[fr] Sommes-nous tous des Pirates?
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par Alain Eskenazi 23 mars 2009

piratesHadopi est -il le mot plus utilisé ces dernières semaines sur le web? Pas un jour ne passe sans que cette nouvelle loi ne suscite déchaînements et réactions des blogs et des médias français. Et chacun y va de son initiative, dans la provocation ou dans l’humour. Il y a une semaine, Jamendo lançait en réponse le remerciement gradué; hier, un site de vins nous annonçait le lancement de la “cuvée Hadopi”, une série limitée de 1000 bouteilles à acheter sur le site Berenas. (en collaboration avec la quadrature du Net). Deux exemples parmi bien d’autres; l’imagination est au rendez -vous. Hadopi révolte les uns et insuffle une nouvelle énergie créatrice aux autres. C’est aussi avec intérêt que nous avons pu lire la réaction de la secrétaire d’État  à l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, dans un entretien paru dans le Figaro. Bref le sujet est au cœur de notre quotidien de surfeur et mérite un vrai débat sur la liberté des échanges sur le web, au delà simplement de l’aspect purement répressif imposé par la loi Hadopi.

Parmi toutes les initiatives en cours, j’ai voulu m’arrêter un instant sur Le réseau des pirates, mouvement créé par quelques bloggers associés, dont Mikiane, à qui j’ai souhaité offrir cet espace  pour nous présenter ce projet. Mikiane est un blogger, ardent défenseur de la “culture libre”, il est également à la direction du Studio Multimédia de France 24. Voici son article:

Le réseau des pirates, bientôt 10 000 signataires

“Je suis l’un d’entre-eux. J’ai consommé, remixé ou diffusé des œuvres culturelles. Alors, pour eux je suis un pirate.” C’est ce qu’ont déclaré 8 000 personnes en l’espace de deux semaines sur le site reseaudespirates.net!  8000, bientôt 10 000! Sur Facebook 3700 pirates on rejoint la cause du réseau et 6600 d’entre eux ont rejoint le groupe. Joli buzz pour un début, mais le réseau est loin d’avoir fait le plein.

C’est le temps du deuxième souffle. L’initiative du Pacte a été prise à l’occasion du projet de loi l’Hadopi. Le réseau des pirates refuse l’Hadopi pour elle même ; mais aussi parce qu’elle s’inscrit dans un mouvement plus large de grignotage des libertés numériques. Le réseau n’a pas vocation à s’enfermer dans le refus ou la résistance : il souhaite promouvoir une approche positive : recenser, définir, promouvoir les libertés numériques et faire entrer ces enjeux dans le débat politique. En commençant par les elections européennes.

L’anti-Hadopi, un premier pas…

Cette opération n’est qu’un premier pas. Son succès vient du fait que la société “se révolte contre une élite politico-administrative déconnectée des réalités de l’Internet : de ses usages comme de sa technique”. Après les réseaux civiques d’internautes (Quadrature du Net, April, ISOC France, ISOC Europe), les mouvements de consommateurs (l’UFC-Que Choisir, CLCV), ce sont désormais les acteurs économiques du numérique qui contestent la riposte graduée: l’Association de l’Economie Numérique (ACSEL), le Groupement des Editeurs de Services en Ligne (GESTE), l’Association des Services Internet Communautaires (ASIC). Selon la Fédération française des télécoms, “la riposte graduée ne sera pas applicable techniquement”. Les chercheurs en informatique, les ingénieurs chargés de la mettre en place, mettent en doute son efficacité. A commencer par le directeur-adjoint de l’INRIA. Même les jeunes de l’UMP sont vent debout. Sans parler de Jacques Attali. C’est la société qui se rebelle. Au delà de l’Hadopi…

