[fr] Nous y voilà, les labels français attaquent les logiciels de P2P américains
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par Ouriel Ohayon 15 novembre 2008

TorrentFreak nous informe que les labels de musique français via la SPPF vient de lancer une offensive juridique contre 4 sociétés américaines pour violation de copyright. Ces société incluent Vuze, LimeWire, Morpheus et Shareaza. Ces sociétés déclarent ne pas être concernés par cette plainte car ils ont mis tous les moyens en oeuvre pour empêcher le transfert de fichier illégal. Ce qui est a noté dans ce cas ci c’est que ces 4 logiciels sont attaqués sont le cadre de la loi française et non de la loi américaine. Cela est désormais possible selon une nouvelle régulation votée en France.

Les propriétaires des logiciels déclarent empêcher le téléchargement fichiers pirates, et se sont même reconvertis pour proposer des offres plus “propre” (Vuze de Bittorent par exemple); mais soyons honnêtes nous savons tous qu’il est encore possible de les utiliser pour cela. Il n’existe pas encore comme le veut la loi française de technologie pour empêcher de tels transferts. Où s’ils existent ils ne sont pas très efficaces. Mais la loi ne va t elle pas au delà de ce que la technologie permet de proposer? Autrement dit une obligation de moyens annule t elle une obligation de résultats? J’aimerais également comprendre comment la loi française peut avoir un impact sur une société américaine? La SPPF a t elle un réel moyen de pression sur ces logiciels?

Ce que je trouve en revanche ridicule dans ce cas c’est le fait que la SPPF poursuive SourceFourge qui est une plateforme de distribution de logiciels et qui permet de télécharger notamment Shareaza. Pourquoi attaquer le facteur et non le créateur du message? Si la SPPF gagne sur ce cas c’est tous portails de téléchargement de logiciels qui devront trembler et pourquoi pas demain les navigateurs qui permettent d’accéder à ces sites ou encore les systèmes d’exploitation qui permettent de lancer un navigateur et qui permettent d’accéder à ces sites..Vous voyez la logique?

Malheureusement l’industrie du disque n’a pas encore suffisamment compris le besoin d’innover pour proposer des alternatives (gratuites ou pas) qui donneront envie à des auditeurs de préférer leur offre à celle des alternatives illégales. Le language de la loi prédomine sur celui de l’innovation. Je trouve normal que les labels cherchent à se défendre mais trouve anormal de voir la quantité d’efforts pour se défendre comparée à celle dédier à innover.

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  • Que dire… Ah, si… Vive l’open source !

  • Plus ils feront d’actions de ce genre qui abiment leur image (et qui sont totalement inutiles) et plus ils dégouteront les consommateurs…

    Les labels de musique feraient mieux d’innover que de vouloir réprimander de partout !

  • Rien ne sert de se poser la question pour le moment sur les OS ou les navigateurs, il y a une raison pour que SourceForge soit impliqué. Voici ce qu’en dit la SPPF :

    “Sourceforge, est une société qui a travaillé pour le compte de Shareaza et que nous avons mise en cause dans la mesure où ses ingénieurs ont procédé au développement du logiciel – qui a aujourd’hui disparu en tant que logiciel P2P– Shareaza.”

    Source : pcinpact

    Par contre, il est sûr que les majors essaient de s’accrocher à ce qu’ils peuvent et qui est désuet. Les majors vont mourir s’ils n’évoluent pas …
    Et ce sera tant mieux.

  • en tant qu’etranger je trouve cela inquietant…

    on dirait que la France est hostile a l’innovation au niveau informatique…

    si je devais creer une societe de logiciels je pense que je ne le ferais pas en france…

  • Je connais plus sourceforge pour héberger des projets gratuit (notepad++, filezilla…) que pour son coté méchant pirate.

    Comme les autres je pense que la diffusion de la musique doit connaitre un renouveau…

  • J’espère qu’une chose en tant que consommateur, c’est que tout ces intermédiaires ridicules disparaissent. Tout ces gens là qui ont fait du profit avec des “droits”, aujourd’hui c’est terminé, ont a plus besoin d’eux.

    Au revoir !

