d’art part rapport au prix que s’arrachent ces meme oeuvre des investisseur de tout poils …. le marcher de l’art a toujours fais deux victimes, ou plutôt, deux laisés la Culture et l’Artiste. Sortez de vos bocaux web 2.0, il n’y a pas de soulution culturellement et economiquement acceptable, meme pour la musique, qui de toute façon ne s’adaptera jamais a son suport et ne se resumera jamais a son support.
Moi j’aimerais tout de meme savoir plusieurs choses concernant Deezer à savoir :
- Le CA 2008
- Rentable ou pas rentable ?
- Le % global de revenus pub reversés aux majors
La somme payée aux labels par titre écoutée cache quelque chose de bien plus important : les droits d’entrées sur les catalogues Universal etc. qui atteignent plusieurs centaines de milliers d’euros par an. En y ajoutant le prix au titre lancé dans le player par l’utilisateur (pas forcément écouté), on atteint des sommets (quelques centimes par titre). La rentabilité des sites de streaming musical français basés sur la publicité est impossible ! Deezer va se casser les dents.
Mon dieu! heureusement que l’auteur de cet article ne se targue pas d’être journalitse!
quand on écrit un article on se renseigne un minimum!
“Les labels se moquent de savoir si ces startups gagnent de l’argent, en perdent ou survivront.”
Les majors sont déjà en train de déployer(sur le tard) leur propre service de musique en streaming gratuit basé plus ou moins sur le même business model.
Vous ne vous attendez pas à ce que votre boulanger qui produit son pain et qui le vend dans sa boulangerie le propose pour moins chere à une superette.
et si vous êtiez un peu sensé vous penseriez qu’un business model basé uniquement sur un systeme de passe plat sdans valeur ajouté ne peu pas marché!
Il faudrait être débile!
c’est bien pourquoi les start up se doivent de trouver des idées pour faire de la valeur ajouté!
(j’ai l’impression de me trouver dans un cours d’économie niveau college)
” Ils[Les labels] tentent simplement de retarder encore un peu l’échéance; le jour où la musique sera vraiment distribuée librement et gratuitement.”
Mais bien sur!
et à techcrunch on travaille en bénévolat! d’ailleurs vous ne faite aucun metier pour gagner de l’argent!
Pourquoi votre metier mériteraient ils d’être payé et pas celui des auteurs,chanteurs, studio de prod, majors….
Il faudrait aussi garder en tête que pour 1 ou 2 artistes qui percent les majors en auront produits X autres qui se seront plantés et qui auront quand même couté des sous
Les majors ne sont pas à plaindre mais on travaille tous dans le but de se faire du fric au final et non pas pour couler sa boite
y en a je vous jure des fois….
Y’a faire du fric et faire du fric. Pendant des années les majors nous ont servis leur soupe à des prix… Tu te souviens sans doute des CD a 20 ou 25 euros…
)
je continue à penser qu’ils n’ont que ce qu’ils méritent et que s’ils y avaient été un peu plus inventifs ils auraient pu faire le passe plat eux meme plutot que de le laisser faire par Deezer ou LastFM. En plus on ne peut pas dire qu’ils etaient beaucoup autours de la table 4 ou 5
il serait interessant de se pencher sur l’histoire de la diffusion des oeuvres, notamment radio, puis TV et comment des accords ont ils étés trouvés.
D’autre part, il serait également nécessaire de se poser une question : pourquoi les albums coutent ils si cher, alors que le materiel n’a jamais été si peu couteux et si performant ? Une piste : produire un album ne coute pas cher, c’est la promo qui est dispendieuse à souhait.
Il est peut etre temps de revoir ces pratiques, car si les majors ne le font pas, ce sont les artistes qui vont le faire (et certains le font deja).
C’est fou quand même ce genre d’article. En générale quand une boite ne fonctionne pas, j’ai tendance à penser que c’est parce que sont modèle économique n’est pas bon et qu’il n’est pas bon parce que le marché attend autre chose.
Là on résonne à l’envers. Le modèle n’est pas bon mais c’est aux autres de s’adapter.
Vous dite “la demande est omniprésente et le succès est au rendez-vous”. Normal c’est gratuit. Demain je me met à “vendre” des voitures gratuitement, le succès sera au rendez-vous. Moi par contre je ne vais pas m’y retrouver. Je ne vais pas pour autant dire que c’est de la faute des constructeurs qui me vendent leurs voitures trop cher.
De toute façon avec le web on marche sur la tête. Le tout gratuit à tous prix (oxymore) sans modèle économique, sans vision à 5 ans etc.. On sort des services contre vents et marrées. Ensuite on crie aux méchantes Majors qui ne veulent pas que je gagne du fric.
Les modèles économiques sont morts (le retour de la bulle) vive les modèles à visiteurs uniques. On sait pas à quoi ça sert, c’est un potentiel (rarement révélé), mais au moins ça permet de valoriser ma start up pendant quelques temps avant que je ne la revende à prix d’or à un gogo.
