Archives pour mars 2008
[fr] Dijiko rapprochera le monde du web et de la BD
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par Ouriel Ohayon 31 mars 2008

Un nouveau projet va bientôt être lancé par quelques français que je trouve très intelligent et bien pensé. Dijiko s’adresse aux éditeurs de BD qui souhaitent publier leur travail sur internet. La France a toujours un pays à forte culture BD, si vous vous balladez à la FNAC vous l’aurez vite réalisé. Tous les produits culturels ont trouvé leur relai sur le web (la musique, les livres, la vidéo) mais pas encore la BD et c’est là que Dijiko veut apporter une solution qui a du sens à mes yeux.

Le marché de la BD en Europe ne s’est jamais aussi bien porté. Il est en progression depuis plus de 13 ans !! Il commence à s’exporter sur le continent Nord Américain par l’intermédiaire du Canada (plus particulièrement par le Québec). Les mangas ont conquis le monde entier et ont déjà passé le pas pour la diffusion sur Internet. En Corée du Sud, certains auteurs de BD vivent uniquement de la commercialisation de leur BD en ligne ! Pour information le marché de la BD numérique en Corée du Sud uniquement représentait 35 millions d’euros en 2005. Il existe donc un vrai potentiel économique.

Dijiko

Autre symptome intéressant à observer (notamment en France) la prolifération des blogs BDs qui ont de plus en plus de succès, qui sont en fait des publications de créations originales sur une plateforme de blog.

Dijiko veut boucler la boucle en proposant une plateforme permettant aux éditeurs existants de publier sur le web leur BDs mais aussi aux créateurs indépendants de diposer de leur YouTube de la BD. Des outils seront aussi mis en place pour créer votre propre BD. L’idée est simple vous pourrez publier vos planches sur le web et plus vous êtes lus plus vous gagnerez de l’argent (le principe n’est pas encore expliqué mais certainement a publicité y jouera un rôle important). Le site n’est pas encore finalisé mais la maquette est bien conçue. Chaque BD est optimisée pour la lecture sur le web et peut être visualisée en plein écran (frame supérieure par simple passage de souris)

dijiko

Le projet est lancé par Frédéric SMYCZYNSKI et Damien BonVillain et le lancement approche (en Français et en anglais). Vous l’aurez certainement senti je suis assez fan (je suis aussi à la base un grand fan de BDs).

Dijiko

mise à jour: un lecteur nous informe qu’un autre site du nom de webcomics.fr répond au même besoin.

Yahoo lance Shine, le portail féminin
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 31 mars 2008

shine.jpgYahoo vient de lancer Shine, un nouveau portail d’informations destiné aux femmes entre 25 et 54 ans.

Shine est en fait un blog avec un look magazine. Le contenu est divisé en plusieurs catégories avec une page d’accueil présentant les dernières infos du site. Les sujets traités : être parent, sexe et amour, vie saine, alimentation, carrière et argent, divertissement, mode, beauté, maison et astrologie.

Le Wall Street Journal cite Amy Iorio, vice-président pour YahooLifestyles qui affirme que des recherches internes montrent que les femmes sont à la recherche d’un tel site aggrégateur:

Ces femmes prennent soin de nous tous au quotidien, et elles ont le sentiment qu’il manquait un endroit pour aborder des sujets comme la vie de parent, d’épouse ou de fille. Un endroit unique où l’on pourrait retrouver toutes les informations.

Avec Shine, Yahoo rentre en compétition avec GlamMedia, Sugar et Ivillage. Les captures d’écran:

shine2.jpgshine3.jpgshine4.jpg

Note d’Ouriel
: sans trop vouloir en dire, sous peu un nouveau portail féminin va sortir en France lancé par un grand groupe. D’après ce que j’ai cru comprendre cela va être très intéressant et très riche à la fois en contenu et en service. Visiblement une niche très porteuse.

Woopra: Statistiques et chat en temps réel avec les visiteurs de votre blog
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 31 mars 2008

Vous souhaitez parler en temps réel avec les visiteurs de votre blog via un chat? C’est l’une des fonctionnalités offertes par ce nouveau service de statistiques/analytiques nommé Woopra. imaginez Google Analytics ou Nuconomy, mais en temps réel.

Le produit inclut donc des statistiques en temps réel (les moindres détails sur vos visiteurs: d’où ils viennent, les pages visitées en fonction des mot-clefs, etc…),la possibilité de “chater’ avec les visiteurs en direct et de les tagger pour une identification future.

Woopra est actuellement en beta privé et n’acceptera que des blogs avec moins de 10 000 pages lues par jour. Comme pour Google analytics, l’intégration se fait via javascript. On assiste en tout cas à une véritable évolution des outils de statistiques. (je me rappelle encore le temps ou MeasureMap faisait autorité dans ce domaine.)

[fr] TechCrunch France lance “FranceCrunch”, une version papier hebdomadaire de TechCrunch
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par Ouriel Ohayon 30 mars 2008

mise à jour: tous les détails sont désormais révélés ici

Les demandes commençaient à devenir nombreuses et nous avons enfin trouver le temps de faire cela (avant même TechCrunch.com qui y viendra certainement). TechCrunch France existe depuis plus de 2 ans et nous avons accumulé pas mal de contenu depuis notre lancement. Mais il est vrai que TechCrunch reste pour l’instant un blog qui n’est connu que par quelques milliers d’initiés alors qu’il reste encore des millions de lecteurs potentiels à intéresser.

fotolia_6879373_xs.jpg

Dans les tous prochains jours vous retrouverez TechCrunch France chaque semaine dans les kiosques à journaux près de chez vous. FranceCrunch sera un magazine qui comprendra un résumé des meilleures news de la semaine, une mise en avant des meilleurs commentaires, un récapitulatif des dernières offres d’emploi de CrunchBoard France et des jeux spéciaux comme des mots croisés spécial web2.0 et plus classique comme du Sudoku ou encore une version innovante de Tetris conçue spécialement pour ce magazine.. La distribution sera in fine nationale mais nous commencerons par une approche ciblée dans certains arrondissements de Paris, à Poitiers (considéré comme une ville test pertinente) et à Lille.

La plupart des photos seront issues de Flickr pour limiter les paiement de royalties et il sera livré avec un CD ROM gratuit des meilleures applications du web. Nous dévoilerons la première maquette (qui est déjà prête) dans les prochains jours avant le lancement officiel.

