[fr] MobileTag boucle un second tour de table de 4 millions d’euros
  • 13 Commentaires
par Ouriel Ohayon 7 octobre 2008

La startup française MobileTag annoncera demain un second tour de table de 4 millions d’euros avec Alven Capital et ses investisseurs historiques XAnge Private Equity et IDF Capital. Mobile Tag est l’un des principaux acteurs des codes barre mobile en 2D. Un peu de contexte, car en France cette technologie n’est pas (encore) très déployée. Il s’agit de créer de codes bars qui permettent d’être lus par des téléphones mobiles équipés d’une caméra et qui une fois lue déclenche en retour l’envoi d’une information ou une action en relation avec le contexte où le code bar était apparu. On parle de technologie de codes bar en 2D car le code est lu aussi bien en axe vertical qu’horizontal à la différence des codes barre à une dimension que nous connaissons sur les produits de supermarché.

MobileTag - Pr�ntation

Cette technologie n’est pas nouvelle. Elle est notamment très développée au Japon ou j’ai pu constaté qu’il était possible d’acheter une cannette de Coca dans un distributeur en photographiant un code barre 2D et l’envoyant à un numéro indiqué (voir la photo ci dessous).

in Tokyo

C’est un peu comme si votre téléphone mobile devenait un assistant intelligent. Mobile Tag fournit la technologie pour créer son propre code en 2D mais aussi la plateforme pour gérer les flux d’activités. En France, où la technologie est en cours de déploiement, on pourra bientôt trouver facilement ces tags : pochettes de CD, affiche de cinéma dans un magazine, abris bus, sortie du métro …

Le marché n’est pas vierge il existe déjà quelques acteurs dans le secteur dont ScanBuy (voir l’article de TechCrunch à ce sujet). On peut également ajouter une autres société française comme RealEyes3D spécialisés eux dans la lecteur de code 1D depuis le mobile (financé par Atlas Ventures) et plus positionné comme un scanner mobile.

Les applications et cas d’usage des barres code 2D sont sans limite notamment pour l’accès au contenu mobile du moment que la distribution est au rendez vous. Mais le premier serait certainement les cartes de visite que vous pouvez d’ailleurs vous créer gratuitement sur le site.

Et pour ceux qui n’ont rien compris, MobileTag expliqué par Jerome Bonaldi

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  • ça ouvre la voie à plein d’usages intéressants, mais malheureusement la technologie est un peu limitée..

    Surtout par rapport au NFC (Near Field Communication) qui permettra, entre autres, de lire des tags RFID.

  • Cette société propose une norme propriétaire, que les opérateurs français ont adopté sous la marque FlshCode, afin d’essayer de museler l’internet mobile.
    Pour le moment il s’agit d’un fiasco colossal, alors que la planète entière utilise la norme ouverte…
    Je ne comprends pas comment on peut – à l’heure des logiciels libres – parier en tant qu’investisseur sur une logiciel fermé qui – en plus – arrive sur le marché avec 3 ans de retard…

  • Une autre startup franco-US, StoreXperience est présente sur le marche: http://www.storexperience.net
    La technologie est assez impressionnante et les potentiels business aussi.

  • La technologie a son intérêt…du moins, elle aurait vraiment son intérêt dans la mise en place de l’application directement en série dans les téléphones/smartphones etc.
    Manifestement, le concept commence à se faire connaitre des européens.

  • +1

    Cette technologie est quand même très limité par rapport au NFC qui pour moi à un avenir beaucoup plus radieux.

    A noté que Toro, une startup française basé en Asie possède un produit très intéressant : http://www.toro-asia.com/blog/

  • Cette technologie n’a que peu d’avenir.
    Utilisé depuis des années au Japon sous le nom de QR Code, de la société Denso Wave
    http://www.denso-wave.com/qrcode/index-e.html

    Elle est principalement utilisé en logistique et son usage sur les téléphones portables est presque devenu anecdotique.

    Pour info, lq QR code possède 3 carré qui sert à l’étalonnage du lecteur. Le QR Code est fait pour qu’il puisse être lu même fortement détérioré et est donc particulièrement utile sur des cartons.

    Le ministère de la justice japonais l’utilise comme permis de séjour temporaire sur les passeport.