Comparer la voiture et la musique, voilà une belle erreur.
Et vous êtes plusieurs la faire.
Il vous faut regarder la vidéo de Jacques Attali linkée plus haut.
L’information a une essence gratuite, vous n’y pourrez rien. Rien à voir avec la bagnole, le grille pain ou le slip en coton, qui ont des coûts de fabrication. La musique est gratuite, son interprétation est payante, mais la musique est gratuite, et elle le restera.
N’en déplaise aux majors.
Il faut se rendre à l’évidence ce business est en train de mourir. Il s’agissait d’une rente non justifiée. C’est la fin d’une époque. J’ose la comparaison suivante, à une époque l’occident exploitait le reste du monde selon une balance commerciale franchement inéquitable, puis il y a eu des mouvements d’émancipation, des déclarations d’indépendance, et il a fallut changer de business model.
Aujourd’hui ? c’est pareil concernant la musique, un peu de drame en moins je vous l’accorde.
Que les majors se contentent de leur nouveau statut, celui d’agence de communication spécialisé dans le son, qu’elles se spécialisent dans l’évènementiel, ça les regarde. Mais qu’elles arrêtent de venir chialer dans les jupes de l’UMP ça devient indécent.
“La musique est gratuite, son interprétation est payante”
c’est bien tout le probème avec l’art.
ça te choque de payer le mec qui a écrit une chanson?
non
mais ça te choque de payer celui qui l’a découvert, qui l’a financé et qui le fait connaitre Parfois ça marche et celui qui l’a financé gagne plein de fric mais parfois ça fait un flop et dans ces cas là l’argent et bel et bien perdu.
C’est étrange dès que c’est immateriel/non palpable on considére que c’est gratuit
pourtant ça ne choque personne de creer des breuvets. pourtant ce ne sont que des idées mis sur papier…
Mais bon il semblerait que la logique économique fasse défaut chez bon nombre de commentateurs donc il serait vain de continuer au risque de créer un troll plus qu’un débat.
Je comprends mal pourquoi la gratuité sur le net fait hurler certains alors que la radio est gratuite depuis une centaine d’année ! Le streaming sera gratuit un jour ou l’autre sur le net, comme l’est la radio aujourd’hui; Le coût marginal d’un morceau est quasi nul en effet, mais celà dit comme pour le téléchargement. Plus important dans l’équation selon moi, les radios FM sont encore aujourd’hui de grand prescripteurs de ventes et donc bénéficient de la mansuétude des maisons de disques, en plus de leur servir de plate-forme média pour les événements live. Le jour où les sites de streaming auront pris le relais des radios FM qui ne se portent pas très bien, le rapport de force pourra s’équilibrer et les reversements aux majors pourront permettre le fonctionnement du modèle – reste à survivre jusque là pour les sites existants.
Du coup, nous chez Awdio on essaye un autre modèle : l’accès en streaming exclusivement au live, et non à la musique enregistrée.
“Je comprends mal pourquoi la gratuité sur le net fait hurler certains alors que la radio est gratuite depuis une centaine d’année !”
Aouch! dire de tels absurdité en devient navrant!
Tu ne verses pas d’argent mais la radio elle paye des droits qu’elle subventionne par la pub
pareil pour la télé
ça te choque pas de payer ton abonnement canal plus ou TPS alors que t’as de la télé gratuite mais ça te choque de le faire sur le net???
faut m’expliquer!
Shog:
gratuit = je verse pas d’argent. Perso je paye pas pour la radio. Je paye pas non plus sur Deezer. C’est quoi l’absurdité ?
Je dis pas que ça serait choquant de payer pour la musique, je dis juste que la musique gratuite ça existe et ça choque personne.
Tous les raisonnements employés dans les commentaires s’appliquent aussi bien (ou mal d’ailleurs) à la radio qu’au net. Je te retourne la question: pourquoi la radio devrait-elle être gratuite ? et pourquoi pourrait-elle l’être mais pas le net ?
Un regard sur les choses.
Concernant Myspace, je vous cite « Difficile d’imaginer qu’ils reçoivent $2 millions par semaine en publicité. »
1 milliard de plays / semaine: Pour 2 plays par page ouverte en mode “CPM”, au tarif le plus bas (3$ pour mille pages) ça fait 1 million 500 mille$ par semaine et 25 millions$ par semaine aux tarif le + haut (50$ pour mille pages ouverte.) Et je ne prends en compte que les pages “Myspace music” bien sur.
Le problème essentiel vient des musiciens eux-mêmes. Ils n’ont en réalité que trop peu conscience du potentiel d’Internet. « On est sur Myspace parce que tout le monde y est ». Myspace ne leur donne rien d’autre qu’un lecteur flash, des liens et des commentaires. Comme n’importe quel autre blog.