Une politique inspirée par la Culture Libre

La Culture Libre est un mouvement de pensée qui prone la dépénalisation du partage de la connaissance et la décriminalisation des entraves à ce partage. Il part du prinicipe que l’information n’est pas une propriété privée. Le mouvement Open Source, applique cette notion à la création logicielle. L’économie du logiciel libre a prouvé qu’en pratique cela était compatible avec la création de valeurs (intellectuelle et économique). Cela a démontré une réelle efficacité dans la mise en oeuvre de produits compétitifs, efficaces et de qualité. L’Open Source base son modèle économique sur le travail et non sur le capital. C’est le travail des créateurs ou des utilisateurs de logiciels qui est rémunéré dans l’industrie du libre. Le capital, à savoir “le droit d’usage” est “libre”, “gratuit” et sa “distribution” encouragée. Nous vivions l’émergence d’un nouveau courant politique, comportant de nouvelles règles d’organisation (en réseau et non centralisé), une idéologie nouvelle (alliant liberté et partage sans que ces deux valeurs ne se contredisent), de nouveaux clivages balayant nos anciens modèles droite-gauche… Cette approche, qui consiste à privilégier le travail au capital, la circulation plutôt que l’accumulation d’énergie, le “muscle” plutôt que “gras” est au cœur de la Culture Libre.

La Culture Libre au pouvoir avec Obama ?

Lawrence Lessig, important contributeur du courant libre, fondateur et président du conseil d’administration de l’organisation Creative Commons, a fait parti du comité de soutien du nouveau président américain pendant sa campagne et a conseillé le nouveau président . Barack Obama a mis Internet et son développement au coeur de sa stratégie pour la relance de l’économie. Pendant sa campagne il s’est largement inspiré de la vision décrite dans le classique “La cathédrale et le bazar” écrit par Eric S. Raymond : http://blip.tv/file/1563667

Il considére par exemple prioritaires les questions de la neutralité d’Internet et les questions de droits d’auteur. Il s’est entouré de personnalités comme le même Lessig (un temps pressenti à la tête de la FCC, l’autorité de régulation des communications américaines), Jimmy Wales (fondateur de Wikipedia), Tim O’Reilly, Cory Doctorow ou encore Mitch Kapor. Toutes ces personnalités sont des acteurs majeures du “courant libre”. [lire à ce propos : Culture Libre ]

Et concrètement?

La première décision concrète qui pourrait changer la donne serait une modification du code de la propriété. Cela commencerait à inverser l’équilibre capital / travail. Cette modification ne consiste pas à abolir la notion de propriété privée sur les biens matériels mais de remanier les lois sur les droits d’utilisation et de reproduction des biens immatériels, et refondre ainsi le système de brevets. En s’inspirant de ce qui a été fait dans le monde du logiciel libre et des travaux de l’organisation Creative Commons, on pourrait mettre en place des réglementations qui accéléreraient l’innovation et la création dans d’autres domaines que ceux des technologies de l’information. On pense naturellement à la recherche médicale, à la culture, à l’agriculture, aux médias, à la protection de la vie privée, à l’éducation etc…

Pour le moment, l’Europe n’a pas pris au sérieux cette possibilité d’une application politique des idées émanant du “courant libre”. Un parti politique suédois a sucité l’hilarité générale lorsqu’il a été créé sous le nom du “parti pirate”. A l’approche des élections européennes, cette année, il fait la surprise dans les sondages car plus de 20% des suédois se disent prêts à voter pour ce même parti !

Pour ceux qui veulent signer le pacte du réseau des pirates, c’est ici. Ou encore le groupe Facebook là.

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  • En ce qui me concerne, je ne crois pas qu’on ait le droit de “s’attribuer” les droits d’oeuvres (parfois majeures) au nom du partage numérique. De plus, on a toujours le choix de diffuser son logiciel sous licence Open Source, dans cet article je ne vois pas cette même liberté, mais c’est plutôt le consommateur qui choisirait pour l’auteur, les droits de diffusion de son “travail” (en opposition au “capital” cité dans l’article).

    Finalement, je suis un pirate (un vrai) et une solution à mon “problème” passe par une refonte du modèle économique lié aux oeuvres numériques, pas par une démocratisation laxiste où la valeur du fruit de mon travail se noit dans l’océan numérique du libre partage.

    Le problème est très complexe puisque, de l’autre côté, le libre partage diffuse largement la culture, il en rend l’accès très facile et c’est indéniablement sa force, son argument le plus convaincant.

    Il s’agit d’offrir la culture à tous sans l’aseptiser.

    • Il ne s’agit en aucun cas de prôner le laxisme, mais plutôt le concept de licence globale, qui rémunèrerait les artistes au prorata de la consommation qui est faites de leurs œuvres sur les réseaux P2P.

      Quand à la liberté de proposer ses créations en “Open Source”, si, bien sûr, c’est une des revendication, cela s’appelle Creative Commons :) (certes, ce n’est pas la même chose, mais les licences open source ne sont pas du tout adaptées aux création culturelles).

