Goodbye, BitTorrent. Hello, Streaming
  • 30 Commentaires
par Michael Arrington (adaptation: Alain Eskenazi) 30 août 2008

La décision de Comcast de limiter l’usage de la bande passante mensuellement à 250GB a été décrite par beaucoup comme la fin de l’internet actuel. Mais pour d’autres il s’agit du début de l’ère du tout-streaming. Les jeux Olympiques en direct ont rencontré un vrai succès: 75, 5 millions de streams sur NBColympics.com et 40 millions sur la BBC. 130 millions sur la “European Broadcasting Union” et 100 millions en Chine; les grandes chaînes américaines ont aussi vu une explosion durant la récente diffusion de la convention démocratique américaine sur CBS ou CNN.

La décision de Comcast est en fait politique suite à celle de la FCC de filtrer et régulariser le trafic P2P de Comcast. La nature même du trafic BitTorrent se base sur les téléchargements mais les capacités nouvelles de streaming avec Silverlight notamment qui propose une fonctionnalité avec une qualité proche du DVR laissent penser qu’il est de moins en moins important de posséder du contenu sur son ordinateur.

Posséder physiquement du contenu fut il y a peu encore capital pour les utilisateurs. Mais le vent tourne, les sociétés de production films et TV améliorent sans cesse leurs produits afin de prendre de l’avance  sur les utilisateurs qui continuent de télécharger et archiver le contenu; et avec l’élargissement de la bande passante, la concurrence s’est aussi faite plus grande entre les opérateurs télécoms, le câble et le satellite.

Netflix fut le premier à offrir des locations de films à la demande en streaming à un prix assez bas parmi un large catalogue. Puis Hollywod et les sociétés du câble se lancèrent dans le même type d’offres afin de répondre à cette demande croissante de vidéo à la demande. Vidéos de plus en facile à visionner en ligne et prenant peu à peu la place des téléchargements.

On pourrait comparer cette évolution au changement qui se produit avec les applications en ligne; comme le passage de Outlook à Gmail, d’Office à Google Apps; de votre disque dur au “cloud” web. Les données sont de plus en plus diffusées en ligne depuis et vers l’utilisateur. Avec nos données hébergées en ligne, un sentiment de confort s’installe et prend le dessus sur le simple besoin de garder nos données localement sur nos machines.

Et vous? éprouvez-vous encore le besoin de télécharger ou bien les diffusions en streaming vous suffisent elles?

(Photo de Quinn Dombrowski).

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  • Je comprends pas en quoi limiter la BP à 250 GB / mois permet l’avènement du streaming.
    Tout flux streamé est téléchargé et empiète donc sur le quota de BP proposé….

  • Comme blah, je ne comprends pas du tout la logique de l’article ?!?
    La streaming pompe aussi sur votre quota mensuel, non ? Donc à l’inverse, il vaut mieux avoir son divx sur son PC que le streamé…

  • Oui, je ne comprends pas non plus le rapport entre limitation de bande passante et l’avènement du streaming.
    Si je regarde un film entier en streaming je vais faire entrer autant de Mo sur mon ordinateur que si je l’avais téléchargé puis regardé.
    Ça jouerait plutôt dans l’autre sens. Si je veux revoir un film ou une partie de film, en streaming, je vais devoir réutiliser une partie de la bande passante…

  • Sur quel support regarder un telechargement ? En streaming ca se limite a l’ordinateur alors que le telechargement est beaucoup plus souple. On peut graver un film et le regarder sur la TV ce qui est beaucoup plus agreable que le petit ecran de l’ordi.

    Le jour ou on aura des TV internet, je changerai peut-etre.

  • Le téléchargement par P2P implique des flux down et up. Donc si vous avez des ratio 1:1, vous utiliserez 2 fois plus de data.

    Hors la limite de 250 go est data dans les 2 sens

    De plus, le streaming est en général plus optimisé que les fichiers téléchargé, avec un debit inférieur, bien que les sites legaux comme Apple Movie store annonce 2h=1,5Go

    (en divx/xvid; la règle communément employée est 2×700 mo si film est plus long que 1h50-2hr00, apres tout dépend si le fait se compresse plus ou moins bien)

  • Pour moi la différence se situe dans le contenu. Et hélas le contenu bittorrent est franchement mauvais pour la longue queue (je sais ce n’est qu’une technologie), le streaming encore plus.

    Donc tant que le streaming n’atteindra pas le choix du download (totalement exaustif), le download sera toujours là.

  • Le streaming procure à mon sens un avantage énorme pour les gens qui ne sont pas très à l’aise avec l’informatique….

