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2 novembre 2006

Charles River Ventures adopte un nouveau modèle de financement

Rédigé par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon)

Charles River Ventures (CRV), l’un des fonds d’investissements les plus respectés aux Etats Unis, vient d’annoncer un nouveau projet du nom de Quick Start, qui propose une alternative au modèle traditionnel de financements des fonds de capital risque et qui permet d’injecter de petites sommes dans de nouvelles startups sans beaucoup de dilution.

Les investisseurs ont connu ces 2 dernières années des temps difficile snotamment dans le secteur de l’internet grand public (avec quelques exceptions notables). Les valorisations grimpent et beaucoup de startups sont acquises avant même d’avoir levé des fonds et certains fonds d’investissements très connus abandonnent la course.

Qu’est ce qui a changé? L’une des raisons principales est le faible coût nécessaire pour lancer une nouvelle société. Joe Kraus, le fondateur de la société récemment acquise Jot, avait rédigé l’an dernier un billet devenu depuis très populaire sur les différences qu’il avait connu pour lancer Excite.com (3 millions de dollars) et Jot (100 000 dollars).

Les investisseurs privés ou business angels comme Ron Conway ou Jeff Claver jusqu’à de petits fonds comme YCombinator ou First Round Capital ont réussi à gagner un pourcentage significatif du marché des fonds de capital risque grâce à leur habilité à prendre des décisions rapidement et investir de petits montants plutôt que d’injecter des millions d’un coup dans une startup. Bien que le fait de prendre beaucoup de capital au départ peu paraître séduisant, les sociétés peuvent se revendre à de faibles mais relativement bons montants simplement parce qu’elles ont pris au départ trop de capital (ndlr : signifiant qu’un retour tel qu’attendu par les investisseurs de départ ne sera pas possible)

Avec Quick Start, Charles River Ventures veut essayer de changer la tendance. CRV est une vieille et importante institution – ils ont investi 1.8 milliards de dollars sur ces 36 dernières années. Mais avec Quick Start ils envisagent d’investir de faibles montants (entre 100 et 500 000 dollars) dans des sociétés en phase de démarrage qui disposent d’un peu plus que d’une présentation et peut être aussi d’une version de démo. Ce capital de départ devrait les aider à atteindre l’étape où ils auront besoin de plus de capital (levée series A comme on dit dans le milieu) ou peut être même elles seront acquises

CRV a mis en place un format d’investissement simple, bien qu’ils précisent qu’il soit flexible : l’investissement moyen devrait être de 250 000 dollars qui prend la forme d’un prêt convertible en capital lors d’une opération de financement avenir ou d’une acquisition. Ce prêt sera converti avec un rabais avantageux pour CRV par rapport à ce que le nouvel investisseur (ou acheteur) est prêt à payer. Ce rabais sera de 5% par mois jusqu’au nouvel investissement jusqu’à un maximum de 25% (ce qui correspond aux standards de financement chez les investisseurs privés). Traduction en français : vous n’avez plus besoin de négocier la valorisation de votre société au départ en prenant ce prêt, ce qui rend la phase de négociations plus simple et plus rapide. Un exemple est donné sur le site de CRV

Ce projet est mené par George Zachary et Bill Tai general partners, chez CRV qui estiment pouvoir financer entre 25 et 50 projets dans les 2 années à venire. Le processus de décision est assez simple : il suffit du feu vert des 2 partenaires.

Pour les startups il s’agit là d’une bonne nouvelle et d’un nouvelle alternative de financement en phase d’amorçage.

Note d’Ouriel: Le fonds d’investissement que je dirige (LgiLab) et que nous avons lancé il y a 6 mois fonctionne exactement sur ce principe (au passage nous avons annoncé hier un investissement). Nous voyons autour de nous de plus en plus de fonds s’intéressants à cette approche et je ne serais pas surpris de voir plus d’initiatives dans ce domaine d’ici peu.

Je ne connais pas d’initiative équivalente en France et j’aimerais pouvoir voir de respectables institutions proposées une alternative entre les modèles de business angels et fonds d’investissement traditionnels. Cela dit ce virage n’est pas simple à prendre car les fonds traditionnels vont devoir apporter coup beaucoup d’attentions à beaucoup de projets et suppose une logistique un peu différente et un rapport au risque plus prononcé puisque les sociétés n’ont aucun historique. A suivre donc. © urbanhearts - FOTOLIA

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11 Commentaires

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  1. Commentaire de jean — 2 novembre 2006 @ 3:03

    un nouveAU modèle…

  2. Commentaire de Alain — 2 novembre 2006 @ 7:25

    Bonjour,
    Cette nouvelle façon de faire me parrait tout a fait adaptée à cette “3eme sphère de sociétés ou parfois des services sans sociétés qui sont le fruit d’une initiative personnelle sans financement” dont vous parlez dans le post suivant.
    Le deuxième souffle de ce genre de projet passe par l’adjonction d’une équipe efficace autour du créateur.
    Demander aux créateurs de nouveaux services d’être aussi des “chefs d’entreprise” est bizarre (une survivance du passé, quand l’innovation était moins essentielle?)
    Alain
    PS
    Aux investisseurs aimant la guitare, jettez un coup d’oeil à mon site (15 000 visites/jour)
    http://www.magic-tab.com

  3. Commentaire de Gregory H — 7 novembre 2006 @ 6:08

    Interessant pour l’entrepreneur. Nettement moins pour l’investisseur: il n’a qu’au maximum 25% de “remise” sur le second tour. Second tour qui pourrait se faire à des valorisations super-elevées. Evidement aux USA, vu le flot d’argent que les VCs essayent de placer partout ce genre de proposition joue un bon rôle de “produit d’appel’ auprès des entrepreneurs.

