Le service de musique en streaming Last.fm a commencé à reverser des droits directement aux artistes sans labels pour chaque morceau écouté en ligne. Depuis l’annonce de ce programme en Janvier, 70 000 artistes se sont déjà inscrits et ont chargé 450 000 morceaux.
Last.fm est en fait en train de créer une organisation alternative pour collecter les droits d’auteurs des musiciens. L’année dernière, les droits pour la musique sur Internet furent augmentés rendant la survie des startups qui fonctionnent avec de la publicité et payent les droits, plus difficile. Last.fm ayant été racheté par CBS, pas de danger pour eux.
Last.fm contourne ainsi une organisation comme SoundExchange et les labels et promet aux artistes le double du taux appliqué sur une radio commerciale. Les “royalties” payés par Last.fm correspondent environ à 10% des revenus publicitaires générés par la publicité associée à un morceau sur le site. Last.fm paiera davantage encore si c’est un morceau joué dans le cadre d’un service Premium d’un utilisateur ou d’un service à la demande, etc.. le tarif variera, en fait, en fonction des différents options sur Last.fm. Les musiciens peuvent retirer l’argent une fois atteint les premiers 10 dollars. Des petites sommes pour l’instant mais qui ne cesseront d’augmenter au fur et à mesure que l’industrie de la musique en ligne continuera sa croissance et que les publicitaires investisseront davantage encore.
C’est de plus, un nouveau modèle économique plus direct entre Last.fm et les musiciens qui n’ont plus vraiment besoin d’avoir signé avec un label pour débuter. Ce type d’arrangement direct plaira t-il à tout le monde?





“Des petites sommes pour l’instant mais qui ne cesseront d’augmenter au fur et à mesure que l’industrie de la musique en ligne continuera sa croissance et que les publicitaires investisseront davantage encore”
POur l’instant, il y a bien trop de 0 après la virgule, si il faut avoir eu 1000 écoute pour atteindre un dollars ou 10 dollars, ce n’est pas viable. Last.FM offre une visibilité très intéressante qui est plus une alternative à la radio qu’au producteur. Il faut impérativement que les revenu publicitaire augmente pour que ce système soit plus attractif pour les artistes !
Pour les chiffres de reversement auxquels il faut s’attendre, je rappelle que j’ai posté un article dédié (idem pour Deezer où c’est encore pire):
http://www.corvaisier.fr/2008/01/25/la-remuneration-des-artistes-dans-le-cadre-de-diffusion-gratuite-sur-internet-par-lexemple-lastfm/
10% des revenus publicitaires d’un site (non même pas de la diffusion d’un morceau, donc les pages pour y accéder, en discuter ne compteraient pas) dont le contenu d’appel est à 100% de la musique, ça me semble déjà abuser sans même connaître les reversements effectifs
Il y a au moins Club Sénat qui sera intéressé, puisqu’il est proposé de taxer ce nouveau type de revenu.
Hello!
Je crois bien pour ma part que ce sont les organismes comme la SACEM qui devraient réagir… Je ne suis pas sûr qu’elles se soient déjà rendu compte que ce type de services allait bouleverser leur business…
il faut croire que business de la musique s’adapte au web, enfin! Bravo pour cette idée audacieuse et innovante!
salut je suis vraiment intersé pour se site bonne continuatoin