    Demandez à votre grand-mère de télécharger avec bittorrent, c’est mission impossible car trop compliqué, alors que vous lui donnez simplement l’adresse d’un site ou la vidéo démarre immédiatement la c’est beaucoup plus simple et elle va accrocher !…

    Le streaming c’est la facilité et la facilité c’est l’assurance de toucher tout le monde.. et oui tout le monde n’est pas geek !

    Par ailleurs c’était l’une de nos interrogations au lancement de la plate-forme Vodeclic, mais le streaming est vite apparu comme incontournable justement par ce soucis de simplicité.

    Pour finir La comparaison d’Ouriel avec les applications en lignes est très vrai, et j’irais même encore plus loin avec la dématérialisation de l’OS et du disque dur qui dans quelques années nous obligera à tout consommer on-demand, on-streaming, on-web…

  • Oups désolé c’était par Ouriel mais Alain qui a rédigé…. mes excuses

  • Ce “tout en ligne et en streaming” que vous décrivez fait surtout penser à la logique client léger/serveur lourd, du début de l’informatique. Bref c’est plus un retour aux sources, la vrai évolution serai d’avoir un client intelligent, i.e. un système qui permettant une économie en bande passante via une utilisation optimale des capacités du cloud ET du client.

    Le cloud n’est pas infaillible, loin de là (cf. problèmes d’Apple, Amazon, et récemment Google [¡]), donc bonne chance à ceux qui font confiance à un tiers et ne font pas de copies de sauvegarde en local, vu les TOS que ces utilisateurs signent…

    [i] http://tech.slashdot.org/article.pl?sid=08/08/17/0219226

  • J’ai fais decouvrir a ma mère le n° 1 du streaming elle est toute folle maintenant ^^

    Sinon l’avantage du streaming c’est que l’on ne “telecharge pas” enfin si mais contre notre plein grès, dans le cache.

    Au moins, nous n’avons pas le contenu sur CD ce qui est bien plus prudent au yeux de la loi

  • Cet article est stupide et s’est fait descendre sur Techcrunch US et Techcrunch IT. Son auteur n’a pas daigné faire le moindre commentaire.

  • Ce n’est pas un article d’Arrington par ailleurs, mais de Steve Gillmore.

  • Il faut compléter avec ces 2 infos :
    1. Comcast a, en plus de son activité de FAI, une plateforme de vente de films par streaming.
    2. Le streaming venant de cette plateforme n’est pas décompté sur le forfait de 250GB.
    Cette limite de 250GB tombe bien à propos pour inciter les clients de comcast à utiliser le service de streaming de comcast (et pas d’un concurrent) ^_^

  • Pour avoir tester silverligth sur le site de FT pendant les jo, je dirai que c’est prometteur mais que les tuyaux ne sont pas assez large :ce n’était pas regardable !

  • Ils sont passés à 250go, les pauvres, pourvus qu’une connerie comme ça n’arrive jamais en France.

  • Silverlight doit encore à mon avis faire ses preuves ^^ en terme notamment de gestion de flux vidéo en streaming. Ça marche une fois sur deux… ^^

  • Bell Canada limite a 30GB par mois (payant le supplementaire) et baisse le traffic p2p à 50 ou 25Ko/s aux heures de pointe.

    J’ai changé de FAI qui limite a 100GB d’Upload. Une BP de 250GB par mois est amplement suffisante dans mon cas.

    Bittorent a un choix limité aux nouveautés. Le réseau Emule a une diversité plus grande.

    Le Streaming oui pourquoi pas pour le sport, l’actualité etc…

  • Il faut être vraiment naïf ou hypocrite pour penser que cette “évolution” va dans le sens d’un plus grand confort pour le client.

    Le seul intérêt d’une architecture ou tout est en ligne est que ce qu’on vous fournit, on peut vous le vendre et vous le revendre encore. Si je loue mon utilisation de logiciels, même à très bas prix, à moyen terme, c’est une très bonne affaire pour celui qui me loue et une très mauvaise pour moi.

    C’est un peu le principe des banques : vous leur confiez votre argent. Elles le font travailler et se rémunèrent grassement dessus, sans risque, et ensuite, elles vous facturent tout ce qu’elles peuvent (frais de tenue de compte, mouvements, chèques, carte bleue). Bref elles vous vendent ce qui est déjà à vous.

    Le principe du streaming de logiciels et de contenu, c’est la même chose. Je préfère conserver chez moi ce qui est à moi que de me le faire louer par une entreprise externe.

