
Cedric Giorgi qui avait déjà rédigé pour nous un excellent billet sur les startups allemandes nous a proposé cette fois de découvrir Kiva un projet humanitaire et qui vaut vraiment le détour. Kiva vient d’ouvrir son API aux développeurs. Voici son article:
Kiva.org c’est quoi?
Quelques statistiques pour vous montrer l’envergure et les accomplissements de Kiva
- Valeur totale des prêts réalisés via Kiva : 60 millions d’euros
- Nombre de prêteurs : 439 489
- Nombre de prêts réalisés : 84 584
- Pourcentage de prêts octroyés à des femmes : 77,96%
- Taux de remboursement : 97,5%
Et seulement 196 membres dans le groupe de prêteurs France !
Un prêt chez Kiva cela marche comment ?
Du côté de ceux qui ont besoin de financement : Kiva ne traite pas en direct avec eux, mais passe par des association locales qui traiteront et suivront les dossiers. C’est aussi ces organismes locaux qui s’occupent de la sélection des projets. Du côté de ceux qui veulent prêter : Kiva, grâce à la force de leur plateforme communautaire, peut regrouper facilement plusieurs “prêteurs” pour des projets de microfinancement partout dans le monde alors que les associations locales auraient beaucoup plus de mal à être visibles et trouver des
Et c’est là la grande force de Kiva (et une raison majeure d’en parler sur Techcrunch) : le rôle du web est prépondérant dans la mise en relation entre prêteur et porteur de projet, via les organisimes locaux, mais il sert aussi énormément pour le suivi des financements, pour les échanges entre prêteurs etc…
Ensuite, c’est relativement simple, un particulier s’inscrit sur le site, ajoute du crédit (via paypal) et c’est parti, il peut commencer à financer des entrepreneurs. Pour cela, et avant de “choisir”, tout un ensemble d’informations sont disponibles : pays, ville, montant total recherché, pour quoi besoin, date du remboursement, organisime local partenaire etc etc… Il s’agit ensuite de choisir le montant du prêt (25 dollars minimum) et c’est parti ! (Plus éventuellement un don direct à Kiva.org pour supporter les frais de la plateforme). Une fois que le montant aura été atteint (par plusieurs prêteurs donc) le prêt sera fait et la phase de remboursement pourra commencer (directement ou en différé).
Tout est consultable en ligne, et est même public. Vous pouvez ainsi voir par exemple sur ma page http://www.kiva.org/lender/cedricgiorgi les prêts que j’ai fait via Kiva.
Pour détailler le parcours d’un prêt chez Kiva, voici une vidéo plutôt bien réalisée qui vous en expliquera plus :
A Fistful Of Dollars: The Story of a Kiva.org Loan from Kieran Ball on Vimeo.
Pourquoi cette API ?
Kiva n’a au final que peu d’entrées d’argent (puisque fonctionne par subventions et dons) donc n’a forcément que très peu de ressources pour réaliser des nouvelles applications, des extensions au site, des améliorations. Pour aller plus vite de ce côté là, ils viennent donc de mettre en ligne leur API : Build.Kiva
Comme ils l’ont expliqué sur leur blog, cette API peut accéder à diverses informations sur Kiva :
- Tous les projets avec “levée de fonds” en cours sur Kiva
- Tous les entrepreneurs du Peru et d’Ouganda qui ont remboursé 100% de leur prêt
- Les dernières prêts octroyés
- La liste des prêts d’un prêteur en particulier
Et ils donnent déjà quelques idées d’applications :
- Une application pour iPhone et Blackberry
- Un service pour les prêteurs pour recevoir des alertes dès lors que des nouveaux entrepreneurs demandent des prêts
- Intégrations avec des réseaux sociaux pour qu’un prêteur puisse encourager sa communauté à faire de même (Note : une app existe déjà sur Facebook ).
