Archives pour mars 2009
Google lance son propre fonds d’investissements: Google Ventures
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par Alain Eskenazi 31 mars 2009

Le fonds d’investissement de Google attendu depuis longtemps a ouvert ses portes aujourd’hui. Il s’agit de Google Ventures; ce fond sera dirigé par Bill Maris et Rich Miner.

En lisant les FAQ du site, on apprend que le fonds investira dans toutes sortes de startups (Consommation Internet, logiciels, Hardware, bio-tech, santé, et d’autres) et sera prêt à investir les montants nécessaires (depuis des “Seed” investissements jusqu’à des investissements plus conséquent de dizaines de millions de dollars, en fonction des opportunités). Pas de cible particulière ni de type de startup précis.

Ils seront également prêts à investir en aux cotés d’autres sociétés d’investissements et pas de partenariats avec  Google requis (pas besoin par exemple de construire un service sur App Engine).

On apprend aussi que le fonds sera impliqué activement dans les startups concernées et avec les équipes qui les dirigent. C’est prometteur mais cela dépendra bien sur en réalité du nombre d’investissements.

Google est-il un investisseur idéal pour une startup? évidemment l’idée d’avoir Google avec vous est plutôt séduisante pour l’aspect marketing; à moins que vous n’ayez une idée de génie pour un produit qui concurrencerait un service Google. Pas sur que vous souhaiterez leur présenter votre technologie.

Enfin autre curiosité: le nom de domaine googleventures.com n’appartient pas à Google. Il aurait été acheté en 2004 et expirerait en Juin de cette année. Google serait sur les rangs pour son acquisition. Combien de personnes iront directement sur ce domaine?

Information en ligne: les journalistes sont critiques mais optimistes
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par Michael Arrington (adaptation: Alain Eskenazi) 31 mars 2009

Le Pew Research Center a publié une étude dans le cadre de son projet “Excellence dans le Journalisme“. Cette étude montre que les bloggers et certains journalistes montrent un vrai optimisme quant à l’avenir de l’information sur le web. Optimisme qui dénote fortement avec le pessimisme ambiant existant dans le milieu de l’édition papier.

Selon ce rapport, le point négatif est que la plupart des journalistes qui travaillent dans l’industrie de l’info en ligne pensent  qu’Internet a un impact négatif sur la valeurs fondamentales du journalisme; y compris une perte des standards de base (45% pensent de la sorte), un travail trop rapide (25%) et trop de ponts de vue tiers  et d’opinions extérieures au milieu du journalisme (31%). Si il est vrai qu’Internet a modifié la façon dont le journalisme est conduit aujourd’hui, je ne pense pas que la rapidité du travail et la participation des avis variés et divers puissent avoir une influence négative sur l’intégrité du travail de journalisme.

Cependant, les journalistes en ligne ont une vision positive des différents modèles économiques potentiels pour l’industrie en ligne comparée à celle plus traditionnelle des journaux et de la presse qui cherche un nouvel élan. Plus de 66% des personnes interrogées affirment que les médias en ligne sont rentables. Mais seulement 4 journalistes sur 10 pensent vraiment que l’information en ligne trouvera un modèle économique viable à long terme. Tous s’inquiètent de l’avenir de la publicité en ligne. Deux tiers d’entre eux sont tout de même convaincus que cela reste la seule forme sure de revenus. On le voit donc, pas mal de contradictions et d’incertitudes. Intéressant de noter que pour la première fois cette année pourtant, la publicité en ligne connaît une baisse. Mais cela reste incomparable face au déclin persistant de la publicité dans l’édition papier.

Photo Ken-ichi.

[fr] TwitterTronic, l’hymne officiel de Twitter?
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par Alain Eskenazi 30 mars 2009

twittertronicOuriel Ohayon aime Twitter. Non content d’être un des utilisateurs les plus actifs du service de Micro-blogging depuis sa création, il vient également de lancer en deux mois deux sites autour du phénomène. Il y a un peu, nous assistions au lancement de topify, qui vous simplifie la vie pour accepter de nouveaux “followers”, voici maintenant TwitterTronic qui n’a pour d’autre ambition que de nous distraire musicalement.

TwitterTronic est un remix électronique, composé avec l’aide d’ Aerostart, à partir des différents sons d’applications les plus utilisées autour de Twitter: AlertThingy, Twhirl, Twitterific, Snitter, Tweet-r, TweetDeck. Pour ceux qui ne le savent pas, Ouriel en plus d’être un spécialiste du web est aussi musicien. La tentation de combiner ces deux passions était sans doute trop belle. Et non sans humour.

Bref un petit clin d’œil sympathique qui deviendra un tube sur la Twittosphere à coup sur dans les jours à venir et peut être même en boite cet été. Twitter a sans doute trouvé là son Jingle officiel. A écouter:

Note au lecteur: Si c’est bien la peine de le préciser, j’ai pris entièrement seul la décision de publier ce billet. Ouriel ne m’a pas sollicité

C’est fait: Skype arrive sur l’iPhone
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par Alain Eskenazi 30 mars 2009

skypeiphoneComme c’était attendu depuis un moment, Skype va faire son apparition sur l’iPhone dans la journée de mardi. Cela vous permettra de passer des appels VoIP à vos proches et amis dans le monde entier. Une annonce qui ravit la communauté des utilisateurs de Skype et sûrement un peu moins les opérateurs de téléphonie. Mais si l’application avait été interdite on aurait pu imaginer le scandale.