  • Pardon pour cette intrusion…
    J’ai un domaine (ou blog) à vendre Blogatoire.com
    Contactez moi si vous êtes intéressés…

  • Heu ce n’est à mon avis pas à ce genre d’organisation d’”innover”, faut pas tout confondre.
    Y’a de l’innovation encore aujourd’hui en musique
    http://remix.me

  • Si la loi imposait aux éditeurs de logiciels d’empêcher leur utilisation pour le transfert illégal de données protégées, alors la plupart des logiciels de communication seraient incriminés comme par exemple les navigateurs IE et FireFox, Skype, les logiciels d’email et même pourquoi pas Linux et le protocole TCP/IP.

    En tant qu’éditeur français de logiciels P2P j’ai bien lu et relu le texte de la loi DADVSI et il récrimine les logiciels “manifestement destinés au partage non autorisé d’œuvres protégées”.

    Je n’y vois pas un engagement de résultat (encore heureux car on sait que c’est impossible de le garantir 100%), mais un jugement sur l’intention du développeur et la finalité du produit. Plus une affaire de marketing que de technologie en somme. On peut aussi voir dans le texte l’interdiction de promouvoir ou d’inciter les utilisateurs à ces usages illicites, la communication est donc aussi un aspect important.

    Si les juges s’en tiennent à ça, Vuze est particulièrement bien barré. En effet ce n’était à l’époque des faits reprochés qu’un logiciel client BitTorrent, donc aussi neutre qu’un browser http, et très largement utilisé pour la diffusion légitime, comme les distributions Linux par exemple.

    Je connais moins bien l’histoire de LimeWire et Shareazza, mais concernant SourceForge j’hallucine totalement puisque SF n’est autre qu’une plate-forme d’hébergement de projets open source, autrement dit un lieu de partage de connaissance et de Recherche & Développement collaboratif international. A moins que SF se mette à diffuser du code source protégé sans l’autorisation de l’auteur, les attaquer est pour moi un véritable outrage.

  • Attaquons attaquons, il en restera toujours quelque chose disait Göering (ou Bernard Hinault, je ne sais plus)

    Je suis certain qu’ils sont nombreux les prods, éditeurs, interprètes qui regrettent le temps béni des vynils des k7, du 22 à Asnières…

  • ça doit être la nouvelle étape, avant de s’installer en tant que concurrent, ils essaient de diminuer le nombre de réseau de p2p concurrent en passant par la justice. si seulement il parlait des créations des artistes, plutôt que d’artistes qui ont des problèmes. la SNEP, l’APC, le SPPF ont une capacité à faire du “bruit” assez énorme, la preuve encore un nombre de billets assez incalculable, le mieux serait de casser les liens en directions de ces sites. du moins tant qu’ils n’utilisent pas leur capacité à faire du buzz pour promouvoir des artistes et non parler de syndicat.

  • a ce moment là, si on veut etre logique, autant attaquer clubic, ou 01net

  • Mais arrêtez dont !
    SourceForge n’est pas que le coté visible de l’Iceberg et ce n’est pas son coté diffusion de projets open source qui est attaqué. C’est une société qui développe et qui a développé des logiciels.
    Le fait que IE ou Firefox soit attaqué demain pour de tels actes relève de la spéculation la plus fantaisiste !

    Je suis d’accord sur le fait que le développement de Shareaza n’implique pas une tentative de mise à disposition de contenu illégal et qu’ils ne sont pas noirs dans l’histoire.

    Cependant, ne vous offusquez pas sans savoir ce qu’EST réellement Sourceforge avant de croire que vous allez ne plus avoir de Browser internet demain.

  • vous êtes sympathiques, mais ne comprenez pas que les premiers touchés par ces pratiques sont les artistes, les professionnels du secteur, par ricochet la qualité et la pérennité de la création…
    Pourquoi les labels feraient un sursaut de buzz, pour que leurs investissements génèrent encore plus de piratage ?
    Je ne vous souhaite en aucun cas de subir dans vos métiers ne serait-ce que le 10ème de la crise qu’ont subit depuis 7-8 ans les métiers de la musique et du spectacle.
    On est d’accord que les majors comprennent une floppée de bureaucrates incompétents, mais derrière votre “modernisme”, vous ne vous rendez pas compte des implications énormes du piratage…
    Et si on piratait votre boulot et que vos revenus diminuaient de 90%, et qu’en même temps on venait vous dire “allons, un peu de modernité, c’est le sens de l’histoire etc…, merci de trouver des alternatives”, vous réagiriez comment ?

