Michael Arrington a pu rencontrer et discuter avec le CEO de Facebook, Mark Zuckerberg il y a quelques jours. Beaucoup de sujets abordés et …quelques réponses. Parmi les sujets évoqués, les produits Facebook, les problèmes de confidentialité, les rumeurs à propos d’une nouvelle levée de fonds et la concurrence avec les développeurs.
Plateforme et Applications
J’ai interrogé Mark sur la politique de la société concernant la concurrence avec les applications des développeurs, un problème souvent soulevé cette année.
Mark affirme que la société n’a pas de politique spécifique concernant cette concurrence. En revanche, il pense que ce n’est pas dans l’intérêt de Facebook de rentrer en concurrence avec les développeurs tiers qui nourrissent la plateforme.
il y a cette grande question concernant notre désir de concurrencer les applications. Nous ne nous interdisons pas de le faire mais nous ne le souhaitons pas vraiment car nous sommes convaincus que cela n’est pas dans notre intérêt.
Deux raisons principales avancées par Mark. La première est que Facebook veut se concentrer sur son activité principale: l’essor du réseau social (profils, amis, partage d’informations, contenu) et permettre aux développeurs de se connecter via l’API, la plateforme et FacebookConnect. Facebook possède un nombre limité d’ingénieurs et ils ont besoin de se concentrer sur le cœur principal du service.
La seconde raison est qu’une telle compétition constituerait un précédent assez négatif.
“Si nous recevons des bonnes applications et que nous nous mettons à les concurrencer cela créerait un mauvais exemple pour tout l’écosystème”
Mais l’absence de politique bien précise dans ce domaine ne crée-t-elle pas une forme d’incertitude? Sa réponse fut que la société porte attention à l’écosystème dans don entier et même s’ils seront tentés de concurrencer quelques applications ils regarderont avant tout l’intérêt de ce même écosystème.
Mark rajouta deux exemple: FacebookMusic (plus bas) et Facebook Marketplace, qui sera relancé en partenariat avec Oodle.
Facebook Marketplace (service de petites annonces) est un exemple où nous avons choisi de retirer une application faite maison pour la remplacer par celle d’un développeur tiers. Mais est-ce un problème d’intégrer ainsi un partenaire officiel qui risque de nuire aux applications tierces similaires? Sa réponse fut que le marché reste compétitif et avoir Oodle comme partenaire officiel n’influence en rien la concurrence et la libre compétition.
Facebook Music
J’ai demande a Mark de confirmer les rumeurs faisant état du lancement prochain d’un service de musique Facebook en partenariat avec des développeurs.
Mark a confirmé le désir de Facebook d’explorer ce domaine:
Pour réaliser une application musique de qualité, il faut avoir accès à la musique. Du fait de notre taille, nous avons pensé qu’il nous serait plus facile d’aider quelqu’un à négocier cet accès à la musique. C’est sur ce concept que nous travaillons actuellement.
Il rajouta qu’il ne peut pas encore annoncer si Facebook sera impliqué directement dans une application musique et si c’est le cas de quelle manière exactement.
En résumé, si le projet devait voir le jour, Facebook devrait s’impliquer dans la création d’une telle application en utilisant son “poids” afin de négocier avec les labels et les détenteurs de droits.
Données et confidentialité
J’ai demandé à Mark si la société avait décidé d’offrir à Microsoft l’accès aux adresses emails des utilisateurs de Facebook afin de promouvoir MSN Messenger.
Il répondit que la relation avec Microsoft est réciproque et que ce dernier permet déjà à Facebook d’importer les contacts Hotmail pour les inviter sur Facebook. Il affirma aussi qu’il s’agissait d’une utilisation unique et que Microsoft ne garderait pas les données afin d’envoyer des emails.
A propos de la politique concernant les les informations personnelles de chacun comme l’adresse email, publiée uniquement sur l’autorisation d’un ami (comme cela se produit avec MSN Messenger), Mark affirma qu’il s’agit d’une sujet complexe et que les utilisateurs ont la possibilité de modifier leurs paramètres afin d’interdire l’accès à leurs adresses email. Nous cherchons un équilibre concernant la politique de confidentialité. Il semble que les personnes soient aujourd’hui davantage prêtes à partager plus d’informations que par le passé.
Valeur de Facebook et Levée de fonds
Concernant les rumeurs sur une nouvelle levée de fonds, Mark affirma que certaines spéculations étaient vraies et d’autres infondées; mais il confirma volontiers que le tour de table durant lequel Facebook fut évalué à 15$ milliards reste ouvert et que le CFO, Gideon Yu,est ouvert a l’arrivée de nouveaux investisseurs dans le cadre de cette évaluation mais certainement pas pour lever des fonds en se basant sur une valeur moindre. “Nous ne cherchons pas a tout prix de fonds d’autres personnes; disons que le tour précédent peut continuer”.
Mark nous révéla aussi que la société est loin d’être obsédée par son capital et que les dépenses et revenus actuels de la société correspondent aux prévisions.
Revenus
C’est le sujet sur lequel Mark s’est montré le moins diserte. Pas un mot précis sur les revenus exacts. Mais il confirma que le la plateforme publicitaire se porte très bien tant aux Etats-unis qu’à l’international. ” “C’est assez surprenant de voir combien d’argent arrive de l’international” dit-il et suggéra même que les revenus de la publicité sont supérieurs à nos estimations publiées lors du lancement de la plateforme publicitaire de MySpace.
Enfin concernant les produits virtuels de Facebook, Mark resta silencieux. “Je ne connais pas exactement les détails mais si je les connaissais je n’en dirais pas plus.





Bravo pour cette interview, même si elle ne nous apprend pas grand chose. Facebook entretient un vrai flou artistique sur ses objectifs, sa stratégie. Est ce la nouvelle mode lancée par Google dans la Silicon Valley ?
Tant qu on aura pas d infos sur les revenus de fbook, on ne pourra valoriser cette boite? neamoins, 15 milliard me parait excessif!!!!
en tt cas, 2009 sera l annee du developpement de la concurrence pour facebook et ca peut faire que du bien!!!
Heureusement qu’un nombre important de commentaires sur l’article de TC US rappellent que la valorisation à 15 milliards relève du fantasme. La phrase qui contient cette assertion est particulièrement mal tournée et semble confirmer la valorisation. Pas la peine de reprocher à Envoyé Special d’utiliser ces chiffres si on les retrouve systématiquement ici chaque fois qu’on parle de Facebook.
Sur un sujet aussi sensible il aurait été préférable de citer exactement les propos de Zuckerberg non? Ou de lui poser la question franchement.
Qu’est qu’ils entendent par “produits virtuel” Facebook ?
C’est pas les cadeaux virtuels? genre une fleur virtuelle que tu offres…
Pour ce qui est des 15$ milliards de valuation, c’est peut-être un fantasme mais Mark Zuckerberg l’assume totalement.
les produits virtuels sont en effet les cadeaux virtuels, tres a la mode sur le web
15$, c’est quand même un peu cher
pour un trombinoscope.
:p