Les musiciens sont peut-être un peu fous, mais les labels de musique sont dangereusement stupides et risquent de causer de vrais dommages à l’industrie de la musique. De quoi s’agit-il cette fois? WarnerMusic, conscient des temps qui changent pour la musique enregistrée pousse désormais pour l’introduction d’une taxe sur la musique.
Ce n’est pas la première fois que cette idée est lancée. Peter Janner la defendait en Europe en 2006. Trent Reznor aussi l’année dernière (comme l’association des compositeurs au Canada).
Mais WarnerMusic va plus loin. Ils ont engagé le vétéran Jim Griffin afin de créer une nouvelle entité qui créera un fonds commun provenant des paiements des utilisateurs et sera distribué aux artistes et détenteurs de droits. Les poursuites ne fonctionnent pas (la RIAA a envoyé près de 5000 lettres de mise en demeure l’année dernière, pour 2300 poursuites effectives contre 2465 restées sans réponse)
Le but? $5 par mois (via les fournisseurs d’accès) pour chaque utilisateur, soit un total de $20 milliards par an. Le double des revenus actuels de la musique enregistrée ($10 milliards)
Dabid Barrett de Akamai appelle cela “l’équivalent d’une extorsion, puisqu’ils forcent les utilisateurs à payer et qu’il est trop tard pour faire payer ce que l’on obtient déjà gratuitement“. Je suis d’accord il s’agit d’un simple racket.
Comme nous l’avions écrit auparavant, une taxe sur la musique est la dernière tentative de l’industrie de la musique afin d’essayer de préserver la hiérarchie en place. Nous écrivions alors:
“Forcer les gens à acheter de la musique n’est pas une solution. Un tel système (revenus et profits garantis) fait courir un vrai risque à la création et à l’essor de nouveaux marchés. La mort annoncée de la musique.
L’incitation a la création disparaîtra, il restera un marché ultra-compétitif, sans tentative aucune pour créer un marché universel ou pour alimenter des niches moins populaires. Les labels ne lanceront plus de nouvelles marques et n’encourageront plus les jeunes artistes; ils se contenteront de continuer avec les grands noms et empêcheront l’éclosion de nouveaux artistes, labels et compositeurs. L’arrivée de nouveaux artistes constituant une menace pour un marché statique avec une somme de revenus fixe.
Et bientôt les labels se plaindront que les revenus ne sont pas assez hauts et demanderont une taxe plus élevée. Taxe qui augmentera mais ne diminuera jamais.”
Malgré la situation préoccupante, les beaux jours de l’industrie de la musique sont devant nous; rien ne doit arrêter créativité et innovation. Et certains ont beau penser le contraire, Internet aidera à cette évolution grâce son parfait mécanisme de distribution. Cela se fera sans les labels de musique, c’est tout.


Bravo pour cet article!
Encore une fois ces gens n’ont rien compris. Au lieu d’utiliser leur intelligence pour suivre ce mouvement fond et d’imaginer de nouveaux services qui intègrent ce nouveau paradigme, on essaie de faire du « sur-place ».
Oui je pense comme vous, le meilleur est à venir pour l’industrie de la musique et ça sera sans les “grands” labels.
Bravo encore pour votre travail !
Petite remarque générale envers “l’industrie du disque”. L’argument du “si on achète plus, il n’y aura plus d’innovation est un leurre”. Au contraire, cela ne fera que diminuer la foultidue de nullité n’existant que parce qu’on paye cher.
Pendant des siècles des gens ont joué et créé toute forme artistique, et cela même sans revenu prohibitif. Je suis pour ma part persuadé que ceux que l’ont peu éventuellement réellement qualifié d’artiste ne sont justement pas ceux qui font ça pour de l’argent mais ceux qui créent parce qu’il faut qu’ils le fasse.
Dans une hypothèse où plus personne n’achèterait de disque ou autre musique “virtualisée”, la création ne s’arrêterait pas, simplement le système se déporterait sur des créations de niches, qu’internet permettrait de faire connaître. La musique libre (CCC) est une belle réponse à ce phénomène montrant qu’il est possible de réaliser des créations en dehors de toute contrainte économique.
Alors, à quoi bon?
Hum, si je comprend bien, Warner pousse aux US une forme de licence globale (obligatoire par contre) liée a l’abonnement Internet.
Un peu ce que pas mal de gens proposaient en France alors que les maisons de disque poussaient de hauts cris non?
Amusant de voir les majors qui ont systématiquement un train de retard.
Sans compter qu’en France ça serait super bien passé, aux US effectivement ça passe moins bien.
Commencer par la France puis faire tâche d’huile aurait peut être été une bonne stratégie.
Surtout qu’en France on est je pense plus habitués a payer plus surtout à l’état, mais je peux me tromper.
CE sont des sociétés ? ou les majors sont dans un modèle bizarre mélant capitalisme, communisme, …. ?
