[fr] Le ministère du Web
par Ouriel Ohayon 15 juin 2008

Difficile de rester indifférent à l’écart qui existe entre le Web occidental et asiatique, notamment Coréen avec une présence et une forte adoption de l’ultra haut débit, du Wibro (sorte de Wimax pour simplifier) et du 3G, des services de jeux multiplayer très avancés et profitables, une culture du blog et du microblog hyper développée notamment sur mobile, des journaux de presse écrite qui citent des forums de discussions sur deux pages pleines comme s’il s’agissait de la nouvelle source d’information des médias quand un scandale arrive, du micro paiement à tout va, un Google qui a du mal face au géant de la recherche locale Naver. Je suis en Corée depuis moins de 12 heures accompagnant une centaine de PME française et la secrétaire d’Etat en charge du commerce extérieur, Anne Marie Idrac, et je suis déjà en décalage (pas horaire).

La France n’a pas à se plaindre sur sa situation. Notamment en terme de pénétration du haut débit. Mais le creux est encore là et de nombreux progrès sont à faire. Idem sur la création de startups où nous avons quelques champions internationaux mais nous sommes plus une usine à produire des cibles de rachats que des racheteurs. Nous ne performons pas assez à l’international et la France reste le marché de lancement ou marché principal pour la majorité des startups à l’heure de l’internet mondial. Et bien d’autres questions qui restent à poser (la cybercriminalité, l’identité numérique, les copyrights et DRM…)

Imaginez vous à la tête d’un ministère du web (il n’existe pas mais imaginons). Que changeriez vous? Quelles questions essaieriez vous de résoudre? Quelles propositions concrètes lanceriez vous pour créer le nouveau web de demain?

Vos propos ne vont pas rester simplement dans les commentaires de ce billet, j’envisage de les transmettre à Anne Marie Idrac que je devrais voir après demain pour un entretien privé. Peut être même à Eric Besson, secrétaire d’état chargé de l’économie numérique, lui aussi de passage en corée après demain

A vous.

Commentaires rss icon

  • Je trouve honteux l’idée de vouloir institutionnaliser le web, on est déjà assez emmer**r dans la vie avec les lois pondus quotidiennement pour créer une niche de chianlie au sein du gouvernement.
    Ma réponse est donc :

    Si j’étais à la tête de ce ministère, je donnerais ma démission dés la première heure sur fond de Buzz médiatique !

  • Pensez à relire vos articles :
    * essaeriez
    * wed

  • voila qui est constructif!

  • Faire un concertation mondiale avec tous les grands acteurs d’internet et les pays pour faire d’internet un pays à part entière. Il aurait ses propres lois, ses règles, ses obligations ect… Comme un vrai pays. Un pays ou les marques/majors n’auraient pas leurs mots à dire pour multiplier leurs profits et surtout faire qu’internet garde son ambition d’origine : le partage des connaissance totalement gratuit (pas des contenus avec copyright biensur).

    Elire un président d’internet, qui essayerai de régir tout ça sans se faire corrompre pas les majors (ok la je reve).

    Comme exemples de loi je verrais bien une lois pour règlementer l’utilisation du P2P et fixer ses limites au niveau du “pays du net”, faire une liste des contenus autorisés ou non sur le net et poursuivre les gens qui ne respectent pas cette liste (peu importe leur pays, qu’on arrête les vieilles excuses ou les malhonnête mettent leur serveur dans un pays aux lois laxistes), obliger les sites X à porter une extension .xxx et interdire formellement les sites x sans cette extensions.

    Des règles communes à tous les pays quoi, histoire de na pas voir des traitements différents dans tous les pays.

    Je pense que ça serai le seul moyen de réglementer le net sans le fiasco qu’il y a aujourd’hui un peu partout.

  • Je pense qu’il faudrait mettre en place des aides pour les startups, car aujourd’hui les startups françaises ont du mal à recruter. Cela est sans doute dû au fait qu’un emploi dans une startup est un emploi sans garanties et que les français accordent toujours un grand crédit à la sécurité de l’emploi. A mon sens, si l’on veut avoir des startups françaises capables de rivaliser avec les startups américaines, il sera nécessaire de faciliter le recrutement dans ces entreprises.

