
- 1999: CNET vaut $12 milliards
- Janvier 2000: CNET acquiert MySimon pour $700 millions
- Octobre 2000: CNET acquiert Ziff Davis (ZDNet) pour $1.6 milliard (apres le crash boursier de Mars 2000 )
- Juillet 2004: CNET acquiert Webshots pour $70 millions
- Octobre 2007: CNET vend Webshots pour $40 millions
- Mai 2008: CBS acquiert CNET pour$1.8 milliard
CNET s’est vendu a CBS, une société valant $16,5 milliards, pour $1,8 milliards. Fin 99 CNET valait $12 milliards. Ils ont alors acheté MySimon pour $700 millions et ZDNet pour $1,6 milliards; depuis la valeur boursière de CNET n’a cessé de baisser.
Alors pourquoi CNET n’a-t-il pas cherché à grandir davantage pour engloutir un jour un dinosaure comme CBS? Peut-être parce qu’ils ont fait de mauvaises affaires comme le rachat puis la revente de Webshots; ou bien peut-être parce qu’ils n’ont pris conscience de l’importance des blogs qu’en 2007. Quelles que soient les raisons, CNET a loupé une occasion de bousculer la vieille garde et ne restera qu’une anecdote dans l’histoire d’Internet au lieu de devenir, comme cela était possible, un leader dans l’univers des médias.



Bonne analyse, mêlant donnée financières mais également éléments structurels historiques. A noter cependant que la chute de la valeur boursière de CNET depuis 1999 n’est pas uniquement due aux mauvaises acquisitions mais également à la conjoncture globale des valeur internet durant cette période.
mauvaise operation de cnet
Sur Techcrunch US le ridicule de cet article n’a échappé à personne, en particulier à ses lecteurs. Ca semble un peu plus difficile ici. Rappellons donc pour les plus jeunes lecteurs qu’un rachat de 1,8 milliards en cash est quelque chose qui ne saurait se comparer à un rachat par échange d’actions. C’est du vrai argent, comme celui qui nous sert à la boulangerie.
Quant à la valorisation des sociétés internet en 1999, contentons-nous d’en garder un souvenir ému…
(Sérieusement vous auriez pu vous passer de traduire cette analyse digne de la maternelle. Coup de fatigue probablement mais Techcrunch vaut mieux que ça. Faut arrêter twitter ça ramollit le cerveau)
non emmanuel, je ne crois pas, mais tu oublies peut etre de dire que ton avis est biaise puisque tu fais partie de la societe rachetee.
Que Cnet ait un jour été évalué 12 milliards est une aberration. C’est comme si Clubic avait été en position de racheter M6. On a vu ce que ça a donné avec AOL-TW. De toute façon, à l’époque où ils avaient de l’argent, même virtuel, CBS faisait partie du groupe Viacom, qui possède également les studios Paramount, Dreamworks et le réseau MTV. Ce n’est pas un pauvre site d’infos spécialisées high-tech qui pouvait de le payer. Même maintenant que Viacom s’est séparé de CBS, les recettes publicitaires d’un immense réseau de télévision généraliste reste largement supérieures à celles d’un réseau de sites web pour amateurs d’informatique.
comparer Clubic a CNet n est evidemment pas une aberration…tout comme le deal AOL/TW et CBS/Cnet ….
Je partage le point de vue d’Emmanuel (sauf sur Twitter ! ). Je précise pour être transparent que j’ai beaucoup de sympathie pour lui et CNET mais ce n’est pas ce qui m’influence.
C’est simplement que ça m’a surpris de lire TC appuyer son analyse sur une valo d’avant bulle. Là je me suis dit déçu : ah non, pas eux…
Le point n est pas de comparer la valorisation pre bulle mais simplement de souligner que CNET aurait pu finir dans le top des groupes medias plutot que d etre une cible d acquisition
((Disclaimer avant toute chose : je travaille pour CNET))
Effectivement, nous n’avons compris l’importance des blogs qu’en 2OO7, la preuve : http://www.zdnet.fr/blogs/2005/01/
Pour le reste… désolé Ouriel, mais la comparaison ne tient pas la route, nous savons tous que les valorisations des société internet étaient plus que fantaisistes à cette époque antédiluvienne… Qui plus est, comme le souligne Emmanuel, ici il s’agit bien d’un rachat, non d’un échange d’actions. Tout ça change pas mal la donne.