Je suis toute à fait d’accord, l’innovation ne va pas s’arrêter simplement parce que le revenu des majors vont diminuer. Si les producteurs persistent sur des positions aussi conservatrices, c’est qu’ils ont bien compris qu’avec l’arrivée de l’internet et la nouvelle pratique de la musique : c’est leur profession qui est remise en cause. L’âge d’or des producteurs est terminé, ils ne veulent tout simplement pas l’accepter. Ils se crispent donc au lieu de tenter d’accompagner le mouvement et s’adapter.
Au lieu de ça c’est encore Bibi qui va devoir payer
En gros, cela revient à payer d’avance un produit que l’on ne voudra sûrement paset qui n’aura pas à faire d’effort pour séduire.
Il semblerait que cette taxe viennent en plus de l’achat de la musique alors que la solution la plus viable sur ce principe, serait un accès illimité à la musique via un surplus sur l’abonnement du FAI.
On voit de plus en plus l’arrivée de solution d’édition annexes pour les artistes plus petits. Un nouveau service de ce type est d’ailleurs apparu il y a peu : xtrib.com qui permet au artistes indépendants de vendre leur musique à prix réduit et sans avoir à engager de frais.
Si ce système s’étend, l’importance et le pouvoir des labels devrait s’amoindrir.
Je ne suis pas sur d’avoir bien compris : il s’agit de prélever une taxe (5$) en échange du droit de télécharger ce que l’on veut comme on veut ?
Dans ce que cas, je ne vois pas où est l’extorsion… Au contraire, c’est plutôt une bonne affaire. Et c’est d’ailleurs, comme certains le préciser plus haut ce que l’on avait appelé en France la licence globale.
Cet article est très orienté! Une taxe n’est pas une extorsion!! Le refus d’une taxe sur le mode, “”je paie pas parce que je bénéficie pas de ce service”. Justement, le principe d’une taxe est le même que celui de l’impôt, je le paie, c’est “socialisé”, puis redistribué parce qu’on considère que la dépense correspond à l’intérêt général; ce à quoi répondent les objectifs de diffusion culturelle et de libre accès à l’information d’une la licence globale publique. Avec ce genre d’argumentation étroitement individualiste, je refuse de payer la redevance parce que je regarde pas la télé…ou de payer mes impôts locaux parce que je bénéficie pas de tous les services publics (j’ai pas d’enfant, je paie pas la crêche?)
comme la taxe sur les disques durs tout le monde payerait pour les téléchargeurs ?…abusé, vraiment abusé…
moi qui ne télécharge pas de musique (ou si peu, juste pour découvrir et après si ça me plait je préfère en général acheter le cv, je sais je sais on est minoritaires à faire comme ça de nos jours) j’ai encore l’impression que l’on veut prendre les internautes pour des gogos ou des pompes à fric…
Je croyais pourtant, à voir le nombre de concerts grandissant et le nombre de produits dérivés multiplié, que les industriels du disque avaient commencé à comprendre que ce n’est pas en taxant à la source que leur business revivrait mais bien en trouvant d’autres facteurs de valorisation de leurs artistes et de leurs productions…
Parce qu’après tout la musique c’est bien mieux en live ! Le disque, pardon l’enregistrement, doit surtout être en quelque sorte une plaquette publicitaire qui pousse à aller au concert écouter l’artiste, c’est là à mon sens que peut s’exprimer le véritable “art” de l’artiste, son véritable “boulot”, tel un troubadour…et pas seulement une vie entre studios d’enregistrement, playback télévisés et maison ou appartement confortable.
déjà les taxes sur les disques durs et les cd/dvd, il faut encore ajouter la taxe sur la téléphonie et on va rajouter une troisième couche…
y a pas marqué vache à lait sur mon front…
Oh non, Michael Arrington nous partage encore ses “réflexions”.
“L’europe ils nous volent notre argent”, “Les labels ils nous volent notre argent”, “Les musiciens ils devraient fermer leur gueule et se contenter de jouer”…
Eh bah c’est pareil pour les blogs IT, ils feraient mieux de parler des nouveaux services, technologies et produits, et d’éviter de la ramener sur ce qui les dépassent.
Même avis que Sophie …
Je vais sur Deezer pour découvrir et/ou tester de nouveaux albums, et je vais systématiquement les acheter si ça me plait (j’aime bien posséder le CD, plutôt que des octets sur un lecteur MP3, ou un CD avec une pochette imprimée).
Je n’apprécie déjà pas la taxe sur les DD (que j’importe maintenant), si on m’impose une nouvelle taxe sur internet, je ferai chauffer le graveur … C’est tout ce qu’ils auront gagnés.
C’est tout de même pas normal de voir ce genre de proposition, c’est prendre ces clients pour des cons pour le donner à ses petits copains cadres.
1. Je suis contre la licence globale car elle force les honnetes gens à payer pour les pirates. Ou alors il faudrait que le piratage soit légaliser, ce qui serait surement la mort des itunes et autres.