L’application sera disponible depuis l’App Store gratuitement.

Il ne sera bien évidemment pas possible de passer des appels Skype via 3G mais seulement via WiFi. Le système vous permettra aussi de détecter vos contacts iPhone qui possèdent un compte Skype. Les appels SkypeOut seront également possible via WiFi.

Il vous sera aussi possible de chater avec vos amis en utilisant le clavier de l’iPhone avec vos avatars habituels de Skype

Google lance officiellement son moteur de recherche de MP3 en Chine
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par Michael Arrington (adaptation: Alain Eskenazi) 30 mars 2009

Google China a officiellement ouvert les portes de son moteur gratuit de recherche de MP3 uniquement pour la Chine; grâce  à un accord avec (Warner, Universal, EMI et Sony. Le site qui était en beta depuis un an peur etre vu ici ou, si vous ne lisez pas couramment le chinois, en version traduite ici. A noter qu’il n’est pas possible d’écouter ou télécharger des morceaux en dehors de la Chine.

Le site propose plus d’un million de morceaux indexés en partenariat avec Top100.cn. Une majorité de tubes chinois mais aussi  certains morceaux étrangers. Par exemple , le dernier album de Metallica peut être télécharge gratuitement. En plus des 4 grands labels cités plus haut, 140 labels indépendants ont rejoint aussi l’aventure.

Google partagera les revenus de la publicité  dans un marché de la musique en Chine ou 99% des téléchargements sont illégaux.

La stratégie de Google est aussi de reprendre du terrain sur Baidu le moteur de recherche principal en Chine et qui offre déjà des MP3 depuis des années. Ce dernier a par ailleurs officiellemet annonce que l’entrée de Google sur ce terrain est bien tardive.

L’une des particularités de moteur de recherche de Google est l’utilisation de Songscreener, qui vous permet de choisir des morceaux en fonction de votre humeur ou du style, timbre ou genre de musique. Google serait aussi en train d’expérimenter une fonctionnalité de recherche par la voix. Google songerait aussi à lancer ce moteur de recherche ailleurs qu’en Chine. Google Music pour bientôt?

(Hat tip to Web2Asiavia Twitter – and Outdustry)

[fr] Après la musique, la production cinématographique à portée des internautes avec MotionSponsor
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par Alain Eskenazi 30 mars 2009

logo-motionOn connaissait pour la musique MyMajorcompany, sellaband, spidart, beproducer  et quelques autres encore; voici pour la musique  MotionSponsor qui permet à des internautes de devenir producteurs de cinéma. Rafik Benhammou, fondateur du site, nous explique le concept:

“Des long-métrages qui ont déjà bouclé de 80 à 95% de leur financement (budget moyen des films : 2.5 – 3millions d’euros) sont proposés sur le site. L’enveloppe (150k€ à 300k€) qui reste à financer est divisée en part de 25€. L’internaute fan de cinéma peut alors acquérir une ou plusieurs parts du film et devenir ainsi “Coproducteur” du film.Il devient de plus en plus difficile pour les producteurs de boucler leur budget de manière classique (aides, préachats, Sofica..). La conséquence immédiate est que de nombreux projets de qualité sont alors abandonnés. La crise ne les aide pas! Motion Sponsor se présente donc comme une alternative facilitant la mise en production d’un film.”

L’internaute qui aura participé à la production du film bénéficiera alors de quelques avantages: participation au tournage, à la première du film, entre autres, et une part des recettes en cas de succès. (Motion Sponsor recevra aussi une part sur ces recettes). Les Internautes seront d’autre par invités à participer au buzz promotionnel du film, ce qui peut et devrait d’ailleurs devenir un atout important pour la promotion d’un film.

Le site qui compte déjà une centaine de membres présente quelques projets en cours le film la Horde réalisé par Yannick Dahan et Benjamin Rocher. La présentation  en vidéo ci-dessous.

motion

Le concept est séduisant et le site dans l’ensemble plutôt réussi. Mais pourquoi ne pas déjà donner aux internautes investis dans un projet les outils pour  faire  connaître le film avant même sa sortie? des widgets de présentation exportables, un lecteur vidéo avec le pitch lui aussi à  embarquer; intégrer les outils de communication comme Twitter (pour suivre l’évolution du tournage par exemple) ou créer un premier groupe de fans d’un film sur Facebook ou MySpace? quelques idées au hasard…

Comme je l’ai aussi suggéré à Rafik, le concept devra s’ouvrir  aussi au cinéma à plus petit budget et aux courts métrages; devenir un une plateforme de rencontre pour toux ceux qui ont envie de faire du cinéma quelque soient leurs moyens; devenir un espace ouvert pour toutes les formes de créations cinématographiques. Mettre en contact scénaristes amateurs et producteurs, comédiens et réalisateurs. Rafik m’a confirmé que c’est prévu pour bientôt;  MotionSponsor recherche “actuellement des projets qui n’ont pas encore été financés et  dont les budgets estimatifs sont inférieurs à 1 m€. L’idée est de découvrir les “talents de demain” et de les accompagner avec l’aide des internautes dans la réalisation de leur premier long-métrage.” Comme pour la musique où il aura suffit d’un tube pour faire connaître MyMajor Company; il faudra un succès au box office pour faire décoller le concept.

