Si l’imitation est plus sincère des flatteries, Y combinator peut se considérer à présent doublement flatté. Leur approche consistant à investir peu dans une grande sélection de startups en phase d’amorçage a déjà inspiré d’autres programmes comme TechStars au Colorado.
Et en début de semaine, Y Combinator a été cloné à nouveau, cette fois en Europe. Yeurope (non affilié à Y combinator) a lancé un programme similaire pour des startups internet basées en Europe. Le choix du nom a déclenché une petite guerre sur le site de Y Combinator, ce qui peut se comprendre. On y retrouve non seulement le « Y » et le diaporama du la page d’accueil (ironie du sort, un produit de Y combinator), mais aussi le formulaire de candidature.
Mais ces détails ne devraient pas faire de l’ombre à ce que Yeurope essaie de faire, à savoir encourager l’esprit entrepreneurial en Europe. Paul Bohm a commencé ce projet sur la base d’une frustration personnelle (les détails sur ses commentaires). Une récente étude du Aho Group, présidé par l’ancien premier Ministre Finlandais, fait état d’une inquiétude sur le niveau des investissements dans le domaine de l’innovation en Europe. Après avoir fermé boutique et mis les clefs de sa startup sous la porte, Bohm retourne vers son métier premier de consultant en sécurité et a commencé un projet à but non lucratif du nom de MetaLab qui promeut de l’entrepreneuriat.
Comme Y Combinator et TechStars, Yeurope le montant de l’investissement dans les startups depend du nombre de fondateur (1-3, 5000€/par fondateur) et prennent pour cela de 2 à 10 pourcent de la société. Ils prévoient de financer jusqu’à 8 startups qui devront venir à Vienne pour créer leur société. Les candidatures sont acceptées jusque fin Mai 2007
Nous saluons cette initiative. Peut être le choix du nom aurait été meilleur
Note d’Ouriel : cela fait un moment que je réclamait pour l’Europe ce genre d’initiative (autre interview ici). Il devrait y en avoir bien plus notamment en France pour dégoter très tôt les pépites talentueuses qui ne peuvent accéder au deal flow des fonds d’investissements établis qui eu n’ont pas les ressources à consacrer à ce genre de projets trop jeunes.
Autre coincidence sur le nom de cet incubateur, le récent article très commenté de Saul Klein pour la promotion de l’internet en Europe était intitulé “Y europe can seed internet growth”…
Yeurope semble manquer en revanche d’expertise industrielle qui est ce qui Ycombinator apporte en plus des maigres fonds investis et qui fait toute la différence. Donc je relance mon appel à la communauté des investisseurs (potentiels) pour créer un YFrance, enfin un autre nom je veux dire…



Yeurope est une excellente idée. YFrance également. Mais il nous en faut beaucoup plus pour rattraper notre retard. On estime le nombre de Business Angels à 400 000 aux USA, 40 000 en Grande Bretagne et 4000 en France. Inutile de commenter, les chiffres parlent d’eux même.
YEurope dans la foulée de Ycombinator en attendant YFrance ?…
via Techcrunch.fr. YEurope se lance en Europe en adaptant Y Combinator dont le modèle de financement et d’incubation de start-ups remporte déjà quelques succés aux US. En intervenant trés early stage sur des montants très bas et réglant de faç…
Toute initiative qui favorise le financement de nos jeunes entreprises doit être encouragés.
Reste que dans la chaîne du financement de la création d’entreprises le parent pauvre est sans conteste le financement des dépenses de faisabilité technologique et commerciale. Cette étape est cruciale puisque l’entrepreneur cherche des fonds pour finaliser son produit, pour concevoir le prototype voire déposer un brevet…. et ce 1 à 2 ans avant de lancer véritablement la phase de commercialisation et de production.
Cette phase d’amorçage très risquée est peu appréciée par les sociétés de capital investissement qui préfèrent financer des entreprises “matures” (capital développement) ou des opérations de transmission (capital transmission).
Ce faisant combien y -a - t ‘il véritablement de projets financés en phase d’amorçage ? 20,30,40,… moins de 60 probablement. Rapportée au nombre d’entrepreneurs en quête de financement, 500, 800 probablement plus de 1 000, la probabilité de réussite est faible.
Concernant la phase de lancement commercial et de production (phase de capital risque), elle aussi est délaissée. Car derrière les chiffres se cache une autre réalité:
* beaucoup de financements dans cette phase ne concernent pas de nouvelles entreprises mais des re-financements. C’est-à-dire des sociétés qui ont déjà été financées et qui bénéficient d’un second tour de table.
* la phase de capital risque à la française est particulière puisqu’elle ne correspond que peu avec la définition qui en est donnée généralement.