2. Pourquoi la licence globale tuerait-elle la création. C’est imaginer que “l’industrie de la musique” est une seule et meme personne. Or les maisons de disques se batteront toujours l’une contre l’autre pour représenter plus de part de marché et donc augmenter la part qui leur revient. Certes la taille du gateau ne dépendra plus d’eux mais leur part si, et c’est pour ça qu’ils continueront à miser sur de jeunes talents, faute de quoi d’autres le feront et grignoteront leur part.
En réaction au commentaire de Sophie, dire que l’avenir de la musique est dans le concert live, c’est oublier un peu vite les métiers d’auteur et de compositeur, et celui d’arrangeur, et le boulot d’ingé son, des gens qui bossent dans l’ombre et qui sont d’une créativité indiscutable, et qui méritent que leur travail soit rémunéré. Est-ce qu’un compositeur doit devenir chanteur pour gagner sa vie ? est-ce qu’un ingénieur du son spécialiste de mixage doit se recycler en sonorisateur de concert ?
Il y a un monde entre un travail de studio et un concert live.
Est-ce que l’avenir du cinéma est dans la pièce de théâtre ???
Première fois que je suis d’accord avec un post d’Arrington sur la musique… waouh ! S’il entend par labels les majors en tout cas
Bon par contre le côté je cite pour montrer que je suis visionnaire, il aurait pu s’en passer, surtout qu’il était loin d’être le premier à le dire, tlm autour de moi (que ce soit ceux qui travaillent/travaillaient dans des majors ou des labels indés) le dit depuis le début du siècle…
Quel joli consensus ! Je suis salarié d’une major et je constate qu’on sort toujours les mêmes arguments contre les majors et pour la musique gratuite. C’est consternant.
Titib vit dans un monde où les gentils troubadors passent leur temps à créer de la musique sans rien demander en contrepartie, parce qu’ils ont un besoin vital de « créer ». Bien avant l’ère industrielle les créatifs vendaient leurs œuvres ou vivaient grâce à des mécènes.
Certains acceptent de donner gracieusement leur musique, c’est sympa, mais la plupart des artistes veulent vivre de la musique, c’est leur métier. Il faut donc rémunérer les artistes et ceux qui les accompagnent. J’exerce un métier honorable dans une maison de disques, j’ai fait des études, et je veux simplement être payé pour mon travail. Et vous, vous êtes payés tous les mois pour votre travail ? Et bien, les artistes et tous les autres métiers de la musique aussi !
Quand on fait ses courses, on trouve normal de payer les biens et les services fournis. Pourquoi la musique serait-elle une exception à la règle ?
Tout ce qu’on demande, c’est que les gens paient ce qu’ils consomment.
L’idée de Warner est mauvaise, c’est évident. Mais si les consommateurs continuent avec ce pillage organisé (organisé par les FAI) l’industrie du disque cherchera à se protéger en fliquant les internautes ou en demandant des taxes.
Dernier point : c’est un peu arrogant de traiter de « foultitude de nullité » des œuvres qui ne correspondent pas à ses propres goûts. Mais personne ne vous oblige à les écouter, ni à les acheter, ni à les télécharger.
@steve
tu es de mauvaise foi!
On sait tous que les artistes ne touchent en général pratiquement rien (ya des exceptions)…
C’est le développement et le marketing qui coute cher, pas la musique et la création
Ben on les achètes plus justement, c’est ça le problème, pourquoi payer pour un produit et une industrie obsolète qui ne s’est pas s’adapter au monde moderne.. désolé pour ton taf que je respectais au 2 ème siècle, mais qui a de moins en moins de raison d’être au 3 ème millénaire…
Je n’ai pas un avis aussi tranché. La musique a en effet un coût (à la production et à la diffusion) et ceux qui participent à cette création doivent récupérer leurs billes.
Le problème est que, bien que les majors exploitent les artistes, je ne vois pas pourquoi se serait les fournisseurs de tuyaux qui profiteraient aujourd’hui de la musique (via les connexions Internet de leurs utilisateurs). Je veux bien que Universal ou Sony bouffent leurs pompes pour avoir trop longtemps participer à cette arnaque sur la culture, mais si c’est pour les remplacer par Free, Orange et Neuf : aucun intérêt !
Je veux croire à un modèle économique plus juste qui rétribue en premier lieu les artistes, mais j’ai du mal à le voir arriver.
Ce n’est clairement pas le modèle de Deezer qui est à prendre en compte puisqu’il rétribue uniquement les sociétaires de la Sacem : arnaque encore une fois !
Shyboy : mais pas du tout, je suis sincère. Ce n’est pas parce que l’évolution technique permet de se procurer la musique à l’oeil que ça le justifie. C’est quoi, “pratiquement rien” ? Le développement et le marketing coûtent de l’argent, tout comme dans n’importe quel autre secteur. Comme pour n’importe quel produit qu’on achète, la matière première (si je peux l’appeler ainsi) ne représente qu’une partie du prix global. L’artiste n’est pas seul dans son coin, il y a d’autres métiers qui sont impliqués. Et l’Etat prend aussi sa TVA.