Les fous de cinéma, dont je fais partie, sont en tout cas ravis de voir se mettre en place ce genre d’initiatives. En auto-financement jusque là, le site cherche desormais des investisseurs; avis aux passionnés de cinéma. Les VC s seront-il prêts à devenir producteurs à risque?

Ce concept n’est pas entièrement nouveau; il y a un peu plu d’un an nous vous avions presenté IndieGoogo, un projet américain, qui a déjà fait son chemin et a lancé pas mal de jolis projets indépendants. En France; 6nema est aussi une plateforme pour les courts métrages.

Mise a jour: Je découvre via Presse-citron, le lancement de Touscoprod qui propose un concept similaire à celui de MotionSponsor. Tout bon pour le cinéma en tout cas!

[fr] Pratiks, une plateforme de guides en vidéo qui ne se prend pas (assez?) au sérieux
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par Alain Eskenazi 29 mars 2009

Comment ouvrir une canette de Coca Cola secouée sans en mettre partout ? Comment plier un T-shirt en cinq secondes ? Comment réactiver un stylo à bille ?Autant de questions essentielles auxquelles Pratiks tente de vous apporter de réponses…en vidéo. Pratiks est une plateforme vidéo sortie à la fin 2008 qui propose des guides vidéos, des “How To” (comment faire?) sur différentes thématiques. Le tout dans l’humour et l’auto-dérision, à l’image d’ailleurs du design du site légèrement “Sapin de Noël”; vous jugerez par vous même. Le site s’inspire ou reprend la recette du site 5 min qui existe depuis 2 ans et qui connaît un certain succès.

Plus de 1000 vidéos pratiques sont déjà disponibles. J’ai passé quelque temps sur le site et je dois avouer que je n’ai pas trouver de vidéo, de conseil immanquable de vrais spécialistes dans un domaine spécifique. Certes le site se base sur les vidéos des utilisateurs amateurs mais comme pour 5min, on aimerait bien trouver des démonstrations assez professionnelles. Disons que dans l’ensemble, le concept est sympathique et mérite le détour mais c’est bien sur le contenu que l’effort doit être mis afin que le service devienne vraiment pratique. Mais le site est jeune et le contenu devrait s’enrichir très rapidement. On leur souhaite.

traiks

Le sort peu enviable des startups de musique en streaming
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par Michael Arrington (adaptation: Alain Eskenazi) 28 mars 2009

Il n’a y a pas de quoi les envier Les startups de musique en ligne. La plupart payent entre 0,4 cents et et 1 cent (en dollars)  par stream aux labels de musique à chaque fois qu’une personne écoute un morceau en entier. Ajoutez les frais de stockage et de bande passante,  les  dépenses atteignent des millions de dollars qui proviennent des investisseurs des startups et finissent souvent dans les poches des grands labels. Et la publicité ne couvre souvent qu’une faible partie de toutes ces dépenses.

Les labels se moquent de savoir si ces startups gagnent de l’argent, en perdent ou survivront. Ils tentent simplement de retarder encore un peu l’échéance; le jour où la musique sera vraiment distribuée librement et gratuitement. Et toutes les lois de répression du monde entier n’y feront rien; même si certains paieront des amendes exorbitantes ou passeront du temps en prison, ce  jour arrivera et les labels le savent pertinemment.

Mais revenons en à nos startups qui souffrent. Mypace Music paye par exemple environ $2 millions par semaine aux labels pour environ un milliard de morceaux écoutés par semaine. Un taux assez élevé dans l’industrie. Difficile d’imaginer qu’ils reçoivent $2 millions par semaine en publicité.

Beaucoup fondent des espoirs dans les téléchargements à la demande, la vente de billets de concerts, des sonneries de téléphone et autres produits dérivés…mais cela ne suffira pas tant que ces taxes demeurent. Ce qui veut  dire que ces startups ont peu de chance de survivre si les labels ne réduisent pas leurs taux de prélèvement; ou alors envisager un modèle économique différent. Pas de signe en vue.

Il y a quelques temps nous souhaitions écrire sur TechCrunch un billet sur une startup de musique en streaming qui semble se porter assez bien si l’on en juge par son trafic. Après les en avoir averti, ils se sont précipités pour nous demander de  ne rien écrire pour ne pas présenter une image trop positive de leur service. Ils sont en pleine négociation avec les labels et doivent leur expliquer combien la situation est désespérée.

En clair: les startups de musique ne cherchent pas plus d’utilisateurs car ils perdent de l’argent avec chaque utilisateur et un succès trop affiché ne leur permet pas de négocier correctement avec les labels.

Un autre exemple a surgi cette semaine: celui de imeem qui se serait endetté à hauteur de 30$ millions de dollars face aux labels de musique. Apparemment cela été un peu déformé, il s’agirait d’une somme moindre. Mais c’est un exemple quand même. Quelque soit la dette, imeem n’arrive pas à payer. Ce modèle économique ne fonctionne pas. Les taxes des labels tuent le modèle dans l’œuf.

