Je n’avais pas l’intention de relayer l’information en l’absence de précisions mais il m’était difficile de resister. Une pétition circule en ce moment pour faire opposition au dépôt de la marque “Emailing” en France. Cela pose un problème car il semblerait que la société ayant déposé ce nom impose des restrictions (notamment commerciales) quant à son usage sur le web notamment sur Google ou il n’est plus possible d’acheter le terme comme mot clé (à l’heure actuelle le terme emailing pointe vers deux publicités du détenteur de la marque). Il est en effet possible d’opposer l’utilisation d’un terme s’il s’agit d’une marque déposée.
La raison pour laquelle j’ai voulu en particulier parler de cette affaire est en fait autre: en faisant une recherche sur le nom de la société qui a déposé “emailing” j’ai appris qu’il s’agissait de Ludopia Interactive. Là c’est la surprise: il s’agit de la société que j’avais créé en 2000 et que j’ai revendu en 2003 à Impact Net l’une des principales agences de marketing direct en France. Je précise que je n’ai plus aucune relation Impact Net ou Ludopia Interactive. Je n’ai donc aucun intérêt dans cette affaire; J’ai quand même cherché à contacter son dirigeant pour avoir plus détails et une explication sur ces intentions avant d’emettre un jugement.
« Le terme Emailing est un terme qui existe depuis plus de 10 ans et qui couvre toutes les actions de prospection et de fidélisation par courrier électronique ; de la gestion, la conception, le routage à l’analyse des résultats d’emails marketing. Comme pour les termes « Internet », « Publicité » ou « Marketing Direct » il est inconcevable qu’Emailing soit dorénavant considérée comme une marque déposée. » C’est ce que défend la pétition
Le cas est ici délicat car emailing est aussi un terme relativement générique mais l’est il de manière comparable à “internet”? . Le point que la pétition essaie de soulever est le suivant: emailing ne peut être utilisé comme une marque car il s’agit d’un terme du language courant (notamment par les professionels du marketing direct). Je ne crois pas qu’une pétition aura le poids nécessaire pour changer les choses. Et comme pour les blogs, ce sera à la loi de décider ce qui est juste ou pas. l’INPI a accépter le terme emailing comme marque (voilà ce qu’elle n’accepte pas). Je pense qu’il y a là suffisamment de matière et d’intérêts pour faire un cas de jurisprudence.
Quelle est votre avis sur cette affaire?






Je vois pas pourquoi ça pose un problème, caddie est bien une marque déposée et pourtant on l’emploie très souvent, sans que ça ne pose problème.
Puis emailing n’est pas du tout un terme de langage courant, juste un terme technique.
Je pense qu’il y’a un certain manque de compétence chez l’inpi pour avoir enregistrer le mot emailing.
Il faut passer en justice et faire annuler ce dépôt.
Tiens je vais déposer comme marque “Blog”.
Je pense que ce n’est pas le mot emailing qui est déposé mais le mot “Emailing France” et donC Google tous les mots clés avec emailing.
Google filtre tous les mots clés avec emailing
C’est un peu abusif, voir la récente affaire SFR / OneTexto : si la marque n’est pas clairement identifiée avec le nom déposé quand ce dernier est passé dans le langage courant, elle est déboutée.
Sinon, il suffit de dire e-mailing (comme e-mail) et c’est bon
Je suis partie prenante de la pétition.
A mon avis on ne peut pas Emailing comparer avec Caddie ni Cocote Minute. D’abord l’acteur qui a déposé Emailing ne l’a pas inventé au contraire des 2 premiers.
Par ailleurs, aujourd’hui, dans la réalité quotidienne, une entreprise cherchant à faire une action de prospection électronique tape emailing dans Google mais elle ne cherche pas l’acteur propriétaire de la marque.
Par ailleurs, au dela de vérouiller les KW, c’est tout un système de licence payante qui peut se mettre en place autour d’une marque.
En préemptant la marque, on crée ici un quasi monopole de fait. Imaginons si Microsoft avait déposé “software” ou Apple “computer”…
La pétition est là aussi pour soulever le débat mais certainement pas pour le trancher.