  • Il faudrait déjà un small act pour obliger les grandes entreprises à avoir un pourcentage de leurs achats auprès de start ups et PME. Cela permettrait au grand de financer un peu les petits et de permettre à ceux-ci de grandir et aider ainsi à la création de nouveau players…

    Il serait temps que l’état respecte la web économie et les jeux vidéos au moins autant que l’agriculture ou le cinéma… Il regarde encore bien trop derrière les anciens secteurs de l’économie qui ne créé que peux d’emplois et en perdent chaque année.

    Stop à l’insécurité juridique. Les startups sont fragiles, elles prennent de nombreux risques financiers, elles doivent affronter de nombreuses complications administratives, merci donc de créer des lois claires et de ne pas les changer tous les mois… Il nous faut un environnement juridique explicite et stable pour pouvoir décider ou non de lancer tel ou tel investissement… sinon comme aujourd’hui, beaucoup d’entrepreneurs partent au Royaume-Uni, au Luxembourg ou aux Etats-Unis…

    Réduire les barrières à un développement européen. Pour gérer plusieurs filiales au sein de VanksenGroup, je peux dire qu’aujourd’hui le concept de marché européen est encore à l’état de foetus… pour chaque bureau nous devons gérer des lois différentes, des taxes différentes, des règlements divergents,… bref il est bien plus compliqué de lancer une startup avec une taille de marché comme aux USA en Europe… Les pme et startups paient très cher l’inefficacité et les lourdeurs juridiques et étatiques…

    Ensuite, dans le web et la publicité l’état devrait arrêter de lancer des appels d’offres non rémunérés… et payer correctement la création intellectuelle.

  • Il faudrait commencer par faire une campagne d’information au sein même du gouvernement qui n’arrive toujours pas à comprendre que le réseau internet ne se limite pas à HTTP, FTP et MSN.

    Les décideurs du gouvernement sont très loin de réaliser l’importance de ce rése

  • Tout est là : http://tinyurl.com/5ffsmv
    Enfin, en partie, je publie une à une mes 8 propositions pour aider à faire entrer la France dans la révolution du numérique.
    Il y a des mesures qui tiennent à l’infrastructure (un Internet à haut débit, pour tous, ouvert, neutre et intéropérable) et des mesures économiques et culturelles. Une paille …

  • …réseau dans l’innovation, ou même le fonctionnement des systèmes actuels.

    Pour eux, internet est plus un danger qu’un support d’avenir, et ça, c’est mauvais pour la France.

  • Suppression de mon propre ministère, baisse de tous les impôts pour une flat tax à 15%, baisse des charges sociales et privatisation de la sécu.

    A partir de là on pourra commencer à y voir plus clair.

  • Mettre de l’ordre entre les fournisseurs d’accès et les fournisseurs de contenu pour que les usagers d’internet ne soit plus les otages de conflits financiers entre ces deux acteurs d’internet.

  • Je pense que je commencerais par démocratiser Internet dans les écoles, les collèges et les lycées, non pas en payant des ordinateurs ou des connexions haut débit, mais en inculquant aux jeunes le goût d’entreprendre sur Internet. Montrer qu’à côté des filières habituelles, il y a la filière de l’entreprenariat et que le web est un matrice excellente pour cela.

  • Pour faire encore plus constructif, très cher Ouriel Ohayon je qualifierais cet article et l’idée qui s’en dégage comme :

    - Irréflechi :
    et si on créait un ministère du ” je ne sais quoi ” il ferait des ” je ne sais quoi ” ça serait super bien …

    - Pompeux
    Une rencontre avec des membres du gouvernement est très certainement quelque chose d’enrichissant sur un point de vue personnel, données un plan pour construire une bombe à neutron à des enfants de 4 ans l’est beaucoup moins …

    - Dangereux
    C’est pas à coup d’aides, de subventions, d’allocations etc … que le monde se sortira de la procrastination …

  • +1 avec Emnanuel Vivien, mais un Small Business Act Français ET rapidement europée,

    +1 avec Martius. On n’avancera pas tant que l’économie numérique sera passée par perte et profit de réflexions réduites à la défense d’intérêts particuliers et notamment celles d’industries incapables de se remettre en cause.