D’autre part, Les grands labels de musique n’aiment pas la musique en streaming; d’abord parce que cela n’aide pas à réduire la dégringolade des ventes de disques et ensuite parce que contrairement aux idées reçues, cela n’incite pas au téléchargement payant.

Alors quand vous entendez les labels de musique annoncer qu’ils essayent d’aider les startups de musique, sachez qu’en fait il ne s’agit dans le meilleur cas que de baisser légèrement le taux de 1 cent à 0,4 cents. Ce qui assurera aux startups de musique une mort légèrement plus lente. Si un autre modèle n’est pas trouvé, ces startups disparaîtront peu à peu car les VC n’ont plus vraiment plus l’intention d’y investir davantage de fonds.

Note d’Alain:  Hadopi pas Hadopi, streaming ou telechargement, le systeme ne fonctionne pas; et les labels de musique devront le comprendre un jour ou l’autre. Rien n’arrêtera la marche vers la gratuité ou vers un modèle économique différent. Situation effectivement paradoxale, la demande est omniprésente et le succès  est au rendez-vous mais l’avenir est plutôt gris pour ces startups.  Si les principaux acteurs de sites français de musique en streaming  lisent ce post,  je serais heureux de lire leurs réactions sur cette analyse de Michael. Du moins sans prendre le risque de froisser leurs rapports avec les labels de musique….

Fizy, le Speedy Gonzales de la recherche de musique sur le web; Trop bon pour durer très longtemps
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par Michael Arrington (adaptation: Alain Eskenazi) 28 mars 2009

Allez vite essayer ce service ultra rapide. Fizy est sans doute le service de recherche de musique le plus rapide sur le web. Essentiellement conçu pour mobile plutôt que pour navigateurs traditionnels, Fizy vous permet de trouver quasiment tout.

Il vous présente même une vidéo associée si elle est disponible et vous pouvez aussi partager des morceaux facilement qui sont affichés avec leurs URLs distincts.

Fizy indexe prés de 75 milliards de MP3 grâce à l’accès à 50 APIs différentes. Mais le plus surprenant est sa rapidité. Tant au niveau des résultats des recherches que du chargement des morceaux. Autre Bonus: Fizy supporte prés de 30 langages. Bref la quasi perfection.

Ce service est aussi enthousiasmant qu’il est illégal et ne devrait pas durer éternellement. Il devrait toutefois survire un peu encore vu qu’il n’existe aucune adresse ou nom derrière ce site; seule une recherche sur WHOIS indique une origine vers une société Turque, beril tech.

[fr] Pourquoi Google n’est pas invincible
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par Alain Eskenazi 27 mars 2009

Vous souhaitez connaître tous les point faibles de Google? Et bien voici une présentation (ci-dessous) qui vous en dira plus. Ouriel Ohayon nous propose ce document, réalisé par la société de consultation Faber Novel, qui met en lumière les risque et faiblesses de Google. Les problèmes de Monopole, de confidentialité, de droits d’auteurs,etc..etc.. Un diaporama extrêmement précis qui analyse les causes et les conséquences de chaque risque potentiel. Vous avez dit effrayant?

Justin.tv, Roi du direct sur le Web
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par Alain Eskenazi 26 mars 2009

La vidéo en direct est en train de vraiment décoller; du moins si l’on en juge par la croissance du trafic de Justin.tv. Selon Comscore, le site de streaming Live a vu son audience passer de 9,3 millions de visiteurs uniques à 15 millions en février. Autant que Veoh et deux fois plus que Hulu. Ce dernier est très populaire aux Etats-unis mais inaccessible en dehors. Le succès de Justin.tv se fait avant tout à l’international en particulier Espagne, Bresil, Allemagne et au Royaume-uni.

Ci-dessous les chiffres de Quantcast qui montrent aussi la même tendance. 22,1 millions de visiteurs pour Justin.tv. Hulu domine aux États-unis mais pas dans le monde. on note aussi la belle poussée de Ustream avec 6,7 millions de visiteurs uniques dans le monde.

428 000 chaînes diffusent en direct via Justin.tv. Parmi elles, 40000 diffusent près de 1,75 millions d’heures de direct. Comscore estime que l’utilisateur moyen passe environ une heure par mois sur le site. Évidemment l’une des principales raisons du succès de Justin.tv est la diffusion d’événements sportifs en direct. Tous les amateurs de sport le confirment: pas un match ( de foot, de tennis, de basket,etc…) qui ne soit diffusé sur Justin.tv. La qualité du streaming n’est pas toujours parfaite mais en énorme progrès par rapport, ne serait-ce, qu’à l’année passée. D’ici un an ou deux nous n’aurons plus besoin de télévision pour suivre des matches en direct. Reste plus que le problème des droits à régler; pas le plus simple.

[fr] En Bref: Nouvelle version pour BeeBarter et son troc en ligne; lancement de Sencities, un nouveau city-guide; de Yagg, un réseau social Gay et de e-Citizen, le Facebook de l’achat vert
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par Alain Eskenazi 26 mars 2009

Fin de semaine chargée, quelques nouvelles rapides du front:

beebarter, le site de troc entre particuliers lance une nouvelle version et surfe sur la crise. En effet, le produit semble asse bien adapté à la conjoncture actuelle et attire de plus en plus de monde. Le troc en ligne est en plein boum. L’équipe du site nous annonce aussi des versions UK et Us dans le courant 2009

Lancement de Sencities, un nouveau guide en ligne pour vos sorties ; pas eu le temps d’explorer vraiment le site mais apparemment une approche innovante: “Sencities propose de découvrir des lieux en fonction de son instinct. Une signalétique forte, faite de formes et de matières, représentant des ambiances, permet aux touristes et locaux de fixer leurs envies et de découvrir des lieux qui leur correspondent.”