Pourquoi payer ? Simplement parce des gens travaillent pour que la musique existe, et je considère qu’ils ont le droit d’être payés. C’est une question d’honnêteté et de respect du travail des autres. J’ignore quel métier tu pratiques, mais aimerais-tu qu’on te dise “j’ai beaucoup aimé ton travail mais je n’ai pas l’intention de te rémunérer”?
ouais on sait tous aussi que les fonctionnaires n’en foutent pas une, que les patrons sont tous pourris, que les employés sont des tires-au-flanc, etc etc.
Sinon, je propose que tout le monde crève la faim puisqu’il semblerait que “tout le monde” ici ou presque admette que ça permet d’être plus créatif et un vrai gage d’authenticité (ouriel, merci de virer ton post sur les sushis de google, tu offenses “tout le monde”).
Je propose aussi que tout travail soit rémunéré en fonction de ce qu’il coûte matériellement.
Un consultant => un bloc de papier et un stylo par mois, payé uniquement s’il fait des conférences
Un patron avec secrétaire… bah rien, du coup, sauf conférences.
Un blogger => keudalle aussi, tout le monde devrait bloguer sous une plate-forme commune dans laquelle il serait impossible de mettre une pub soi-même. L’article sur les levées de fonds des blogs américains est un scandale.
Un présentateur télé => rien, payé seulement pour des soirées de gala et ouvertures d’Intermarchés
etc. etc.
Peux tu préciser le « pratiquement rien » stp ? Il faut savoir qu’avant même d’avoir vendu un seul titre ou album les artistes touchent des avances (variables bien entendu) mais derrière une création musicale dans un schéma classique il y à l’interprète, les musiciens, les paroliers, les compositeurs, etc. tout ce beau monde doit bien manger aussi. Quant au développement et au marketing dont tu parles effectivement ils coutent cher mais ne desservent pas l’artiste, bien au contraire, c’est même dans son intérêt: comment promouvoir et faire connaître sa musique sans investir ?
Le produit n’est pas « obsolète » la musique reste la musique et elle s’est même bien adaptée au monde moderne tellement bien que tu as pris l’habitude de ne plus la payer, je n’ai pas souvenir d’une telle annonce sur la gratuité musicale…
Les labels sont née à l’ère des Flowers-Powers, amour et paix qu’ils disaient, et derrière on encaisse le fric en redistribuant le moins possible !
Si effectivement Internet permet aux auditeurs et spectateurs de soutenir financièrement et “directement” les jeunes artistes inconnus mais néanmoins talentueux, la créativité sera encouragée, plus réactive aux moeurs, moins consensuelle, et plus critique envers les maux de société.
Les labels doivent mourrir ; pas pour avoir sur-exploité les profits, mais pour avoir été un frein à la créativité et la liberté d’expression !
@Steve
-La meilleure promo reste le bouche à oreille.
-quand je vois Universal proposé des coupons pour des DRM dans les paquets de lessive bonux, je me dis que c’est pas l’internaute qui dévalorise la création.
- Le “produit” musique est devenu immatériel, il n’a plus de support fixe, alors pourquoi payer mille fois le même morceau parce qu’il n’a plus de support et qu’un DRM vient vérouiller pour que j’évite de l’écouter ou je veux, pourquoi payer le prix fort pour les back catalogue rentabilisé depuis des années?
-ok, il faut des labels, mais pas des tycoon comme universal/sony pour découvrir les génies de la musique de demain… En effet, la concentration dans le secteur des médias fait que le consommateur se méfie des grosses boites qui impose leurs lois aux législateur pour se faire plus de pognon sur le dos des “prospects” que nous sommes…
ok, l’artiste doit vivre et gagner sa vie sans être esclave d’un universal, la majors peut crever tranquillement, l’avenir est aux structures indépendante et pas aux mamouths…
Ben oui c’est bien connu nous les internautes nous sommes des vaches a lait … Comme il a été dit plusieurs fois ce n’est qu’une taxe de plus a ajouter (après les cd, les disques dur …) !!
Quand vont ils vraiment comprendre que le marché de la musique doit évoluer …
Vous reprochez aux majors d’avoir des années de retard, mais faut voir aussi que vos stéréotypes ne datent pas d’aujourd’hui ! Vous le voyez comment, un PDG de major ? 55 ans, bedonnant, gros cigare, grosse bagnole, chaînes en or massif étalées sur son poitrail velu, se payant quelques lignes de coke avant d’aller se taper des putes ? Ca a peut-être existé mais c’est plus ça ! Une maison de disque c’est exactement comme une autre entreprise, on est soumis aux lois de la concurrence comme tout le monde. Un artiste n’est pas obligé de signer chez nous, il peut se faire connaître autrement, y’a pas de souci. Par contre, pour se faire rémunérer…..
