Archives pour novembre 2006
La grande victoire de Yahoo
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par Ouriel Ohayon 30 novembre 2006

Le moins que l’on puisse dire est qu’il y avait un sentiment d’adrénaline hier au siège de Yahoo – 4 agences de presses différentes travaillant pour Yahoo nous ont fait parvenir par email l’information selon laquelle Google fermait son service Google Answers.

Bien que cette annonce n’a fait qu’officialiser la situation, la bataille sur ce terrain est déjà terminée depuis des mois.

Google Answers a lancé son modèle en 2002 à une époque ou le contenu généré par les utilisateurs n’était pas trop considéré parce que le marché publicitaire n’était pas en pleine forme – la monétisation des pages vues était une affaire moins simple qu’actuellement. Ils ont donc fait le choix d’un modèle transactionnel où les experts étaient payés pour répondre à des questions et Google prenait au passage 25% de commission. Selon Google lui-même seules 800 personnes ont réellement participé à Google Answers sur les 4 dernières années (note : lisez ici les premiers commentaires concernant ces 800 utilisateurs).

A l’opposé, Yahoo Answers a lancé son produit il y a moins d’un avec un modèle très différent. Poser une question est gratuit et les réponses d’utilisateurs sont notées par la communauté et apparaissent dans un classement. Les utilisateurs clairement apprécient le modèle. Dès août 2006 les utilisateurs avaient publié plus de 30 millions de réponses et Yahoo answers était devenu la propriété la plus importante. Hier, Yahoo déclarait que Yahoo Answers comptait au total 60 millions d’utilisateurs uniques par mois et plus de 160 millions de réponses.

Ce n’était pas une guerre mais bien plutôt un massacre et un cas d’école sur la manière dont le Web2.0 peut créer de la valeur quand il est bien appliqué. Google s’est positionné sur un modèle transactionnel, ce qui avait un sens en 2002. Yahoo, arrive plus tard, avec un produit gratuit et faisant confiance à la dynamique communautaire pour très vite gagner en vitesse. C’est ce qui a très vite fait décoller le service et créé un nombre de pages vues très important que Yahoo monétise bien désormais. L’effet de réseau à clairement fonctionné.

Voilà une victoire qui arrive à point nommé pour doper un peu le morale des troupes de Yahoo en pleine tempête interne et bataillant pour garder son indépendance. L’excitation que nous avons pu percevoir chez Yahoo uniquement de manière indirecte est cependant notoire. Le défi sera pour Terry Semel le patron de Yahoo qui a déjà un pied dehors de même que d’autres barons, d’utiliser cette victoire pour la généraliser à l’ensemble des catégories et services de Yahoo

Mais il s’agit aussi d’une étape aussi importante pour Google qui vient de prouver qu’il n’avait pas peur de retirer un produit qui ne réussit pas et qui coïncide avec la volonté d’Eric Schmidt le patron de Google de donner la priorité aux « fonctionnalités et non aux produits ». Cette volonté d’admettre l’échec est ce qui pourrait faire de Google un meilleur acteur du Web.

Note d’Ouriel: bon, d’habitude j’ai quelque chose a rajouté mais là je trouve cet article parfait :) Enfin si peut être il semble que ce soit en France que Yahoo Answers cartonne le plus.

Gadgets2.0: Presto, pour ceux qui ont peur des ordinateurs
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 30 novembre 2006

Une startup du nom de Presto basée dans la Silicon Valley vient un lancer un nouveau service destiné aux personnes n’ayant pas un accès internet mais qui souhaitent quand même recevoir les emails et les photos de leur proche. Il s’agit d’un package incluant une imprimante conçue par Hewlett Packard ainsi que d’un service Web qui envoie des données directement à l’imprimante via une ligne de téléphone habituelle – pas besoin d’un abonnement internet ou d’un ordinateur.

On trouve sur leur site des photos de personnes âgées de leur proche (on suppose de jeunes personnes plutôt familières avec la technologie). On devine sur la base de ces images que l’on ne peut manquer que les personnes âgées sont la cible principale de Presto.

Mettons le teasing de côté, Presto semble être un service sympa pour un certain type de personne (certainement les parents ou grand parents des lecteurs de TechCrunch). L’imprimante coûte 150 dollars. Sortez là de la boîte branchez là à l’électricité et à une prise téléphonique. Pas besoin d’accès internet. L’utilisateur se voit assigner une adresse internet spéciale @presto.com sur laquelle il pourra recevoir les emails ou photos de ses proches. Les vieux Les utilisateurs n’auront plus qu’à retirer la page imprimée. Nous allons obtenir une imprimante à titre d’essaie et nous détaillerons notre expérience sur ce blog.

Le service lui coûte 10 dollars par mois et c’est ainsi que Presto gagne sa vie. Et HP bien sûr grâce à la vente de cartouche d’encres pour faire tourner l’imprimante.

