ReelTime lance un service de téléchargement de films condamné à l’échec
par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 26 novembre 2006

La société Reeltime.tv basée en Australie (à ne pas confondre avec ReelTime.com) va lancer un nouveau service de téléchargement de films cette semaine appelé le “RealTime DTO” (pour download-to-own ou “téléchargement propriétaire”). Le service, disponible pour les Australiens uniquement, est le premier service de téléchargement qui autorise la gravure de DVD (ce dernier point manque encore de précision).

James Bannan à publié une interview des dirigeants de ReelTime, John Karantzis, un peu plus tôt aujourd’hui. Le service tournera uniquement sous Windows pour le moment, il distribuera au moins les films d’un major du cinéma - Universal. Les films achetés seront livrés en trois fichiers différents : un pour PC, un pour les appareils portables vidéos (utilisant la technologie de DRM Plays4Sure) et enfin, un destinée à être gravé sur DVD. Le dernier fichier peut être gravé trois fois sur DVD et ce dans une période de trente jours. Après ce délais, ce fichier devient inutilisable. Les films récemment sortis coûtent le prix de 33.99$ australiens (environ 26.50$ US).

Aux Etats-unis, Movie Link et CinemaNow font tous deux l’expérience de gravure de DVD, et sont aussi tout deux en relation avec Universal. Passez par nos articles ici et pour plus d’informations sur ces deux derniers, ainsi que sur d’autres services de téléchargement.

Les prix affichés par ReelTime sont excessivement chers. Et même en mettant cela de côté, le service à toujours des problèmes de fonctionnement. Les utilisateurs veulent pouvoir consommer un film sur plusieurs appareils, dont les lecteurs portables ou encore sur la télévision avec un lecteur classique. C’est pourquoi ReelTime propose 3 fichiers différents, chacun proposant un format DRM qui lui est propre (ces fichiers ne peuvent malheureusement être lus sur iPod). Le fait que ReelTime veuille satisfaire une telle demande est louable. Cependant les restrictions apportées par chaque format n’est pas une bonne solution. Pour chaque format il faut télécharger un fichier lui même avec ses propres restrictions: pas pratique.

En signant avec la première startup venue, les studios de cinéma tentent de na pas subir le même sort que les labels musicaux (jetez un oeil au tableau sur cette page ) rêvant par la même occasion de prendre une part du gâteau que représentent les milliards de dollars la vente et de la location de DVD- ceci bien sûr tant que les prix des DVDs sont suffisamment élevés pour que les vendeurs de dvd du commerce (non online) et que les fichiers sont complètement bloqués par des DRMs.

Cependant ce marché est saturé de services différents pour des consommateurs qui voudraient pouvoir vivre sans DRMs sur leurs lecteurs portables. La marge est en effet très faible. Seul Apple et un ou deux autres obtiendront suffisamment de parts de marché pour pouvoir survivre. Les autres tout comme leurs investisseurs recherchent désespérément une denrée rare à se mettre sous la dent(ou un filon épuisé à exploiter). Cependant tant que les utilisateurs peuvent utiliser en masse les clients BitTorrent, les alternatives maladroites trouveront difficilement une issue.

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Commentaires

c’est plus cher qu’un DVD pourtant il n’y a pas de support matériel .
les drm rendent le film qu’on a payé a prix d’or quasiment inutilisable.

je vous le dis les DVDrip sur emule ont encore de beau jours devant eux !

 

pour info, Universal a annoncé un service DTO avant l’été en France avec le support technique de TF1 vidéo et qui était normalement actif dès le mois d’août avec la sortie de King Kong.
Seule différence, outre les fichiers PC et portable on recoit la version DVD par la poste.

 
 

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