Et les artistes ? Ils sont soit exploités par leur maison de disque qui les oblige à signer des contrats pourris, soit milliardaires. Certains, bien sûr, sont riches parce qu’ils donnent du plaisir à des millions de personnes, tout comme des sportifs de haut niveau, des acteurs de cinéma et des auteurs des best-sellers. Où est le mal ? S’ils sont arrivés là, c’est grâce à leur talent et au travail de leur maison de disque. Et n’allez pas dire que leur succès est acquis uniquement par le matraquage publicitaire : ce serait prendre les acheteurs pour des idiots.
Moi, les artistes, je les respecte. Ils arrivent à nous divertir, à nous émouvoir, et à nous faire oublier nos soucis. Leur travail mérite salaire. Et tous ceux qui participent à leur succès également.
” l’équivalent d’une extorsion ”
Ils ne veulent pas 100 balle (heu, pardon 100€) et un Mars pendant qu’ils y sont ?
Je n’accepte pas que l’on me taxe sous prétexte qu’il y a du piratage. Je refusais de copier, mais à force de payer sur mes CD, mes disques dur, mes iPod, mes micros…
Je me demande comment les gens réagiraient si on doublait le prix de l’essence en annonçant officiellement que c’est pour payer les amendes des excès de vitesse pour lesquels on n’a pas été pris.
Toutes ces taxes, c’est ça. Comme disait Steve, si je n’aime pas ces “machins”, je n’ai qu’à ne pas les écouter. OK. Mais pourquoi devrais-je payer quand même ?
Une analyse intéressante bien que peut être pas assez poussée. Le mot “extorsion” est je trouve très juste, toutefois j’émettrai un bémol concernant ce que vous dénommez des artistes qui ressemblent, selon moi, plus à des stars (bien que les deux soient cumulables) / produits desservant un vaste public.
[...] à l’annonce faite par Warner Music de pousser vers une taxe de 5$/mois, nous avons obtenu quelques [...]
@Steve : “leur succès est acquis uniquement par le matraquage publicitaire : ce serait prendre les acheteurs pour des idiots.”
hé bien justement vous avez tort, c’est bien le matraquaga médiatique, un buzz bien placé par un “people”, quelqu’un qui fait partie de l’élite et tout le monde se rue en masse même si le produit est artistique mérdique, parce qu’on vit maintenant dans un monde où il fait bon d’être “in” et si t’es “out” tu es un cas social, un dérangé, le monde aime que tout soit lisse et uniforme.
Quand moi je faisais la promotion de quelques artistes talentueux, avec les moyens du bord (cad trois fois rien), évidemment ça n’avait rien à voir à côté de ce que faisait les Majors avec leurs grosses productions : mes artistes à moi, très peu les connaissent. mais par contre entendre dire des fans qeu c’est grâce à vous qu’ils ont pu découvrir tel ou tel artiste qui sortent des sentiers battus, ça fait extrêmement plaisir.
Mon boulot, c’est ma passion, donner du plaisir aux gens qui écoutent et me donner du palisr à moi aussi.
@Steve : “leur succès est acquis uniquement par le matraquage publicitaire : ce serait prendre les acheteurs pour des idiots.”
je pense qu’au cinéma, la sortie d’asterix a prouvé que le matraquage publicitaire est une arme de rentabilité. tout le monde s’est accordé pour dire que c’etait très mauvais, pourtant des millions de gens y vont!
les majors de musique ont tablé sur ce genre de mécanismes depuis des années, privilégiant les valeurs sûres connus et reconnus depuis des décennies ou star ac’ et autre pop débilités (qui bien souvent en plus reprennent des titres des “artistes” valeurs sûres…)
Je poserai une question simple: qui a t-on découvert grâce aux majors depuis ces 5 dernières années, depuis l’avénement du haut débit partout.
pirates ou pas, tout le monde profite de cette illégalité en découvrant des artistes et musiques tous les jours.
qu’en est il des des rééditions pas rentables pour les majors et que nous voudrions ré-écouter? c’est sur le web qu’on les retrouve, QU’ON PREND L’HABITUDE d’aller pour écouter autre chose que le matraquage publicitaires qui transforme les artistes en fromage
En conclusion, je remarquerai qu’il est tout de même assez etonnant que LA SEULE PERSONNE ici qui défend les majors (STEVE) travaille justement…pour une major(!)
Merci à Techcrunch pour cette prise de position qui change franchement de ce que nous repaissent 99,99% des médias, à essayer de nous faire pleurer sur le si triste sort des majors ! Bravo, bravo, et gardez cette liberté de ton par rapport au discours bien pensant !
Jean-Christophe
“bravo bravo ” Tous les internautes moutons de techchrunch qui se sentent partis en croisade contre la musique payante !!
Et dire qu’il n’y a pas un seul de ces internautes qui se met a la place d’un artiste ! Il n’y en a pas un seul qui se demande ” et les artistes, sont il d’accord pour de la diffusion gratuite ?
C’est le monde a l’envers ! vive le travail gratuit pour l’internaute roi !