@Vincent: (”En préemptant la marque, on crée ici un quasi monopole de fait. Imaginons si Microsoft avait déposé “software” ou Apple “computer”…”)
Ben justement, Microsoft a déposé “Windows”, et fait la chasse à toute personne qui utiliserait le terme “fenetre” (cf Windows Commander renommé en TotalCommander, gestionnaire de fichier constitué de 2 “fenetres” en vis-a-vis). Pourtant, la notion de “fenetre” en informatique existait avant que Windows ne soit sur le marché (cf atari, amiga, etc…).
Microsoft est-il plus légitime?
A mes yeux, la vraie question est: A l’epoque du depot de la marque, ce terme etait-il usuel?
Et y font quoi Google avec le keyword Orange(r) ?
Fabcool : Caddie est une marque déposée car c’est la société Caddie qui fabrique les chariots. Le nom de marque est passé au fil du temps dans le language courant, la marque est devenu un nom commun. Avec emailing on est dans un cas inverse : un nom commun est approprié par une société.
Je l’avais déjà écrit sur un autre Blog, mais emailing, bien qu’il soit un terme très utilisé dans le milieu marketing direct, n’est pas générique.
Il ne se trouve pas dans le dictionnaire tout comme utilisabilité, qui pourtant est une néologisme français. Donc ces mots peuvent facilement être déposé comme marque.
D’ailleurs les termes génériques peuvent être déposé à condition qu’ils soient accompagné d’un logo, je crois que c’est le cas de Orange.
ok donc tout mon commentaire sur la jurisprudence vient de passer à la trappe … super les commentaires sur TechCrunch.. je recapitule … oh puis non flemme
le dépot INPI ne veut pas dire grand chose… c’est les tribunaux qui vont statuer si le titulaire de la marque estime que quelqu’un le gène…
dans icimarques une recherche sur emailing retourne déjà 28 marques assimilés…
A mon avis, ça va être dur de démontrer le caractère original de la marque…
Mais le mal est fait, un type dépose une marque bidon, et se retrouve en position d’attaquer des milliers d’utilisateurs du web qui vont devoir répondre aux courrier AR, appeller leur avocat, changer leur NDD, virer des centaines de posts dans leur blog, etc… etc…
Il est regrétable que Google bloque un mot sur le simple fait qu’il soit déposé à l’INPI (avec logo ou pas).
Perso ça me gonfle pour mon site de vente d’oranges et de jus d’orange.
Je retente AH Ca va marcher
Fabcool : si tu regardes ou ecoute bien, tu verras que Caddie, la société, fait tout pour bien montrer que Caddie est une marque et pas un langage courant (dans les pubs, tu entends “une marque de”, dans les articles tu verras même un r ) et caddie avait même déposé plainte contre un journal (a retrouver cette affaire) car il n’avait pas mis le petit R… pourquoi? Parce que dans la loi, si un terme devient générique (comme Yahourt) il ne peut être déposé, voir si la marque l’a déposé et qu’il rentre dans le générique, la marque peut perdre le nom… Regarde par un autre exemple la marque pedalo : http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9dalo
Ou encore “Frigidaire” est une marque de la société General Motors qui a vite débordé
les limites de son cadre commercial
Normalement, quand une marque devient un terme générique, la société le perd… donc là normalement cela devrait être interdit
bah je ne vois pas le problème, free a bien déposé la marque annu !
Antoine ton commentaire etait en Spam je viens de l approuver
Ok Merci Ouriel, dslé de m’etre enervé… mais j’y avais mis tout mon coeur
emailing n’a rien de générique. en revanche, on pourrait y oposer e-mailing, qui est un terme générique de la langue anglaise et présent dans les principaux dictionnaires anglo-saxons.
Le trait d’union pourrait faire la différence, en matière de référencement.
Comme de plus en plus de signatures de marques sont en langue anglaise en France, on pourra sans doute plaider le problème si e-mailing se retrouvait dans une signature d’un concurrent.