- Une carte qui simule les transferts de fonds réalisés dans le monde via Kiva





Je tiens à préciser l’existence de babyloan.org qui est un service de micro-crédit français, et qui fonctionne de la même manière.
Bonjour,
merci de ce coup d’éclairage. Une communauté française échange sur kivafrance.fr
merci
Julien
Parlons un peu de Zob : Zebu Overseas Boards qui est une société de micro crédit basée à Madagascar et qui propose aux particuliers l’achat d’un zébu qui est loué (avec acquisition) à un paysan de Madagascar. (Jacques Chirac à acheté un zébu).
http://www.zob-madagascar.org/
Je trouve ce genre de projet SUPERBE.
Comme quoi il y a encore des personnes pour qui le Web ne signifie pas forcément ARGENT.
J’avais trouvé également un autre projet presque du même nom “AKVO” :
http://parlonstechno.blogspot.com/2009/01/sant-comment-avoir-de-leau-potable.html
Salut à tous,
c’est un site très intéressant. J’ai moi même participé, c’est assez excitant. Surtout si vous faites ça avec vos enfants en leur proposant d’y mettre un peu de leur argent de poche (toutes proportions gardées bien sûr).
On est bon pour leur donner un cours de géographie (avec les cartes générées montrant l’origine des donneurs et des emprunteurs)
Ils développent un sentiment de fierté à aider plutôt qu’à s’acheter des bonbons ou des petits soldats.
Franchement, c’est à tester et à promouvoir !
Limesle
idée trés bonne…mais au niveau du droit français, il faut déclarer les prêts à intérêt que l’on fait…et l’activité de crédit si elle est répétée aaprtient uniquement aux banques…comment résoudre ces difficilutées ?
C’est une excellente initiative. Et “dora ” pointe un risque réel.
Merci pour vos commentaires.
Dora : je ne suis pas un expert du truc, mais Kiva.org n’est pas là pour permettre aux prêteurs de générer des revenus. C’est à dire qu’il ne s’agit pas de faire des bénéfices avec ces prêts là, donc je ne vois pas où cela poserait problème au niveau du droit Français.
Limesle : j’aime beaucoup l’idée de faire ça avec des enfants. J’ai vu que le plus jeune prêteur sur Kiva a… 1 an !
Merci @cédric
@arnaudv et @dora
Il n’y a absolument pas d’intérêts reversés aux prêteurs.
Vous retouchez 100% de votre argent et pouvez le re-prêter directement ou le récupérer. C’est du pur altruisme, seule les associations locales prélèvent des intérêts de façon à financer les salaires des employés qui bossent en local. Kiva ne prélève rien et paypal non plus.
Limesle
Je me suis toujours demandé qu’est ce que l’on peut faire ? Et maintenant je sais !
Excellent
Effectivement vraiment bien.
en effet l’équivalent de Kiva en France s’est lancé il y a moins de 6 mois. Il manque peut être à l’article la référence au “social businesss” pour éclairer sur le fait qu’une entreprise lève des dons.
L’échange entre les fondateurs de Babyloan et un sceptique du modèle dans les commentaires de cette note est assez insctructif :
http://regardsurleweb.solidairesdumonde.org/archive/2009/01/06/le-microcredit-de-babyloan.html
Thomas
c’est vraiment superbe, et franchement je ne pensais que le web 2.0 pouvait aussi s’allier à la microfinance pour réduire la pauvreté dans les pays en développement.
Je fais actuellement un master “eAdministration et solidarité numérique” après deux ans dans une banque de microfinance en afrique, grâce l’expérience de Kiva j’entrevois maintenant mieux ce que je peux faire demain.
Thyno
je voudrais que vous me donniez l’adresse de votre partenaire en cote-d’ivoire
je suis le patron d’une entreprise locale , Burundian Industries.com et voudrait par la présente entre en contact avec une entreprise occidentale ou asiatique pour une relation commerciale
NB: notre entreprise située au Burundi