      • Salut Fabrice,
        Merci pour la précision sur une possible licence globale, belle idée, mais juste une chose: je n’ai pas compris qui payerait la rémunération des artistes? Une fois la consommation qui est faite de leurs oeuvres sur les réseaux P2P mesurée, qui signe le chèque? ;-)

        • Ha ben il n’y a pas de secret, ce sont les internaute. En gros, l’idée est d’ajouter 5 a 10€ mensuel au cout de l’abonnement. Reste à mettre au point une répartition juste. En théorie, ce n’est pas très compliqué, les différents tracker bittorent donnent des indications assez précises sur le nombre de personnes ayant téléchargé tel ou tel torrent, on peut imaginer la même chose sur eMule, mais j’imagine que les organisme de gestion de droit ne voit pas cela d’un bon oeil ;)

  • Article et initiative intéressante.
    A titre d’anecdote, le partie pirate suédois a récolté 34 918 voix (soit 0,63 % des suffrages exprimés) lors des éléctions de 2006 :)

    Quant à Obama, je vous souhaite d’illustrer une de ses citations (sur laquelle le gouvernement francais gagnerait à réfléchir)
    “One of my fundamental beliefs from my days as a community organizer is that real change comes from the bottom up,” Mr. Obama said in a statement. “And there’s no more powerful tool for grass-roots organizing than the Internet.”

  • Que de belles tirades sur la liberté et la culture libre.
    J’aime et j’utilise les logiciels libres, j’écoute de la musique libre.
    Par contre, arrêtons cette hypocrisie sur la liberté bafouée par cette loi hadopi, on sait très bien que, au final, ce n’est de la liberté dont il s’agit mais bien de punir et faire de la prévention aux gens qui téléchargent sur emule des albums ou des films qu’ils n’ont pas payés. Point barre.

    Ah, et il manquait Obama ! Vous ne l’avez pas oublié dans votre billet. Le contraire aurait été étonnant. Mais bien sûr, lui a tout compris et il va libérer internet. Alors que nous, en France, on a rien compris. Vive la pensée unique qu’il serait impensable de remettre en question. Mon avis est que Obama n’est pas plus bête qu’un autre et qu’il défendra comme les autres le droit d’auteur. Et c’est aussi une forme de liberté que de protéger les oeuvres des gens qui les ont créées.

    Quand on aura accepter ce fait et la réponse nécessaire qu’il faut donner, on pourra avancer.

    • Euh Bertrand, même si ma femme bossait chez Universal et que j’étais actionnaire de BMG, je serais contre la loi HADOPI dans sa forme actuelle pour deux raisons simples qui en réalité n’ont rien à voir avec l’objet de la loi elle-même :
      - charge de la preuve renversée (c’est HALLUCINANT de devoir prouver son innocence dans une démocratie, en langage juridique on pourrait dire que c’est “anti-constitutionnel” ;) )
      - preuve immatérielle universellement reconnue comme non fiable (l’IP dans cette loi)

      Tu ne vois vraiment pas le souci que ça pose? La musique libre la beauté de l’open-source, je m’en fous. Que les gens ne puissent plus pirater, ça fait ch*er mais après tout c’est normal.

      Ce dont je ne me fous pas, ce sont mes libertés fondamentales et mes droits civiques.

      @Alain : marrant cette histoire de cuvée Hadopi, je crois que je vais tester :-)

      • Ca me fait toujours un peu grincer des dents pour l’avenir les gens qui parlent de liberté fondamentales et de droits civiques et qui téléchargent à tout va. Ils s’indignent quand une loi essaie de réguler tout ça.
        Et à écouter ce genre de sirènes alarmistes, j’ai l’impression d’être dans une république bananière ou un ancien pays du bloc soviétique.
        J’ai surtout l’impression qu’on est une bande d’enfants gâtés avec des hochets plein les mains. Qu’on en enlève un et c’est la catastrophe !
        Pour ma part, je me sens parfaitement libre dans ce pays, et je n’ai pas peur pour mes libertés individuelles. Et ceci dans le respect de tous le monde.