Et puis, rien ne permet d’interdire l’emploi de e-mail ou de email, puisque ces deux termes sont dans le dictionnaire de la langue française, et par conséquent indéposable. Le second fait d’ailleurs référence à un artisanat, pas à un courrier électronique…
De manière générale, l’INPI demande que la marque, si elle emploie un terme générique, puisse le qualifier, par un pronom, un adjectif ou tout autre terme qui la rend unique et donc reconnaissable.Ici, emailing n’est pas dans le dictionnaire donc déposable… Les déposants n’ont pas eu à rendre la marque unique…
Sur le dépôt de emailing, je trouve essentiellement que les propriétaires font du parasitisme de la langue franglaise, celle qu’on parle tous sur le net. C’est moins déposable que culturellement inacceptable.
Ils jouent avec les metatags et autres, mais surtout, ils ne se donnent ni une bonne image auprès des professionnels de l’e-mailing, ni une image différenciante auprès de leurs clients potentiels.
C’est à peu près aussi malin que Renault déposant auto-mobile… Ca ne dit rien de plus que le produit : pas de plus, pas de mieux, pas de diférence par rapport aux concurrents. Or, personne n’achète le prix d’une marque pour obtenir les qualités d’un simple générique.
Tout ceci n’amène que du buzz, et encore, négatif. Aucun intérêt, ils se noieront tous seuls dans leurs mauvaises idées.
c’est d’autant plus cocasse qu’Impact Net est surement le plus grand spammeur que la France ait connu ! Ouriel manque de discernement (pour une fois) en présentant cette société comme une des principales “agences de marketing direct” francaise.
Jeremie, ce n est pas parce que Impact Net ne fait pas de triple optin doublement confirme que c est un spammeur…
et de toute facon ce n est pas l objet du billet, si tu l as lu bien sur.
Antoine Dupin >> Exact pour le caddie c’est axactement cette histoire que j’avais en tête, d’ailleurs ceci avait surpris tout le monde que caddie(r) se mette “soudainement” à faire respecter sa marque.
Donc la question est: Est ce que le mot “Emailing” est du langage courant ?
Bah je répondrai non, donc on peut le déposer comme marque à priori.
Michel >> Par contre je croit pas que Email ou e-mail soit dans le dictionnaire, mais plutôt “courriel” quoique c’est un terme provenant du quebec…
Je suis destinataire de la pétition et, comme je l’ai suggéré à ses initiateurs, ce ne me semble pas la meilleure façon de procéder.
Le débat sur la généricité d’une marque n’est pas du ressort de l’INPI, qui n’est qu’une chambre d’enregistrement.
Il me semblerait plus efficace de prendre le déposant de mauvais aloi à son propre piège… En effet, toute marque peut être contestée quant à son antériorité réelle. Or, il existe une notion de “marque notoire”, dont la seule preuve matérielle de sa préexistence permet de se prévaloir d’une antériorité légale. Il ne devrait pas être difficile aux acteurs les plus anciens du marketing direct de réunir des éléments probants propres à déchoir de la sorte le déposant usurpateur de ses droits sur “emailing”.
Il conviendrait ensuite que les professionnels du marketing (direct), au sein d’une instance adéquate, signent un pacte de non revendication de pseudo-marques portant sur des termes courants, acronymes et concepts (généralement empruntés à l’anglais) relevant du bien commun.
Au delà de l’aspect juridique, le dépôt de cette marque semble correspondre à une volonté claire de vérouiller son usage commerciale par la cessation de license d’exploitation du terme emailing. Un acteur du marketing direct, s’il veut acheter le mot clef emailing, devra d’abord obtenir un license d’exploitation à Ludopia. Je ne pense pas que Ludopia fasse fortune avec cela.
Se réclamer l’inventeur du terme emailing en 1996, (cf article du jdn) démontre une comportement intelectuel assez particulier.