    Il faut commencer par le commencement : COMPRENDRE VRAIMENT ce qui se passe sur le réseau (et pas seulement en France), considérer nos faiblesses et nos forces.
    FAIRE CONFIANCE et donner du poids aux acteurs de l’économie et de la société numérique française pour qu’ils fassent relais politique, plutôt que de les ignorer où les marginaliser à chaque projet de loi et ainsi d’empêcher toute émergence dans le débat.
    Sur ces bases, porteuse d’un vrai partenariat entre la société numérique française et ses représentants et élus, s’accorder sur une stratégie et travailler ENSEMBLE à comment la mettre en oeuvre.

    Une approche positive du progrès numérique et une main tendue aux acteurs du net, ce serait déjà très bien.

    Bonus avec le moyen de débloquer l’économie de l’accès : que France Télécom se sépare de ses activités de gros et d’infras, comme pour le rail ou l’énergie.

  • Je m’imagine la Corée comme le Japon : un pays densément peuplé, aux rues bondées, qui regorgent de magasins informatiques et de panneaux publicitaires électroniques.

    La France n’est pas comparable à ces pays en termes d’avance technologique et de pénétration du haut débit sur le territoire.

    Voici selon moi quelques unes des raisons de ce décalage :
    - une culture des médias, de l’informatique différentes.
    - une tarification excessive des points d’accès Internet (en France)
    - un développement des infrastructures et des communautés internet (Hotspot Wifi, Téléphones portables) freiné par les enjeux économiques, les questions de santé, et la rigidité des lois (DADVSI…).

    Ce que je reproche à la France à propos des NTIC, c’est cette méfiance permanente. Techcrunch Fr et d’autres blogs s’attachent à encourager des projets prometteurs, et force est de constater que les entrepreneurs français ont du talent et des idées.

    Toutefois ceux ci sont trop peu soutenus (financièrement, au niveau du trafic) pour survivre aux assauts répétés des entreprises américaines. N’est il pas navrant de voir des projets français tels que Seesmic déménager aux USA, et présenter un service anglophone ?

    J’ai étudié cette année le “protectionnisme éducateur” préconisé par Friedrich List qui fait état des bienfaits d’une telle attitude pour les entreprises naissantes. Les Américains n’hésitent pas à adopter ce type de démarche, et eu égards des difficultés à créer une entreprise et de la différence en terme d’investissement dans les startups (environ 50000€ chez Deezer ou Jiwa, combien de millions de plus aux USA ?), je pense que la France doit faire des efforts dans ce domaine pour soutenir et protéger les projets susceptibles de marcher.

    Encore faut il pour cela simplifier le processus de création d’entreprise (véritable parcours du combattant si l’on en croit les témoignages), et donner le temps nécessaire aux entrepreneurs pour mener à bien leur projet.

    Enfin c’est un sujet intarissable. Et l’essor d’Internet, de l’informatique en France passe également par son incorporation dans l’enseignement, l’éducation….

  • - Avant de faire un ministere, favoriser l’information (évangélisation?) sur le web actuel au sein du gouvernement ET du grand public. Il y a un gros décalage entre ceux qui sont “In” et ceux qui sont “Out”.

    Pour accompagner le developpement de l’économie numérique francaise:
    - favoriser une approche à la google (cultiver un ecosysteme en incitant et en accompagnant sans imposer)
    - plutot que de donner des subventions a une entreprise, un projet ou un lieu en particulier, promouvoir le developemment de standards, promouvoir l’open source, abaisser le cout d”acces (connections haut debit et materiel informatique/mobiles)
    - développer le micropaiement comme alternative aux modeles gratuits (piratage, finacement par la publicite). “Si je peux acheter l’acces a des services ou des infos pour 1 ou 2€ aussi facilement que je sors un piece de monaie de ma poche, alors je consommerai plus en ligne”. L’économie de la longue traine n’attends que ca pour exploser.

