29 mai 2008

Il faut repenser les lois de protection des droits d’auteurs

Rédigé par Michael Arrington (adaptation: Alain Eskenazi)

L’affaire Viacom/YouTube n’a toujours pas fini de faire des vagues; elle commença quand Google racheta YouTube et proposa aux détenteurs des droits d’auteurs de payer pour leur contenu afin de le maintenir sur YouTube. C’est devenu aujourd’hui une poursuite judicière qui dépasse le milliard de dollars.

Nous avons plutôt tendance a être, en général, du coté de ceux qui cherchent à s’opposer aux détenteurs de droits; ceux-la mêmes qui feront tout pour préserver un modèle économique préhistorique. Mais dans ce cas particulier nous sommes un peu concernés par les ambitions de Youtube qui souhaite pouvoir tout diffuser, des programmes télévisés professionnels et des contenus de films. Leur but est simple: copier le modèle Adsense et l’imposer autour de la vidéo comme cela été fait pour la recherche web.

Mais cela risque cette fois d’être plus compliqué pour Google tant il existe de joueurs impliqués qui sont prêts à rentrer en guerre pour préserver leurs droits. Comme par exemple ceux de l’industrie de la musique qui s’accrochent au modèle iTunes, et ces derniers, comme leurs cousins de l’industrie du film, sont conscients de ce qui se passera si un seul acteur devient trop puissant.

Quelle est la meilleure solution pour Internet?

Sur la ligne de front de cette bataille se trouvent les fournisseurs d’accès et de services; c’est par eux que les organismes de droits d’auteurs peuvent atteindre les utilisateurs. En 1998 la DMCA souligna davantage encore l’illégalité des enfreintes aux droits d’auteurs mais ils assurent également aux fournisseurs d’accès une protection envers leurs utilisateurs.

YouTube/Google ont-ils respecté les lois de la DMCA? peut importe..ce qui compte c’est ce qui ressortira de ce nouveau procès, à savoir sans doute une nouvelle proposition de loi et la réaction du congres qui suivra aura un impact fondamental sur Internet.

Nous pensons, pour notre part, qu’il est mauvais de “criminaliser” un comportement naturel et humain. Regarder le clip d’une série TV légalement sur Hulu ou illégalement sur YouTube est identique. La question est de savoir s’il est normal que des personnes soient poursuivies ou punies pour cela. Il est temps de repenser les lois de protection des droits d’auteurs et il est temps pour les détenteurs de ces droits de songer à un modèle économique différent. Les gagnants seront les sociétés qui sauront s’adapter et créer des modèles économiques autour précisément de ce comportement humain dont nous parlions précédemment. Certainement pas par des conflits et plus de poursuites

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3 Commentaires

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  1. Commentaire de mytheory — 29 mai 2008 @ 3:28

    tres bonne edito…mais je crois qu’il demeure une difference entre regarder une vid sur youtube ou hulu. Je comprend tres bien la decision de google/youtube (le service coute une fortune et se faire un peux d’argent sur des videoclip ou serie que regarde des milions de personne est bien tentant…) cependant le vrai probleme vient du manque de concurence. En prenant trop de temp pour reagir, l’industrie se tire dans le pied. Hesiatnt deja a signer des contrat de diffusion sur les plateforms de divertissement (youtube, last…), ce n’est pas bintot que l’on pora se connectef sur le site de sony ou de warnerbros pour telecharger leur catalogue…
    Google renforce sa position, aux autres compagnies d’evoluer et d’inover sous peine de perdre tout controle

  2. Commentaire de antoine — 29 mai 2008 @ 5:58

    Ce nouveau modèle n’existe t-il pas sous la forme des creative commons?!

  3. Commentaire de Mpok — 30 mai 2008 @ 10:01

    Je cite : “il est mauvais de “criminaliser” un comportement naturel et humain. Regarder le clip d’une série TV légalement sur Hulu ou illégalement sur YouTube est identique. La question est de savoir s’il est normal que des personnes soient poursuivies ou punies pour cela.”

    Ben oui (en l’état de la législation)…
    C’est peut-être “naturel et humain” de sortir d’une boutique sans payer ses achats, mais il est clair que l’on doive être poursuivi poour cela.
    Dire d’une action légale et d’une action illégale qu’elles sont ‘identiques’ est quand même fort (et condamnable).

    Promouvoir un nouveau système comme le dit le reste de l’article, certes, je suis d’accord, mais suggérer que ce qu’on fait dans l’illégalité ne l’est pas, c’est une limite à ne pas franchir.

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