22 mai 2007

La Silicon Valley change à nouveau, pour le pire

Rédigé par Ouriel Ohayon

mise à jour: l’article a été traduit avec l’aimable collaboration de Simon Istolainen que je remercie. Il est accessible en cliquant sur le lien en fin de ce billet ou ici

Je n’ai malheureusement pas le temps de le traduire, mais je vous invite à lire ce billet-témoignage de Michael Arrington sur le changement d’ambiance et d’atmosphère que l’on peut constater dans la Silicon Valley ces derniers mois et qui affectent une grande partie de l’industrie. Pour y avoir été quelques fois et simple observateur de la scène locale, je ne peux que confirmer ces tendances de course au succès frénétique suivi par une industrie de l’investissement également gourmande. Michael compare l’état d’esprit présent il y a deux ans et celui observé aujourd’hui.

Je ne suis pas aussi pessimiste que Michael sur le fonds mais je reconnais que quelque chose de malsain est en train de s’installer, non pas au point de créer une nouvelle bulle que tant de médias pensent observer, mais au point de confondre véritable innovation créatrice de valeur et création d’entreprise pour le succès menant à beaucoup d’excès et d’abus (y compris dans la course effrénée au Buzz).

En France nous sommes loin de tout cela, mais inévitablement ce qui se passe là bas nous affecte aussi ici

A titre personnel je commence à étouffer de tous ces nouveaux services dont je n’arrive même plus à suivre le rythme sans parler des rumeurs d’investissement et acquisitions à outrance dont je filtre la plupart.

A lire donc.

La traduction du billet ci dessous

Vous le savez, la Silicon Valley est un vrai paradis pour les geeks et tous ceux qui, issus des quatre coins de la planète, veulent participer à la grande révolution technologique moderne. Quand je prends la parole lors de conférences organisées ici, j’ai pour habitude de demander aux gens présents combien vivent dans la Silicon Valley. Le plus souvent, au moins 80% des personnes sont concernées. Je demande ensuite aux participants s’ils sont nés dans la Silicon Valley. Seulement quelques mains restent levées : la plupart des individus qui vivent ici et travaillent dans les NTIC ont décidé de s’installer dans la région pour donner une nouvelle impulsion à leur carrière. Ce n’est qu’une petite anecdote, mais cela démontre à quel point ce qui se passe ici est singulier. Toute la culture de la Silicon Valley repose sur les nouvelles technologies et l’entreprenariat, et tous les talents internationaux sont mobilisés. Peu importe votre couleur de peau, vos croyances religieuses, et même vos pratiques sexuelles ! Tout ce qui compte est le produit que vous proposez et les technologies qui le fondent.

La Silicon Valley peut bien sûr vous réserver de jolies surprises. Quand j’ai commencé à écrire pour Techcrunch en 2005, c’était le cas. Quelques acquisitions de taille avaient déjà été bouclées (Flickr etc…) mais, en général, il n y avait pas encore eu de grands investissements de venture capital dans des startups Internet. Les entrées en Bourse n’étaient pas encore envisagées et les entreprises publiques ne s’adonnaient pas beaucoup aux Fusions -Acquisitions. Une petite douzaine de nouvelles startups occupaient le marché et les entrepreneurs étaient passionnés par ce qu’ils faisaient. Personne n’avait recours à un département marketing ou à des agences de relations publiques. Les financements d’amorçage fastueux n’étaient alors qu’un vague souvenir de la fin des années 90.

C’est à cette époque que nous avons commencé à organiser des meetings. Notre première rencontre a eu lieu en Septembre 2005.

Une vingtaine d’entrepreneurs vinrent chez moi autour de bières et de burgers. Chad Hurley, le co-fondateur de Youtube, était convié. Je me souviens lui avoir demandé s’il pensait que son projet marcherait.

Nous avions alors décidé de reconduire ces événements et trois autres rencontres furent organisées (avec de plus en plus de convives). Quand je regarde les photos de l’époque, j’en garde de très bons souvenirs. Personne n’évoquait de levées de fonds de 20 millions de dollars et de cessions mirobolantes à 1,65 milliards de dollars. Des entreprises comme Weebo ou Sphere se sont créées dans mon salon devant une centaine de participants vraiment passionnés.

C’est à ce moment-là que l’argent se mit à couler. Les premiers investissements eurent lieu en Décembre 2005. Quelques mois plus tard, des petites entreprises levaient 3 millions lors d’un tour de table, puis 7 millions par levée de fonds alors que le rachat de Youtube venait d’être finalisé. Les entreprises se mirent à embaucher des directeurs marketing et à solliciter des agences de relations publiques. On dépensait des dizaines de milliers de dollars pour des investissements d’amorçage.