    - avant de légiférer sur internet, aider les acteurs à se recontrer et à s’autoréguler (ne pas imposer une autorité centralisé, mais plutot essayer de favoriser une régulation décentralisée). Etre a l’ecoute et discuter (sans faire semblant !)

    Peux tu nous en dires plus sur le micropaiement (technologies et usages) ?

  • Un ministère de L’internet ??? Ha bon…
    Entre les médias (à la traîne) instrumentalisés par le pouvoir en place qui veulent professionnaliser le web et l’état qui veut légaliser/contrôler la chose, que va t’il rester à la liberté d’expression et celle d’entreprendre ?

  • A l’heure du village global et à l’aube d’une société potentiellement inter-pénétrée de SPIMES 2.0 (terme emprunté à Bruce Sterling) ou mondes virtuels et monde réel se mélangent, se pose naturellement une question fondamentale que nous avons le devoir de nous poser régulièrement : Dans quelle société de l’information voulons nous vivre ? Larry Lessig a parfaitement posé la question en montrant comment la loi (copyright dans ce cas) pouvait étrangler voir tuer la créativité ( http://www.ted.com/index.php/talks/view/id/187 ).

    Une telle question me semble cruciale, à la veille de la réunion ministérielle de l’OCDE sur le futur de l’économie Internet et quelques propos échangés avec l’auteur Ouriel Ohayon ce soir à Séoul grâce à Laurent Haug (Lift).

    Prenons trois exemples frappants dans le domaine de la sécurité :

    La question de l’identité Numérique, toujours pas réglée 15 ans après le célèbre cartoon de Peter Steiner dans The New Yorker (5 juillet 1993, p. 61).

    La sécurité, un domaine aujourd’hui pris en otage par des sociétés ayant commandités des analyses auprès des grands cabinets d’analystes afin de leur faire dire ce qui permettra de faire vendre leurs solutions.

    Les DRM empêtrés dans un bourbier résultant de la criminalisation des utilisateurs pris en otage par les Majors refusant le principe même du Copyright Balance (Ed Felten, Inside Risks 181, CACM 48, 7, July 2005) sur le Fair Use.

    Mais au final, quel est vraiment le problème ? Technologique ? Certainement pas ! Cela fait longtemps que nous savons résoudre tous ces problèmes. Un problème technique est résolu d’avance du simple fait de sa nature technique. Non, nous sommes face a un véritable problème bien plus complexe de Gouvernance et de légitimité. “New Media Warrants New Thinking”, espérant qu’une feuille de route ambitieuse émergera de la réunion.

    J’aime bien l’idée d’un “ministère du web” mais j’ai presque envie de dire “Osons”. Osons aller plus loin. Un nouvel Etat Internet dont tout le monde serait ressortissant ? Pourquoi pas, l’idée est séduisante et permettrait d’adresser immédiatement le problème de la légitimité de l’Identité Numérique qui représente l’une des clés de voute de notre édifice numérique. En espérant que quelque uns de ces propos puissent effectivement trouver un “écho”.

  • @techcrunch (fr) {seesmic_video:{”url_thumbnail”:{”value”:”http://t.seesmic.com/thumbnail/wfMKqxnoRR_th1.jpg”}”title”:{”value”:”@techcrunch (fr) ”}”videoUri”:{”value”:”http://www.seesmic.com/video/cWfHxVy0xC”}}}

  • Un service minimum de l’accès internet.

    Histoire de ne jamais privé les gens de ce droit “à la connexion universelle”.

  • Ouriel, tu voudrais pas qu’on fasse ton boulot non plus ? :p

    Moi si j’avais une idée à donner, ca serait de faciliter les VC et les Business Angels.
    Je donne un exemple : Sophia Antipolis ne lève que 470Millions$/an en VC quand un tout petit pays comme israel en lève 1,3Milliars/an …et on connait tous la réussite de ce pays dans les start ups!

