Le Business plan est-il encore la première pierre nécessaire et incontournable au lancement d’une startup ou de tout entreprise commerciale? Il y a quelques mois de cela nous publions un billet dans lequel la question était évoquée. L’article soulignait que si ce document classique n’est plus vraiment indispensable, la réflexion que son élaboration suscite est capitale. Mais ce qui est clair c’est que le format doit être aujourd’hui différent.
Toujours-est il que nous assistons au lancement d’un nouveau service en ligne qui vous propose de vous aider fans la fabrication et présentation de votre business plan.
mon-business-plan.com est le fruit de l’équipe de entreprise-facile (site qui vous propose un bureau virtuel afin de gérer votre entreprise). Grâce à une interface utilisateur assez simple, le site vous guide et vous assiste durant l’élaboration du ce document sacré. Un suivi de votre travail en ligne avec si vous le souhaitez les conseils d’un conseiller/Tuteur prêt à vous accompagner.

Encore un fois, il n’est plus vraiment certain que qu’un format/template standard soit nécessaire. Le business plan moderne doit s’adapter aux réalités changeantes d’un projet. Peut-on également prévoir un business plan sur 3-5 ans? Un plan d’affaires doit avant tout savoir évoluer. La réalité d’Internet ne nous démontre-elle pas au quotidien que les modèles économiques varient au gré des différentes évolutions et tendances? Savons-nous précisément de quoi vivra notre startup dans 5 ans? J’aurais bien aimé voir le business plan de Twitter ou même de Google en 1999…
La qualité d’adaptation et la capacité à saisir les opportunités du marché sont des qualités indispensables qu’aucun business plan ne saura prévoir. Plus qu’un véritable plan économique ceux sont les qualités de l’entrepreneur et d’un produit qui doivent être mises en avant.
Cela étant dit, le business plan demeure encore une etape importante à franchir pour beaucoup d’entrepreneurs et tout ceux qui se lancent dans la création d’un document élaboré seront heureux de trouver un tel outil en ligne, capable de vous aider pour des tarifs allant de 35 à 70 euros en fonction des formules et avec ou sans tuteur.
Note d’Ouriel: il existe plusieurs logiciels en vente pour aider à la création d’un business plan. Cet outil met en place un service en ligne et collaboratif à mon sens plus utile. J’ai jeté un oeil à l’interface encore jeune. Il y a encore du boulot, même si on sent que le back office lui tient la route. En tant qu’investisseur j’attache beaucoup plus d’importance à l’executive summary qu’au business plan lui même. Dans tous les investissements que j’ai fait je n’ai pratiquement jamais regardé ce document mais j’ai travaillé avec l’équipe sur certaine partie d’entres elles pour répondre à des questions spécifiques. Ce qui est important ce n’est pas tellement le business plan mais le travail de préparation qui est fait derrière. Le formaliser peut être une bonne chose, mais je ne suis pas convaincu de sa nécessité.






C’est bien beau de dire “qu’un véritable plan économique” n’est pas nécessaire dans le domaine du web. Mais aucun Banquier ne suit sans un dossier de financement avec CA et charges établies…
Même si ce genre de discours n’est pas faux, il n’est pas applicable dans la réalité ! C’est comme ça que pousse des 10aines de sites UGC bidons avec pub et l’illusion de pouvoir gagner des millions !
+1 eMeRiKa
Le business plan est un outil stratégique interne et externe, c’est la feuille de route de la boite qui va évoluer en fonction des inputs du marché, des concurrents, bref c’est un document qui est amené à donner un objectif à la société. Après que ce document soit écrit à la main ou fait avec des logiciels, cela n’a que peu d’importante. Il faut en avoir un…
En plus prendre twitter comme exemple alors qu’il n’y a aucun business model derrière et qu’on ne sait pas vraiment (pas du tout) comment ils vont pouvoir monétiser tout ça, c’est pas très judicieux. C’est sur que leur business plan doit pas être très lourd.
D’ailleurs le fait d’avoir entretenu pendant des années un modèle “gratuit” fait qu’on en arrive à la création de dizaines de boite (à la durée de vie inversement proportionnelle à l’épaisseur du BP) sans modèle économique.
Ce genre de boite continue d’alimenter ce mythe et empêche de bonnes idées solides avec un vrai business model de percer. D’ailleur y’a que dans l’économie numérique que l’on voit de tels investissements dans des boites qui ne rapportent rien et dont le dirigeant clame haut et fort qu’il en sait pas comment il va gagner de l’argent.
J’arrête le HS.
eMerika si ton projet en est a devoir convaincre un Banquier, c est mal barre…c est ceux qui comprennent le moins le zeb
Jerome, un business plan contient plusieurs partie dont une sur les revenus. Twitter a un modele de fonctionnement pour ses depenses et objectifs marketing pas (encore) pour les revenus. Meme si ca commence au Japon
Il existe aussi des logiciels assez sympa pour faire son BP, je pense à ebp business plan.
Même si il existe plusieurs parties dans un BP, la parti que regarde majoritairement les investisseurs, banquiers reste la parti qui concerne les revenus. Après il ne fait pas du tout négliger les autres aspects, il faut croire en son projet, en parler avec confiance.. sinon les gens ne suivent pas
Merci Ouriel pour ce rappel sur le BP mais je sais de quoi il est constitué, comme l’équipe dirigeante, étude de marché, le(s) produit(s), risques, etc…
et bien sur rentabilité. Et qui dit rentabilité, dit revenu. Un entrepreneur qui arrive avec un BP en me disant, je perd pas d’argent mais je sais pas comment en gagné, et bien j’ai des sérieux doute quand sa capacité à gérer sa boite…
L’entrepreneuriat c’est bien, c’est fort, c’est gratifiant, c’est une aventure exceptionnelle, mais ça doit gagner du blé !
Ouriel, je ne suis pas du tout un expert mais de ce que j’entends autour de moi. Quand on n’est pas “connu ou reconnu”, levée des fonds en France pour une boite web via Business Angel ou autres relève de la mission impossible.
Le banquier n’est donc pas à écarter.
Il y a vraiment 2 systèmes, le web des “paillettes” qu’on voit dans ce genre de conférence et le web des “travailleurs du web classiques” qui n’ont pas accès à des levées de millions d’euros pour leur projets.
Le business plan n’est pas mort mais sa forme classique (que personne ne lit) est elle certainement bien mourante. Les formats courts et spontanés comme celui utilisé par Y Combinator pour la sélection des startups semble avoir beaucoup d’avenir.
Voilà on cherche encore la facilité…
Pourquoi aller voir un banquier ?
Il suffit d’économiser. Dans ce monde on obtiens rien sans sacrifice.
Il suffit de mettre le maximum d’argent de côté au lieu d’acheter des choses futiles ou de faire de nouveaux un crédit pour faire l’acquisition de la dernière voiture qui vient de sortir…
Je suis assez dac avec Ouriel. Pour un investisseur, le premier but est de “comprendre le business” puis de jauger l’équipe, donc le principal doc est un ppt ou éventuellement un exec. Ensuite, indispensable, viennent les chiffres.
Pascal
PS : Bientôt 150 levées de fonds au compteur de l’équipe d’Aelios