Il y a des moutons sur ce site,mais je pensais pas qu’ils faisaient tout un troupeau. Les arriérés, ce n’est pas ceux qui essaient de sauvegarder une remuneration pour les artistes, mais ceux qui pensent que tout leur est du parce qu’on sur internet, qu’on prefere copier, voler, dupliquer , plutot que remunerer et que c’est comme ca !
@Evelyne
Tu bosses chez Universal?
[...] TechCrunch en français » La nouvelle tentative d’extorsion de la part des labels de l’… (tags: copyright dadvsi mp3 music p2p) [...]
Evelyne, je recopie la réponse je j’ai faite à un autre internaute, sur un autre post :
S10, il ne s’agit pas de défendre la gratuité. Que la musique soit payante n’est pas choquant, loin de là. Que l’on traque les “pirates”, pourquoi pas.
Ce qui est choquant, c’est d’être taxé 25 fois pour rien : clés USB, CD vierge, disque dur, ordinateur, iPod, et maintenant FAI.
On me considère à priori comme un pirate, et on me fait payer. Ma société consomme une 20aine de CD vierges par jour pour mettre nos logiciels et les diffuser, et on paye la taxe sur ces CD.
Où est l’équité ? Pourquoi Johnny ou d’autres gros de l’industrie devraient toucher de l’argent quand je diffuse MES logiciels ?
Croire que c’est défendre les artistes et que ça leur assure une rémunération, c’est à mon avis un joli leurre que les maisons de disque arrivent à faire avaler aux artistes.
Regarde le pauvre Marc Lavoine, interviewé sur l’ex site du gouvernement à ce sujet, annonçant une perte de 300000 emplois (de mémoire) et se ridiculisant du même coup…
Regarde le PDG de la FNAC (j’oublie toujours son nom), pondant un rapport pour taper sur les vilains pirates, et se justifiant de façon pitoyable quand on trouve des DVD pirates dans ses bacs.
L’industrie du disque est clownesque. Elle est perdue, aux abois, et elle fait n’importe quoi pour essayer de survivre. Sauf qu’elle le fait avec des méthodes maffieuses, sans jamais se remettre en question.
Qu’elle continue comme ça, et nous assisterons à son enterrement, parce que traiter ses clients comme ça, ça m’étonnerait que ça les mène au succès.
d’accord avec Sanji : ce n’est pas la gratuité qui est en cause.
A force de se faire taxer (et excusez moi du peu, sur un DVD ou un DD ce n’est pas une paille).
Il parait que la France c’est pays ou l’on pirate le plus… Ce ne serait pas aussi le pays où l’on taxe le plus ? Ce ne serait pas également le pays ou un CD est le plus cher par hasard ?
1€ le mp3 en téléchargement, sans déconner on va où là ? Si en plus, comme c’est le cas, le mp3 payant est de moins bonne qualité que celui “piraté” (j’utilise le mot à dessein, on devrait dire “échangé”) et que, cerise sur la pièce montée, ya des DRM qui m’empêche de le recopier sur mon baladeur, le choix est vite fait !
En ce qui concerne le matraquage “publicitaire” faut arrêter de déconner! Le matraquage c’est la diffusion à outrance via tous les médias. Pas de bol pour moi, je bosse dans un supermarché. Dans certains cas, ça relève presque du harcellement ! ya des “artistes” (là encore le mot me fait marrer, c’est star’ac & co) dont je ne connais qu’un morceau et que j’entends 1 fois toutes les heures depuis 1 an !
Une question aux “grands défenseurs” de la musique inabordable :
lorsque j’ai un concert pas loin de chez moi, d’un groupe totalement inconnu pour moi, qu’ai-je comme solution pour me décider à aller voir son concert ? (ya pas de grands magasin de zic dans mon patelin, ni à 100km à la ronde d’ailleurs).
Enfin, j’aimerai qu’on comprenne qu’un CD audio, c’est un dinosaure ! Pourquoi on trouve pas de discographie complète en mp3 ?
Des morceaux déjà largement rentabilisés (dont parfois l’auteur est malheureusement disparu), un support qui ne coûte plus rien à fabriquer ni à enregistrer, on aurait là tout ce qu’il faut pour faire un prix de gros non ?
Et bien non, par pour la musique !
On trouve des films (en DVD, ce qui est tout de même plus coûteux qu’un CD) pour quelques euro chez les marchands de journaux, mais jamais d’albums de zic, pourquoi ?
Il m’est arrivé de chercher sans succès un album à acheter dans le commerce (inconnu de la FNAC ou de tout autre site de VPC), trouvé immédiatement sur du P2P, pourquoi ?
Le vrai problème est que, une fois qu’on a goûté à la musique gratuite, on a du mal à s’en passer. Dès lors, on se cache derrière des arguments bidon pour se persuader que télécharger illégalement est justifié. D’abord, trouvons un bouc émissaire : la maison de disques.