  • Desfossez Thomas - juin 15th, 2008 at 8:19 PDT

    Augmenter le nombre de capital risque en France.

    Relancer l’obligation du xxx. dans l’URL aux sites pornographiques.

    LOI DE LA MICRO-ENTREPRISE :

    -Pouvoir creer son entreprise en moins d’une heure directement sur internet

    -Creation ultra simplifié

    -Ne payer l’etat que lorsque l’entreprise perçoit une somme.

    -Pouvoir stopper l’entreprise sans rien payer.

    Afin de permettre a chacun de creer sa petite entreprise, etudiants, salariés…tous.

    Diminution brut des travaux au noir.

    C’est une loi qui était censée être proposé, je l’ai entendu il y a quelques mois sur un blog d’entrepreneurs et depuis plus rien.

  • Je pense très sincèrement qu’il ne faut pas institutionnaliser le web.

    Car il est avant tout un extraordinaire vecteur de liberté et d’innovation et de création en ÉVOLUTION PERMANENTE.

    Si on le cloisonne j’ai bien peur que son dynamisme se perde (rigidités, normalisations, règles…) et qu’il meurt, un peu comme une startup meurt après s’être fait racheter par un grand groupe du web.

  • L’intérêt d’un ministère du web n’est pas de cloisonner Internet, de le brider.
    Si cela devait avoir lieu, des lois suffiraient.

    Un tel ministère n’aurait de sens que pour promouvoir le net, et nottament la compétitivité de la France, comme le souligne Ouriel.

  • je me rappelle les années 90, où la France ne voyait Internet que comme un danger.

    on a pris un sacré retard, mais on le rattrape depuis.

    Ouriel, si tu devais choisir qu’une caractéristique Coréenne (une idée, une infrastructure ou autre), quelle est celle que tu voudrais rapporter en Europe ?

  • Snoop Snoop Scratchy Scratch - juin 15th, 2008 at 9:47 PDT

    Propositions concrètes:
    - Suppression de la riposte graduée.
    - Respect du droit à la copie privée

  • 3 problèmes en France :
    - le manque d’investissement early-stages
    - le manque de confiance dans les first-timers (on leur préfère les serial entrepreneurs)
    - le rachat systématique de nos champions

    Solutions :
    - faire comme l’état israelien qui a lui meme soutenu la création de fonds d’investissement avant de se retirer (avec profits !)
    - un small business act pour favoriser l’obtention de marché public par les PME (les déductions ISF contre investissement dans les PME sont déjà un vrai progrès)
    - simplifier l’obtention du statut JEI
    - arrêter de se focaliser uniquement sur les innovations technologique. Penser aussi aux innovations d’usages.

  • J’anticiperais les probables futurs problèmes en réalisant des services publics comme :
    - un moteur de recherche
    - une suite de bureautique en ligne
    - …

    Un peu à la manière d’un laposte.net mais en restant à l’état de l’art.

  • Par quoi commencer…
    Si on devait résumer internet en 1 mot, ce serait : “PARTAGE”.

    Alors :
    - en urgence : stopper “Net” toutesles mesures liberticides (riposte graduée, copie privée, filtrage, …)
    - favoriser l’usage de logiciels et protocoles libres
    - prendre conseil auprès de fondations / association Nationales et Internationales (et pas seulement des compagnies privées)
    - inciter au respects des normes et protocoles standardisés (W3C, IEC, …)
    - assister les autres ministère pour “passer en ligne”
    - soutenir des projets non commerciaux de moteurs de recherche, encyclopédies, … (bref, favoriser le partage du savoir)
    - mener des réflexions avec les artistes et les consommateurs*

    *Les sociétés de défenses des droits d’auteurs ne défendent plus qu’elles-mêmes la plupart du temps ! (et les artistes ne touchent rien !)

    Les majors investissent des sommes incroyables pour poser des rustines sur leurs modèles économiques poussiéreux et tenter vainement de combattre les NTIC.