  • Le streaming ne me posera plus de problème le jour où tout le monde aura un débit suffisant pour avoir une très bonne qualité d’image en temps réel. Ce qui signifie un débit de 4 ou 5 Mbit/s aujourd’hui pour de la vidéo de qualité équivalente à la télévision simple définition, et demain 8-10 Mbit/s pour la vidéo HD. Et ceci pour un seul canal. Donc temps qu’on n’aura que de l’ADSL, avec des débits inférieurs à 5 Mbit/s pour plus de 50% de la population française, le streaming en remplacement du téléchargement, non merci. On verra quand on aura la fibre optique partout.

  • Très bien tout ça tant que la “dématérialisation” ne touche que la vidéo, l’audio et l’image (à but commercial j’entend).

    Maintenant je ne comprend pas l’engouement des gens pour les webapps et le stockage en ligne de documents personnels ! Qui voudrait délibérément perdre le contrôle total de ses documents et de ses logiciels ?

    Pourquoi tout confier à des sociétés ? Pourquoi ne pas rester maître de ce qui vous appartient ? Ce genre d’entreprise ne fait pas de philanthropie mais du fric.

    Et je rigole déjà envoyant la tête de ceux qui prônent le “tout-en-ligne” le jour où leurs connexion internet se mettra en grève !!!

  • pour les gens qui n’y connaissent rien ou pas grand chose -dont moi- il faut quand même dire clairement que le streaming n’a pas la même qualité, en musique c’est juste un avant-goût quand un album est dispo en streaming.

  • Le streaming induit forcément une limitation drastique de la qualité de l’image et du son des “vidéos” diffusées (je n’ose écrire “films de cinéma” ou “oeuvres audiovisuelles”).

    Un film en HD c’est un débit de 20 à 30 Mb/s, soit plus que ce que l’on peut avoir aujourd’hui en France même avec un accès ADSL de grande qualité, et on ne parlera même poas des USA où la situation est nettement moins bonne que chez nous.

    Un film en HD c’est aussi un volume de 20 à 30 Go, ce qui montre que la limite à 250 Go est assez faible.

    Quel est l’intérêt de n’offrir à l’amateur de films de qualité qu’une piètre expérience sur Internet, alors même qu’il commence à profiter sur son grand écran de DVDs Blu-ray ???

    Et qu’on ne me parle pas de fibre optique à 100 Mb/s, parce qu’avant que les réseaux en cours de déploiement expérimental aujourd’hui (notamment dans le quartier où j’habite) ne couvrent 80% de la population d’un pays comme la France, sans parler des USA…

    A mes yeux, cet article reflète une assez grande méconnaissance, tant marketing/business que technologique, de ce qu’est l’industrie du cinéma aujourd’hui, des contraintes qui sont les siennes et des conditions dans laquelle elle doit maintenant intégrer l’Internet, avec un mix de support physique (offline) et de services web (online).

  • Cela fait bien longtemps que je n’ai pas télécharger un mp3. C’est tellement plus simple d’aller sur Deezer ou de se laisser surprendre par des site de recommendation. Autre avantage, la playlist peut-être partagée sur plusieurs PC.

  • @ n1c0: Attention, ce qui est vrai pour la musique ne l’est pas nécessairement pour le cinéma : on peut écouter un morceau de musique des centaines de fois, notamment parce qu’il ne mobilise que nos oreilles et une partie de notre cerveau et qu’on peut faire autre chose en même temps.

    On ne regarde pas un film plus de quelques fois - quelques pouvant être plusieurs dizaines pour les dessins animés des mômes mais pour le reste de la population c’est moins de 5 pour les films de cinéma ordinaires - parce qu’un film mobilise 100% de notre “temps de cerveau disponible” :-)

    Cela justifie qu’on loue les films plutôt que de les acheter : il est moins cher pour moi de louer un film que je ne regarderai qu’une fois que de l’acheter en DVD.

    reste à faire en sorte que la location par Internet - VOD - soit plus attractive que le location d’un DVD au distributeur du coin de la rue : cela veut dire une qualité d’image au moins aussi bonne que celle procurée par un suppor physique, et un prix compétitif, ce qui n’est pas encore le cas aujourd’hui…

  • Heureusement qu’il y a les commentaires (merci Yann commentaire #14) pour comprendre quelque chose à cet article : coté technique, TCFR est à la ramasse pour pondre une anerie pareille …

  • jusqu’à présent le streaming est de mauvaise qualité, comment les choses vont-elles s’améliorer ?

  • Faut pas que ca arrive en france… Rolala je vois deja le bordel :-)

  • moi je regarde des films et séries en streaming sur http://www.bynik.net

  • Je suis du même avis que Philippe, le streaming pompe aussi sur le quota mensuel et donc à l’inverse, il vaut mieux avoir son divx sur son PC que le streammé !

    Du moins je crois !

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