Mais qu’en est-il des problèmes et risques de Spam. En effet on peut déjà imaginer des spammers envoyer en masse des emails non sollicités sur des adresses %@presto.com . En creusant un peu sur le site on apprend en fait que pour pouvoir envoyer du contenu à une adresse email presto il faudra être un expéditeur approuvé ce qui permet de filtrer les spammers. Mais cela signifie qu’il faut pouvoir gérer ces droits et autorisations via un ordinateur… qu’ils n’ont pas, les proches devront donc assister sur cette tâche

La société est soutenu par le prestigieux fonds Kleiner Perkins et ClearStone Venture Partners.

Note d’Ouriel : je ne sais pas quoi penser de ce Gadgets2.0. Ca me fait penser plus à un fax améliorer qu’à autre chose. C’est vrai c’est moins cher qu’un ordinateur + ISP mais l’usage est relativement limité je trouve et les services de mail2fax devrait pouvoir aussi faire l’affaire (encore faut il avoir un fax). Et en France en tout cas pour l’email je suis sûr que le minitel peut faire l’affaire. L’historique de Kleiner avec les gadgets n’a pas toujours été très bon : Le segway en est l’illustration

80% des lecteurs de ce blog regardent moins la télévision à cause grâce à internet
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par Ouriel Ohayon 30 novembre 2006

C’est ce qui ressort du mini sondage que j’ai publié hier dans le billet “Proclamons la mort de la télévision et regardons le futur

Oui bien sûr 220 près de 400 répondants c’est peu; Oui bien sûr les TechCrunch-eurs ne représentent pas la population internet; Mais le chiffre de 80% est tout de même intéressant. Et je serai encore plus intéressé de voir un sondage pareil mené à un niveau plus représentatif et sur un échantillon plus large (une étude existe déjà en Angleterre sur ce sujet).

Vous pouvez continuer à participer à ce sondage ici ou laisser vos commentaires dans le billet ci dessous. © Marc Frey - FOTOLIA


Create polls and vote for free. dPolls.com

Je vous recommande vivement la lecture de ce billet très nuancé et renseignésur l’évolution de la TV2.0

Toutefois, l’audience spécifique de la télévision tend à stagner, voire régresser, sur cette cible (ndlr adolescents) de consommateurs depuis quelques années. Et ce, au profit des « nouveaux médias » comme l’Internet

mise à jour: je viens de découvrir neave.tv un site expérimental utilisant Youtube, GoogleVideo et Blip.tv qui offre une expérience télé unique et assez sympa sur internet.

Merci Alain pour le tuyau!

Yahoo! lance un service de messagerie SMS groupée
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 30 novembre 2006

Yahoo lance un nouveau service de messagerie SMS de groupes du nom de Mixd.

mixdlogo.jpgTechCrunch a reçu l’information aujourd’hui mais nous n’avons pas été capables de déterminer la date de lancement de ce site.

Mixd permet de créer des groupes de destinataires et d’envoyer par SMS du texte et des photos à ces groupes. Les textes et les photos peuvent être traités en ligne ou sur un téléphone mobile.

Les destinataires peuvent faire une réponse à tous, ou à une seule personne ou encore choisir de sortir de la chaîne du message. D’après nos premiers tests toutes ces fonctionnalités ne sont pas très simples à l’utilisation. Il est simple de s’inscrire mais difficile de gérer vos contacts, groupes et les numéros assignés aux groupes. Yahoo essaie de simplifier les choses en demandant aux utilisateurs d’envoyer un numéro plutôt qu’un mot, ce qui devrait aider.

Yahoo donne l’impression de jouer sur le côté « cool » de l’application. La page « à propos » informe qu’il s’agit d’un service pour les sorties et aider à organiser les rendez vous de dernières minutes mais aussi de partager les images et les vidéos depuis votre téléphone mobile.

Nous avons déjà suivi plusieurs services de messageries SMS groupées dont Zemble, DodgeBall (racheté par Google) et Twitter. C’est assez surprenant de voir Yahoo dans ce secteur mais après tout pourquoi pas.

Pour le moment le service est uniquement disponible aux USA.

BitWine donne la parole aux spécialistes
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par Ouriel Ohayon 30 novembre 2006

mise à jour: Google Answers à annoncé sa fermeture pour la fin de semaine. Du coup notre comparaison ci dessous est un peu caduque. Yahoo Answers de son côté cartonne avec 60 millions d’utilisateurs et 160 millions de réponses. Mais il existe aussi d’autres startups qui sont aussi présentes dans le secteur comme Yedda dont nous avions déjà parlé. Une startup Française aussi est présente dans le domaine Wdeal qui est en fait une activité de Wengo. Mentionnons aussi Jyve .

bitwinelogo.jpgUne société du nom de Bitwine à lancé un site de recherche interactif il y à de cela trois semaines. Celui-ci ressemble à Ether dans le sens où tous deux permetttent de contacter des spécialistes, cependant BitWine s’intégre directement à Skype , à vrai dire, il sera même un plugin de la version 3.0 de Skype qui doit être lancée début 2007.