    L’Etat cautionne tout cela et ce n’est qu’une débâcle d’argent jeté par les fenêtres dont les grands perdant sont les artistes et les consommateurs !

    J’arrête là mais ce ne sont pas les sujets qui manquent !!!

  • Création d’une sorte de silicon valley Européenne avec une taxation et des charges réduites pendant 5 ans.

  • Permettre au “artisans” de pouvoir travailler sans trop de prise de tête.
    Ce n’est pas que relatif au web, mais ça concerne presque tt le monde dans le milieux. C’est d’ailleurs une des raisons majeure qui m’ont fait quitter la France : l’impossibilité d’entreprendre a petite échelle.

    Je ne suis pas un grand amateur de “paperasse”, et ici, ou je me suis “exporter”, pour entreprendre a petite echelle (comprenez “devenir freelance”), il suffit de le décider, rien d’autre ! pas de papier ou formulaires en pagaille a remplir, pas de rendez-vous et de file d’attente interminable dans des lieux ou l’on ne veux pas se rendre… Non, juste, se lever, trouver des clients, facturer et gagner de l’argent !
    Je peux même, si je le désire exercer cette petite activité en plus d’un emplois a plein temps ! en toute légalité !

    Ne vous détrompez pas, nous somme autant taxe qu’en France (peut-être même plus parfois) mais on ne déclare qu’un fois pas an, sur un seul formulaire, qu’on reçoit chez soit, et on paye en fonction de cela ! c’est tout.

    La France (et surtout son administration) manque de souplesse et de confiance en ses usages ! Et c’est entre autres une des choses qui freine le développement dans certains secteurs !

  • @31 : non de non, quel est ce pays de rêve ?

  • - Interdire aux grandes boites de ne payer les petites qu’au bout de trois mois. C’est du vol officiel que l’on ne voit qu’en France.
    - Donner une licence mobile a free.fr afin de casser la situation de monopole consensuel des 3 opérateurs mobiles actuel. Comment des membres du gouvernement peuvent-ils comprendre que payer 50 Euro par mois pour surfer mobile est une parfaite aberration pour la majorité des français.
    - Rembourser a ces opérateurs mobiles le coût de leur licence initiale qui est la raison pour laquelle nous payons tous un impôt indirect, sous réserve bien sur que ce remboursement soit directement répertorié sur le coup des forfaits

  • D’une manière simplissimement évidente :
    >>> tirer parti des avantages absolus dont la France dispose.

    La compréhension de nos décideurs sur l’écosystème internet est vraiment très faible.
    Alors qu’il est évident que si, par exemple, le sol français regorgeait de minerai de fer, alors l’Etat ferait en sorte d’en profiter pour imposer la France comme leader de son extraction / transformation ; il n’apparait pas évident à nos décideurs que la France doit lancer un “new deal économique”.
    Pourtant, la pénétration du haut-débit et le fort taux d’acquisition de l’usage d’internet en France, sont un avantage absolu (et comparatif), incroyable.
    En ajoutant que l’informatique est l’un des seuls marchés de l’emploi qui soient encore très tendu en France, il suffit d’ouvrir les yeux : l’opportunité est là, elle nous tend les bras.
    Un “new deal économique”, c’est :
    - peut-être en effet réaliser quelques sacrifices économiques par-ci par-là dans certains secteurs
    - “mettre la gomme” dans l’économie numérique, verticalement (de l’apprentissage scolaire, en passant par la création de filières de formation professionnelles dés 16 ans, jusqu’aux aides fortes aux TPE / PME)
    - grands investissements de l’Etat dans de grands projets (utiles, innovants) pour impulser la dynamique.
    - etc ..

    Et biensûr tous les à-côté cités précédemment (suppression des lois liberticides, etc …)

  • +1 pour Open Source (#13)

    Ca ne sert à rien de gaspiller le temps de nos dirigeants sur la base de quelques commentaires à un billet.