    Allez, sur ce, bons téléchargements ;-)

    • Je ne sais pas où tu travailles mon cher alex, mais il me semble que innover, se moderniser s’adapter à son marché est le lot de toutes les entreprises sans exception. Où alors aurions nous dû maintenir les fabricants/vendeurs de charrettes à cheval lorsque la voiture a fait son apparition ?

  • @Phara je ne pense pas que IE ou Firefox vont être attaqués, c’était une analyse purement théorique du principe d’obligation de résultat, dont je pense qu’il n’existe pas dans la loi

    Pour SourceForge je connais ce site depuis longtemps, mais je ne l’ai jamais vu positionné en tant d’éditeur de logiciel mais bon, peut être que j’ai raté quelque chose alors concernant shareazza.

    @alex : les premiers touchés par quoi ? par l’évolution des technologies de communication ? pr l’invention de BitTorrent ? ou juste par le progrès technologique en général ?

    La lutte contre l’innovation dans les logiciels de télécommunications est une forme moderne du mouvement des Ludites http://en.wikipedia.org/wiki/Ludite

    Peut-être que l’innovation dans les textiles a menacé des business models établis à l’époque et causé un grand nombre de pertes d’emploi, mais elle a aussi déclenché la révolution industrielle, et par la même créé des richesses monumentales, créé des milllions d’emplois et fait progresser le niveau de vie des riches comme des pauvres, de même que les conditions sociales des ouvriers, des textiles et d’ailleurs.

    Je suis contre les ludites, pour le progrès, et si les anciens business models sont menacés, j’assume.

    • http://fr.wikipedia.org/wiki/VA_Linux <- Pour Sourceforge, L’ENTREPRISE

      Je suis tout à fait d’accord sur l’analogie avec les textiles. On retrouve une configuration similaire. Cependant, les enjeux étaient différents. Leur objectif était une hausse de la productivité. Or ici, leur objectif est de ne pas se faire “voler” en masse. Il est vrai que leur rôle d’intermédiaire a de moins en moins d’intérêt, mais dans les faits, ils se font voler et c’est indéniable.

      • si vous dites qu’ils se font voler, vous entrez dans leur jeu….
        de mon avis, ils ne se font pas voler…. ils ont juste un modele economique obsolete qu’ils refusent de remettre en cause et de repartir sur un autre modele.
        Ce qu’il leur arrive ce n’est que de leur faute, car le probleme existe depuis plus de 10 ans et ils n’ont jamais rien fait pour evoluer.

  • He une idée: est-ce possible qu’un des objectifs de ce genre d’attaque est de nuire financierement au compagnie qui produissent ces logiciels P2P afin de JUSTEMENT proposer une ALTERNATIVE légale (et je supose aussi foireuse) contruite par les dit label français… Un truc impliquant un controle ABSOLUE de leurs produits, à travers des canaux limitées de diffusions (des serveurs privées à la Itunes) qu’ils ne seraient pas capable de gérer…du coups, ils vont augmenter les couts de leurs produits en disant que c’est à cause des “frais technologiques”

    Ils savent plus quoi faire ces chiens, alors ils paniquent et aboient et plus souvent qu’autrement mordent tout le monde… Y compris leurs maitres… -l’opinion des - consommateurs!

  • il devraient porter plainte contre les organismes qui ont cree les fichiers mp3 et puis non, aussi le wav et le mov… et non, ils devraient porter plainte contre les fabriquants d’ordis… ou bien contre boole…
    j’ai trouve…ils devraient faire interdire tout appareil numerique…
    pour gagner de l’argent, il faudrait faire avocat pour les societes de spoliation de droits d’auteurs, car apparemment ils depensent plus en avocats et lobbies qu’en bureau d’etude

  • Je milite pour qu’on arrête d’avoir une vision simpliste de la situation, fondée sur des lieux communs qui sont bien éloignés de la réalité :
    * Les logiciels de partage de fichiers sont des logiciels de piratage
    * L’industrie de la musique perd de l’argent à cause du piratage
    * Les logiciels de partage de fichiers sont illégaux

    Résumer le problème à ces 3 contre vérités empêche d’avoir une démarche constructive pour bâtir l’industrie des contenus du 21ème siècle.

    Je voudrais aussi souligner qu’on a même des lois en France (LCEN) et aux US (DMCA Safe Harbor) qui protègent les intermédiaires techniques qui fournissent des outils et des services de partage de contenu. Pensez aux logiciels d’échange de fichier, de P2P et aux services d’hébergement et aux communautés UGC. Cela touche donc vraiment beaucoup d’acteurs. Cette protection est assurée à partir du moment où les acteurs en question respectent certaines règles.