En effet la plupart des sociétés de capital risque, contrairement à ce que l’on pourrait espérer, demande à ce que l’entreprise dispose déjà d’un volant de chiffre d’affaires, avec une réponse classique : « nous ne sommes pas là pour permettre à l’entreprise d’évangéliser le marché, revenez nous voir lorsque vous aurez fait la preuve qu’il existe une clientèle ».
* les FCPI sont également dans cette démarche avec une difficulté supplémentaire: en dessous d’un besoin financier inférieur à 500 000 euros, pour la plupart, vous ne les intéressez pas. Ce qui, vous en conviendrez, limite fortement le nombre d’entreprises potentiellement éligibles.
En ce qui concerne la politique fiscale celle-ci est peu incitative car la plupart des mesures sont plafonnées.
* Le dispositif Madelin est loin d’avoir révolutionné le financement de la création d’entreprises.
Sinon comment expliquer que la France dispose de 10 fois moins de business angels que la Grande Bretagne, comment expliquer qu’un pays comme le Japon où il n’existait quasiment pas de business angels en 1 an a réussi à en comptabiliser plus de 3 000 et ce n’est qu’un début.
Mais au Japon un particulier qui investit dans une entreprise peut déduire la moitié du montant investi de ses impôts qu’il devra payer au titre de ses plus-values. En France un couple marié pourra déduire au maximum 40 000 euros….
Certains observateurs sont optimistes en attendant beaucoup de France Investissement.
En ce qui concerne l’opportunité de création de la structure France Investissement, il est intéressant de se rapporter à une étude récente de la Caisse des dépôt et Consignation sur le comportement des sociétés de capital investissement.
Plusieurs indications:
• les sociétés de capital investissement n’ont pas de difficultés pour mobiliser des fonds auprès de leurs souscripteurs. Ceci confirme l’interrogation que l’on peut avoir sur l’intérêt de créer la structure de financement “France Investissement” qui va probablement apporter 2 milliard d’euros à des organismes qui en ont peu besoin.
• les sorties (revente des actions achetées lors de l’entrée au capital) sont réalisées dans de bonnes conditions: les plus values constatées au premier semestre 2006 sont supérieures de 25% à celles affichées sur la même période en 2005.
• l’étude constate également qu’il existe un goulot d’étranglement entre les flux d’entrées (les sommes collectées) et les flux de sorties (les investissements).
Ce faisant le financement des entreprises en phase de création ou de développement pour les PME n’est pas limité par un manque d’argent. Ce n’est pas un problème d’offre de financement mais plutôt un problème de distribution, d’allocation des fonds.
Ainsi créer une nouvelle structure de financement peut être justifiée si elle comble un manque dans la chaîne du financement de la création d’entreprises. C’est à dire le financement de:
• la phase d’amorçage (validation de la technologie, dépôt de brevet, prototype…),
• la phase de capital risque (lancement industriel et commercial du produit)
Or rien n’indique aujourd’hui que France Investissement va investir en priorité sur ces deux axes.
Derrière les mots il est urgent d’aller voir ce qui s’y cache car ne nous trompons pas lorsque l’on parle de capital risque en France il s’agit plutôt, sur le terrain, de capital développement…
En conclusion: vite un Y france…
Jean-Philippe
http://www.capitalsocial.fr
Je partage l’avis de Jean-Philippe, l’amorçage requiert des compétences spécifiques qui n’ont rien à voir avec le métier traditionnel d’un fonds de capital risque, de capital développement … Je travaille actuellement au lancement d’un fonds spécialisé dans l’amorçage, n’hésitez pas à me contacter.
Hi, J’aimerais apporter un point de vue un peu différent sur ce sujet que j’ai trouvé très intéressant. D’abord, à la première lecture de ce billet je me suis dis, quelle arnaque… 5′000 euro par fondateur pour prendre jusqu’à 10% de la société, démoniaque!
J’ai ensuite pris la peine de lire les références citées, dont le très long billet de Saul Klein, j’ai partiellement révisé mon jugement, mais surtout j’ai été surpris par une chose: l’absence de participation dans les discussions de jeunes porteurs de projet. Les candidats concernés par l’offre des Ytralala semblent totalement hors de la discussion et on ne lis que des avis d’experts, de personnes qui pour la plupart sont de l’autre côté de la barrière. Je ressent la même impression que l’an dernier lorsque j’ai terminé un “long” cheminement académique et que le choix entre s’orienter vers la R&D dans l’industrie et tenter une aventure startup c’est présenté. L’impression: c’est un gap énorme entre le monde estudiantin/post-estudiantin et le “monde de la startup”. Je citerais deux exemples:
1. l’absence de formation “entrepreneuriale” dans les filières scientifiques/ingénieurs
Quelques notions très très basiques sur la terminologie, le monde des brevets, les possibilités de financement, le marketing… bref de quoi “casser” les premières barrières de communication avec les interlocuteurs indispensables à qui veut développer une idée en laquelle il croit. D’autre part un peut plus de réalisme dans le langage utilisé par ceux qui veulent stimuler la création et l’innovation serait un atouts
2. Manque de réalisme sur les priorités des jeunes diplômés.
… porteurs d’idées ou pas… Les études sont déjà une étape longue dans la vie, des questions importantes se posent à ce moment là. Dans une contexte économique très concurrentiel on ressent un besoin de stabilité dans ses ressources financières (souvent déjà très délicates après des années d’études) et de consolidation dans son employabilité (post-formation, expérience dans une société bien établie,…).