        PS : et c’est assez marrant de voir qu’aucun artiste, d’habitude si prompt à dénoncer les lois liberticides (Cali, J. Balasko, Noah, etc), ne se sentent pas du tout concernés par celle ci. Bien au contraire ! :-))

  • “Et à écouter ce genre de sirènes alarmistes, j’ai l’impression d’être dans une république bananière ou un ancien pays du bloc soviétique.”

    Ouais bin moi quand je lis ça, ça m’étonne pas de voir qu’après il dit “qu’il se sens parfaitement libre dans ce pays, et je n’ai pas peur pour mes libertés individuelles. Et ceci dans le respect de tous le monde.”

    On dirait un discours de (extrème) droite bien ficelée. D’ailleurs on voit bien monsieur que vous n’avez répondu à aucune question d’Emmanuel qui paraissait pourtant assez simple à comprendre.

  • Allons allons ne nous fachons pas…

    Et pourquoi un discours d’extrême droite ???? Je vomis ce parti et tout ce qu’il représente. Quel jugement à l’emporte pièce, Nikogaug !

    J’ai mon avis, qui va souvent à l’encontre de ce que les médias (certains blogs et TV & Radio) veulent bien nous faire manger tous les jours, en nous donnant bonne conscience et prone la pensée unique. J’ai la prétention de penser par moi-même. Comme vous j’imagine.

  • et je n’ai pas répondu à Emmanuel car je ne me sens pas concerné par ces questions. Je n’ai pas à prouver que je suis innocent car personne va m’accuser. Et oui, j’achète mes titres sur virginmega.fr ou fnacmusic.fr. Pourquoi ? Parce que j’étais le premier à critiquer le prix des CDs quand ils coutaient 20-25 € à la Fnac il y a quelques années et je me disais que le juste prix serait de 10 €. Ils sont exactement à 9.99 € sur les sites pré-cités. Donc ce prix me convient maintenant. Voilà pourquoi je me fiche de la question sur la “charge de la preuve renversée ” ou que mon IP soit “preuve immatérielle universellement reconnue comme non fiable”.

    • Bertrand, je pense que ton souci vient d’un manque d’information dans ce cas. Le problème de cette loi est notamment qu’elle se base sur l’IP.
      “Je n’ai pas à prouver que je suis innocent car personne va m’accuser”
      … sauf si thepiratebay ou autre site de torrent glisse ton ip dans ses trackers (ils font ça avec des IP prises au hasard pour brouiller les pistes). Ceci fait que tu peux te retrouver accusé, oui toi qui ne télécharge pourtant rien.
      Et c’est à ce moment là que tu ressentiras la pénibilité du renversement de la charge de la preuve.
      Ces informations t’aident-elles à y voir plus clair?

  • Dommage de ne pas vouloir comprendre le danger de cette loi.
    Par contre adhérer à cette loi en invoquant systématiquement les vilains pirates est une honte.
    On peut connaitre le Net, son fonctionnement, ses services, sans être un “pirate”, et ne pas vouloir de cette loi débile.
    Même sans jamais rien télécharger un honnête père de famille (ou autre chose) pourra se voir accuser, et aura toutes les peines du monde pour se faire entendre. Quelle belle forme de justice, quelle belle forme de liberté quand on est coupable dès qu’on signe un contrat d’abonnement chez un FAI.

  • Une question : que l’on télécharge, c’est une chose mais comment peuvent-ils prouvait que ce téléchargement est vraiment un contenu illégal sans le regarder ? c’est vrai e-Mule et tu les autre logiciels de téléchargement sont des logiciels destinés au transfert de fichiers “personnel” (photos, vidéos,…) et le seul moyen de savoir si c’est légal, c’est de les lire ce qui est une atteinte à la vie privée, et de plus impossible de juger sur la taille (en Gigaoctets) téléchargé car rien que l’accès à ce site est considéré comme téléchargement, de plus plusieurs freewares sont de tailles considérables, prenaient le cas de Linux plusieurs versions et sous divers formats(DVD 4,7Go ou par 3 CD s de 700Mo).
    Et il faut avouer que le téléchargement et abusif mais pour la simple et bonne raison que le prix du CD reste excessif “20-25 €” et il est impossible pour une personne qui si connait peut de les mettre sur leur lecteur MP3 à cause de leurs protections ( qui ne l’ai plus grâce à certain logiciels… ). Je ne sais pas vous mais une personne qui achète un disque doit au moins pouvoir les écouter sur n’importe quel support Multimédia sans passer dans l’illégalité.