    Tout existe déjà, est prévu, est à l’étude… je vois plein de choses dans les commentaires que j’ai déjà vues être discutées à de nombreuses reprises sur LCP/Assemblée nationale, ou dans le rapport Attali, ou dans les news de ZDNet, ou du Monde etc, etc.

    @aruban (#31) : Ce que tu décris, c’est ce qui existe aussi en france : 15mn d’attente au centre des impôts (sans rendez-vous), un seul formulaire où tu inscris ton nom et ton adresse et tu ressors avec un numéro de SIREN/SIRET, tu peux commencer à facturer le jour même.
    C’est trop dur à surmonter ?

    Un des vrais problèmes, c’est que dans la tête des gens, la France c’est compliqué, ça les paralyse.

  • Et si c etait cela le probleme? le fait que publient des commentaires et des suggestions n est qu une preuve du fait qu il y a perception du probleme.

    Enfin je ne sais pas si t as deja cree une boitem ca prends plus que 15 min au centre des impots. Essaie et tu comprendras

  • @36 : je confirme
    @35 : quid du fait de pouvoir etre taxé uniquement quand on gagne de l’argent ? ce n’est pas le cas actuellement.

  • La droite francaise a tout fait depuis des années pour faire croire qu’il n’était pas possible de créer des entreprises en france (trop d’impots, de formalités…)

    Et aujourd’hui ça paye! Les gens sont persuadés qu’il est trés difficile de créer des entreprises en france. Et les vocations sont découragées. Les entrepreneurs sont conditionnés psychologiquement pour penser qu’ils ne peuvent réussir en france.

    Alors que c’est le contraire! La protection sociale, les aides facilitent l’entreprenariat.

    Merci la droite!

  • @Ouriel > oui bien sûr que je l’ai fait, pour une entreprise individuelle (en micro) et c’était bien de ça dont il était question.

    C’est Raffarin qui a mis ça en place il y a quelques années, mais tu ne connais peut-être pas parce que tu n’étais plus concerné par ce genre de statut, assez limitant (pas plus de 27k€/an pour du service, plus si c’est un commerce, bien sûr).

    Ca reste un excellent moyen de se lancer : le régime en question est vraiment fait pour être simple même au niveau compta : t’as même pas à gérer la TVA.
    T’as juste à additionner tes gains de l’année et à reporter la somme sur ta feuille d’impôts.

    Et quand tu grossis, bah… tu changes de statut et tu prends un comptable.

  • c est bien cela le probleme

  • y’en a un autre : ici tout le monde veut tout. des subventions, un crédit d’impôts, la sécu sans cotiser…

    entreprendre sans risque, peu importe que l’idée soit bonne et attire des financements, il faudrait que tout projet soit aidé par l’état.
    profiter du marché, sans risquer d’en subir la sélection, ça ce serait génial :-/

  • sur la microentreprise, les seuils ont changé il y a qques temps. les forfaits de taxes sont plus élevés qu’au début. dommage..

  • Bonjour
    1) small act au niveau français
    2) simplification massive des démarches
    3) oublier le web et ne pas rater le nouveau gros défi qui s’annonce… l’énergie.

  • tokyo et sophia antipolis - juin 17th, 2008 at 11:49 PDT

    Bonjour
    (je suis entre tokyo ou je vis et sophia antipolis… ex directeur marketing orange et j’ai essayé de monter ma start up… j’ai abandonné vu l’esprit du capital risque (”sofa?”) ici et l’administration.)
    réponse à 36 et 37: oui, 15min pour monter sa boite, puis… des heures de casse têtes en recevant ensuite n papiers de n organismes, à payer avant d’avoir même le premier client… écoeurant.
    donc, mes suggestions, basées sur une expérience pragmatique…: libérer et les acteurs et les clients, donc:

    1) une vrai e-administration, pour les start-ups et entreprise comme pour les particuliers, comme à Vilnius, modèle du genre! Un portail unique par citoyen et par entreprise pour ses papiers, identités, paiements, etc electronique, et plus jamais aucun papier courrier fax… (donner une existence électronique et suffisante -plus d’adresse physique, facture d’eau etc nécessaire…)

    2)imposer à tout pc vendu un lecteur intégré de CB, comme on l’a fait pour la Péritel, pour enfin faciliter, et sécuriser, et l’achat électronique (même et surtout les micropaiements) et la signature électronique pour tous.

