C’était inévitable: des actionnaires ont commencé à engager des poursuites contre Yahoo pour son refus à Microsoft. Hier, une association de retraités du Michigan, a deposé une plainte officielle. Ils détiennent 13600 actions. On peut s’attendre à d’autres poursuites.
Le plus Yahoo s’entête à refuser la fusion, le plus il verra naître de telles poursuites. Et cela accroît la pression sur la direction. Sans vouloir manquer de respect aux retraités du Michigan, 13600 actions ne représentent pas énormément. Mais si des gros investisseurs commencent à poursuivre Yahoo, la pression deviendra insurmontable. Mais les gros investisseurs ne poursuivent pas en justice, ils ont un droit de vote.

Yahoo a publié hier soir une lettre où il explique à ses actionnaires les raisons de son refus. Le CEO et co-fondateur Jerry Yang souligne la position de force de Yahoo en tant que destination et comme réseau publicitaire. Il affirme que Yahoo se portera mieux tout seul qu’avec Microsoft:
” le marché global de la publicité en ligne devrait passer de $45 milliards en 2007 à $75 milliards en 2010. Et nous allons bénéficier de cet avantage, c’est une opportunité immense qui permettra de renforcer notre position sur le marché et de créer une valeur supplémentaire pour nos actionnaires…Nous sommes aussi très excités par les perspectives de croissance dans le domaine mobile, le marché le plus émergeant au monde” “…Nous sommes la première destination sur le web et nous comptons accroître notre trafic de 15%…”
Jerry Yang tente de sauver la face à ses actionnaires. Nous sommes les premiers et nous n’avons pas besoin de Microsoft. Ce qu’il n’explique pas c’est comment Yahoo s’est retrouvé dans la situation actuelle…





Ouriel, peux-tu nous expliquer comment une telle action en justice est possible ?
En quoi le choix de l’administration de Yahoo! peut-il conduire à une plainte ?
La lettre adressée aux actionnaires est simplement la reprise mot pour mot d’une note interne adressée aux employés lundi, dont j’ai déjà traduit les principaux concepts dans ce billet : http://adscriptum.blogspot.com/2008/02/microsoft-yahoo-jerry-yang-liste-les.html
JML
P.S. Pour répondre à Alex, je ne connais pas exactement les faits juridiques qui permettent de qualifier l’action en Amérique, mais il est clair que la motivation est la longue descente de l’action Yahoo depuis au moins deux ans, et donc le refus d’accepter une offre valorisant leurs parts de +60% est considéré comme un mauvaise gestion de la société par le Conseil d’administration, qui fait perdre de l’argent à ses actionnaires.
Je commente juste un problème de traduction :
- “Le plus Yahoo s’entête à refuser la fusion, le plus il verra naître de telles poursuites.” est un anglicisme venant de “The more …, the more”
- Correction : “Plus Yahoo s’entête à refuser la fusion, plus il verra naître de telles poursuites”
Heu, idem, je ne comprend absolument pas en quoi de petits actionnaires peuvent porter plainte contre Yahoo pour ce motif.
S’ils en sont pas contents ils n’ont qu’à vendre leurs actions.
Et s’ils veulent décider à la place de Jerry yang, ils n’ont qu’à acheter suffisamment d’actions pour avoir voix au conseil d’administration.
Décidément la course est bien un système pourri parfois (non, je ne suis pas d’extrême gauche, juste un peu réaliste)
@Ouriel: t’as rien trouvé de mieux que les pleurnicheries d’un fond de pension (qui a fait la connerie d’investir dans le Nasdaq juste avant l’éclatement de la Bulle) pour relancer des spéculations de rachat qui aujourd’hui ne tiennent plus la route ?
Je le répéte : Yahoo!/Microsoft
事情是機密
:o| .oO(peut-être que en chinois, ils comprendront)
Ces actionnaires ridicules: ces gens ne s’intéressent qu’à leur profit immédiat sans même s’intéresser à l’entreprise!
Au delà des polémiques de rachat cela vient montrer une fois de plus le pouvoir aveugle de l’argent peu emporte les idées pourvu que cela rapporte brève les actionnaires passent toujours avant les idées les utilisateurs ou les entreprises ou les personnes que travaillent c’est une question de civilisation a laquelle on donne malheureusement peu d’importance vivement une économie “plus verte” …