« l’artiste doit gagner sa vie sur scène et non en studio : du coup, plus besoin de maison de disques ». On propose que les artistes fassent cadeau de leur musique enregistrée et qu’ils gagnent leur vie en faisant des tournées. Pourquoi pas ? Mais les artistes sont-ils d’accord ? Certains sont excellents en studio mais mauvais en live. D’autres ne veulent pas supporter la vie sur la route, à faire les VRP de leur propre musique. Ils sont très bien chez eux. Et on n’a aucune garantie que celui qui profite de la musique « offerte » va remercier l’artiste en allant à son concert. Et puis tout le monde n’habite pas à côté d’une salle de concert (cf. Gilou). Mon artiste fétiche est américain, et quasiment inconnu en France ; quelles sont les chances pour que je puisse un jour le voir sur scène ? Ce serait risqué pour lui d’organiser une tournée sur un continent où il est inconnu. Le rôle d’une maison de disques est de supporter ce risque pour lui. Et la musique classique : on veut que les orchestres passent leur vie à sillonner les routes de France pour gagner leur pain ?
Voici quelques arguments souvent entendus :
1) « les maisons de disques roulent sur l’or » : c’est faux. Elles ont connu l’âge d’or il y a un vingtaine d’années mais ce n’est plus le cas. S’il y a des artistes qui rapportent beaucoup d’argent, cet argent sert à financer d’autres projets plus risqués.
2) « les maisons de disques vivent sur le dos des artistes » : le boulot d’une maison de disques est de dénicher des artistes, les développer, les aider financièrement. Elle doit assurer sa pub, son marketing, faire parler du lui dans les médias, s’assurer qu’il est rémunéré, faire ses déclarations. C’est une dépense qui est rarement rentable. J’ai entendu dire que 9 projets sur 10 ne sont pas rentables. La maison de disques prend des risques. On trouvera toujours des artistes qui se plaindront qu’on ne s’est pas assez d’occupé d’eux, mais en général un artiste re-signe avec son label parce qu’il s’y sent bien. Et il est toujours libre de partir.
3) « Les maisons de disques ne font que de la merde, genre Star Ac » : personnellement, la Star Ac n’est pas ma tasse de thé mais je ne dis pas que c’est de la merde. C’est une émission qui divertit des millions de personnes. Dire que ses goûts personnels sont supérieurs aux goûts musicaux de ces millions de personnes, c’est du snobisme, voire de l’arrogance. Il en faut pour tous les goûts, c’est tout. Il est facile de vérifier si les maisons de disques ne font que de la merde : quel pourcentage de votre discothèque personnelle provient des majors ? 90% probablement. Alors, vous avez acheté et vous écoutez de la merde ? Et les centaines de titres que vous avez sans doute téléchargés : il est fort à parier que vous avez aussi de la daube de majors sur votre disque dur.
4) « Toucher au téléchargement illégal c’est toucher à la liberté d’expression » : là on sort les grands mots et c’est la levée de boucliers. Je n’ai pas le sentiment que remplir son disque dur de musique est un acte d’expression.
5) « la musique, ça ne devrait pas être une vulgaire histoire de fric » Certains affirment que la disponibilité des produits culturels ne doit pas être dictée par les lois du marché. D’autres pensent que tout le monde doit avoir un accès illimité aux produits culturels, il ne doit pas y avoir d’exclus. C’est bien beau, mais qui va les créer, ces produits culturels, si personne ne veut les payer ? Je pense que la santé, l’éducation, la justice sont bien plus importantes que la culture, mais je n’exige pas qu’on y ait un accès illimité et gratuite. Nous avons tous accès à la culture (TV, radio, presse, bibliothèques..)
6) « Plus besoin de maisons de disques, on déniche les nouveaux talents sur Internet ». Il est vrai que des artistes peuvent percer via Internet, sans passer par une maison de disques. Je leur dis bravo ! Les maisons de disques n’ont pas peur de la concurrence (loyale). Il y a de la place pour tout le monde, les Majors et les indépendants. Prenons le cas de Kamini, révélé par le Web. C’est bien d’être visionné des millions de fois sur YouTube, mais si on ne touche pas un rond, à quoi bon ? Il a compris que s’il voulait gagner de l’argent, et se consacrer pleinement à la musique, il fallait signer avec une maison de disques. Certains artistes laissent toute ou une partie de leur musique libre d’accès. S’ils ne veulent pas vivre de leur musique c’est leur choix. D’autres artistes veulent exercer ce métier à temps plein, sans se soucier de la logistique, des déclarations, de la promotion, du juridique.
7) « c’est pas l’internaute qui dévalorise la création ». Sous-entendu, c’est la maison de disque. Alors quoi de plus dévalorisant que d’entendre dire que sa musique ne mérite pas d’être rémunérée ?
D’accord avec François : on se focalise sur l’artiste, mais il n’est pas seul à créer la musique.