    Maintenant … A bas la loi Hadopi !!!

  • Et si on arrete de se focaliser sur une seule chose ?
    Les droits d’auteurs par-ci, “consommer sans payer” c’est voler par la.

    Le telechargement illegal a des effets positifs, c’est un fait et si ca ne saurait excuser les effets negatifs, c’est une verite que l’on ne peut nier.

    “En analysant la sous-population des Canadiens qui télécharge de la musique, les chercheurs sont arrivés à des conclusions plutôt inattendues. En effet, ils estiment qu’un téléchargement P2P par mois, fait accroître l’achat de CD de 0,44 disque par année. ”

    “Les effets économiques du partage de fichiers sur le marché néerlandais sont très positifs à court et à long terme”

    Je me souviens avoir lu egalement que quelqu’un qui telecharge etait plus prompt a consommer un bien culturel, parce qu’un mec qui consomme pas ca peut aussi etre un mec qui a d’autres activites que le cine, les concerts, la musique. (si quelqu’un retrouve la source)

    La question a se poser est : est-ce que les artistes ont vraiment une perte de revenus ou est-ce qu’ils ne s’imaginent pas un manque a gagne (avec la fameuse equation un telecharge = un achete) qui, nous le savons, est totalement illusoire ?

    La seconde question est : est-ce qu’il est pertinent de mettre en place une usine a gaz coutant la peau du fi** au contribuable pour aller filer des copeks a je ne sais qui mais certainement pas a qui de droit ?

    Personnellement je pirate, je vod, je streaming, j’achete en ligne, j’achete en magasin, je vais au cinema, je vais aux concerts… je suis peut-etre un pirate, mais pas un voleur de pomme… Il n’est pas question de caprice a tout vouloir gratuit (mon bon monsieur, quand on paye la redevance televisuelle alors qu’on ne regarde meme pas la tele, quand on paye des taxes sur les cds et les dd alors qu’ils ne serviront pas de supports de musiques ou de films, franchement on a l’habitude de payer pour rien alors on, non payer des droits d’auteur legitimes ne me genent pas), c’est plutot une question d’offre et d’opportunite.

    La notion de droit d’auteur est peut-etre aussi a revoir, quand je lis que la copie prive meme est illegale, je me dis qu’un jour on en sera a taxer les jeunes qui font des reprises sur leur guitare pour impressioner les copines en soiree.

    Je me pose la question est-ce que le prejudice est reel (il me semble avoir lu que le cinema francais ne s’etait rarement aussi bien porte) ? Et a quel niveau ? Est-ce que hadopi est une reponse pertinente ? Le modele economique du gratuit peut-il etre nie ?
    Et puis doit-on payer pour tout ? Pourquoi ne pas payer son acces facebook, sa possibilite de commentaires sur les blogs, son msn, ses navigateurs web ? Ca suivrait la meme logique, tout a un cout.

    Ailleurs, je ne peux croire que si les japanims et que la vente de mangas marchent aussi bien dans nos pays occidentaux ce ne soit que du fait des dessins animes du club dorothe et des pokemons de tf1.

    Le debat va bien plus loin, alors cessons la simplification de “voler saymal”. Et puis surtout, n’y melons pas la politique ;)

  • @ Bertrand
    “et je n’ai pas répondu à Emmanuel car je ne me sens pas concerné par ces questions. Je n’ai pas à prouver que je suis innocent car personne va m’accuser.”
    Tout FAUX! Les méthodes employées conduiront obligatoirement à des fausses IP … qui seront peut être la tienne cher bertrand… dès lors tu devras prouver que ce n’est pas de ton fait… bon courage… mais dans sa grandeur d’ame la loi te permettra de télécharger un logiciel qui scrutera ton pc à la recherche de fichiers illegaux… logiciel uniquement sous windows … alors linux ou mac, tu n’auras aucune chance! tu diras quoi? j’ai jamais téléchargé monsieur? vu les chiffres donnés par la ministre, le temps d’étude des dossiers de coupure devrait tourner aux alentours de …. 50 seconde… largement suffisant pour souspeser le pour et le contre !

    Si là tu ne vois pas qu’il y a un problème, il faut t’acheter des neurones !