Yagg le média gay participatif lance le premier réseau social des gays et des lesbiennes. Il était temps j’allais dire. Toutes les fonctionnalités sont présentes; profils personnalisés, forums, groupes, messageries, blogs, photos, vidéos. Comme le dit la présentation:” La communauté Yagg, c’est le “Facebook” des homos!”
En ce moment de toute façon tout le monde est le Facebook de quelque chose….

Voici un joli projet :e-Citizen qui ouvre ses portes ce matin. Il s’agit d’une “place de marché éthique” ( ?). Les fondateurs du site se présentent comme le “Facebook de l’achat vert” (encore un Facebook…). On peut  trouver toutes sortes de produits dans le domaine de la mode des cosmétiques, de la maison, etc…le site reverse 5% des ventes à l’association de votre choix. Ce principe de solidarité devient d’ailleurs une nouvelle tendance sur le web et c’est tant mieux. “Le site compte aujourd’hui 23 marques partenaires et s’est associé aux plus grands noms du secteur caritatif : Aides, la Chaîne de l’espoir, Handicap International, PlaNet Finance, Planète Urgence et le WWF.

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Twitter et Blogging bientôt au programme des écoles primaires au Royaume-Uni
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par Alain Eskenazi 25 mars 2009

Non ce n’est pas déjà un poisson d’Avril, TechCrunch UK nous apprend aujourd’hui que le gouvernement britannique va proposer d’intégrer Twitter dans le programme des élèves d’école primaire. Le but est d’offrir un accès aux nouveaux outils de communication et aux médias sociaux dans le système éducationnel au Royaume Uni.

Et ce n’est pas tout, le blogging sera aussi enseigné ainsi que  l’utilisation de Wikipedia aux cotés des mathématiques, de la littérature et des sciences. C’est “the Guardian” qui a révélé ce projet qui devrait être annoncé officiellement dans un mois. On apprendra aussi aux enfants la parfaite utilisation d’un clavier ainsi que celle des correcteurs d’orthographe.

Il sera aussi offert aux professeurs une plus grande liberté quant au choix des matières enseignées. Pas question d’ignorer des disciplines comme l’histoire ou l’arithmétique mais le web et les nouveaux médias feront desormais partie intégrante du quotidien de ces jeunes élèves. Ils pourront ainsi comparer leurs nombres de “followers” sur Twitter dans la cour de récré…

Facebook a tort d’écouter ses utilisateurs
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par Michael Arrington (adaptation: Alain Eskenazi) 25 mars 2009

“Un Chameau est un cheval conçu par un comité”.” (source)

La citation du Chameau (avec tout le respect que nous portons aux chameaux) illustre bien un problème fort connu qui surgit quand trop de personnes sont impliquées dans un projet. Seth Godin explique comment le Walkman n’aurait jamais été construit si Sony avait demandé à ses clients ce qu’ils en pensaient (de l’excellent livre Purple Cow). Il y a quelques jours; Robert Scoble expliquait que Porsche fabriquerait des Volvos si la société écoutait ses acheteurs. “Si vous demandez à un groupe de propriétaires de Porsche ce qu’ils aimeraient changer, ils vous demanderaient une conduite plus douce, un coffre plus grand, plus de place pour les jambes…bref une Volvo…

L’idée est donc que quand vous écoutez trop vos utilisateurs, vous créez un produit ennuyeux. Il faut un dictateur pour lancer un iPhone et changer une industrie entière. Imaginez si Steve Jobs avait écouté tout le monde.

Je suis ainsi surpris de constater que Facebook est en train de faire un peu marche arrière sur le nouveau design du célèbre réseau. Simplement parce que des milliers d’utilisateurs ne cessent de se plaindre depuis une semaine. (Facebook a publié un billet sur le blog hier annonçant le retour à certaines fonctionnalités de l’ancienne version)

Faecbook a toujours pris des risques avec ses versions et avec ses utilisateurs et les réactions ont toujours été négatives au début. Il y a peu, Mark Zuckerberg nous expliquait comment les utilisateurs finissent par accepter les changements avec le temps. Soudainement,  face à cette révolte populaire, Facebook baisse les bras. Pourquoi?

Écouter toutes les réactions négatives des utilisateurs est la dernière chose à faire; il valait mieux continuer avec plus de changements encore. Sinon Facebook finira par perdre sa domination sur le marché et deviendra comme MySpace qui a trop  essayé de rendre ses utilisateurs heureux et dégringole peu à peu. Aller toujours plus loin est la vraie recette du succès.

