Les grands titres de Vendredi, au Royaume-uni, faisaient état de l’annulation par un certain nombre de publicitaires de leurs encarts sur facebook; en raison du positionnement aux cotés de contenu plutôt douteux.
First Direct, Vodafone, Virgin Media, le AA, Halifax et le Prudential ont ainsi retiré leur publicité après avoir découvert que leurs encarts figuraient sur la page du BNP, British national party (le front national anglais). Les encarts de ces six sociétés tournaient sur cette page en compagnie de ceux d’autres sociétés. Facebook affirme ne pas pouvoir intervenir sur le choix exact des pages où la publicité apparaît.
Il parait, toutefois, un peu naïf de la part des publicitaires d’avoir cru qu’avec ce système de publicité rotative, sur un site aussi large que Facebook, il n’y avait pas de risques à se retrouver aux cotés d’un contenu gênant, un jour ou l’autre. Comme le souligne “the register”, Vodafone, le concurrent anglais de Orange au royaume-uni, a vu dans le passé, ses encarts apparaîtrent sur la page des “adorateurs du satan aryen”. Ce qui ne signifie pas pour autant que Orange soutienne cette organisation; ainsi fonctionne la publicité tournante.
La question est de savoir si l’on assiste à la naissance d’un vrai problème de fond; le dilemme créé par la présence de publicité placée à coté de contenu houleux existe avec tous les réseaux sociaux; pas seulement Facebook.
Ces réseaux devront trouver une solution afin de contrôler le placement de la publicité. Ils courent, sinon, le risque de voir les publicitaires les quitter; le danger est en effet réel pour ces mêmes publicitaires de voir des campagnes avoir l’effet inverse de celui escompté, à cause d’associations d’idées ou d’images avec des contenus problématiques.





d’ou la publicité contextuelle de google, non ?
Le problème n’est vraiment pas là !!
Tout comme pour les blogs et les plateformes vidéo, il faut d’abord penser à filtrer le contenu. Si une société arrive à mettre en place une application efficace permettant de filtrer les contenus en fonction des législations de chaque pays, ce sera le pactole pour celle-ci.
Norton et consors ont bien réussi dans leur domaine, pourquoi pas sur ce domaine du filtrage …
Je trouve que ça rejoint le problème des “disclosures” puisqu’on touche là encore à des questions d’image, de sensibilité des annonceurs et d’argent.
Est-ce aux publicitaires de s’adapter ou bien aux réseaux ?
Ce problème met effectivement le doigt sur deux améliorations majeures à apporter à facebook : le filtrage du contenu et la conextualisation de la publicité, gage de crédit pour les utilisateurs et les annonceurs.
Il existe aujourd’hui des solutions efficaces sur ces deux problématiques, nul doute que facebook rectifiera le tir, reste à agir vite !
Est ce que le filtrage du contenu aurait changé grand chose dans le cas présent ? J’en doute un peu. Le problème venant de l’apparition de pub sur le site d’un parti extrêmiste. Si ce parti a le droit d’exister (principe de toute démocratie), son site aussi a le droit d’exister, même s’il ne plait pas. Et donc personne n’a le pouvoir d’interdire ce site sur tel ou tel réseau. Ce serait sujet à polémique.
Cela dit, en publicité on doit pouvoir agir sur le moindre levier. Dans le “monde réel”, les publicitaires font attention à ce qu’on n’associe pas leur publicité à des élements pouvant nuire à leur image.
Or cette évidence n’en est pas une sur le web.
Je ne sais pas si ce cas va donner des idées à d’autres, mais Facebook aurait plutôt intérêt à agir vite..
Dans le cas des “adorateurs du satan aryen”, la question du filtrage se pose bel et bien.
Par ailleurs, Fred Cavazza faisait récemment état de problèmes de pollutions sur Facebook qui confirment la nécessité d’une action en ce sens :
http://www.fredcavazza.net/2007/07/29/facebook-victime-de-polution/