Dans le premier numéro vous y retrouverez également quelques scoops et informations mises à jours sur le marché des noms de domaines gratuits et le lancement prochain d’un nouveau service qui va révolutionner l’industrie de la musique payante et du CD. Vous y trouverez également une rubrique ‘trucs et astuces’ où l’on apprendra qu’il est possible de faire tourner Android sous l’iPhone (merci à notre hacker de service). Un formulaire en fin de magazine vous permettra de réagir et de publier vos commentaires (à scanner et envoyer par email ou par fax). Les meilleurs seront repris sur le numéro suivant

Le magazine sera vendue au prix de 1 euro et l’abonnement annuel pour 52 numéros plus bonus sera de 40 euros qui est assez attractif (enfin nous verrons). Alors que le débat concernant la différence entre les blogs et les journaux fait toujours rage, TechCrunch France a décidé de franchir le pas et de se tourner vers l’industrie des médias et devenir accessible au plus grand nombre. Un site web accompagnera le lancement de ce journal qui pourra être téléchargé gratuitement

Ce blog continuera sa route en parallèle du magazine bien sûr. A dans quelques jours près de chez vous donc.

mise à jour: comme promis la toute première maquette de la couverture de FranceCrunch, vous y verrez encore des fautes d’orthographes même. Mais il fallait bien commencer quelque part. Sous peu la version de lancement

First Mock of FranceCrunch Magazine

TagCow tagge toutes vos photos pour vous…mais comment font-ils?
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 30 mars 2008

La plupart des gens ont des milliers de photos stockées sur leur disque dur et la plupart sont sans tags. Vous désirez trouvez les photos avec votre petit garçon parmi vos 10 000 photos? cela ne sera possible que si vous avez méticuleusement taggé vos photos une par une…et qui le fait vraiment?

Le problème est évident et il n’existe pas de solution facile. Quelques startups ont bien essayé de s’attaquer au problème notamment Riya (maintenant orienté e-commerce via like.com) Ookles (jamais lancé) et PolarRose ( en beta privé depuis un an).

Et voici qu’arrive TagCow qui permet de charger des photos et de les avoir taggées en quelques minutes. La technologie semble magique, pas d’explication véritable…

Si il y a une montagne sur la photo, elle est taggée, un chien, taggé! une tasse, pareil..etc..etc..,Chargez une photo d’une personne et indiquez son nom et toutes les autres images avec elle seront taggées. Le service intègre Flickr et taggera les photos sur le service.

Thomas Hawk, le CEO du site de photos Zooomr, a essayé le service et declarec’est très ,très cool” mais il se demande comment cela fonctionne.

La réponse est, sans doute, que ceux sont des humains qui le font. J’ai remarqué que le site s’efforce de ne rien révéler sur le processus de Tagging et n’utilise nulle part le mot automatique. Munjal Shah, le fondateur de Riya/Like, est d’accord et pense que cela ne peut pas être le travail d’un ordinateur.

Ce n’est pas encore confirmé. J’ai envoyé un email à la société pour en savoir plus mais toujours pas de réponse. Avant de connaître la vérité, je mise sur la solution humaine. A noter que Google utilise aussi ce système pour ce genre de taches.

TagCow offre ce service gratuitement et l’on peut donc s’interroger sur leur modèle économique. Autre aspect inquiétant: les temes et conditions et la confidentialite; quand on clique pour y avoir accès on obtient la réponse: “à être déterminé”… pas le meilleur moyen de gagner la confiance des utilisateurs.

Prochainement une application Adobe AIR pour FriendFeed
par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 30 mars 2008

Friend Feed a publié son API il y a quelques jours et les développeurs tiers tentent de créer des applications sur le service.

Nous avons eu écho que Howard/Baines lancera prochainement une application AdobeAir pour FriendFeed. Nous n’avons pour l’instant qu’une première capture d’écran et la confirmation que l’équipe de Baines travaille bien à son développement. L’application sera appelée Alert Thingy. (le site site sera sûrement ici)

Si cela ressemble à Twhirl, une application AIR pour Twitter, cela sera sûrement un succès. D’autant plus que AIR sera compatible Windows et Mac. Si l’application permet aux utilisateurs de déposer des commentaires sur des sujets ou de publier sur FriendFeed, ils devront visiter FriendFeed directement, ce qui permettra une interaction permanente avec le service depuis son bureau.

D’autres applications pour FriendFeed sont attendues; voire déjà cette extension WordPress et les stats FriendFeed.

Des détails sur la taxe musique: “Payez ou soyez poursuivis”
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 29 mars 2008

Suite à l’annonce faite par Warner Music de pousser vers une taxe de 5$/mois, nous avons obtenu quelques détails.

Cela concerne d’abord les Etats-unis (avant de s’étendre possiblement à d’autres pays). Les utilisateurs qui paieront la taxe pourront télécharger la musique légalement via Bit torrent ou d’autres réseaux en P2P.


Ce qui est vraiment prévu: Payez ou soyez poursuivis

La taxe sera perçue via les fournisseurs d’accès; si ceux-ci rejoignent ce protocole, ils feront alors payer la taxe aux utilisateurs. Les fournisseurs ne souhaitant pas prendre pas le risque d’être tenus pour responsables du partage de fichiers sur leurs réseaux, il y a peu de chances qu’ils refusent.

Le plan s’attaquera d’abord aux collèges et universités. La taxe sera incluse dans les frais d’inscription. Puis Griffin (qui mène cette nouvelle entité dont nous parlions hier) s’attaquera aux autres utilisateurs. Les fournisseurs d’accès feront payer à tous les utilisateurs même si ils ne téléchargent jamais de musique. Pour ne pas payer, il faudra donc soit ne pas étudier soit ne pas être connecté sur Internet…

L’option publicitaire étant quasiment exclue (puisque l’on pense, à juste titre, que les utilisateurs n’accepteront pas d’écouter sur leur iPod de la publicité sur les fichiers qu’ils auront téléchargé) les fournisseurs d’accès n’auront pas le choix et devront faire payer la taxe pour éviter toute poursuite. Bien que le gouvernement ne soit pas directement impliqué, Griffin se servira de la loi pour tenter de convaincre et d’effrayer les fournisseurs. Bref, encore une fois: de l’extorsion ou racket pur et simple.

Comme nous le répétons sans cesse, les effets sur l’innovation seront désastreux. C’est certainement une bonne initiative pour les labels qui font face à une probable extinction. Mais pour tous les utilisateurs, c’est la pire des choses qui pouvait arriver.

10 Millions d’articles sur Wikipedia
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 29 mars 2008

Le 10 millionième article sur Wikipedia a été publié, la biographie d’un peintre hongrois du 16 ème siècle, Nicholas Hilliard (la version anglaise ici).