Note d’Alain: voici un avis pour le moins extrême de Michael Arrington…mais pas dénué de sens quand on regarde les grands inventions ou créations existantes parties de rêves personnels parfois les plus fous. Par contre il me semble qu’il est souvent pertinent d’écouter sa communauté quand un produit existe afin de l’optimiser. Pour ce qui est de Facebook, ce n’est pas la première fois que le réseau social modifie son design et subit les réactions déchaînées des utilisateurs… généralement avec le temps… on oublie tout. Mais cette fois-ci la fronde semble bien sérieuse.

[fr] Rendez-vous à Amsterdam pour TheNextWeb 2009
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par Alain Eskenazi 24 mars 2009

logo17La conférence TheNextweb aura lieu a Amsterdam le 15, 16 et 17 Avril. Pal mal d’événements encore cette année et la présence de nombreux acteurs du web dont notamment, Bradley Horowitz de Google, et de nombreux sujets dont une session spéciale sur le sujet phare en ce moment, le microbblogging, Twitter et son écosystème. Enfin une conférence web ne serait pas une vraie conférence web sans son concours de startups; donc pas d’exception à la règle et 24 startups seront présentées aussi cette année.

Un rendez-vous européen important pour les sociétés qui veulent se faire connaître; vous pouvez bénéficier d’une réduction de 20%  spécial Techcrunch sur cette page (indiquez le nombre de billets et vous verrez apparaître la réduction dans le total en bas).

[fr] Producteev ouvre ses portes au public et en français; forfaits “Gold” offerts aux lecteurs de TechCrunch
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par Alain Eskenazi 24 mars 2009

Producteev, le service collaboratif de gestion de taches qui fut présenté en beta privé à LeWeb est désormais ouvert en beta public. Nous vous avions déjà présenté cette startup en Août 2008. Le site offre une interface assez facile d’utilisation avec un tableau de bord avec des petites boites  à la Netvibes, pour chaque groupe, personne ou tache. Le site est désormais disponible en anglais, espagnol, allemand et Français et également avec des versions pour iPhone, Windows Mobile, Blackberry, et Nokia très bientôt.

Producteev vise le marché de la gestion de taches dans son ensemble. Ici, on  ne parle pas seulement d’un outil collaboratif pour des groupes professionnels de travail en ligne; mais de la gestion de taches quotidiennes pour des familles, des associations, des clubs ou simplement des amis qui travaillent ensemble sur un projet, quelque soit son ampleur. Une autre particularité du service est aussi l’intégration des outils de communication comme Twitter ou différentes messageries instantanées qui permettent de communiquer avec vos collègues et avec l’interface directement pour mettre à jour ou modifier certaines taches ou directives, ou commentez ce qui a été déjà fait, par exemple.

Cet aspect grand public du service devrait être un atout de taille. Reste à habituer les”non-initiés” à se servir d’outils de collaboration en ligne; ce qui n’est pas encore gagné. Pour les sociétés qui souhaiteraient également intégrer une plateforme interne de collaboration, le site offrira aussi bientôt une solution en marque blanche.

Producteev propose une version gratuite pour les étudiants ou pour seulement deux utilisateurs et différentes versions payantes en fonction du nombre d’utilisateurs que vous souhaitez impliquer dans un projet. De 10 Euros par mois à 79 Euros pour le forfait “Gold” (jusqu’à 100 participants).

Et justement, Ilan Abehassera, le CEO de Producteev, offre 10 forfaits ” Gold”  aux  10 lecteurs qui laisseront les commentaires les plus pertinents ou intéressants sur ce service. Une sélection (forcément subjective) sera faite dans  les 48 heures et les gagnants seront avertis. Prière donc de laisser un lien (et email) dans votre nom dans vos commentaires.

producteev

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Mozilla pense à remplir la page vide d’un nouvel onglet ouvert sur Firefox avec vos sites préférés
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par Michael Arrington (adaptation: Alain Eskenazi) 24 mars 2009

Mozilla est en train d’experimenter un design pour une nouvelle page de tabs dans le navigateur Firefox, page oà il vous sera monter un cercle avec les sites que vous visitez, un peu a la manière du cercle d’amis visibles sur certains téléphones portables. En ouvrant un nouvel onglet; au lieu d’une page blanche, vous pourriez ainsi voir une série d’icônes représentant la dizaine de sites que vous visitez le plus. En passant sur ces icônes, vous accéderiez aux liens.

Ce n’est pour l’instant qu’un concept, mais utiliser et remplir la page vide des nouveaux onglets est logique. Les icônes apparaîtraient sous forme d’images en filigrane afin de ne pas encombrer visuellement la page et l’utilisateur, selon Aza Raskin de Mozilla Labs. Il serait aussi pertinent de permettre aux utilisateurs de choisir précisément quels sites apparaissent dans ce cercle, par défaut.

Il s’agira probablement d’abord d’une extension disponible  pour Firefox 3.1 puis si les réactions sont bonnes, le concept sera intégré au navigateur en général.

Note d’Alain: Dans un style un peu moins discret, je connaissais déjà l’extension FastDial qui vous permet d’insérer des vignettes des sites de votre choix sur la page vide d’un nouvel onglet ouvert. Sympathique sans être vraiment utile.