    L’application de ces règles est notamment de la responsabilité des entreprises de technologie. Certaines innovent et en plus font tout ce qu’il faut pour rester du bon côté de la loi. Ça mérite tout de même le respect.

    • “L’industrie de la musique perd de l’argent à cause du piratage” : en quoi
      est-ce une contre-vérité ?
      Le 1er du top album vend 10 fois moins aujourd’hui qu’il y a 10 ans (je ne parle pas des suivants où là c’est bien moins encore…).

      Bientôt il n’y aura plus rien à mettre sur les CDs vierges, ou faire passer via les logiciels de partage de fichiers !

      A ne pas envisager le vrai problème qui est celui de la propriété intellectuelle, on dégrade la situation…

      Le problème se posera bientôt également pour les chaines de télé (avec les ustream et consorts très facile d’avoir accès gratuit à du contenu payant et exclusif…

      Parallèlement à ça on commence à se rendre compte qu’il est compliqué de monétiser du contenu vidéo… Les modèles de rémunération des artistes par la publicité sont d’entrée irréalisables…

      Allez, bons téléchargements à tous ;-)

      • D’une part, il s’est produit depuis 10 ans bien d’autres choses dans le marché de la musique que le piratage, et pas des moindres !
        * un exemple technologique : les DRM limitant l’usage des contenus par les consommateurs, accompagnant une dématérialisation sans baisse de prix
        * un exemple marketing : les TV-crochets de télé-réalité et leur impact sur tout le paysage audio-visuel

        D’autre part, la corrélation entre les baisses de chiffre d’affaire et la montée du piratage n’a pas été prouvée rigoureusement. C’est peut être vrai à un certain niveau, j’en sais rien, mais pour l’instant il s’agit essentiellement d’une conjecture.

        Enfin, le fait que tu parles des ventes du top album est révélateur en sois. C’est un prisme d’analyse du marché qui nous ramène au 20ème siècle, à ses disquaires de quartier aux 4000 références, au top 50, à la radio FM et à Michel Drucker. C’est le marché de la musique de notre enfance, l’époque des 45 tours achetés 18 francs. Super la nostalgie, mais le passé doit rester à sa place.

        L’époque actuelle est celle de la longue trainer, celle de la démocratisation du marché des contenus, où de nombreux intermédiaires n’ont plus leur place (les presseurs de disques par exemple), et où d’autres intermédiaires s’imposent : réseaux sociaux, music blogs, les hébergeurs, les éditeurs de logiciels media players, et autres MyMajorCompany…

        A mon humble avis, le “vrai problème qui est celui de la propriété intellectuelle” n’est pas celui de la protection mais avant tout de la rémunération. Les artistes et tous les créateurs doivent pouvoir gagner de l’argent, selon leur mérite ou leur succès. Je connais le problème puisque je suis éditeur de logiciels et les logiciels c’est de la propriété intellectuelle pas facile à monétiser.

        Le vrai problème c’est de gagner de l’argent, c’est un problème de business model. C’est là-dessus qu’il faut travailler !

      • 1) Je ne télécharge que des fichiers appartenant au côté clair du P2p ( jusqu’à nouvel ordre les licences GPL, Creative Commons et autre Art Libre me le permettent )
        2) Que le premier du top 10 vende 10 fois moins qu’il y a dix ans j’en doute ( sources ? ) et quand bien même se serait vrai que je ne m’en réjouirais que d’avantage, cela signifie que le modèle de la pensée unique s’effondre au profit de répartitions plus lisses des comportemetns ( voire théorie de la long tail )
        3) “Bientôt il n’y aura plus rien à mettre sur les CDs vierges, ou faire passer via les logiciels de partage de fichiers !” Si, par exemple : je fais des sauvegardes triple de mes photos personneles ( j’en suis l’auteur et pourtant je paie une taxe sur la copie privée pour les stocker j’ai du mal à suivre ) et il existe des contenus destinés aux réseau de pair à pair ( le film Big Buck Bunny par exemple, les artistes présents sur des plates formes comme Jamendo, des logiciels libres… ) Il ne faut pas oublier qu’en plus d’être obsolète le modèle d’affaires des “Majors” n’est pas le seul présent sur le marché, il existe d’autres contenus produits par des auteurs qui eux recherchent à être diffusés en toute liberté.
        Je vous serais gré à l’avenir de respecter et de prendre en compte aussi ces auteurs-là ( la concurrence des “majors” ) avant de sortir de telles âneries, merci.
        4) “Les modèles de rémunération des artistes par la publicité sont d’entrée irréalisables…” Quelle chance ! Certains des auteurs dont je parle en 3 ne cherchent même pas à être rémunérés sur les copies dématérialisées de leurs œuvres mais sur leurs prestations ( en concerts pour les musiciens, en services pour les auteurs de logiciels ).