Ces 10 millions d’articles ont été écrits en 250 langages différents. L’anglais est le plus populaire avec 2,3 millions d’articles. Après l’anglais, les plus populaires sont l’allemand, le français, Polonais, Japonais, Italien, hollandais, portugais, espagnol et suédois.

Le déclin de la “Presse papier” US s’accélère
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 29 mars 2008

newsprint.jpgDe nouveaux chiffres fournis par l’association de la presse Américaine montre que le déclin des journaux est plus rapide que prévu avec un total de la publicité presse en 2007 qui plonge de 9,45%. La plus grande chute depuis 1950.

Un soulagement par contre avec la hausse des revenus publicitaires en ligne avec +18,85 en 2007 (mais en baisse par rapport à la croissance de 31.4% de l’année précédente). Les revenus en ligne représentent dorénavant 7,5% de total des revenus “presse’.

Les journaux papier aux Etats-unis ont encore un avenir mais ils doivent envisager une vraie restructuration. Le déclin des revenus publicitaires devrait les contraindre à s’adapter et changer de politique.

(via E&P)

La nouvelle tentative d’extorsion de la part des labels de l’industrie de la musique
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 28 mars 2008

edgar-bronfman.jpgLes musiciens sont peut-être un peu fous, mais les labels de musique sont dangereusement stupides et risquent de causer de vrais dommages à l’industrie de la musique. De quoi s’agit-il cette fois? WarnerMusic, conscient des temps qui changent pour la musique enregistrée pousse désormais pour l’introduction d’une taxe sur la musique.

Ce n’est pas la première fois que cette idée est lancée. Peter Janner la defendait en Europe en 2006. Trent Reznor aussi l’année dernière (comme l’association des compositeurs au Canada).

Mais WarnerMusic va plus loin. Ils ont engagé le vétéran Jim Griffin afin de créer une nouvelle entité qui créera un fonds commun provenant des paiements des utilisateurs et sera distribué aux artistes et détenteurs de droits. Les poursuites ne fonctionnent pas (la RIAA a envoyé près de 5000 lettres de mise en demeure l’année dernière, pour 2300 poursuites effectives contre 2465 restées sans réponse)

Le but? $5 par mois (via les fournisseurs d’accès) pour chaque utilisateur, soit un total de $20 milliards par an. Le double des revenus actuels de la musique enregistrée ($10 milliards)

Dabid Barrett de Akamai appelle cela “l’équivalent d’une extorsion, puisqu’ils forcent les utilisateurs à payer et qu’il est trop tard pour faire payer ce que l’on obtient déjà gratuitement“. Je suis d’accord il s’agit d’un simple racket.

Comme nous l’avions écrit auparavant, une taxe sur la musique est la dernière tentative de l’industrie de la musique afin d’essayer de préserver la hiérarchie en place. Nous écrivions alors:

“Forcer les gens à acheter de la musique n’est pas une solution. Un tel système (revenus et profits garantis) fait courir un vrai risque à la création et à l’essor de nouveaux marchés. La mort annoncée de la musique.

L’incitation a la création disparaîtra, il restera un marché ultra-compétitif, sans tentative aucune pour créer un marché universel ou pour alimenter des niches moins populaires. Les labels ne lanceront plus de nouvelles marques et n’encourageront plus les jeunes artistes; ils se contenteront de continuer avec les grands noms et empêcheront l’éclosion de nouveaux artistes, labels et compositeurs. L’arrivée de nouveaux artistes constituant une menace pour un marché statique avec une somme de revenus fixe.

Et bientôt les labels se plaindront que les revenus ne sont pas assez hauts et demanderont une taxe plus élevée. Taxe qui augmentera mais ne diminuera jamais.”

Malgré la situation préoccupante, les beaux jours de l’industrie de la musique sont devant nous; rien ne doit arrêter créativité et innovation. Et certains ont beau penser le contraire, Internet aidera à cette évolution grâce son parfait mécanisme de distribution. Cela se fera sans les labels de musique, c’est tout.

Craigslist arrive en Français
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 28 mars 2008

Le phénomène Craiglist continue et plus seulement en Anglais.

Le site domine le marche américain des annonces classées, avec 27 millions de visiteurs uniques par mois (Kijiji d’Ebay n’a lui que 2,3 millions de visiteurs). Mais le fait de ne pas proposer une version internationale était un handicap.

Craiglist est désormais disponible en français, Portugais, Italien et Allemand.

Un milliardaire d’Hong-Kong investit $40 Millions supplémentaires dans Facebook
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 28 mars 2008

facebooklogo2.gifQue sont $40 millions pour un milliardaire? Li Ka-Shing de Hong-Kong, président du géant des Telecoms Hutchison Whampoa, a révélè durant un appel-conférence, qu’il a investi $40 millions supplémentaires dans Facebook, après les $60 millions deja investi précédemment.

Cela porte donc son total d’investissement dans le célèbre réseau social à $100 millions. On ne sait pas si l’évaluation de $15 milliards de Facebook, établie a l’occasion de l’investissement de Microsoft est encore d’actualité. Sans doute plus vraiment.

AT&T prépare Pogo, un navigateur Internet en 3D
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 27 mars 2008

pogo-logo.pngIl faut être soit courageux soit inconscient pour se lancer dans la guerre des navigateurs; et c’est ce que va faire AT&T. J’ai pu découvrir une démo de Pogo, un navigateur en 3D base sur Mozilla, en bêta privé. C’est un projet qui provient du groupe de développement de AT&T et de Vizible, une société de Toronto dont le moteur en 3D rend ce navigateur Pogo différent de tous ceux existants. (voir captures d’ecran en bas du billet) ” Le concept n’est pas de reconstruire un navigateur mais d’étendre ses possibilités”. Pogo ne sera dans un premier temps que compatible Windows.

Pogo fonctionne comme un navigateur classique mais de façon plus visuelle. Au lieu d’onglets, il offre une bande en bas qui via des vignettes les sites que vous avez visite durant la session. Un bouton en haut à gauche vous présente, sous forme de grille, vos sites favoris. Vos favoris sont aussi classés sous formes de “collections”. Vous pouvez faire glisser l’image d’un site vers cette collection et la tagger. L’historique de votre navigation est aussi présentée de façon visuelle. Pour chaque recherche particulière, chaque page que vous cliquez sera sauvegardée dans une nouvelle “collection”.

Une nouveauté est l’apparition de bannières publicitaires. La barre de recherche est limitée à Google et d’autres services AT&T(images, recherche dans les pages jaunes). Pas moyen d’intégrer un autre moteur de recherche.