[fr]Tripwolf lance sa version francaise; invitations pour la soirée de lancement
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par Alain Eskenazi 23 mars 2009

TripWolf est un site de guides de voyages en ligne avec toutes les fonctionnalités sociales classiques et aujourd’hui indispensables (carte Google, messagerie, pages de profils, notes et commentaires..etc..);  il  permet aussi, grâce à l’agrégation de sites divers  et les recommandations personnalisées des “Trip-gurus”, de se créer son guide de voyage personnalisé et de l’imprimer gratuitement en PDF. Pour ceux qui préparent un voyage en détails, Tripwolf s’avère fort utile.

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Triwolf est à l’origine un site autrichien, qui avait été parmi les finalistes de SeedCamp2008. Il annonce depuis son lancement,  l’inscription de 15 000 membres. Pas énorme mais cela augmente régulièrement. Il le faut, car ce secteur est particulièrement encombré; nous avons déjà présenté sur TechCrunch des dizaines de sites dans ce domaine.

Tripwolf avait levé 2,5$ millions au cours d’un tour de table mené par MairDumont Group Dieter von Holtzbrinck, un investisseur allemand et spécialiste des guides de voyages. “Dans un contexte où le numérique prend le dessus sur le papier, MairDumont, leader européen de la publication de guides de voyage (éditeur entre autres des guides Marco Polo), a fait le pari de s’associer avec Tripwolf.

Voici donc l’arrivée d’une version française et à l’occasion une soirée de lancement est organisée la deuxième semaine d’Avril à Paris. Tous les détails seront fournis par le site et….nous avons des invitations pour les trente premiers qui contacteront Hugo, responsable de la version française, à  h.gersanois at tripwolf.com. (présentez vous suite à l’article d’aujourd’hui sur TechCrunch)

[fr] Sommes-nous tous des Pirates?
33 Commentaires
par Alain Eskenazi 23 mars 2009

piratesHadopi est -il le mot plus utilisé ces dernières semaines sur le web? Pas un jour ne passe sans que cette nouvelle loi ne suscite déchaînements et réactions des blogs et des médias français. Et chacun y va de son initiative, dans la provocation ou dans l’humour. Il y a une semaine, Jamendo lançait en réponse le remerciement gradué; hier, un site de vins nous annonçait le lancement de la “cuvée Hadopi”, une série limitée de 1000 bouteilles à acheter sur le site Berenas. (en collaboration avec la quadrature du Net). Deux exemples parmi bien d’autres; l’imagination est au rendez -vous. Hadopi révolte les uns et insuffle une nouvelle énergie créatrice aux autres. C’est aussi avec intérêt que nous avons pu lire la réaction de la secrétaire d’État  à l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, dans un entretien paru dans le Figaro. Bref le sujet est au cœur de notre quotidien de surfeur et mérite un vrai débat sur la liberté des échanges sur le web, au delà simplement de l’aspect purement répressif imposé par la loi Hadopi.

Parmi toutes les initiatives en cours, j’ai voulu m’arrêter un instant sur Le réseau des pirates, mouvement créé par quelques bloggers associés, dont Mikiane, à qui j’ai souhaité offrir cet espace  pour nous présenter ce projet. Mikiane est un blogger, ardent défenseur de la “culture libre”, il est également à la direction du Studio Multimédia de France 24. Voici son article:

Le réseau des pirates, bientôt 10 000 signataires

“Je suis l’un d’entre-eux. J’ai consommé, remixé ou diffusé des œuvres culturelles. Alors, pour eux je suis un pirate.” C’est ce qu’ont déclaré 8 000 personnes en l’espace de deux semaines sur le site reseaudespirates.net!  8000, bientôt 10 000! Sur Facebook 3700 pirates on rejoint la cause du réseau et 6600 d’entre eux ont rejoint le groupe. Joli buzz pour un début, mais le réseau est loin d’avoir fait le plein.

C’est le temps du deuxième souffle. L’initiative du Pacte a été prise à l’occasion du projet de loi l’Hadopi. Le réseau des pirates refuse l’Hadopi pour elle même ; mais aussi parce qu’elle s’inscrit dans un mouvement plus large de grignotage des libertés numériques. Le réseau n’a pas vocation à s’enfermer dans le refus ou la résistance : il souhaite promouvoir une approche positive : recenser, définir, promouvoir les libertés numériques et faire entrer ces enjeux dans le débat politique. En commençant par les elections européennes.

L’anti-Hadopi, un premier pas…

Cette opération n’est qu’un premier pas. Son succès vient du fait que la société “se révolte contre une élite politico-administrative déconnectée des réalités de l’Internet : de ses usages comme de sa technique”. Après les réseaux civiques d’internautes (Quadrature du Net, April, ISOC France, ISOC Europe), les mouvements de consommateurs (l’UFC-Que Choisir, CLCV), ce sont désormais les acteurs économiques du numérique qui contestent la riposte graduée: l’Association de l’Economie Numérique (ACSEL), le Groupement des Editeurs de Services en Ligne (GESTE), l’Association des Services Internet Communautaires (ASIC). Selon la Fédération française des télécoms, “la riposte graduée ne sera pas applicable techniquement”. Les chercheurs en informatique, les ingénieurs chargés de la mettre en place, mettent en doute son efficacité. A commencer par le directeur-adjoint de l’INRIA. Même les jeunes de l’UMP sont vent debout. Sans parler de Jacques Attali. C’est la société qui se rebelle. Au delà de l’Hadopi…