        hé oui, le monde n’est pas manichéen, il n’y a pas les méchants internautes contre les gentils musicos, il faut parfois regarder en couleurs et dans le temps…

  • alex : “L’industrie de la musique perd de l’argent à cause du piratage” : en quoi est-ce une contre-vérité ?
    Le 1er du top album vend 10 fois moins aujourd’hui qu’il y a 10 ans (je ne parle pas des suivants où là c’est bien moins encore…).”

    je dépense 10 fois moins aujourd’hui qu’il y a 10 ans pour mes loisir (et le reste), la faute n’incombe pas au “piratage” mais aux grosse boites genres major qui ont fait chuter mes revenus et mon pouvoir d’achat au nom du profit.
    Il est toujours difficile d’avoir le beurre ET l’argent du beurre.

    • @ Louis : d’accord avec toi sur les DRM, la télé-réalité, pas bon du tout.
      “D’autre part, la corrélation entre les baisses de chiffre d’affaire et la montée du piratage n’a pas été prouvée rigoureusement. ” :
      Quand à égalité de promotion, de notoriété et d’exposition un morceau était vendu à 800.000 ex en 98 et un autre à 16.000 avec en parallèle 2 millions de téléchargements sur un seul réseau du type emule, il y a plus que présomption ;-)

      @mat : Sur la rémunération : les artistes “creative commons” ch… sur la SACEM, mais quand ils peuvent générer des revenus (musique reprise dans des docus ou de la pub), ce sont les premiers à s’indigner…
      Je ne reviens pas sur la grosse blague Radiohead et son modèle gratuit : notoriété développée pendant des années avec l’argent des labels…

      La longue traîne fort bien, mais rien à voir avec la diffusion de masse (j’ai pas dit la consommation ;-))

      MyMajorCompany : super succès du 1er artiste produit et très bien promotionné “à l’ancienne” par l’équipe dirigeante.
      La 1ère starac était aussi un succès, on verra si le modèle est pérenne

      @Radio : encore une fois, et c’est l’origine de ma participation à ce post, ce qui me gène fortement n’est pas le destin des majors, mais bien celui des artistes et des professionnels de la musique (studios, prods, petits labels, salles etc…) directement impactés par ce progrès technologique.

      • Les problèmes de l’industrie musicale sont réels, je ne vais les nier ni les considérer comme une bonne chose.

        On peut discuter longtemps et je ne prétends pas que c’est simple ou qu’il y a une solution évidente. Mais je reste un grand optimiste et je suis toujours convaincu qu’en travaillant dur, la libre entreprise aidant, et le progrès technologique jouant son rôle, on trouvera des solutions, et la création artistique ne va pas disparaître, ni perdre en qualité.

        Et quoi qu’il en soit, ne jetons pas la pierre aux développeurs de logiciels !

  • @ alex, je n’abordais pas beaucoup la rémunération, et pas du tout la sacem mais si tu veux je vais m’y attarder…

    De une la SACEM tiens “ses” auteurs captifs au sein d’un modèle unique, pour s’inscrire à la sacem il faut céder les droits sur toutes ses œuvres ( passées et futures ) c’est ensuite la sacem qui gère les licences de ces œuvres ( et pas l’auteur ). Si par exemple le chanteur auteur compositeur Lefuneste inscrit à la sacem veut offrir au téléchargement son dernier tube, il lui faut… Payer la sacem pour récuperer les droits de diffusion de son œuvre ( cherchez l’erreur ) La licence créative commons permet de définir les usages de l’œuvre diffusée ( je pense notamment à la clause “nc” qui interdit toute exploitation commerciale ) de plus l’artiste garde le contrôle de son œuvre ( il peut la diffuser en “nc” et vendre un autre contrat de licence pour, par exemple, une publicité ou un film documentaire ).
    En conclusion c’est la sacem qui “chie” sur les modèles alternatifs au sien et non l’inverse, les auteurs qui ont le désir de conserver un certain contrôle sur le traitement des droits attachés à leurs œuvres on tout à gagner à ne jamais signer avec ces escrocs ( voir http://www.framablog.org/index.php/post/2007/05/03/SACEM-je-ne-taime-pas ) .
    De deux, je n’ai pas la formule magique qui rémunérera les artistes de demain, je sais seulement que la dématérialisation des œuvres implique à plus ou moins long terme la mort des systèmes basés sur la rémunération “à la copie”.