    Mais si au début de cette technologie, les QR Code foisonnés sur les cartes de visites, ils ont peu à peu disparu et reste quand même présent sur toutes les publicités dont les compagnies ont un site web.

    Je reste persuadé qu’une technologie comme Colorzip à beaucoup plus d’avenir surtout monétaire. Grosso modo c’est le même principe en plus beau avec des dessins et des couleurs et pas ouvert comme QR Code. Ce qui fait que le scanner lis le dessins mais dois se connecter au server de ColorZip pour lire l’information du logo.

    C’est pas top dis comme ça mais c’est un service plus facile à monétiser qu’un système ouvert et ça permet de lire scanned directement le logo d’une compagnie ou un jolie dessin (en tout cas ça s’en approche)

    http://www.colorzip.co.jp

  • Il ne sert à rien d’opposer le NFC et les technologies de code-barres ; l’intérêt des codes-barres est essentiellement lié à la périssabilité du support. de plus, il ne sert à rien de scotcher sur les codes 2D (les codes 1D sont déjà présents sur la plupart des produits de grande consommation). La richesse fonctionnelle du téléphone portable permet un rebond mobile à partir de technologies radio, optique, audio et SMS.

    Mais en effet, il est dommage qu’une start-up bénéficie de fonds alors qu’elle pousse une technologie franco-française qui n’a aucune chance de percer nul part.

    plus d’infos ici : http://mobilecrossmedia.com

  • Si on doit comparer cette technologie au NFC/RFID, précisons que le RFID n’a pas encore percé en France alors que flashcode existe (& est déployé) depuis des années.
    De plus, flashcode est basé sur une norme ouverte (récupérable sur simple demande), & cette technologie n’est pas franco/française car utilisée dans plusieurs pays à ce jour.
    Quand au fait que les codes barre 2D ne sont que très peu utilisés au Japon, ça me fait doucement sourire. :)
    Quand à la dualité code barre 1D vs. 2D, je préfère parler là encore de deux technologies complémentaires. Un code barre 1D ne stocke que très peu d’informations & est difficilement lisible par un objectif classique (i.e. celui d’un appareil photo mobile), mais a l’avantage d’être présent sur énormément de produits à ce jour. Le code barre 2D est plus orientés services sur de nouveaux supports autres que les produits achetables au supermarché.

  • //Si on doit comparer cette technologie au NFC/RFID, précisons que le RFID n’a pas encore percé en France alors que flashcode existe (& est déployé) depuis des années.
    –> Flahscode existe depuis des années ?? où ça ? seuls une cinquantaine de téléphones mobiles sont compatibles Flashcode et le logiciel mobile ne lit que du Flashcode. Flashcode omet juste de lire les codes 2D dans lesquels une URL est encodée. Connaissez-vous http ? Avez-vous déjà lu un code 2D proposé par Semapedia avec un lecteur Flashcode ?

    //De plus, flashcode est basé sur une norme ouverte (récupérable sur simple demande), & cette technologie n’est pas franco/française car utilisée dans plusieurs pays à ce jour.
    –> Flashcode est basé sur une norme ouverte encodée de manière propriétaire. D’ailleurs, Flashcode ne lit même pas cette norme lorsqu’elle est ouverte. Flashcode ne lit que Flashcode et personne d’autres ne peut lire du Flashcode…

    Pourtant, les principes d’ouverture et d’interopérabilité des ressources technologiques et des contenus constituent un élément crucial de l’architecture de l’Internet. En effet cette interopérabilité loin de n’être qu’un aspect «technique » devient l’une des conditions essentielles du développement des réseaux dans nos sociétés.(PRINCIPES GENERAUX DE LA GOUVERNANCE DE L’INTERNET
    PROPOSITIONS DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS)