  4. Commentaire de clyde — 8 novembre 2006 @ 8:22

    Pour résumé en France, il existe des solutions d’investissement pour des projets qui nécessitent x millions d’euros mais pour trouver un financement de quelques centaines de milliers d’euros, c’est pratiquement impossible à trouver sauf ami et famille…Votre société Ouriel est donc une bonne initiative…même si elle est localisé géographiquement

  5. Rétrolien de Capital Social — 8 décembre 2006 @ 5:20

    Et si nos sociétés de capital risque Françaises s?inspiraient de leur consoeurs Américaines ?…

    Sur Techcrunch une info intéressante concernant une société de capital renommée : Charles River Ventures (1.8 milliards de dollars investi sur ces 36 dernières années).

    Cette dernière lance le projet Quick Start qui consiste à financer des….

  6. Ping de TechCrunch en français » Conclusion: Pourquoi une bulle2.0 aurait elle lieu ? — 7 janvier 2007 @ 1:44

    [...] Beaucoup, la grande majorité disparaitront comme dans tout écosystème où le darwinisme économique s’applique. Mais ces disparitions n’auront certainement pas un impact suffisant pour déstabiliser les fondamentaux économiques de cette industrie (sauf encore une fois si les géants commencent à souffrir de manière permanente et récurrente). Mais de là à y voir une bulle internet même pour des raisons différentes je pense que le scénario n’est pas réaliste du moins dans les conditions que nous connaissons à ce jour. A ce titre, de nouveaux modèles de financements commencent à voir le jour pour éviter des dérives d’investissements abusifs et tant qu’il y aura création de valeur (valeur d’usage et valeur économique) il y aura des sociétés prêtes à financer de nouveaux projets ou même à les acquérir. Et cela n’est que le début d’une longue histoire. [...]

  7. Ping de TechCrunch en français » TechStars: un modèle alternatif de financement pour entrepreneurs — 26 janvier 2007 @ 8:38

    [...] A titre personnel je dirige un programme d’investissement de startups internet en Israël qui a inspiré le modèle de Charles River (né 8 mois après le notre) et qui commence aussi à être répliqué en Israël. Je pense que ce genre d’approche serait très bénéfique en France et un vide reste à combler. Je vois beaucoup de startups se tourner vers moi et me demander des conseils de financements. Aujourd’hui je ne vois que 2 alternatives : les business angels (qui sont peu nombreux dans le secteur de l’internet en France) et les fonds d’investissements (qui n’ont pas encore pris la décision stratégique d’investir massivement dans l’internet). [...]

  8. Commentaire de rodrigue — 17 février 2007 @ 3:19

    SALUT MONSIEUR
    Je suis un gerant d’une petite sociéte qui est mouvement actuellement et je n’en vous s’assure que toute les choses roulent comme il le faut.
    Dans mes intensions de transformer cette petite sociéte en une grande sociéte et d’avoir des collaborations dans les pays très evolués en matière de production et surtout das ntic(nouvelle technologie d’information et de communication).je me presente devant vous sur le point de la recheche d’un investisseur qui pourra contribuer dans ces deux affaires .
    J’ai la petite sociéte avant le décès de mon père donc une sociéte qui produit des oeufs pour la population et la second est un parcelle de 6ha qui produit en permenant les palmier et les cacaos mais aux manque des capitaux que cette parcelle n’est pas en mouvement .
    Donc je vous en pris beaucoup de bien vouloir contribué dans cette affaire et je ne vous assure que vous ne regreterez jamais de bien vouloir participé à cette renouvellement.
    MERCI A BIENTOT

  9. Ping de TechCrunch en français » A lire: l’état du Web2.0 en France sur Alarm Clock — 17 mai 2007 @ 10:47

    [...] Il liste quelques unes des startups françaises les plus en vues ainsi que les derniers investissements du marché. Mon commentaire que je traduis ici et que la France devient plus active dernièrement en matière d’investissement mais qu’il manque encore cruellement d’infrastructures et de business angels pour financer les sociétés en phase de démarrage. Comme par exemple Ycombinator (déjà cloné en europe) TechStars, et QuickStart de Charles River aux USA [...]

  10. Ping de TechCrunch en français » SeedCamp, pour repérer et financer les jeunes startups européennes prometteuses — 5 juillet 2007 @ 11:06

    [...] jeunes étudiants), mais aussi d’autres structures comme TechStars ou encore Founders Fund et QuickStart de Charles River. En France je ne connais pas d’équivalents (même s’il y a des [...]

  11. Ping de TechCrunch en français » Bay partners investit dans des applications dédiées uniquement à Facebook. — 17 juillet 2007 @ 12:09

    [...] pour le programme Quickstart de Charlesventures, l’idée est de permettre aux entrepreneurs de réunir un petit capital de [...]

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