    3) induit par le 2): demander aux banques, par définition sécurisées donc a priori les acteurs parfait pour cela, d’être les intermédiaires de e-sécurités (signatures, paiement, formalités administrtaives etc) car l’état (syndrome de la poste et laposte.net…) ne saura jamais se mettre au niveau requis… (qu’il reste, comme la banque de france, derrière les acteurs privés)

    4) un mini-laptop par enfant et étudiant (le OLPC XO!) et que chaque étudiant, dès le collège, sache faire une page web comme nous savons écrire une page Word et nos parents savaient écrire un courrier. Et programmer, même simplement (un script en visual basic, n’importe quoi, mais qu’il sache “parler” à son pc et son web et pas seulement l’utiliser: comme écrire vs lire, chacun doit pouvoir non seulement utiliser mais aussi créer sur le web)

    5) imposer le déblocage des box wifi pour libérer le mesh et avoir un accès wifi partout en ville, gratuit: ça ne coûte rien, et la valeur ajoutée (le service) serait énorme… (analogue aux wc et eau gratuite (sensée…) dans les bars…)

    6)travail électronique et groupware: imposer le droit au e-travail à distance (au moins 2 jours par semaine pour commencer?) et imposer aux fournisseurs de l’administration (et à cette dernière) des réunions virtuelles (et en plus c’est écolo et écono): webcams, tableaux blancs, partage de documents, virtual office, gestion de projet groupware, etc: l’élan donné, l’effet boule de neige ferait un effet formidable sur toute l’économie française, d’accélération, économie, et qualité de travail et de vie!

    Bref, des projets tout à fait à portée du gouvernement, pragmatiques mais efficaces. Comme le Minitel, la CB, et bien d’autres projets (pas des concordes-Bull et autres “Exalead”)ont su moderniser la France en leurs temps.

  • Le web est par essence démocratique et il s’est construit par l’acceptation de conventions.
    Je crois que c’est encore une dérive bien française de vouloir qu’une autorité régisse et s’impose partout tout le temps.

    Si changement il doit y avoir, il doit provenir de tout les acteurs, et cela nous pouvons le faire sans attendre advitam une hypothétique intervention de je-ne-sais-qui.

    Vous voulez que le web s’améliore?

    Alors sans attendre d’être ministre du web vous pouvez commencer par respecter les normes W3C.
    Pensez également à rendre votre site accessible à tous. On peut encore constater que 90% des sites ne respectent pas les règles essentielles de l’utilisabilité.
    C’est bien de vouloir donner un accès web à tout le monde, mais si les sites sont impraticables, quel intérêt?
    En effet n’oubliez pas que vos sites peuvent être visités par des personnes agées (problèmes de vues), handicapées, débutantes dans la navigation…et que cela ne représente pas qu’une tranche marginale des visiteurs.

    Pareil pour la création d’entreprise : ce n’est pas au gouvernement à légiférer sur le fait que chaque citoyen devra au moins une fois dans sa vie créer une entreprise.
    Si il est si difficile de lancer son business en France, c’est pour des raisons culturelles : 10 fois moins de Business Angel en France qu’au UK!
    Ca le gouvernement n’y est pour rien.
    Le gouvernement n’est pour rien non plus dans le fait que les jeunes soit déconsidérés, que l’on préfère des “vieux” renard, valeur sure, mais largement plus à la page.

    Enfin, cessez de trop vous en faire sur les tentative désespérées du gouvernement ou de certains acteurs pour légiférer sur le web : ils seront impuissant à contrôler le web.
    Je pense notamment à la loi sur le téléchargement.
    Comment pourra-t-on analyser des contenus cryptés?
    Comment retrouvera-t-on des personnes lorsqu’elles se seront équipées de logiciels tout simple qui les rendront anonymes?

  • Numéro 44, président !

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