Ces temps-ci, ce mouvement s’est amplifié et la situation est encore pire. Les entreprises en sont arrivées à trouver des astuces pour éviter de lever trop d’argent.

Les succès sont nombreux, l’argent coule à flot…mais la Silicon Valley est redevenue détestable.

Je ne pourrais pas vraiment décrire ce qu’il se passe mais le même phénomène s’est produit dans la fin des années 90 avant l’éclatement de la bulle Internet.

De nombreuses startups virent le jour dans l’euphorie alors qu’elles ne proposaient rien de très intéressant. Une idée, une belle idée inventive et porteuse, n’avait aucun sens tant qu’elle n’avait pas suscité une levée de fonds gargantuesque. Les gens devenaient plus anxieux et plus enclins à attaquer leurs adversaires dans des accès de jalousie ou de colère.

De nouveau, des rumeurs de plus en plus lucratives se répandent et l’équilibre crucial de ces dernières années est rompu. Il n’est plus question de produits innovants et d’ingénieurs talentueux. Tout le monde est obnubilé par l’argent et la notoriété. Tout repose sur des chargées de relations publiques sexy et des départements marketing montés pour l’occasion.

Du point de vue des medias, la situation est, elle aussi, préoccupante. Je n’écrivais pas de blogs lors de la première bulle Internet, donc je ne peux comparer avec maintenant. Mais les entrepreneurs ne nous parlent plus simplement pour avoir notre opinion et espérer un commentaire sur notre blog voire une petite discussion.Ces types veulent qu’on entende parler d’eux dans les blogs juste pour se démarquer des startups concurrentes.

Leur dire non n’est pas vraiment une option.

Ils se présentent sur le perron de notre maison avec des bouteilles de vin et des fleurs. Ils demandent à leur agence de relations publiques de tout faire pour obtenir un écho médiatique. Plus d’une fois, j’ai vu des présidents de startup s’effondrer et se mettre à pleurer au téléphone alors que je refusais de publier un article sur leur entreprise. Plus d’une fois, j’ai dû céder et je me suis résigné à parler d’eux dans mon blog.

Il y a quelques années, j’ai quitté la Silicon Valley au moment où elle devenait totalement insalubre. J’ai été agréablement surpris quand je suis revenu en 2005 en voyant tant de bonne volonté et une véritable cohésion communautaire autour de l’innovation. Désormais, tout ce tohu-bohu me rappelle cette période sombre avant l’éclatement de la bulle.

En fait, tout cela a vraiment mal tourné.

Il est peut-être temps de prendre du recul et d’observer cette folie d’un peu plus loin. Dans quelques années, les choses devraient redevenir vivables. Les investissements titanesques feront partie du passé, les départements marketing ne seront qu’un vulgaire souvenir et nous pourrons enfin avoir des échanges passionnants sur les nouvelles technologies…et nous remettre à converser autour de bonnes bières et de burgers !

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25 Commentaires

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  1. Commentaire de Jeremie Berrebi (Zlio.com) — 22 mai 2007 @ 11:18

    Effectivement, un excellent post qui me rappelle clairement l’année 2000 où les passionnés de ce métier avaient été envahis par les mecs voulant faire “un coup”.

    En meme temps, les passionnés sont toujours là…les autres ont disparu et sont retournés dans leur grosse boite… Cela se passera de la même manière cette fois aussi quand les premieres boites n’auront plus de cash en banque.

  2. Commentaire de Jean Lançon — 22 mai 2007 @ 11:37

    En 2000 j’avais publié sur le site sam-mag.com (dont j’étais collaborateur régulier) un article intitulé “créez votre start-down en moins de 30 jours”, et dans lequel je pointais du doigt les dérives de ce que l’on appelait à l’époque la “nouvelle économie”. Je m’étais fait traiter de tous les noms, “il nous prend pour des c…”, “il est has been”… Six mois plus tard, l’explosion de la bulle arrivait.

    J’ai récemment recyclé cet article sur mon blog, car les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, je pense qu’on va droit vers l’explosion d’une bulle 2.0.