Alors quand on se voit proposer “trois cacahuètes” pour tenter d’avancer suffisemment en quelques mois pour éventuellement trouver un nouveau financement et peut-être… et finalement, dans le meilleur des cas, se retrouver avec 0.1% de la société que l’on a co-fondé…! Y’a pas photo!
Pour revenir sur les Ytralala, je pense qu’il ne faut pas les présenter comme des offres de financement mais comme des offres de formation/coaching pour des porteurs d’idées, dont le système de paiement est très innovant.
Cependant le procédé reste, à mon avis, un peu “limite”. C’est surtout un bon moyen pour collecter un max. d’idées, à moindre frais. Il faut vraiment mettre une limite pour que ça ne tourne pas à l’expolitation de la naïveté de ces ingénieurs, jeunes, dynamiques, innovants, et près à beaucoup d’efforts pour réaliser leurs rêves.
Reynald
Envoie moi un message(guedealice01@yahoo.fr)
Abidjan, Cote D’Ivoire
Ecrivez moi a mes deux addresses e-mail
privees(guedealice01@yahoo.fr) AIDE URGENT POUR UN ORPHELIN
Je nomme Sandrine Yoman, j’ai 22 ans et je suis Ivoirienne de
nationalite. Et je vis a Abidjan, Cote d’ivoire. Je suis la fille
de Feu Yoman, un grand homme d’affaires et agriculteur de CAFE et
de CACAO.
En effet, mon pere est mort suite a un empoisement fait par ses
associes qui pensaient avoir profit de son deces. Et
malheureusement pour moi aussi, je suis orpheline de mere depuis
l’adolescence et me voila sans famille. Etant la fille unique de
mes parents, je deviens normalement heritiere de la somme totale de
4.5 millions de dollars Americains que mon pere a depose dans une
banque ici en Cote d’Ivoire.
Donc je vous demande pardon de bien vouloir lire attentivement
l’histoire de ma vie et avoir un coeur de bonte afin de m’aider a
transferer mon argent sur un compte que vous ouvrirez dans votre
pays pour investir dans le domaine ou vous travaillez et aussi a me
permettre de venir chez vous pour suivre mon education en
m’inscrivant dans une grande ecole de chez vous.
S’il vous plait, je sais que vous etes de bonne foi, aidez-moi car
je suis sans famille et je vous promets une garantie de 20% de mon
argent une fois transfere sur votre compte c’est a dire 15% comme
interets et 5% comme depenses etablies a mon egard. Et les 80%
seront investis dans votre domaine immobilier. Aidez une orpheline
qui a besoin d’assistance, d’amour familial et surtout d’education.
Pour plus d’informations sur mon argent et surtout sur ma vie,
NB: Je detiens le certificat de depot de fonds etablit par mon pere
bien avant sa mort.
Je vous embrasse tres fort et je compte sur vous.
Sandrine Yoman.
[...] actifs, souvent les mêmes d’ailleurs). YCombinator a d’ailleurs été répliqué avec YEurope et on trouve une extension des Founders Fund en Europe mené par les frères Samwer (Jamba, [...]
salut a tous moi c est melissa et je recherche de l aide et me marie avec l homme de ma vie que je n est pas encore trouve et j espere que ce sera toi atto_melissa@yahoo.fr
je me nomme jonathan et je suis ivoirien agé de 29ans orphelin de père et de mère.j’éprouve d’énnormes difficultés.Je suis diplomé d’une attestation de réussite en qualité de mecanicien de moteurs marin diesel et formé à l’academie regionale des sciences et technique de la mer d’abidjan’cote d’ivoire),j’ai un diplome de BEPC AINSI qu’un permis de conduire toute catégorie(BCDE).Aidez moi s’il vous plais.
Mon contact:(00225)05 59 54 53
mon mail:zouhojonathan@yahoo.fr
c’est toujours le même jonathan,j’ai aussi un projet de contrution de ferme c’esr à dire élevage de volails.Je cherche financement.
[...] YEurope, le clone européen de Ycombinator vient d’annoncer son premier investissement dans Soup.io, une sorte de clone de Twitter. En [...]
mon mail est deuxas007@yahoo.fr