Les effets visuels sont réussis mais il est encore difficile de dire si les utilisateurs changeront de navigateur uniquement pour l’intérêt visuel. Est-ce que ce service vous permet de mieux naviguer et plus rapidement? Pas vraiment. Peut-être AT&T aurait mieux fait de proposer simplement une extension pour Firefox. il semble bien que proposer une expérience web plus riche et plus visuelle fait partie d’une nouvelle tendance actuellement (comme SearchMe, Snap, et ManagedQ.


Mais les plans à long terme de Pogo semblent plus intéressants. Offrir la possibilité de gérer via une seule interface toutes vos vidéos, photos ou autres fichiers médias. Si Pogo permet de collecter des vidéos, photos et musique depuis le web sur mon navigateur comme je peux le faire sur mon bureau, cela devient intéressant. Regardez la vidéo ci dessous prise par John Biggs, notre collègue de CrunchGear. On peut y découvrir à la fin la technologie de Vizible. Read More

Adobe présente la version en ligne de Photoshop
18 Commentaires
par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 27 mars 2008

photoshop-2-small.png

Comme nous l’avons souvent répétè les outils d’édition en ligne s’améliorent avec l’essor de la concurrence et notemment avec celle qui oppose Picnik et FotoFlexer. Aujourd’hui, un géant entre dans ce marché: Adobe présente sa version en ligne de Photoshop appelée Photoshop Express. C’est en beta publique et vous pouvez vous inscrire.

Mais Photoshop Express n’est pas tout à fait Photoshop. Il s’agit bien d’une version tres allégée pour le grand public et certainement pas pour les professionnels.

photoshop-leftbar.pngEt cette différence constitue sa force et sa faiblesse. Il n’existe que 17 fonctionnalités d’édition sur Photoshop Express; soit une toute petite fraction de ce que l’obtient avec Photoshop pour $650. Et ces 17 fonctionnalités sont destinées à toutes sortes d’effets et de filtres. Pas pour tracer des lignes, rajouter du texte ou créer des formes. Tout juste est-il possible de retoucher des yeux rouges ou des zones indésirables, de modifier les tons et les couleurs, entre autres.

Une fonctionnalité innovante de Photoshop Express est la possibilité donnée de modifier un filtre déja appliqué à une photo. Il suffit de “cocher’ la case correspondante au filtre pour l’enlever de votre image; les différentes modifications apparaissent sous forme de pellicule de film avec toutes les versions réalisées. Cette fonctionnalité “undo” (défaire) comble en quelques sorte l’absence des calques qui forment la base de tout travail sur Photoshop.

Photoshop Express se diffère aussi en proposant une solution d’hébergement et de partage des photos en ligne. Vous pouvez stocker jusqu’à 2GB de photos depuis votre bureau ou depuis Facebook, Photobucket ou Picassa. Des fonctionnalités d’export et de SlideShows sont aussi disponibles.

Doug Mack, le vice-president d’Adobe, en charge de Photoshop Express nous dit:

C’est une sorte de vitrine de ce qui peut être fait avec Flex et flash combinés; cela inspirera d’autres développeurs. Nous mettons aussi en place une plateforme d’hébergement de services qui nous permettra de proposer de nouveaux produits”

Picnik est -il inquiet de cette entrée d’Adobe dans le domaine? le CEO, Jonathan Sposato nous répond

“Nous n’envions pas le défi qui se présente devant Adobe: ne pas détruire un succès international et reconnu. Adobe doit protéger son business, Picnik construit le sien.”

OK, mais la force d’Adobe n’est -elle pas la possibilité de distribuer via ses produits existants (Flash, Photoshop, Illustrator, etc.)?

“Leur réseau de distribution est leur force. Mais Internet est aujourd’hui si rapide et efficace que les modèles de distribution compte moins. Les utilisateurs passent d’une application à l’autre tellement facilement.

Je pense que le marché est assez grand pour accueillir ces produits. Ce qui compte c’est avant tout la qualité.”

Bref, Que le meilleur gagne !

photoshop-1.pngphotoshop-4.png

YouTube offre de nouvelles statistiques sur vos vidéos
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 27 mars 2008

Google a annoncé que les utilisateurs de YouTube auront désormais accès à des statistiques approfondies concernant leurs vidéos.

Combien de fois une vidéo a été vue en fonction des différentes régions géographiques et leur popularité sur ces marchés durant une certaine période. La durée de vie des vidéos sera suivie y compris le temps nécessaire à une vidéo pour atteindre une popularité et ce qui se passe quand la vidéo atteint les sommets de cette même popularité.

Tracy Chan de YouTube:

Des données qui indiqueront aux créateurs les tendances des spectateurs afin de leur permettre de proposer des vidéos plus populaires. Les partenaires pourront mieux analyser et comprendre leur audience ainsi que les revenus possibles. Et les publicitaires peuvent étudier ces données et affiner plus précisément leur marketing. Insight fait de YouTube le plus grand groupe d’étude au monde

Pour accéder aux statistiques, cliquez sur le bouton “About this Video”sous My Account>Videos, Favorites, Playlists > Manage my Videos.

Mise a jour: Hier soir et ce matin tôt, le service n’était pas encore accessible mais YouTube le promet  pour dans quelques heures.

youtube2.jpg

[fr] Brèves 2.0 France: EtreProprio arrive, MamanGèreTout.com comme le nom l’indique, PachaMarket plus fort que Leclerc, Les bulles de Kyolo, MusicMe reloaded, lâchez vous avec NoteTonEntreprise
12 Commentaires
par Ouriel Ohayon 27 mars 2008