  • > le logiciel mobile ne lit que du Flashcode. Flashcode omet juste de lire les codes 2D dans lesquels une URL est encodée.
    Cela dépend de la version que vous possédez (en fonction de votre opérateur). Certaines versions permettent de lire des tags contenant une url sans redirection (ces tags sont définis dans la spécification flashcode).
    > Flashcode est basé sur une norme ouverte encodée de manière propriétaire.
    Ce n’est pas le cas. Flashcode est basé sur le format Datamatrix (ouvert) & encode l’information selon la spécification mobiletag/flashcode (format également libre & ouvert, je vous laisse le lire : http://www.flashcode.fr/pro/). Ce format est d’ailleurs cité par l’OMA dans son “White Paper on Mobile Codes” (que vous devez avoir lu puisque vous en avez parlé dans votre blog).
    > D’ailleurs, Flashcode ne lit même pas cette norme lorsqu’elle est ouverte.
    Le format Datamatrix ne spécifie pas à ma connaissance (corrigez-moi si je me trompe) comment doit être stocké une url par exemple, ce n’est qu’un conteneur.
    > personne d’autres ne peut lire du Flashcode…
    C’est faux : le format étant ouvert, la société ScanBuy propose une version de ScanLife qui lit le format flashcode.

  • Cher Monsieur VotreNom,
    personne n’est dupe, surtout sur TechCrunch !!

    Les seuls pays qui ont adopté cette fausse norme prporiétaire et fermé qui s’appelle FlashCode sont la Roumanie la Slovénie et la Pologne.
    Avec tout le respect pour ces pays, cela ne fait pas le poids par rapport au reste du monde qui utilise une norme ouverte …

    Mais je suis certain que chez MobileTag vous allez réussir à convaincre rapidement l’Ossetie du Sud, le Gabon et le Zimbabwe, bref à devenir la “norme internationale” que vous affirmez représenter.

  • Alors moi je sais pas mais je lis sur le “White Paper on Mobile Codes” de l’OMA (juin 08) :
    “The [flashcode] syntax is already commercially used in Spain”
    Je n’affirme représenter rien du tout, je n’ai jamais parlé de “norme internationale” mais de “norme libre & ouverte”.

  • Bonsoir,

    Je trouve le débat très intéressant, et je pense qu’il y a un peu de vrai chez tout le monde.
    Sur la question des initiatives de création d’écosystèmes plus ou moins fermés (Flashcode, CTIA, GS1, …) je pense qu’il faut garder à l’esprit que cela part d’un bon sentiment car le vrai problème de ce type d’application est quand même bien l’évangélisation. Donc pour ce faire il faut bien que quelqu’un prenne le lead…Cependant il est vrai que ces initiatives sont souvent des usines à gaz, avec un business model trop contraignant, et des logiques divergentes, GS1 collera parfaitement aux besoins des marchands sur une logique retail, alors que flashcode sert mieux les intérêts de campagnes Marcom pures et surtout l’intérêt des opérateurs qui cherchent à préserver leur maillon de la chaîne de valeur dans l’internet mobile aujourd’hui représenté par les portails propriétaires. Donc au final, chacun adresse sa logique et ses besoins et c’est bien légitime.

    Cependant, on oublie l’essentiel, le besoin du client final (nous)qui veut une offre compréhensible, simple, intégrée et qui lui permette de prendre n’importe quel code sans se poser de question sur la symbologie, le tout gratuitement. Car le seul moyen d’évangéliser cette techno est bien là.

    Simplicité : le lecteur devrait savoir tout lire et tout faire, qu’importe si après on a des serveurs de redirection flashcode, GS1, Orange ou autre. On pourrait très bien imaginer un lecteur qui lise plusieurs technologie et soit paramétrables sur plusieurs serveur de redirection si le code est en indirect.

    Gratuit : Je crois que nous sommes au coeur du problème. Le lecteur doit être gratuit pour tout le monde, et ouvert; dans la logique open source c’est les services associés qu’il faut créer et monétiser. Les initiatives existantes s’acharnent à créer un business model pour le lecteur et je pense que c’est ce qui génère ces usines à gaz qui rajoutent de la complexité à un environnement déjà fragmenté. Offrons le lecteur, laissons le ouvert et trouvons donc des moyens intelligents de valoriser des services connexes.

    En bref, je pense que Flashcode avance et tient compte intelligemment des remarques, que GS1 est assez ouvert et va dans le bon sens, et que c’est super que mobiletag lève 4 m, mais qu’il faut remettre le besoin de l’utilisateur final au centre du débat et trouver des fonctionnalités riches associées. Des initiatives sont en cours dans ce sens je pense notamment à l’appli QRcode de facebook ou à ce que jaxo systems a dans ses cartons, et je croise les doigts pour qu’enfin les codes 2D soient massivement utilisés

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