    Il y a toutefois deux différences, l’un qui va dans le bon sens, l’autre dans le mauvais ;) Celle qui va dans le bon sens, c’est que contrairement à 2000/2001 le marché de la publicité en ligne est parfaitement mûr désormais. Celle qui va (à mon avis) moins dans le bon sens, c’est que l’économie numériquee est désormais une réalité pourvue de sens, que le modèle payant est pleinement dans les moeurs, et qu’il me semble de nos jours beaucoup plus raisonné d’aller vers un modèle de service payant plutôt que sur du gratuit sans savoir exactement où l’on va financièrement parlant.

    Certes il y aura quelques nouveaux millionnaires (ceux qui ont auront revendu leur boîte à des géants ou à des investisseurs), mais quel carnage financier nous attend derrière ?

  3. Commentaire de Joris — 22 mai 2007 @ 12:08

    On parle beaucoup de nous, mais qu’en est-il des utilisateurs.

    En tan qu’utilisateur avant tout, je me vois de moins en moins apte a suivre la cadence. Plus de services, toujours plus de comptes, et toujours plus d’inactivité.

    Je crois que la multiplication des services risque surtout d’accroitre de plus en plus la non participation des utilisateurs, en dehors des phases de découvertes.

    D’ailleurs, pour les connaisseurs, regardez la croissance des univers de jeux online… Cela connais le même phénoméne. Les joueurs sont de moins en moins impliqués, c’est de plus en plus supperficiels et ils passent d’un jeu à un autre très vite.

    Des nouveaux services sont encore à inventer, mais effectivement il faudrait y mettre plus d’âme !

  4. Commentaire de Anthony — 22 mai 2007 @ 12:09

    C’est vrai, pas une semaine ou l’on annonce que untel rachèterai un autre, plus l’action d’Apple qui baisse suite à des rumeurs… je pense que cela va s’amplifier.

  5. Commentaire de marie — 22 mai 2007 @ 12:35

    Autre site génial que je recommande à toutes et tous :
    http://leschauffeursdelimousinepensentaussi.blogspot.com/
    Marie

  6. Commentaire de Nathalie — 22 mai 2007 @ 1:19

    Contrairement à 2000, n’y a -t-il pas plus de maturité du côté des capital-risqueurs ? Après tout, en 2000, ils ont acheté et investi dans tout et n’importe quoi, sont-ils plus méfiants aujourd’hui ? D’un autre côté, pourquoi faire du buzz sur des niaiseries (genre Twitter, là je vois toujours pas)

  7. Commentaire de Jacques Froissant (Altaïde : le recrutement 2.0) — 22 mai 2007 @ 1:45

    Joris : Je ne crois pas que l’on peut le rapprocher de la croissance des jeux en ligne. Le marché des jeux s’oriente vers du casual game où l’on zappe facilement d’un jeu à l’autre. Cela répond à une demande (pause café, transport,…), la typologie des joueurs change : les femmes jouent beaucoup plus aux casual games qu’aux autres jeux par exemple.

  8. Commentaire de henri — 22 mai 2007 @ 1:51

    Je sais pa sou poister mon commentaire mais vous avez l’air de vous y connaitre.
    Y a un jeu concours sur le lien que je donne et j’aimerais qu’on m’aide a trouver le truc. J’ai besoin de ce I-pod.

    Merci d’avance

  9. Commentaire de Joris — 22 mai 2007 @ 2:35

    Jacques : Je parle des MMORPG, les jeux online persistants.
    Jeux où il y a également de plus en plus de femmes.

  10. Commentaire de joey — 22 mai 2007 @ 2:38

    Enfin ! Enfin, on va avoir le droit à une nouvelle bulle, il était temps !
    Comme tout le monde ou presque, j’en ai marre de voir débarquer des services inutiles, des mashups improbables et tout ce qui me rappelle le web de 2000.

    En ce qui me concerne, j’ai l’impression que les capitaux risqueurs n’ont pas tous retenu la leçon de la première bulle, et que d’ici très peu de temps ça va être la course à la vente et qu’une fois le phénomène enclanché, on va avoir le droit à des fermetures en série.