Quelques nouvelles de l’internet français

  • Dans une semaine plus ou moins sera lancé officiellement EtreProprio, un site d’annonces immobilières qui n’a rien de révolutionnaire mais qui est bien exécuté, La navigation y est agréable. D’autres défis bien plus importants les attendent
  • MamanGereTout.com est un annuaire pour les mamans occupées (pas uniquement) particulièrement bien conçu. On y trouve facilement des tas de bonnes adresses conseillées. J’aime beaucoup le design. Et le tout est fait par une personne seule qui semble avoir beaucoup de talent
  • Si Leclerc à pour champs de bataille la baisse des prix, le nouveau service PachaMarket qui sera bientôt lancé veut faire encore mieux. Le principe: l’achat groupé de proximité pour faire baisser substantiellement les prix. Le site n’est pas encore lancé mais vous pouvez voir ici une première copie d’écran et en attendant lire leur blog: les Dindons de la farce
  • Vous voulez rajouter simplement une bulle BD à vos images, alors essayez le nouveau Kyolo, simple et efficace. On peut ceci dit arriver au même résultat avec PicNik intégré à Flickr, Comiqs est un service américain qui propose beaucoup plus d’options et qui a insprié Kyolo
  • Si vous êtes à la recherche d’un service d’écoute de musique gratuit et légal pensez à MusicMe qui vient de lancer sa nouvelle version et dispose d’un catalogue de 3 millions de titres (en accord avec 4 majors et 760 labels)
  • Aujourd’hui avec internet on peut tout noter, un blog, une vidéo, un acheteur, un vendeur et désormais son entreprise avec NoteTonEntreprise lancé par un ancien de Vpod.tv. Voilà une idée intéressante que je trouverais encore plus intéressante si elle était intégrée directement à LinkedIn et proposait une système de réputation interne permettant de valider l’identité des votants
[fr] Exécuter une stratégie virale : 10 bonnes pratiques du web français
35 Commentaires
par Ouriel Ohayon 26 mars 2008

Note d’introduction: Je suis assez fan du blog TechITeasy de Jeremy Fain consacré au logiciel et aux nouvelles technologies. Son blog collaboratif est très enrichissant et très détaillé. Vous y trouvez des analyses d’une profondeur assez incroyable pour un blog qui publie des billets aussi régulièrement. Il y a un an j’ai rencontré Jeremy, récemment diplômé d’HEC, que je connaissais déjà via son blog et quelques échanges. J’ai proposé à Jeremy une tribune libre. Son analyse sur les stratégies virales est assez remarquable. Prenez le temps de la lire, je la recommande à toute personne en charge du marketing d’une marque ou d’un site.

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Combien de fois avons-nous pu lire, sur les blogs ou dans des articles de journaux, que le modèle économique d’un service reposait sur sa propagation virale ? Peut-être avez-vous dans le passé commis l’erreur, comme moi, d’affirmer que l’awareness du service se répandrait via le bouche-à-oreille.

Or, YouTube, Facebook, MySpace ou Flickr ne se sont pas fait d’un coup de baguette magique. Dire qu’on va ‘générer du buzz’ ne suffit pas. Faire parler de son service, et, mieux que ça, assurer une propagation maximale de son usage passe par la bonne exécution d’une stratégie virale bien pensée.

On peut déjà, comme le suggère avec talent Olivier Ezratty, l’un des papes, par la qualité de l’analyse, de la blogosphère high-tech francophone, dans un billet intitulé « mythes et limites du marketing viral », commencer par investir du temps et de l’argent à appliquer les bases du marketing en ligne. On en revient aux trop académiques mais néanmoins traditionnels 4P (promotion, place, produit, prix), appliqués au web cette fois-ci : SEO, achats de mots-clés pertinents & campagnes d’affiliation, qualité dans le service et la valeur d’usage proposée (nous y reviendrons), et enfin modèle économique et rapport bénéfices/coût adéquats.

Arrêtons-nous sur l’avant-dernier de ces 4 ‘P’ : le produit. Sur le web, un produit se caractérise principalement par une interface et des fonctionnalités. Interface et fonctionnalités, tels sont les éléments conférant à votre service en ligne une valeur d’usage favorisant non seulement une diffusion large en public et exponentielle en volume de votre marque, mais aussi et surtout une valeur d’usage à même de maximiser le taux d’utilisation de l’application – une métrique saine attestant de la qualité de votre offre. Le marketing est une condition nécessaire mais non suffisante de réussite: pour gagner il vous faut amener une véritable proposition de valeur, et l’appliquer avec une qualité ou une proximité avec les utilisateurs plus grande que les concurrents.

Et comme la Silicon Valley n’a pas le monopole de l’innovation, penchons-nous ensemble sur 10 bonnes pratiques (en fait 16) du web francophone. Chacune des meilleures pratiques se traduit, parfois au prix d’une courte réflexion, en termes d’interface et de fonctionnalités. Cet exercice a pour but de formaliser une première fois, pour lancer le débat, des éléments dont beaucoup ont l’intuition mais que trop peu partagent en croyant qu’il s’agit d’un précieux capital. Malgré le ton nécessairement affirmatif, dans un souci d’efficacité, de certaines des injonctions listées ci-dessous sans effort de classement ni prétention à l’exhaustivité, je ne suis pas du tout expert du web, juste un observateur attentif et avisé. La preuve en est : le format de cet article trop long et donc inadapté aux habitudes des lecteurs. Par avance toutes mes excuses. Sur ce, allons-y avec 10 (bons ? à vous de juger) conseils pour exécuter une stratégie de propagation virale.

1) Donnez le sentiment à vos utilisateurs qu’ils sont des privilégiés.

C’est Google avec Gmail qui a lancé la mode. A l’époque, pour ouvrir un compte Gmail, il fallait être coopté et se faire envoyer une invitation. L’intérêt pour Google était quadruple :
- Minimiser le risque d’inscription de moteurs de SPAM
- S’assurer que ce service d’emails (donc hautement critique en termes de disponibilité) tiendrait la montée en charge côté infrastructure (ajouts de serveurs)
- Susciter une certaine attente auprès des would-be, qui faisait parler les heureux élus
- Et enfin permettre à ces heureux élus de prescrire à leur tour le service à leurs proches, contacts et connaissances
Aujourd’hui, les invitations 1.0, plus complexes à gérer mais permettant un certain contrôle du nombre d’accès, ont repris le dessus. Au rayon des services en ligne qui en ont fait bon usage récemment : Seesmic et Netvibes avec sa nouvelle mouture Ginger.

2) Traitez correctement le vrai problème d’un petit segment d’internautes

A long time ago in a galaxy far away, Criteo n’était aux yeux des blogueurs qu’une obscure solution de recommandation pour e-Commerçants. Quelques développements logiciels et une belle réflexion marketing plus tard, Criteo sortait l’AutoRoll, avatar de sa technologie destiné aux blogueurs. Cas d’école de marketing produit, Criteo a adapté une technologie à un nouveau segment de population, les blogueurs, répondant à une question récurrente : « Comment augmenter mon trafic ? ». Les blogueurs couvrirent de louanges le widget qui avait fait augmenter leur trafic d’un pourcentage significatif (à deux chiffres), et tout le monde était content car Criteo bénéficiait du ‘buzz’, disposait dorénavant d’une connaissance imparable des blogs pour son propre marketing, et surtout était sortie du bois du B-to-B, ce qui bénéficiait à sa marque, et enclenchait le cercle vertueux de la visibilité auprès des partenaires (clients, investisseurs, etc.) et des potentielles recrues. Aujourd’hui, Criteo est une des plus belles machines de guerre du web français : financée par les meilleurs capitaux-risqueurs (TechCrunch en parle ici), bien staffée, plateforme prouvée, et agressive commercialement dans un marché du e-Commerce en croissance accélérée.