Au delà de l’aspect juridique, le dépôt de cette marque semble correspondre à une volonté claire de verrouiller son usage commercial par la cessation de license d’exploitation du terme emailing. Un acteur du marketing direct, s’il veut acheter le mot clef emailing sur Google, devra d’abord obtenir un license d’exploitation à Ludopia. Je ne pense pas que Ludopia fasse fortune avec ce type de Business.
Se réclamer l’inventeur du terme emailing en 1996, (cf article du jdn) démontre aussi une comportement intellectuel assez particulier .
Il faudrait que les moines de l’INPI aillent de temps en temps s’oxygéner les neurones et regarder ce qui se passe dans le paysage professionnel “actuel”… Laisser déposer un terme générique comme emailing est une grosse erreur qui sera très certainement corrigée via une action en justice.
Demain je dépose “fil RSS”
Guillaume: c est justement l objet du debat: Emailing est il un terme generique? je n en suis pas convaincu. Encore moins pour Fil RSS, ou Flux RSS
de mémoire, SFR a voulu faire interdire le terme “texto” indiquant qu’il l’avait déposé..ils ont perdu !
Pour confirmation : e-mail est dans le dictionnaire de la langue française. email aussi, mais urtout parce qu’avec accent, ce sont les émailleurs qui en font.
En revanche, ni e-mailing ni emailing (action en anglais de produire des e-mails) ne sont dans le dictionnaire. A priori, ça se dépose, et puis ça se conteste aussi.
Mais surtout, je ne vois pas l’intérêt de le déposer, ils ne pourront pas empêcher les concurrents de faire leur métier, et si leur métier s’apelle l’emailing, ils pourront toujours essayer d’attaquer… pour perdre, comme SFR.
ch’ui bête, j’ai manqué de réflexe… se précipiter sur overture, acheter al position n°1, et mettre une annonce comme “emplacement à vendre”…
Il y avait un super business à se faire pendant quelqeus jours….
A partir du moment où on a dit qu’une marque peut être protégée (et non déposé) uniquement si elle ne fait pas parti du langage courant, on a tout dit sur cette affaire…non ?
Cette société a le droit de déposer cette marque, une pétition ne servirait à rien…
Il est possible de déposer des expressions faisant partie du langage courant, mais elle n’est pas conseillée, car impossible à protéger par la suite, si d’autres sociétés souhaitent l’utiliser à des fins commerciales.
En revanche, l’attitude de Google n’est pas correcte, et la pétition devrait plutôt se diriger à GG Adwords pour débloquer la situation si jamais il n’est plus possible d’enchérir sur le terme “emailing” (ca, c’est grotesque !)
La chose dont on peut être sur, c’est qu’un tel dépôt de marque ne doit pas avoir été réalisé par des personnes compétentes…
Je suis le propriétaire de la marque TOILE (déposée au INPI depuis 1997 et TOILE.FR )
Il faut payer €1,00 chaque fois que le mot TOILE sera utilisée sur la Toile ☺
Ca ressemble beaucoup a l’histoire Pages Jaunes qui, supposement parce que l’Etat avait depose une marque en France en 1977, a toujours empeche quiconque d’utiliser les termes pages jaunes en France…
Or leur marque de 1977 n’est plus utilisee depuis presque 15 ans. Bon d’accord, ils ont plus d’argent Ludopia (la start-up de emailing) , mais dans le fond, c’est exactement la meme chose et pour l’instant personne en France n’ose utiliser le terme pages jaunes, pourtour clairement generique.
Etant donné qu’emailing n’existe pas en français, je ne vois pas le problème.
Ca nous apprendra à ne pas parler notre langue (tout les mots qui n’existent pas dans notre langue sont déposable …)
Prochaine étape dans la libération du terme Emailing : l’assignation lancée par le SNCD et 15 acteurs du marché pour obtenir l’annulation de la marque « Emailing ».
http://www.message-business.com/campus/2008/11/07/Message+Business+Sassocie+%C3%80+Lassignation+Lanc%C3%A9e+Par+Le+SNCD+Et+15+Acteurs+Du+March%C3%A9+Pour+Obtenir+Lannulation+De+La+Marque+Emailing.aspx