    Mais ça n’est pas grave, car cette fois-ci ça ne concernera très probablement que les boites spécialisées dans la hype facile, qui monopolisent beaucoup l’attention mais qui ne sont finalement qu’une petite fraction des acteurs du net…

  11. Commentaire de Ouriel Ohayon — 22 mai 2007 @ 2:59

    Non joey, au risque de te decevoir il n y aura pas de seconde bulle. Il risque en revanche bien d y avoir une bulle mediatique et non economique a savoir un tel flot de startup et d informations qu on ne pourra plus rien digerer. Les investisseurs auront perdu une partie de leur argent mais l economie internet elle continuera de grandir. Au profit des meilleurs

  12. Commentaire de Mazu — 22 mai 2007 @ 3:56

    Hmm, 10 ans d’expérience du milieu web, et pour ne pas répéter les mêmes arguments que d’autres commentateurs, je suis plutot de l’avis de Joris et de Joey, trop de services, trop de buzz, trop peu de participation des utilisateurs..
    la grande lessive est proche, seul resteront les grands
    “noms” arrivés en premier lieu et déjà rachetés: les stars tels que youtube, dailymotion, flickr, netvibes..
    Les autres gadgets style twitter sont condamnés à mourir…et beaucoup d’investisseurs vont encore perdre de l’argent..
    L’économie internet va continuer à grandir et à se reinventer perpetuellement, mais l’affichage classique de type bannering a ses limites et de nouvelles formes plus pertinentes et plus contextuelles vont mieux s’en sortir (du aux meilleurs taux de conversion)..

  13. Commentaire de joey — 22 mai 2007 @ 4:11

    @Ouriel > euh… à mon avis on n’a pas vu la première bulle de la même manière.
    pour moi il y a maintenant deux catégories dans le monde du net : une solide et une volatile.
    Actuellement le buzz se fait sur la catégorie volatile, attire les investisseurs, et ressemble fort au net de 2000.
    La partie solide est là pour durer, ce sont des sites qui ont fait leurs preuves depuis un moment et qui sont déjà rentables ou en voie de l’être.

    Mais à mon avis, les nouveaux venus sont trop nombreux, certains manquent de concepts forts, ou d’utilisateurs, et il n’y en aura qu’une partie qui aura encore un rôle dans 5 ans. Il y aura aussi ceux qui se feront racheter, et ceux qui ne trouveront pas de repreneurs.
    Il n’empèche que j’ai fortement l’impression qu’une période d’écremage se prépare. Et si elle arrive (puisque tu as l’air de penser le contraire), il y aura un nouveau coup de frein sur les investissements à tout-và, un gros ralentissement de la fréquence de sortie de nouveautés, et une consolidation de l’existant.

    La différence avec la première bulle, c’est que le net “solide” ne sera pas atteint, alors que pendant la première, la panique était quasi générale.

    Mais je crois qu’il y aura une bulle 2.0, ça ne sera pas une panique comme pour la première et elle ne touchera que le web “2.0″ trendy et creux qui s’est bien développé ces derniers temps.

    Franchement, j’ai l’impression qu’il y a trop, bien trop de nouveaux acteurs qui n’ont rien de solide.

  14. Commentaire de joey — 22 mai 2007 @ 4:28

    P.S. : j’ai pas le tee-shirt mais la première bulle, j’y étais ;-)
    Trois mois avant que le vent ne tourne (et il a tourné en très peu de temps), je bossais encore sur des nouveaux projets purement internet qui levaient des millions de francs qui n’avaient clairement rien d’intéressant.
    Résultat : un portail à 3 millions en ligne 3 semaines (si si), un site à 5 millions jamais mis en ligne… puis 70% des ingés licenciés.

    Aujourd’hui, la boite dans laquelle je bossais est plus grosse que jamais mais ne travaille que sur des intranets, des sites institutionnels, des évolutions ou refontes de gros sites bien implantés… c’est là toute la différence, le Web 2.0 fait beaucoup parler à coups de gros investissements et rachats importants, mais n’est pas si important que ça si on prend toute l’activité internet actuelle.

    La tempète ne touchera pas grand monde, et ceux qui seront touchés devraient pouvoir être absorbés dans des secteurs intranet/web plus classiques et qui fonctionnent. Parce que du taf qui concerne les outils de travail ou de communication des entreprises, en ce moment, il y en a !

  15. Commentaire de Ouriel Ohayon — 22 mai 2007 @ 4:37

    joey je suis d accord
    il y a aura un ecremage massif mais qui n affectera pas l economie internet. peut etre le rythme d investissement.

    Je n appelle pas cela une bullet

  16. Commentaire de Badoux C — 22 mai 2007 @ 5:04

    A quelque part, je suis d’accord, il y a de plus en plus de buzz autour de projet vraisemblablement inutile (pour le moment tout du moins).

    Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’aujourd’hui nous sommes dans un web qui nous permet de faire sortir notre créativité, contrairement au web1.0 qui était consacré à la médiatisation de l’industrie traditionnelle, telle que des groupes comme Nestlé, IBM, Microsoft et quelques grandes startup (web) comme Google, Caramail. On constate tous les jours de nouvelles startup voir le jour, d’autre mourir et d’autre se faire racheter cela n’indique aucunement une seconde bulle et pas non plus une hystérie tel qu’on a connu en 2000. Au contraire, cette course au succès (pour reprendre le terme d’Ouriel) indique un marché au top de sa forme.

    C’est étrange: tous les jours des entreprises traditionnelles telles que Coca-cola, SUN, etc.. se font racheter par des plus grandes, qui plus est avec des chiffres tout autant élevé que sur le web, parfois des millions et parfois de milliards, alors pourquoi personnes ne s’attardent pas sur ces phénomènes ?

    C’est le fonctionnement de l’industrie point final, on vend, on achète, on lance et on recommence ! Je ne me prétends pas expert, mais c’est comme ça dans l’industrie traditionnelle alors pourquoi pas dans le web.

    Les business angels, ne sont plus aussi stupides qu’à l’époque, ils réfléchissent avant d’acheter, il analyse la croissance de l’entreprise, etc… Alors, je ne pense pas qu’il y ait de soucis à se faire pour eux !

    Concernant les petites startups qui fleurissent aujourd’hui:

    Je pense que les petites startups comme Twitter vont naturellement mourir pour laisser place à des services similaires qui auront été inspiré par ceux-ci, avec la différence qu’ils auront prit le temps pour se développer, ceci sans créer un déficit de plusieurs millions à peine lancée.

    @Jean Lançon > Je rencontre aujourd’hui un conflit concernant mon modèle économique, je lance actuellement une startup dans l’éducation, plus précisément un moteur de recherche spécialisé dans la formation à l’échelle internationales, je m’attaque donc à un marché grand public, qui plus est des néophyte en ce qui concerne le web ! Du fait qu’il ne connaisse pas le retour sur investissement que le web peut leur rapporter, je dois me battre chaque jour pour faire comprendre à mes “prospects” que la publication de leur annonce sur une plateforme avec une audience à fort trafic (spécialisé) peut leur rapporter énormément, mais tous ne sont pas ouverts d’esprit pour prendre le risque de se lancer ! Alors que faire, quand on a pas de moyenne pour financer une communication ?

    Voir son projet mourir ou grandir en plusieurs années avec un modèle économique payant. Ou alors voir son petit bébé grandir rapidement et connaitre une forte popularité, mais avec peux, voir aucun moyen financier ?

    En fait, je rejoins le précédent commentaire d’Ouriel et Joey !

  17. Commentaire de Jibay — 22 mai 2007 @ 11:22

    Pour moi c’est clair on est dans de la bulle.

    Regardons twitter c’est vraiment le type même de site qui est totalement sans interet.

    Le problème c’est qu’ici en fait on ne gagne pas d’argent c’est bien ça le problème. Le marché de la publicité est peut être mure mais des pures business économiques basés que sur la publicité sont risqués. Il faut trouver des formes de monétisations autres que la publicité.

    D’un point de vue financier ce n’est pas la surabondance des projets qui est en cause mais plutot leur capacité à dégager des revenus.

  18. Commentaire de Jean-philippe MARTINEZ — 22 mai 2007 @ 11:22

    Effectivement une seconde bulle semble peu probable dans la mesure où le marché boursier ne risque pas d’être contaminé par le dépôt de bilan de plusieurs start up.

    De plus, la situation du capital risque aux US semble très éloignée de ce qui est pratiqué en Europe et a fortiori en France.

    Le degré d’exigence et de sélectivité est telle que peu de projets sont financés par les capitaux risqueurs…

    Lors de la première bulle internet beaucoup de levée de fonds en France était destinée à financer prioritairement des postes de communication( publi reportage, siège social sur une grande avenue, relation presse…) plutôt que de la R/D.

    Il semble que les enseignements ont été tirés en France, visiblement pas encore aux US…. Et bien si la France fait mieux que nos amis américains, mieux vaut nous en réjouir… en terme de business ce n’est pas toujours le cas….