Une politique inspirée par la Culture Libre

La Culture Libre est un mouvement de pensée qui prone la dépénalisation du partage de la connaissance et la décriminalisation des entraves à ce partage. Il part du prinicipe que l’information n’est pas une propriété privée. Le mouvement Open Source, applique cette notion à la création logicielle. L’économie du logiciel libre a prouvé qu’en pratique cela était compatible avec la création de valeurs (intellectuelle et économique). Cela a démontré une réelle efficacité dans la mise en oeuvre de produits compétitifs, efficaces et de qualité. L’Open Source base son modèle économique sur le travail et non sur le capital. C’est le travail des créateurs ou des utilisateurs de logiciels qui est rémunéré dans l’industrie du libre. Le capital, à savoir “le droit d’usage” est “libre”, “gratuit” et sa “distribution” encouragée. Nous vivions l’émergence d’un nouveau courant politique, comportant de nouvelles règles d’organisation (en réseau et non centralisé), une idéologie nouvelle (alliant liberté et partage sans que ces deux valeurs ne se contredisent), de nouveaux clivages balayant nos anciens modèles droite-gauche… Cette approche, qui consiste à privilégier le travail au capital, la circulation plutôt que l’accumulation d’énergie, le “muscle” plutôt que “gras” est au cœur de la Culture Libre.

La Culture Libre au pouvoir avec Obama ?

Lawrence Lessig, important contributeur du courant libre, fondateur et président du conseil d’administration de l’organisation Creative Commons, a fait parti du comité de soutien du nouveau président américain pendant sa campagne et a conseillé le nouveau président . Barack Obama a mis Internet et son développement au coeur de sa stratégie pour la relance de l’économie. Pendant sa campagne il s’est largement inspiré de la vision décrite dans le classique “La cathédrale et le bazar” écrit par Eric S. Raymond : http://blip.tv/file/1563667

Il considére par exemple prioritaires les questions de la neutralité d’Internet et les questions de droits d’auteur. Il s’est entouré de personnalités comme le même Lessig (un temps pressenti à la tête de la FCC, l’autorité de régulation des communications américaines), Jimmy Wales (fondateur de Wikipedia), Tim O’Reilly, Cory Doctorow ou encore Mitch Kapor. Toutes ces personnalités sont des acteurs majeures du “courant libre”. [lire à ce propos : Culture Libre ]

Et concrètement?

La première décision concrète qui pourrait changer la donne serait une modification du code de la propriété. Cela commencerait à inverser l’équilibre capital / travail. Cette modification ne consiste pas à abolir la notion de propriété privée sur les biens matériels mais de remanier les lois sur les droits d’utilisation et de reproduction des biens immatériels, et refondre ainsi le système de brevets. En s’inspirant de ce qui a été fait dans le monde du logiciel libre et des travaux de l’organisation Creative Commons, on pourrait mettre en place des réglementations qui accéléreraient l’innovation et la création dans d’autres domaines que ceux des technologies de l’information. On pense naturellement à la recherche médicale, à la culture, à l’agriculture, aux médias, à la protection de la vie privée, à l’éducation etc…

Pour le moment, l’Europe n’a pas pris au sérieux cette possibilité d’une application politique des idées émanant du “courant libre”. Un parti politique suédois a sucité l’hilarité générale lorsqu’il a été créé sous le nom du “parti pirate”. A l’approche des élections européennes, cette année, il fait la surprise dans les sondages car plus de 20% des suédois se disent prêts à voter pour ce même parti !

Pour ceux qui veulent signer le pacte du réseau des pirates, c’est ici. Ou encore le groupe Facebook là.

[fr] 130 000€ de condamnation pour un site d’infos sur les Divx sur emule
25 Commentaires
par Alain Eskenazi 22 mars 2009

Sebastien était l’administrateur d’un site d’infos sur des films au format Divx. Un endroit en ligne, en fait, pour trouver plus facilement des titres de films à télécharger sur emule. Sebastien nous dit que le site fournissait “des indications qui étaient des occurrences de mots clés du type « titre + langue + format + … » à copier dans emule“.

Une longue histoire qui débute en Juin 2006. Trois années de calvaire pour le jeune webmaster. Sebastien a été incarcéré puis relâché, ses biens numériques ont été saisis; procès, puis finalement une condamnation de 130 000€, pour « complicité de contrefaçon », il y a quelques jours. Les parties plaignantes entres autres: Sony, Vivendi, Paramount. Il a lancé un site de soutien: http://www.soutenezmoi.free.fr/

On peut sûrement reprocher à Sebastien sa (fausse?) naïveté. S’occuper d’un site qui aide à trouver des fichiers à télécharger sur emule, c’est forcement jouer avec le feu. Surtout quand le site compte prés de 18 000 membres. Et la responsabilité d’un webmaster n’est pas la même que celle du simple internaute qui télécharge. Difficile pour lui de venir se plaindre maintenant…toutefois on ne peut s’empêcher d’être impressionné par l’ampleur de la condamnation; et cette affaire ne fait que renforcer le sentiment que la législation autour du partage libre de fichiers est ambiguë et inappropriée. Nous reviendrons demain sur le phénomène Hadopi qui mobilise la blogosphère et l’ensemble des médias; pirates de tous bords, restez en ligne!

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