MonCV.com (TechCrunch en parle ici) dispose également d’une proposition de valeur réelle auprès d’une population bien précise : ceux qui ne savent pas correctement rédiger un CV. Aujourd’hui, sans CV sous format électronique, on ne trouve pas de travail. C’est un constat. MonCV.com propose donc un service simple (du vieil adage ‘ce qui se conçoit bien s’énonce clairement’) d’utilisation de conception de CV. Cela concerne donc la tranche réduite de la population qui n’a pas encore de CV, ou alors qui ne sait pas le rédiger (pas seulement des demandeurs d’emploi : je connais des ingénieurs d’excellentes écoles, qui mettent une semaine à mettre au point un CV pas franchement présentable), ou qui doit en produire un à toute allure (entretien short notice) alors que le leur n’a pas été mis à jour depuis des mois voire des années.
Derrière chaque réussite, sur le web en particulier, se cache un service très simple rendu à une communauté réduite d’utilisateur qui se fait alors ambassadrice de l’application : Facebook et le trombinoscope à Harvard, remember…

3) Cassez les prix !

C’est infiniment plus facile à dire qu’à faire, mais globalement, sachez repérer une situation économique de rente (entente, monopole, duopole, etc.) et prenez le problème à l’envers. Beaucoup avaient prédit que l’irruption de la voix sur IP viendrait chatouiller les opérateurs téléphoniques traditionnels, mais seuls les fondateurs de Skype avaient eu le génie technologique d’identifier la barrière à l’entrée de telles solutions : les firewalls. En faisant passer les paquets de données par le port 80 (le fameux port http qui vous sert à naviguer sur la toile) et en proposant à chacun de communiquer gratuitement, Skype s’assurait une adoption accélérée car virale et donc le succès.

Dans une certaine mesure, Twitter est également une plateforme gratuite d’envoi de SMS. C’est en tous cas l’usage qu’en font une proportion non négligeable d’utilisateurs (et notamment des startups car c’est moins cher).

Pour prendre un troisième, et ultime exemple, français cette fois-ci, jetons un coup d’œil à Koeos. Ce service de « Bourse du non coté » n’est pas encore lancé, mais la promesse est de taille : mettre en relation entrepreneurs et investisseurs. Vous me direz : 1) rien de nouveau sous le soleil ; et 2) où cassent-ils les prix ?

L’innovation réside en fait dans le packaging juridique associé aux investissements : adieu frais d’avocats démesurés, réunions interminables faites d’innombrables paraphages et signatures, etc. Koeos cherche à démystifier l’investissement dans non coté en le rendant accessible, dans tous les sens du terme, au plus grand nombre. Quant à savoir si c’est Koeos ou l’un des nombreux acteurs qui se lancent sur le marché qui gagnera, la réponse réside sans doute dans la bonne application des principes de viralité. Comme sur la plupart des marchés de dématérialisation comme la publicité en ligne, the winner takes all et il n’y aura dans un premier temps pas beaucoup de place pour un numéro 2 puissant.

4) Sache devant qui tu te trouves : la génération téléréalité

Vos utilisateurs appartiennent à la génération de la téléréalité, du voyeurisme provoqué. Les blogs eux-mêmes sont une manifestation de l’hypertrophie de l’ego, un moyen de plus (Viadeo, LinkedIn, Twitter, etc.) de gérer son image. Nous sommes tous publicitaires ! et les plus jeunes, c’est-à-dire les adolescents l’ont bien compris. A voir les succès de Skyblog hier, et Bahu (TechCrunch en parle ici) aujourd’hui, on aurait tort d’ignorer la ‘Y Generation’ dans sa réflexion marketing sur la maximisation de la pente des courbes de croissance de trafic de son site. D’ailleurs, je m’explique le succès de Facebook par une seule et unique fonction : le news feed, qui alimente tous les commérages.

5) Intégrez-vous dans le paysage pour booster votre référencement

Bien qu’intraduisible les Anglo-saxons ont un très beau terme pour décrire ce phénomène : la pervasiveness. Il s’agit non seulement d’affirmer votre marque, mais aussi et surtout d’optimiser votre référencement auprès du roi des moteurs de recherche, en étant tout simplement partout. En vous fondant dans le paysage du web. Prenez LinkedIn : combien de personnes incluent un lien depuis leur signature de mail vers leur profil LinkedIn ? Combien de blogueurs utilisent le petit logo LinkedIn pour leur éviter d’avoir à se présenter alors qu’une base de données déclarative, collaborative et factuelle de données existe déjà? Chacun de ces gestes augmente le référencement naturel de votre profil LinkedIn, qui progresse dans l’échelle des résultats de recherche. LinkedIn is pervasive. Malheureusement, assez peu d’applications francophones sont parvenues à reproduire efficacement ce schéma.

On pourrait néanmoins citer la ZlioZone de Zlio, visible sur la page d’accueil de TechCrunch France dans le bandeau de gauche, qui permet aux blogueurs d’embarquer leurs recommandations d’achats ; et également le tag Wikio de social bookmarking qui en est le plus bel exemple (on peut également le retrouver sur TechCrunch France, dans le bandeau à droite sous le compteur Feedburner). On trouvera parfois Viadeo à côté de LinkedIn dans des signatures de mail, ou U.[lik], dont je reparle ci-dessous, pour présenter virtuellement sa bibliothèque – mais globalement les exemples gaulois de bonne exécution d’une stratégie de pervasiveness manquent et surtout souffrent de la comparaison avec les concurrents, notamment américains. Le risque est grand qu’avec l’avènement des micro-formats, qui facilite le travail de tri et classification des crawlers, la variable pervasiveness soit de plus en plus explicative de la qualité de référencement d’un site. A bon entendeur…

6) Prenez le beau rôle, soyez -meta

Quant un marché se réveille (celui de la vidéo en ligne il y a 18 mois, celui du recrutement il y a 6/9 mois, etc.), il y a un effort intellectuel très difficile à faire, qui consiste à descendre ou grimper d’une couche logicielle. Dans le premier cas, mettons que 400 sites de vidéo éclosent en quelques mois : un moteur de recherche de vidéo (une couche plus bas) pour irriguer cette nouvelle industrie a plus de chances de marcher que le site de vidéo #401. Prenons pour dérouler d’autres exemples le job market : Moovement, méta-moteur de recherche d’emploi, se positionne comme une couche d’agrégation (au-dessus) des offres d’emploi qui renvoient au site émetteur (et donc ne le coupent pas de son trafic naturel et de ses revenus publicitaires). C’est une position judicieuse, qui vous présente de facto comme l’ami de tous : les gens parlent donc plus facilement de vous (a fortiori si vous êtes utile à la collectivité, voir le cas VeoSearch plus bas). Au lieu de se jeter dans un bain de sang, Moovement prend le marché à revers et offre une passerelle d’accès supplémentaire aux annonces des autres, et une plateforme supérieure (-meta) dans le sens où elle facilite la recherche d’offres d’emploi au candidat. TechCrunch en parle ici.