12Md$ on en sourit aujourd’hui avec le recul péremptoire de ceux qui connaissent la suite. Quoiqu’il en soit les valos ne sont que des indices de crédibilité d’un acteur, c’est clairement pas du cash…
Lâchez un peu vos chiffres et regardez la valeur opérationnelle de la boite: marque forte mais enfermement dans une stratégie d’éditeur au lieu de développer les services. En ligne ou pas, ce ne sont pas les fournisseurs de contenus qui peuvent conserver de telles valos, mais ceux qui développent massivement leur usage. Cbs me semble avoir compris ça depuis qq temps, et le rachat est donc industriellement sain.
ps: l’absence de disclaimer d’”Emmanuel” est inexcusable. Ca au moins ça ne peut pas être reproché à Ouriel…
Jean Philippe
je repete et j insiste
“Le point n est pas de comparer la valorisation pre bulle mais simplement de souligner que CNET aurait pu finir dans le top des groupes medias plutot que d etre une cible d acquisition”
Les premières émissions de radio de CBS datent de 1927… C’est un groupe gigantesque qui a eu le temps de constituer un capital sur des médias de masse et des activités publicitaires plus que rentables.
CNET est un média en ligne avec 10 ans d’existence, sur un marché où les modèles de monétisation sont encore fragiles… Malgré cela, c’est un des rares média en ligne rentable et pas de quelques millions seulement. Il faut peut-être remettre les choses à leur place, non ? Et c’est peut-être parce que les têtes restent froides que CNET est toujours debout et en plutôt bonne santé, en dépit des éclatements de bulle et d’un marché loin d’être consolidé.
@ “Eddddd” : bien sûr ps de problèmes pour “lâcher les chiffres”, comme toute société côtées en bourse, ils sont publics…
Quant à l’enfermement dans un métier d’éditeur, euh, oui, CNET est un média, son métier principal est donc de produire du contenu sous toute des formes et de le monétiser. On a peut-être tendance à l’oublier, mais les sites de CNET ont ouvert leurs sites aux utilisateurs dès 2003 via les commentaires de tous les articles, les trackbacks, etc. Les blogs sont apparus en 2005 (qui bloguait en 2005 ?), la production de podcasts et de vidéos sont un réalité quotidienne chez nous depuis longtemps… Et je ne parle pas des formats de pub inventés par CNET et devenus des standards de l’industrie : leaderboard, MPU…
Pour l’histoire du disclaimer… Il y a encore des lecteurs de TC France ayant l’air aussi bien informés qui ne savent pas que “Emmanuel” pointant sur Ecosphère n’a pas une longue histoire avec CNET ?
Je suis toujours assez surpris que la sphère 2.0 ou 3 ou 4 prenne régulièrement CNET pour un ramassis de dinosaures numériques emplis de certitudes. Je pense qu’un jour il faudrait faire une journée portes ouvertes… Il pourrait y avoir pas mal de surprises. Mon impression est très différente : chaque jour nous nous remettons en cause, ce que nous faisons, comment nous le faisons. En revanche il est certain qu’il est plus difficile de gérer une société de média multimarque avec des business units, des employés, des métiers différents, qu’un blog produit par 2 personnes.
Ouriel ne te fatigue pas tout le monde a bien compris le sens de cet article, il n’y a qu’à lire les commentaires du billet original.
Je préfère la critique d’Edddd qui mériterait d’être développée. Hela je ne puis commenter l’acquisition actuelle car je travaille en effet chez CNET (désolé de ne l’avoir mentionné mais c’est une info que je ne cache pas) et tenu au devoir de réserve sur ce sujet.
Je rappelle toutefois qu’en tant que pure player CNET est dans top des groupes medias mondiaux depuis longtemps et ne se résume plus à ses seuls sites high-tech. Mais peut être que la question est justement de ne plus se mesurer comme pure player.
Je n’ai pas de soucis avec la critique du passé et du futur, j’aimerais bien aussi parler de Webshots qui permettrait de tirer des leçons sur des choses qui dépassent la seule question du groupe CNET hélas je ne puis le faire maintenant.
Personnellement j’applique une stratégie autour des blogs initiée en effet depuis 2005 et je partage la vision de Dan Farber sur le sujet, point sur lequel d’ailleurs Arrington a pu dire des choses intéressantes et justes mais croire que les blogs sont la solution miracle à tout relève de la naïveté la plus confondante.
