Le réseau social PartnerUp a produit une étude portant sur 682 professionnels de la finance, de l’immobilier et des crédits hypothécaires sur leurs éventuelles intentions de démarrer leur propre entreprise après la crise financière de cet été. Les résultats sont particulièrement surprenants : 56,2 % des répondants admettaient « sérieusement considérer cette opportunité [de création d’entreprise, NDLT]» et mieux encore, 13,4% des personnes interrogées affirmaient avoir déjà engagé le processus de création de leur entreprise.
Sur ces 70% de salariés qui souhaitent franchir le pas de l’entrepreneuriat, 42,1% l’envisagent dans un univers qui est lié de près ou de loin aux nouvelles technologies. Pour peu qu’on accorde du crédit à cette étude et si on l’extrapole à l’ensemble de la catégorie professionnelle concernée, alors ce sont environ 30% des professionnels de la finance et de l’immobilier qui pourraient tenter d’écrire leur page de l’histoire de la Silicon Valley dans les douze mois à venir. Et c’est une très bonne nouvelle !
La crise du crédit (appelé CreditCrunch aux USA et qui n’a évidemment aucun rapport avec le nom de ce blog) a très sérieusement déstabilisé ces professions, et il se pourrait bien que l’entrepreneuriat soit une porte de sortie inespérée pour ces salariés en déroute. Et il ne s’agit pas seulement de sauvetage de leurs propres emplois, mais également de création de postes. Et de manière très inattendue, la crise du crédit devient un stimulateur de l’économie plutôt qu’un facteur de déclin. Et on retrouve ce bel optimisme dans les verbatims des salariés interrogés qui confessent que « démarrer une entreprise est une expérience incroyablement satisfaisante ».
Mais… une fois passé l’enthousiasme que suggèrent les premiers résultats de cette étude, on est en droit de se demander ce que des anciens agents immobiliers et des traders en déroute vont bien pouvoir venir faire dans l’univers impitoyable de la Silicon Valley. On peut légitimement s’interroger sur la capacité d’individus totalement étrangers à cette industrie à y créer des entreprises florissantes. Le taux de réussite des start’ups menées par des professionnels des nouvelles technologies est déjà incroyablement bas pour qu’on se demande comment de complets candides vont pouvoir s’y imposer.
Ce même salarié qui estimait la création d’entreprise « incroyablement satisfaisante » est en train de développer “JustMyEvents”, un réseau social événementiel. Inutile de dire que nous avons besoin de tout, sauf d’un nouveau réseau social événementiel. Si vous n’en êtes pas convaincu, lancez donc une requête sur Google pour le terme JustMyEvents et vous verrez que le problème ne réside pas que dans l’idée…
Alors voilà un conseil pour les aspirants entrepreneurs qui veulent se faire une place au soleil de l’Internet : pensez à chaque détail de votre projet et définissez un business model sensé, passez du temps à explorer le Web 2.0, à en comprendre les tendances et les concepts, analysez en détail l’offre de vos concurrents, réunissez une équipe motivée et très pointue, des collaborateurs intelligents qui aiment votre idée. Ne misez pas tout sur vos talents de marketeur lorsque l’heure sera venue de changer d’industrie… vous vous mettrez à l’abri (et par là, vos actionnaires) de bien des ennuis.
Billet traduit par Nicolas Clair et édité par Ouriel Ohayon





C’est exact, bcp pensent à entreprendre en ce moment pour une raison simple….le creditcrunch, les provisions de pertes passées par les banques, hedge fund etc…font que la plupart des traders, sales, analystes savent qu’il n’y aura pas de bonus versé pour l’année 2007, 2008 et peut être 2009.
L’opportunité est grande de tenter sa propre aventure, le risque est une année de salaire et demi. Si l’expérience est infructueuse d’ici à un an et demi nos gentils entrepreneurs feront machine arrière avec une expérience supplémentaire dans un climat qui on l’espère sera plus calme.
je vous trouve un peu pessimistes. La création d’entreprise est une vraie porte de sortie. Mais faut creer dans son domaine de compétence (pas forcément professionnel) faut juste etre crédible. Si le mortgage broker qui veut se reconvertir est un passionné de golf, qu’il fasse des services pour golfeurs semble cohérent. S’il est passionné par les vaches ou les moutons depuis toujours il peut très bien reprendre un petit ranch.
Y a pas que le web ou le web2.0
La création d’entreprise c’est une question de cohérence du projet personnel. C’est pour ca qu’ils disent « démarrer une entreprise est une expérience incroyablement satisfaisante ».
c’est quoi cette histoire sur justmyevents?
moi non plus je n ai pas compris.
( 105 résultat, ce n est pas comme si
le nom de domaine était déja pris )
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