  19. Commentaire de Patrick Yeu — 23 mai 2007 @ 9:11

    Bulle ou pas bulle ? En fait, je pense que la question est plus fondamentale et qu’elle se pose en d’autres termes. Tant qu’il se situera dans une logique d’innovation, l’offre anticipant la demande, le développement de l’Internet se fera sur un mode spéculatif. Il sera donc hyper-sensible à toutes les formes de buzz, tel ce billet qui a “coûté” à l’action Apple et à ses détenteurs une brève descente aux enfers. D’où la surenchère “communicationnelle”.
    Pour échapper à la logique spéculative, il faudrait s’inscrire non plus dans une logique d’innovation, et donc essentiellement technique, mais dans une logique d’invention, basée elle sur la satisfaction de tel ou tel besoin. Pour cela, il faudrait pouvoir identifier ce qu’est la nature des médias numériques et ce qu’ils apportent non pas en termes d’utilisation des techniques mais d’usages sociaux et donc d’utilité pratique avant que d’être économique. Voir aussi en quoi le numérique bouleverse les rapports au monde tant au plan psychique (perception des réalités) que collectif. En clair sortir de la course à la technologie et s’engager dans une course à la résolution des problèmes de l’homme et donc aussi de l’humanité. Ceux endémiques (la vie n’est jamais totalement donnée de soi) et ceux liés aux changements introduits par les NTIC. Effectivement, il est temps de prendre du recul et d’examiner les choses moins dans leur actualité médias orientée et leur fureur que dans leur historicité. Ne plus penser les choses en termes de révolution technique mais de changement pour l’humanité parce qu’évidemment, sur ce plan, il y a changement. Ce qui est remarquable, c’est qu’on se contente presque exclusivement à clamer partout que ça change sans vraiment se préoccuper de savoir ce qui change pour l’homme, la femme, les enfants, les personnes âgées, le monde. Non pas dans les détails et sous la forme de gadgets, mais sur le fond. En quoi, justement, ces NTIC bouleversent nos perceptions et nos modes de pensée, par exemple, et ce que cela signifie pour la vie de chacun au quotidien tant au plan personnel, privé que professionnel… En attendant, on sera soumis en permanence au régime spéculatif et à son corolaire, la société télé réalité et ses excès.
    Merci à Florence Meichel de m’avoir signalé ce post. Bravo et bon courage !

  20. Commentaire de Pierre Col — 23 mai 2007 @ 12:03

    Merci à Patrick Yeu, qui nous rappelle dans son commentaire de très grande qualité qu’au-dessus des milliards de mètres cube d’eau des océans il y a toujours un peu d’écume agitée par le vent…

    Les excès que l’on constate récemment autour du “web 2.0″ avec des services comme Twitter qui sont - aujourd’hui - à la limite du gadget ne remettent pas en cause la formidable évolution apportée par l’Internet à notre vie de tous les jours, professionnelle et personnelle.

    Je peux vous dire que je n’ai jamais trouvé Internet aussi merveilleux que le jour où ma grand-mère de 95 ans a découvert le visage de son 14ème arrière-pett enfant, né moins d’une heure auparavant en Australie, et dont la photo avait été envoyée par un simple e-mail. Ma grand-mère, née en 1911, a vu apparaître la radio, la télé et depuis 10 ans pour elle l’Internet, et elle trouve cela totalement enthousiasmant :-)

  21. Commentaire de martine — 23 mai 2007 @ 12:50

    eh Henri !
    je crois que la reponse c’est L’URL de l’endroit ou y a le jeu.
    http://www.lesjeudis.com/cado

  22. Commentaire de Patrick Yeu — 24 mai 2007 @ 11:06

    Merci Pierre Col pour le compliment. J’en profite pour signaler un erratum dans mon commentaire. Il porte sur la phrase qui suit celle se terminant ainsi : …”aux changements introduits par les NTIC.” (plus facile à repérer grâce aux majuscules). Il faut lire : “Effectivement, il est temps de prendre du recul et d’aborder (au lieu d’examiner) les choses moins dans leur actualité médias orientés (un s à la place d’un e, évidemment) et leur fureur que dans leur historicité.”

    Merci de votre compréhension

  23. Commentaire de Pierrow — 24 mai 2007 @ 2:20

    non j’ai trouvé le sgars.
    C’est trop con en fait pour jouer il s’agit de http://www.lesjeudis.com/cadeaux/

  24. Commentaire de Ludivine — 28 mai 2007 @ 5:11

    Merci Pierrow meme si tout le monde s’en fout

  25. Ping de LaBlogAtoire » Archive du blog » Mike Arrington ramasse le gars de Pay Per Post en direct — 31 mai 2007 @ 6:29

    [...] pas trop si ça va lever…” Il nous racontait ça avec un peu de nostalgie, revenant sur son article où il affirme que Silicon Valley n’est pas aussi amusant qu’elle ne l’était il [...]

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