    Ah oui, pour avoir “la prétention de penser par toi même” il faut encore avoir les bonnes infomations et un certain recul…
    petit rappel pour les libertés individuelles :
    - les députés sont aujourd’hui au pas du fait même de les legislatives sont synchronisée avec les présidentielles.
    - Les journalistes sont aujourd’hui en ligne de mire. Le patron de Radio France, PPDA, un ancien directeur de Libération en garde à vue pour une simple affaire de diffamation,
    - La télé dont on coupe les vivre et dont on nomme le directeur, belle indépendance!
    - Les juges qui seront inféodé au parquet et donc au ministère… on n’est pas pret de revois des affaires politiques … ou plutôt certaines affaire apparaitront fort à propos.
    - Et maintenant Internet! seul medai complètement indépendant qu’on essaye de faire taire. Aujourd’hui c’est pour le telechargement… mais demain?

    Alors si tu n’y vois pas d’inconvénient, très bien! Mais au moins quand on t’accusera indument de téléchargement tu ne pourras pas dire : “je ne savais pas”

    Si tu n’as pas également compris la révolution qu’est Internet, reflechi à ceci: penses tu que Gutenberg s’imaginait toutes les implications de son invention? la diffusion des connaissances, biensur, mais la vulgarisation d’idées révolutionnaires qui ont abouties à la démocratie. HADOPIE fait penser furieusement aux régimes totalitaires qui ont essayé de censurer les écrits …Heureusement, il s’est toujours trouvé quelqu’un pour ne pas accepter cette censure. Eh bien Internet n’est ni plus ni moins que l’imprimerie bi-directionnelle, instantanée, mondiale et libre. Bien fou celui qui est capable ajourd’hui de présager les conséquences de son développement… L’humanité dispose d’un formidable outils de diffusion culturel et de connaissances comme jamais auparavant…Alors, n’en faisons pas qu’un simple vaste supermarché et soyons à la hauteur de la révolution que nous sommes en train de vivre.

    Alors tu vois les 10€ de ton CD… qu’est que je m’en fiche. Au même titre que la télévision pour laquelle on a créé la redevance pour en assurer son développement et qu’on pensait à juste titre à l’époque un outils moderne d’éducation et de diffusion culturel et de savoir, devrait nous monter la voie vers la Licence Globale. Si maintenant tu penses que 5 ou 10€ par mois pour disposer de l’intégralité des oeuvre culturelles cinématographique et musicale c’est trop cher, eh bien pars sur une ile déserte car je ne pense pas que tu soit destiné à vivre en société :-)

    Bonne soirée

    • Ben non, je ne pense pas que c’est trop cher, mais je préfère les mettre dans les CD que j’achète, pour les artistes que j’apprécie. Désolé, tu t’énèrves, mais je n’ai pas envie d’avoir une offre globale. Que cette offre existe pour les gros consommateurs, pas de problème, mais moi non.
      Une démocratie est un lieu de parole et pas d’insultes, garde donc ton calme, car je peux comprendre tous les arguments, mais pas l’agressivité. Pour ma part, encore une fois, cette loi ne me gêne pas, je n’ai pas l’impression d’être dans un pays totalitaire et je suis satisfait de pouvoir enfin payer mes albums au prix que je trouve abordable et equitable, et ceci sans DRM. Les DRM était une honte (merci Apple !), ils n’existent plus, j’en suis fort aise.

  • Ah au fait, la s92a (notre Hadopi en NZ) a ete abandonnee.
    Ces projets de loi auront eu l’interet de permettre un discussion entre les politiques et les internautes et autres acteurs du web.

    Il ne s’agit pas maintenant de leser les uns au profit des autres, mais de chercher une alternative a la situation illegale actuelle qui satisferait chacun.

  • Le jour où l’industrie du disque n’aura plus pour but uniquement le profit et l’argent facile et arrêtera de produire bouses sur bouses, alors les gens rachèterons des CD. Personnellement je télécharge très peu, j’achète les CD des artistes que j’aime réellement ou alors quand ils sortent un beau packaging collector. Il faut que les maisons de disques arrêtent de faire du quantitatif et tapent dans le qualitatif !

  • Mais pourquoi les articles de techcrunch ne sont pas libres ? Pourquoi ne mettez-vous pas vos contenus en Créative Commons ? Genre un CC-BY ou version virale et contagieuse : CC-BY-SA ?

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