La plus part d’entre eux ne touchent pas cet argent reversé aux majors. Souvent faussement engagés, financent-ils ainsi Rupert Murdoch, premier propagandiste des « Faucons ». Voilà un désastre spirituel que l’on n’avait jamais connu auparavant. Les maisons de disques aussi malhonnêtes qu’elles furent n’avaient jamais atteint le niveau de décomposition moral de News Corp (Myspace) qui lui, en plus ne donne rien en échange. Comme dit Attali, “Ils doivent se prendre en charge eux même.” On en est encore très loin; Combien refusent un tel discrédit de leur activité d’artistes ? Je ne parle surtout pas d’intellectuels parce que là on sombrerait dans la farce. Il fut un temps quelques penseurs chez les musiciens. Brian Eno par exemple. Aucun aujourd’hui ne pourrait assumer une telle posture et être sur Myspace sauf à revendiquer des idées d’extrême droite, là au moins on reste cohérent. Mais il ne me semble pas que tous les musiciens qui réfléchissent soient d’extrême droite. Quoique, le « massif » soutiens à Hadopi laisse rêveur.
Les programmeurs sont confrontés au même problème depuis des dizaines d’années, ils s’en tirent comme ils le peuvent et ne font pas tant de bruit avec ce problème récurrent de la propriété intellectuelle. Seulement, ils sont largement plus malins que les musiciens, que les ex cadres des maisons de disques et que nos politiciens qui s’empêtrent dans l’Hadopi.
Il y a tout de même quelques très rares exceptions : http://notonmyspace.blogspot.com
NB. Le streaming en tant que « écoute en ligne sans possibilité d’enregistrement », ça n’existe pas, quiconque qui connaît un tout petit peu la question le sait. Il y a d’ailleurs tout un tas de petits softs qui permettent de récupérer les fichiers Flash (audio, vidéo…) Qui marchent très bien.
Bonsoir,
Si je peux me permettre, voila qq temps que je travaille sur Zicmama, une plateforme à base de logiciels Open Source associant stockage et copie P2P!
Actuellement en version beta (avec encore peu de documentation), elle propose un modèle basé sur les Mo consommés! De cette manière (après avoir fixé un tarif qui convienne à tous, actuellement 1ct/Mo), on peut payer les couts d’hébergement et les artistes…
A ceux que ça intéresse allez faire un tour sur mon site: http://www.zicmama.com. Et participez avec vos avis ou commentaires
J’ai une question qui va paraitre bête…
Comment se fait-il que ces startups de musique en straming trouvent des investisseurs (ou plutôt qui est assez fou pour investir dans une startup déficitaire) ?
Avoir de l’audience c’est beau, encore faut-il savoir la monétiser intelligemment.
Si quelqu’un peu m’éclairer…
le rachat par……. une major
@julien
Malheureusement on ne peut pas t’éclairer. C’est incompréhensible. Toutes les règles de base du marché ne s’applique pas au net. A l’heure ou on parle d’un médiateur de crédit pour libérer les pme qui ont du mal à trouver des subventions lors qu’elles dégagent des bénéfice et ne sont pas en phase d’amorçage, dans le village dans le nuages ou l’ile aux enfants, on “investit” des millions dans des sociétés qui ne rapportent rien et qui disent ouvertement, on n’a pas de modèle économique. C’est désastreux. Tout ça à cause de cette idée du tout gratuit qui s’est imposée sur le net.
Concernant le post de Joseph. Pourquoi compares tu la musiques à une information ? C’est même plus une erreur, c’est n’importe quoi !
L’art n’es pas gratuit, il y a des gens qui ont travaillé pour sortir cette musique. Je nep arle même pas de la promotion qui coûte chere. Je parle des ingé son, technicien, proprio de studio, etc… Bref une chanson coute de l’argent et c’est une œuvre de l’esprit. Et comme tout travail, il faut le rémunérer.
Fondateur de http://www.sonidolocal.com, le premier site de streaming on demand légal et gratuit en Amérique Latine, cela fait désormais plus d’un an que je négocie de manière permanente avec les majors. Universal et EMI sont les plus ouverts et pragmatiques. Ils représentent même un soutien sur pas mal d’opérations. J’ai d’autre part suspendu les négociations avec Warner et Sony BMG car les conditions exigées sont totalement inadaptées. De notre côté on essaye de modérer le trafic en fonction de la publicité vendue et travaillons en direct avec les marques pour leur proposer des solutions clés en mains (utilisation de musique sur leur propre site). Cette équilibre B2C / B2B est selon moi le seul moyen de développer notre activité. Je vais renégocier les conditions avec EMI et Universal pour 2010 dès la semaine prochaine, j’ai hâte de voir leur position.
Celui-ci a l’air d’essayer une autre voie, il distribue en streaming ET produit : http://theVsessions.com
À suivre, sait-on jamais..
Quand les artistes passeront en direct avec les sites de streaming ça devrait faire bouger les choses!