Maintenant, j’ai compris: L’UE prend l’argent de Microsoft d’un coté et de l’autre investit dans un futur concurrent de Google.
99 millions d’euros à Thomson et 22 autres millions pour les pays européens qui construisent Quaero, un moteur de recherche multimédia (Danny Sullivan note que Thomson était impliqué puis a vendu). Tout ceci en plus de s €120 million approuves l’année dernière pour le projet Theseus allemand qui développera de nouvelles technologies de recherche pour Internet.
Quaero et Theseus étaient à l’origine un seul et même projet avant d’être séparés en 2006.
Ces projets nécessiteront davantage de financement encore; on peut donc s’attendre à d’autres retraits en espèces du distributeur Microsoft. Et si il manque encore un peu d’argent, ils pourront éventuellement songer à s’attaquer aussi à Google…
Oui, bien sur j’exagère un peu. L’union Européenne laisse les gouvernements Français et Allemands faire ces investissements avec l’argent des contribuables. Pas de lien direct entre les amendes de Microsoft et ces projets. Mais le principe est là: l’UE ne laissera pas le libre marché décider des gagnants et perdants. Les gagnants doivent être européens à n’importe quel prix et les sociétés qui rencontrent le succès en Europe ont un choix à faire: recevoir des amendes colossales ou affronter une concurrence soutenue par les états. C’est absurde; pas étonnant de voir que de nombreux entrepreneurs viennent aux États-unis pour démarrer une société.
Note d’Ouriel: je salue l’initiative d’un gouvernement à vouloir soutenir l’économie numérique mais très sincèrement je n’ai absolument aucune conviction sur la capacité de ce projet à réussir. Vouloir concurrencer Google avec un projet né sous perfusion est la meilleure manière d’anesthésier la créativité. Je préfererai voir plutôt cet argent investi dans 100 startups exonérées de charges sociales et d’impôts sur leur 3 premiers exercices plutôt que de voir des mamouths de la technologie essayer de lancer un moteur de recherche qui aura bien du mal à faire changer les utilisateurs d’habitudes. Microsoft a déjà investi plusieurs centaines de millions de dollars sans succès. Ce qui manque cruellement en Europe ce sont des infrastructures de financement de projets en phase de démarrage. Ce qui sont allez faire un tour dans la Silicon Valley savent de quoi je parle. C’est cette phase critique qui permet de soutenir la créativité.





Arrington vient de passer un certain temps avec LLM on dirait… Hein ? Ah bah oui :
http://www.flickr.com/photos/loiclemeur/2335878447/
En fait je me demande même si c’est pas directement Loic qui a écrit l’article…
La mauvaise fois anglaise …
Je suis d’accord avec l’union européenne et leur amende quand on demande quelquechose car il y a une position trust . Et que la personne qui a été avertis avec une date limite ne le fait, paf amende. Je ne vois pas ce qu’il a d’étonnant.
le problème n’est pas l’amende (quoi que) mais bien l’usage qui va en être fait. L’article explique que cet argent pourrait etre utilisé autrement. Ce que je soutiens en revanche je n’aurais peut etre pas fait de corrélation directe entre l’amende et cet argent investi
Je suis d’accord pour le projet européen de recherche web qui ne dispose que de quelques dizaines de millions euros alros que google et microsoft leurs budgets respectif se compte en milliards….
Ouriel,
Et bien nous n’avons pas la même lecture de l’article de Michael.
Oui, il reproche la dépense et l’utilisation qui est faite de cet argent par l’europe (quoique, effectivement, il n’y a probablement aucun lien direct d’allocation de l’amende à un projet).
Mais il sous-entend (encore une fois), que l’Europe “taxe” Microsoft en allant à l’encontre des règles du marché et de la libre-concurrence juste parceque Microsoft est une entreprise américaine à succès.
Et je suis désolé mais ca, c’est un peu limite. Microsoft ne respecte plus la libre concurence depuis bien longtemps et l’un dans l’autres, les mécanismes “naturels” du marché ne suffisent pas vraiment à remettre Microsoft à sa place. Qu’on soit libéral ou pas, il faut savoir reconnaître à l’Etat son rôle d’arbitre.
“projet européen de recherche web qui ne dispose que de quelques dizaines de millions euros alros que google et microsoft leurs budgets respectif se compte en milliards….”
Je rappelle que Google a monté leur moteur de recherche avec ses quelques millions d’euros alors qu’il existait deja des 10ène de moteur de recherche et autres entreprises qui avaient des milliards…
C’est pas les millions qui font l’innovation, c’est la matière grise!
En fait, les subventions à Quaero et Theseus ne servent même pas à créer un concurrent à Google. Ce ne sont que des pompes à fric pour financer des projets de recherche de boites françaises (et allemandes) qui n’ont pour l’essentiel rien à voir avec Internet et avec la concurrence Google, et souvent rien à voir les uns avec les autres. Thomson pilote Quaero mais n’a aucune ambition sur Internet. Ces subventions ne relèvent donc aucunement d’une prétendue vision stratégique autour des moteurs de recherche.
Juste pour rappel (sur l’argent investi avec le soutien de l’Europe) : Bull… vous vous souvenez de Bull ? Et des milliards de francs mis par le contribuable pour renflouer cette entreprise ?
Risible… voilà ce qu’est la politique européenne en matière de nouvelles technologie web.