    Pour en revenir au sujet principal : Internet est par construction et par son histoire un dispositif de copie de fichiers, les logiciels d’échanges de pair à pairs sont le fer de lance de la diffusion de fichiers en masse, et quel étonnant coup du destin, il existe toute une variété d’œuvres dont les auteurs souhaitent la diffusion par ces moyens. Que les jaloux, les envieux, les rapaces et les passéistes pleurent, trépignent, médisent, contre ces moyens de diffusion n’y changera rien. Le protocole bit torrent est notamment utilisé par certaines distributions libres de GNU\Linux pour propager leurs mises à jour, des auteurs s’en servent pour diffuser leurs œuvres (jamendo) et ça ne passe pas par la sacem, quel dommage…
    Oui des abrutis s’en servent pour obtenir des copies d’œuvres qui n’ont rien à y faire, les responsables sont les mêmes abrutis qui mettent ces œuvres à disposition, pas les ingénieurs qui proposent la tuyauterie par laquelle le tout ( légitime et illégitime ) transite… À mon sens la solution passe par la prévention : éducation des consommateurs, sensibilisation au droit d’auteur, offre de meilleure qualité que la contrefaçon ( encodage, nombre de pistes, interopérabilité, respect des standards et de la concurrence ) mais surtout je préconise de revenir aux bases de l’économie : “le client est roi” tant que les acteurs de l’industrie des média auront un discours du type “paye et tais-toi” les choses n’avanceront pas.
    Enfin Sourceforge est une entreprise fournissant dispositif puissant d’appui logistique au logiciel libres, je ne comprends même pas d’où la sspf tire ses arguments pour l’attaquer…

  • @ Louis et Mat :
    certes, en aucun cas la pierre n’est à jeter aux développeurs et éditeurs de logiciels et internet et une extraordinaire invention.

    Le problème est comme le dit Mat l’éducation des consommateurs, pour qui tout est gratuit, rien ne représente du travail, donc de la valeur.

    Pour finir avec la Sacem, elle avoue être incapable de gérer les micros paiements (voir la nouvelle organisation adoptée par rapport aux radios FM), donc elle ne gérera pas les cas des artistes Sacem offrant ses titres sur une plateforme payante
    Un artiste peut mettre ses titres en libre sur son site perso, c’est une avancée…

    • Pourquoi ne serais-ce pas l’éducation des artistes également ? Je veux dire le discours actuel est de dire que les droits d’auteur sont indispensables à la création musicale, c’est rigoureusement faux, la preuve, ce concept est très récent et la création musicale était extrêmement développée même avant son invention.

      Quel est le problème finalement, l’industrie musicale est en crise ? je ne crois pas, enfin en tout cas il n’y a jamais eu de preuve chiffrée de ça.
      Non, le problème est finalement banal : la transformation d’une industrie (ça arrive constamment dans tous les domaines) je veux dire, est-ce logique que l’une des premières entreprises à avoir proposé une plateforme de téléchargement légale de musique ne soit pas une entreprise musicale ?

      Du coup, pour protéger ce modèle de tout changement, il faudrait modifier tout le reste, on le voit bien dans les messages d’alex : les seuls qui ne doivent pas changer ce sont les industries du disque, tous les autres le devraient : éducation des clients, répression…
      On le voit également dans toutes les lois sorties dans ce domaine, à commencer par Hadopi : aucun paragraphe sur le développement d’une offre légale, tout est répressif, remise en cause de la présomption d’innocence, atteinte à la confidentialité des données personnelles, sans compter que certaines mesures sont purement et simplement irréalistes…

      Rendez-vous compte, le sénat souhaite placer un spyware sur tous les ordinateurs : http://www.numerama.com/magazine/11170-Le-Senat-veut-installer-un-spyware-sur-tous-les-ordinateurs.html

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