7) Permettez aux utilisateurs de prendre le contrôle des développements applicatifs et améliorations à venir du service

On assiste, en observant les évolutions des meilleurs services en ligne, à un dépassement de la mouvance du UGC (user generated content) pour aller vers du user-driven development (UDD), ou plus largement de l’innovation participative. Prenons deux exemples.

  • Entreprise Facile tout d’abord. Qui est un service que j’utilise tous les jours et apprécie beaucoup, en tant que gestionnaire de startup et entrepreneur. Quand vous êtes logué sur votre compte, vous apercevez en bas à gauche de la page un petit cadre estampillé du message « Faites-nous part de vos remarques et suggestions sur cette page »: c’est à partir de cette ‘boite à idée’ qu’à chaque fois, en tant qu’utilisateur que vous avez une idée d’amélioration de l’application, ou que vous détectez une anomalie (bug, parcours pas optimal en termes de nombre de clics, etc.), vous pouvez le communiquer à l’équipe d’Entreprise Facile. Les développeurs de la solution logicielle, après validation par le marketing (s’agit-il d’un besoin générique ou propre à l’utilisateur ?), l’empilent dans leur liste des fonctions à implémenter, et vous êtes notifié quelques jours après (quelques semaines parfois quand c’est compliqué) de la réalisation de la fonction en question, ou de la correction de l’anomalie détectée. Ca n’a l’air de rien, mais faire sentir à l’utilisateur qu’il participe à l’amélioration d’un service est un vecteur très puissant de fidélisation. J’ai pour ma part quasiment l’impression de faire partie de l’équipe Entreprise Facile tellement nous échangeons sur leur road map.
  • Prenons un autre exemple, dans la sphère consumers cette fois-ci. MyPronostic (TechCrunch en parle ici) applique la même méthode qu’Entreprise Facile : vous trouvez un peu trop bien caché en bas de la page un bouton « suggérer une amélioration ». Laissez votre message et toute la société, qu’il s’agisse d’un bug ou d’une idée, le reçoit. Comme pour Entreprise Facile, l’équipe se distingue par sa réactivité et sa proximité avec l’utilisateur. Retour de l’équipe sous 48 heures assuré !
    Ces comportements, chez Entreprise Facile et MyPronostic (ce sont deux exemples parmi d’autres) témoignent d’une culture d’entreprise centrée sur l’utilisateur, et pas seulement sa présence et son travail via le service en ligne considéré mais aussi, chose rare, ses neurones et sa créativité : l’internaute du web de la contemplation devient acteur de sa propre expérience utilisateur.

8 ) Rendez à César…

En appliquant ce qui va suivre au point précédent, on devrait inscrire dans l’aide des nouvelles fonctions d’une application « pensée par [nom de l’utilisateur], implémentée par [nom du développeur] ». Vous voyez où je veux en venir ?
Non ? Bon. La philosophe Hannah Arendt a un jour dit ou écrit quelque chose comme : « la culture est sédimentaire », dans le sens où elle est le résultat d’un travail dans le temps long et agrégé sur plusieurs couches. Il en est de même pour certaines applications web dans le UGC dites « de stock ». On entend par une application web « de stock » un service en ligne dont la pertinence augmente à chaque contribution, par opposition à une application dite « de flux » ou « de trafic », par exemple MSN Messenger, où c’est la masse présente à un instant donné qui détermine sa valeur et pas son historique de contribution à proprement parler.

Soient 2 exemples d’applications de stock : U.[lik] (prononcer You Like ; full disclosure : j’ai quelques parts dans U.[lik]) et DisMoiOu. A chaque entrée d’un nouvel objet (qui devient un élément de leur ‘stock’) comme un nouvel auteur ou film chez U. [Lik] ou d’un nouveau lieu chez DisMoiOu, l’utilisateur est valorisé car à jamais identifié comme celui grâce à qui l’information fut rendue accessible à l’origine. Je suis ainsi l’heureux U. [Lik]er ayant permis à tout un chacun de donner sa cote d’amour au romancier et journaliste Arthur Koestler, au géant de la distribution Wal Mart Stores Inc., à la grande école HEC Paris, ou encore au Festival de Jazz de Montreux – et suis identifiable comme tel. Et c’est la même chose sur DisMoiOu où mon stock de contributions (nouvelles entrées, comme la localisation d’un bon resto ou du siège d’une société partenaire, comme les commentaires sur des lieux indiqués par d’autres) me seront advitam eternam assimilés. Si cela vous rappelle les fameux avis d’utilisateurs sur Amazon, ou les retours d’expérience de vente sur eBay, c’est que vous avez tout compris.
Tous comptes faits, rendre à l’utilisateur le crédit de son temps mis à disposition de la communauté, c’est un peu la fusion de John Locke (théoricien du droit à la propriété), du train des encyclopédistes emmenés par Diderot et d’Alembert, et d’Hannah Arendt (la Crise de la Culture).

Des services comme U.[lik], DisMoiOu, et bien sûr Wikipedia s’inscrivent dans l’éternelle quête de l’espèce humaine, relancée par l’existence d’Internet, d’agrégation universelle de son savoir. On retrouve d’ailleurs dans certains (ceux qui ne sont pas phagocytés par des grands de l’informatique) projets logiciels open source, comme VLC Media Player et CartoReso (full disclosure : auquel j’ai eu le plaisir de contribuer), la même logique de ‘don contre reconnaissance sociale’.