9) « les Majors veulent fliquer Internet » : Les défenseurs du tout gratuit accusent les maisons de disques / l’Etat de vouloir tout fliquer et de limiter la liberté d’expression des gens. C’est n’importe quoi. La liberté des uns n’est possible que si on respecte la liberté des autres, ainsi que leurs droits. Le droit à la propriété est un droit fondamental : si un ayant droit dit clairement que sa propriété n’est pas en libre service, alors on doit respecter sa volonté. A force de se faire voler on finit par réagir. Le FAI, c’est un peu comme un type qui s’installe devant un magasin et qui tient le propos suivant aux passants : « Psst, n’entre pas là dedans ! J’ai trouvé un moyen d’accéder directement au stock du magasin, ni vu ni connu ! Tu me payes un ticket d’entrée et je te laisse entrer là-dedans : tu prends tout ce que tu veux et tu le mets dans ton caddie! Et ne t’inquiète pas, l’Etat est d’accord ! Il veut même nous encourager à nous équiper en méga-caddies. Et les associations de consommateurs gueuleront si on tente de nous en empêcher !» Ce sont les pratiques douteuses ou même illégales de certains qui pénalisent tout le monde. S’il n’y avait pas de téléchargement illégal, on n’aurait pas besoin de répression. S’il y a des gendarmes c’est bien la faute aux voleurs. Si on a mis des taxes sur les supports : c’est la faute des « pirates ».
Testtej a fait remarquer que je suis seul à défendre les maisons de disques. Pas tout à fait. Je vois que quelques personnes (Julien, Alias, Evelyne, François) posent des questions pertinentes, qui vont à contre courant. Je ne m’attends pas qu’on me dise « merde Steve, t’as raison ! J’arrête de télécharger et j’achète désormais toute ma musique ». Je veux juste qu’on comprenne que les salariés des Majors sont comme tout le monde : on travaille, on aide et on respecte nos artistes. Justifier le téléchargement illégal, en se cachant derrière de faux arguments, c’est pas ça « respecter la musique ».
Salut Steve, ton point de vue est très intéressant et solidement argumenté, c’est normal de défendre son emploi et tu le fais très bien.
Je suis très nostalgique de l’époque où l’on achetait des produits conçus pour durer et où l’on trouvait encore de nombreux petits métiers/commerces de réparation des dits produits (cordonniers, forgerons, merciers, luthiers, etc.).
De même la dépersonnalisation des services bancaires, assurances, etc. me consterne.
Malheureusement, au nom de grands dogmes capitalistiques, on a arrêté de concevoir des produits résistants et de proposer des services personnalisés par un contact humain stable, aux consommateurs que nous sommes.
On peut supposer, qu’une discussion polémique sur l’un de ces sujets aurait pu se solder par un constat d’impuissance face à des évolutions inéluctables jugées profitables au plus grand nombre par les élites qui n’ont pas essayé de protéger les petits métiers ni le consommateur lambda contre le grand méchant capitalisme de masse.
La diffusion de la culture va évoluer, les arguments des deux parties sont valables mais ne changeront rien au fait que les majors qui n’auront pas suffisamment diversifié leur activités disparaîtront du fait du téléchargement ou du streaming.
Steve, tu n’empêcheras pas une partie de la population de considérer (à tort sans doute) que l’utilisation légale d’un moyen de communication payant pour télécharger illégalement des œuvres (ebooks, musique, films, jeux et logiciels) est une sorte de revanche accessible (pas forcément bien ciblée) contre le pouvoir de l’argent.
De gré ou de force et le plus souvent insidieusement, le capitalisme nous a enseigné l’individualisme, nous avons appris la leçon entretenue tous les jours par les médias ; maintenant qu’on ne nous reproche pas d’avoir oublié une certaine morale et le sens commun…
Pour ce qui est des artistes, je crois à leurs grandes facultés d’adaptation, l’Histoire nous prouve qu’ils ont su faire face à des fléaux plus graves…
En toute amitié…
PS : Virgin est en train de devenir FAI, tu en dis quoi ?
J’ajoute une raison majeure du téléchargement ou du streaming en France : la paupérisation de notre pays.
La copie et la contrefaçon existent depuis des lustres dans des pays tels que la Russie, Malaisie, Chine, etc ; quand on ne bénéficie de tous les fruits que nous font miroiter les médias on trouve des moyens détournés illégaux pour se les procurer.
Faute d’être normal, c’est humain de vouloir profiter des “bonnes choses” durant son temps de vie !
Le/la salarié(e) surexploité(e) qui fabrique des chaussures Nike pendant 15 heures par jour, il n’a droit qu’à ça dans sa vie ?
[...] grands labels n’ont pas pur autant abandonner l’idée de faire payer la musique enregistrée; mais ils essayent aussi de pénétrer les réseaux de distribution qui touche directement les [...]
J’ai appris qu’une des majours (Sony) est poursuivie pour utilisation d’un logiciel piraté (Pointdev), alors c’est le comble. J’ai l’air malin de m’insurger contre le piratage de la musique !! Ceci dit, ma position reste la même : quand une oeuvre (musique, jeu, appli, film) vous rend bien service, vous divertit, vous aide dans votre boulot ou vous aide même à gagner votre vie, alors il est vital de rémunérer les créateurs et cexu qui y ont participé. Et c’est valable pour tout le monde.