Microsoft est le coupable idéal de quelques commissaires européens revanchards qui soignent leur image à peu de frais.
Ces procès sont ridicules : qui se souvient que suite à une décision précédente Microsoft avait dû proposer une version de Windows sans Media player.
Qui l’a acheté ? Personne bien sûr.
Les fonctionnaires de Bruxelles se trompent de combat et pendant ce temps les start-ups US creusent leur avance…
Je suis d’accord avec toi sur le fait qu’au lieu de grand projet (qui sont en fait plus politique qu’industriel), l’Europe doit mettre toute son energie à créer un véritable MIT européen. Le projet existe (l’IET il me semble), maintenant il faudrait donner de vrai financement…
Quaero pourrait très bien être développé dans le cadre de ce MIT. Mais avec des industriels qui donnent des financements, et non le contraire.
Par contre, je trouve le parallèle inadmissible. Surtout quand on sait que les Etats Unis ont sanctionnés Microsoft depuis longtemps. LA différence, Microsoft se fout de la gueule des Européens, du genre : “vous croyez que vous me faites peur ? De toute façon je reprendrais sur le dos des consommateurs européens toutes les amendes.
Et statistiquement, on sait que les “mamouth” délocalisent à mort et qu’ils générent moins d’emplois que les petites entreprises.
Et franchement, ces “mamouths” me paraissent être les plus mal placé pour sortir un truc accessible et bénéfique au grand public… Au mieux, ils accoucheront d’un bidule pour quelques élites et “nanards” euro-extrémistes :o|
Le problème me semble bien différent : il s’agit d’indépendance. L’information est stratégique, et il est nécessaire pour l’Europe de ne pas être totalement dépendante des américains - un peu comme Galiléo et le GPS.
Si pour une raison ou une autre, le gouvernement américain décidait de modifier les résultats de Google, MSN, Yahoo… ce serait un vrai problème.
Il ne s’agit pas de théorie du complot ou de paranoïa, mais après tout le gouvernement chinois à bien demandé aux moteurs américains des résultats qui leurs convenaient, on pourrait très bien avoir la même chose de la part du gouvernement américain (un trip Patriot Act et hop! on censure les blogs des militaires qui en disent trop sur comment se passe réellement un conflit sur le terrain par exemple).
Il peut aussi y avoir un intérêt à faire de la recherche dans l’indexation, le classement et la recherche pour ensuite améliorer les technologies militaires concernant le renseignement, principalement.
Quand on voit en plus que c’est Thomson qui s’occupe du moteur français… hem!
Cet article est tellement vrai. Personnellement j’ai du mal à croire à un quelconque réveil du gouvernement pour prendre des mesures qui pourrait améliorer les choses. Pourtant ce pays ne manque pas de talent.
Je confirme pour le problème du démarrage des startups, j’ai un projet que tous les incubateurs et investisseurs trouvent génial et plein d’opportunités…
Sauf qu’il est trop jeune pour être financé, et qu’on doit se débrouiller avec rien jusque là…
Résultat, il y a de grandes chances qu’on se fasse griller au final car on aura pris trop de temps à faire le démarrage.
Un joli Troll, M. Arrington. Cela dit, cette histoire déjà ancienne a le mérite de mettre en perspective les politiques d’innovations de chaque côté de l’Atlantique.
D’un côté un écosystème qui encourage du capital risque et soutient (Small Business Act notamment) le développement des petits nouveaux, de l’autre des subventions et des initiatives publiques.
Bon, je force le trait, cela dit on progresse doucement puisqu’il y a encore 3 ans, on en était encore au colbertisme primaire. Depuis, l’AII a disparu et Quaero ressemble plus à un programme fédérateur. Pendant ce temps, les belles promesses du Small Business Act à la française, ben … quelqu’un a des nouvelles ? moi je ne vois plus rien.
Theseus et Quaero, c’est un peu pathétique, mais c’est tout ce qu’il y a.
Il est où le processus de Lisbone et l’Europe au centre de l’économie de la connaissance ?
Je suis d’accord avec l’esprit général des commentaires qui s’inscrivent en faux contre cet article facilement contestable.
En revanche Olivier a tout à fait raison quand il dénonce la nature du projet basé sur de grosses sociétés dont on sait qu’elle ne se battront jamais correctement sur ce terrain où elle n’ont ni la légitimité ni la structure adéquate.
Également d’accord pour contester les arguments écrits dans ce courriel.
Certainement que l’attaque envers l’UE nous a tous touché au vif….
Quoi qu’il en soit, cet article aurait mérité bien plus d’arguments solides pour être pris au sérieux.
Je m’avance peut-être trop, mais je crois que l’article pourrait facilement être rédigé dans l’autre sens, avec un autre exemple….
D’accord aussi avec les commentaires. Et je pense qu’il y a un amalgame entre :
- Monopole et non respect de la libre concurrence de la part de microsoft, et atteinte à la vie privée de la part de Google (oui je sais ce n’est pas le seul, mais c’est pas une raison pour rien faire) d’un part
- Investissement lourd dans des sociétés dont on ne connais pas les résultats.
C’est deux problèmes bien séparés. Comment un expert des marché et technologies de l’Internet peut faire une si grosse erreur ?
je ne commente pas télement mais je demande l’aide pour moi parce que je voulais ouvrire l’organisme