9) Dans la mesure du possible, rendez-vous utile pour la Société à moindre coût

Comme beaucoup de sociétés, nous avons mis en place chez Emerald Vision (la société de solutions logicielles pour un développement durable que j’ai récemment cofondé) une charte de Responsabilité Sociétale, charte dans laquelle l’utilisation de VeoSearch comme search par défaut est plus que recommandée. VeoSearch est un méta-moteur (tiens, tiens…) de recherche par définition agnostique à la technologie associée, laissée au libre choix de l’utilisateur entre ses partenaires Exalead, Ask, Yahoo! et Google. Avec VeoSearch, je ne perds rien à la qualité de mes résultats habituels (c’est Google qui tourne en tâche de fond), et je recherche « utile » car une partie des revenus publicitaires générés va à l’association de mon choix. L’autre partie allant étant pour la société VeoSearch. TechCrunch en parle ici.

Des initiatives comme Soliland et Doneo.org valent également le détour : il s’agit ici de partager ses commissions d’achat en ligne avec l’association de son choix.
Le point commun à ces trois services ? Ils sont utiles à la Société, et à vos associations préférées, au prix de quelques clics, et encore…Faites le calcul et imaginez que tous les achats ou recherches en ligne transitaient par de tels canaux : ça en ferait des arbres plantés si par miracle nous décidions tous d’aider les structures de reforestation. Le raisonnement étant transposable aux associations d’aide aux plus démunis, aux organismes de lutte contre le cancer, etc. L’existence de telles startups est une manifestation de l’émergence d’un web solidaire. Or, nous en sommes à l’an I du web solidaire qui offre d’innombrables opportunités aux entrepreneurs sincèrement engagés dans la défense d’un développement économique et social respectueux de l’environnement et d’autrui.

10) Expérimentez le click-and-mortar

Certains modèles économiques, souvent communautaires et, ô hasard, applicables à un ensemble géographique local, se prêtent bien au click-and-mortar, le mélange des interactions virtuelles et réelles. Quand c’est le cas, les rencontres offline sont un réel vecteur de solidification de votre communauté. Cette dernière devenant un actif tangible dans votre valorisation. Pas convaincu ? Pensez à eBay qui n’a de valeur que par sa très puissante communauté de vendeurs se retrouvant périodiquement pour des conférences mondiales. Les sites français les plus prometteurs dans le domaine sont à mon humble avis AlloMatch.com et peuplade.fr. Le premier vous permet d’organiser avec vos amis en quelques clics votre soirée sport, que ce soit chez vous ou dans un bar au barycentre des lieux de résidence ou de travail de chacun. Peuplade.fr a quant à lui mis en place un dispositif quadripartite astucieux entre les utilisateurs-citadins de quartiers d’une part, les collectivités municipales d’autre part, et enfin les associations puis les entreprises. L’un comme l’autre ont un impact réel sur les comportements et un objectif commun : réunir. Le click-and-mortar convient le mieux aux sites exécutant une vision de rapprochement entre utilisateurs. On pourrait ainsi épiloguer des heures sur la fabuleuse success story Meetic.

Depuis Paris, Jeremy Fain explore en tant qu’entrepreneur l’industrie émergente du CleanTech + Software, et est à l’origine du blog collectif Tech IT Easy où il contribue à ses heures perdues. Vous pouvez le contacter à l’adresse jeremyfain01 (at/@) gmail (point) com.
Crédit photographique : mon ami Emmanuel Perez-Duarte, blogueur sur Tech IT Easy et surtout génial contributeur de la communauté Flickr

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Sauvez les développeurs! N’utilisez plus Internet Explorer 6
59 Commentaires
par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 26 mars 2008

savethedevelopers.gifIl y a un nouveau fléau sur le web, il se nomme Internet Explorer 6. Même si la version la plus récente du navigateur Microsoft, IE7, est déjà utilisée un peu partout depuis deux ans, IE6 représente encore 31% du marche des navigateurs (contre 22% pour IE7 et 36,5% pour Firefox). Cette situation est est inacceptable pour les développeurs qui ont du mal à s’assurer que leurs applications fonctionnent pour tous ces différents navigateurs. De plus IE6 est compatible avec certaines fonctionnalités là ou les autres navigateurs ne le sont pas. Les problèmes de vulnérabilité et de sécurité sont aussi nombreux.

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Un surplus de travail qui empoisonne la vie des développeurs. Un groupe a donc été créé du nom de SaveTheDevelopers.org, qui a pour but de faire d’Internet un meilleur endroit de travail pour les développeurs (et donc au profit des utilisateurs). Les développeurs peuvent intégrer un code sur leurs sites web afin de détecter si les visiteurs utilisent un navigateur IE6; dans ce cas précis une fenêtre en pop-up s’ouvrira (si elle n’est pas bloquée) afin de rediriger l’utilisateur vers une mise à jour vers IE7 ou vers la dernière version de Firefox ou Safari.

D’autres campagnes d’information sont prévues prochainement dans cette optique.

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Microsoft Office bientôt sur l’iPhone?
4 Commentaires
par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 26 mars 2008

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Fortune relate que Microsoft voit en l’iPhone un appareil capable d’accueillir ses logiciels y compris les applications “office’ et de contrôle de la voix.

“Il est très important pour nous de déterminer ce que nous pouvons apporter à l’iPhone”, affirme Tom Gibbons, vice-président du département des appareils spéciaux chez Microsoft. ” Nous étudions les fonctionnalités offertes par MacOffice aux utilisateurs et quels sont les besoins.”

Cette annonce arrive tout juste après le lancement du kit de développement pour l’iPhone et peu après les rumeurs d’une possible intégration de Silverlight avant Flash.

Yahoo rejoint OpenSocial et lance avec Google et MySpace la fondation OpenSocial
9 Commentaires
par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 25 mars 2008

opensocial-logo-2.pngIl y a deux semaines nous annoncions la probable decision de Yahoo de rejoindre la plateforme OpenSocial de Google. C’est aujourd’hui officiel mais cela sera annoncé au courant du mois d’Avril.

En plus de cela, Yahoo annonce qu’ils vont, avec Google et MySpace créer une organisation à but non lucratif appelée la fondation OpenSocial. Le modèle est basé sur la fondation OpenID. Le but, selon eux, est de créer une structure et un cadre pour OpenSocial qui permettra une parfaite neutralité et préservera les propriétés intellectuelles.

Les développeurs et propriétaires de sites seront dirigés vers le site de la fondation pour toutes spécifications et autres ressources.

Des ingénieurs des trois géants participeront au projet. Toutes les spécifications seront placées sous une licence CreativeCommon. Une “source référence” appelée Shindig est aussi développée en tant que projet de la fondation Apache Software

Le communique de presse est ici.

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