La question que se pose à nous tous maintenant c’est de construire une nouvelle industrie avec un modèle économique pérenne pas de croire que des succès individuels de tel ou tel blogs font une économie. Encore moins de s’extasier sur le succès des échanges démonétisés ou de célébrer la revente survalorisée de tel ou tel bout de code à tel ou tel gogo. Le temps des flibustiers prend fin c’est ça que je vois arriver.
(disclaimer: je travaille chez CNET).
1)Je me marre quand j’entends dire que CNET ne s’interesse sérieusement aux blogs depuis 2007. Allons Michael/Ouriel ! Vous ne pouvez pas ignorer que Wordpress a été créé par un employé de CNET (Matthew Mullenweg) ! Et que cette plateforme a motorisé pendant longtemps nos blogs-maison. Pour info Matt a quitté la boite en oct 2005 pour s’occuper pleinement de son projet avec le succès qu’on connait. (http://ma.tt/2005/10/leaving-cnet/).
2)@edddd: Je ne crois pas que CNET soit enfermé dans une pure stratégie d’éditeur. En plus de ce qu’ont pointé Emmanuel et JP, il n’y a qu’à jeter un oeil à quelques sites du groupe pour être convaincu : TV.com, MP3.com, et GameSpot.com aux US. GameKult.com, MusicSpot.fr, Music360.fr en France. Tous ces sites laissent la part belle à l’utilisateur… On est très loin du “one to many”. Ce dernier a le loisir de prendre le pouvoir à bien des niveaux, et ce en allant bien plus loin qu’une simple activité de “magazine en ligne” ou de participation à un forum.
3) Les services… OK. On va nous reprocher combien de temps de pas avoir fait Netvibes ou autre ? Ca gagne du vrai argent au fait ces trucs là ? Je veux dire: “beaucoup de vrai argent” ? Et pourquoi faudrait-il systématiquement opposer éditeur VS services. Les deux sont bien sûr complémentaires, et la notion de service est présente dans la stratégie de développement de tous nos sites.
4) Je vote à 200% pour l’idée des portes ouvertes. Voilà qui permettrai de tordre le cou à bien des idées fausses concernant CNET que je peux lire ici ou là.
Nous sommes comme d’habitude dans une analyse très objective de TechChrunch… Enfin là ce n’est meme plus une analyse c’est de la traduction. Le texte du maitre est doute si parfait que l’élève n’a pas voulu en rajouter. C’est parfois la limite des blogs, le coté affectif qui prend le dessus sur le coté pro.

Maintenant que Cnet est racheté par CBS vous allez bien pouvoir liberer entre 15 a 20% de votre temps je suppose ?
Pour en revenir aux differentes valorisations et au rachat, il est toujours simple de faire un état des lieux a posteriori : dans ce cas il faut aussi se dire que Google ne devrait plus exister si Terry Semel ne les avait pas boudé il y a 5 ans… et l’erreur est bien plus importante que ce dont on parle en ce moment.
Cher Ouriel nous sommes maintenant passés dans une phase de concentration ou il ne restera bientot plus que 3 ou 4 acteurs. Je pense qu’il est preferable pour un groupe média comme Cnet de se faire racheter par un autre groupe média que par un groupe techno (MS) ou pire un fond de pension.
C’est bien beau de toujours jouer au chevalier blanc (moi je vous trouve plutot gris) mais n’oublie pas que cette concentration vous touchera forcement tres bientot. Ce n’est juste qu’une question de mois…
J’attends juste de voir en bas le noms qui sera stipulé :
“Techchrunch a Microsoft company” ?
“Techchrunch a Newscorp company” ?
“Techchrunch a Google company” ?
ou pire “Techchrunch a CBS company” ?
Etrange toutefois comme ceux qui défendent Cnet sont ceux qui ont touchés des chèques pour la revente de leur site au groupe : Laurent (site de cuisine me semble) et Benoît (music360).
Quant à Emmanuel, Cnet qui claqua la porte puis qui revint… s’il est parti c’est peut-être pour de bonnes raisons, non ?
Au fait, qui peut dire si CBS gardera quelque chose en France de Cnet ?
Pierre, merci pour la minute d’humour. je vais mettre ce commentaire dans le florilege des donneurs de lecons.