Sur BitWine, des utilisateurs se qualifient d’experts dans un domaine spécifique et établissent des consultations facturées à la minute. Lorsque un utilisateur cherche une réponse à propos d’un sujet particulier, il peut rechercher un expert dans la catégorie correspondante, choisir un spécialiste en fonction de son prix et de ses compétences, et Skype se charge de les mettre en communication. Dès la fin de la communication, le spécialiste est rémunéré via PayPal .

Aujourd’hui, nous avons discuté avec le co-fondateur Alon Cohen, dans le but de comprendre pourquoi ce site est nécessaire ainsi que de connaître ses différences avec Yahoo! Answers ou Google Answers .

bitwinescreen1.jpg

Alon Cohen déclare “lorsque vous utilisez Google Answers ou Yahoo! Answers, l’identité de votre interlocuteur n’est connue que via chat ou texte”. Par exemple, je m’y suis rendu hier soir et j’ai du me reprendre à trois fois pour que mes interlocuteurs comprennent la question posée. De plus une seule question et une seule réponse ne suffisent pas, je pense que la vidéo conférence est nécessaire pour accorder sa confiance à quelqu’un“.

Sur BitWine, les experts sont notés sur la performance de leur consultations. Cohen y voit un moyen pour les gens de faire de leurs hobbies un moyen de gagner de l’argent durant leur temps libre. Après tout, où irez vous vendre votre savoir sur le modélisme de bateaux ou le tricotage?

Des sites comme celui là ne peuvent fonctionner que si leur communauté atteint une taille critique. En effet, quel est l’intérêt d’attendre, si personne ne l’appelle. ” C’est un réel problème que nous affrontons” affirme Cohen, “Pour commencer Nous souhaitons avoir des spécialistes à disposition, et espérons que le site génère suffisamment de trafic pour que ces derniers restent“.

Il pense enfin que la société recherchera des experts sur les blogs et les forums de discussion et créera un système d’affiliation avec d’autres sites de requêtes et de questions

BitWine a été fondé par Cohen qui est également le co-créateur de VocalTech , une société de VoIP, et par Elad Baron, qui vient de vendre sa société, Whale Communications à Microsoft.

La bulle2.0 va exploser..ben voyons!
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par Ouriel Ohayon 29 novembre 2006

Je bondis en lisant un article du Journal Du net découvert chez Jacques Froissant interviewant la banque Close Brothers qui prédit avec une certaine assurance l’explosion de la bulle2.0 (sans vraiement expliquer ce qu’ils entendent par “bulle” ou “explosion”). C’est n’est pas tellement la prédiction qui est saisissante, après tout pourquoi pas, ce sont les arguments avancés qui ne tiennent pas la route.

Les investissements sur les nouvelles sociétés du web sont un pari sur plusieurs années. Un pari qui rend caduque la corrélation entre le CA et la valorisation comme seul paramètre. Un pari peut être exagéré mais une attitude de relation au risque qui rend possible la naissance de nouveaux géants comme Skype et autres.

La plupart de ces sociétés sont jeunes mais contrairement à ce qui est dit dans l’article beaucoup ont déjà des revenus y compris YouTube dont on estime les rentrées publicitaires (en croissance importante) à plus de 10 millions de dollars par mois et qui vient de signer un partenariat important avec Verizon. L’ecosystème internet existe bien mais l’on ne peut demander à des sociétés de moins de 12 mois d’afficher des revenus importants ou même une rentabilité. Google, Yahoo et beaucoup sont passées par là. Il faut aussi savoir que beaucoup de sociétés financées par Capital Risque ont des revenus non négligeables et ont aussi atteint la rentabilité, par exemple LinkedIn mais aussi Xuqa dont nous avons parlé. Je ne fais pas référence aux sociétés déjà revendues à un prix plus que raisonnable (et je suis près à tenir le débat sur Youtube; et par ailleurs Google qui a payé en action et non en cash, a obtenu cette société pour rien, son cour ayant pris 2% le jour de l’annonce).

On lit également dans cet article que les internautes sont peu réceptifs au contenu publicitaire des sites dont le contenu est généré par les utilisateurs: c’est totalement absurde. Les nouvelles techniques publicitaires permettent justement de proposer des publicités mieux ciblées et moins intrusives qui permettent un meilleur taux de retour. Blogger de Google génère des revenus non négligeables et des sites comme MySpace ou encore SkyBLog vivent (plutôt bien) de la publicité (rappellons que MySpace a signé un petit accord de 1 milliards de dollars de revenus garantis avec Google. Je n’oublierai pas de mentionner le succès économique flagrant de Second Life qui voit naître des initiatives publicitaires d’un nouveau genre et qui attire de nombreux annonceurs prestigieux comme Reuters, BMW et autres (des sociétés de conseils spéciales ont été crées pour les aider à investir dans ce domaine)

On lit enfin que les sites du Web2.0 pourraient améliorer leur santé “en vendant très cher le peu de publicité affichée, elles peuvent espérer générer des marges“. Le marché publicitaire a sa logique et sa dynamique et on n’impose pas un tarif plus élevé en jouant sur la rareté de l’inventaire. Le prix d’une publicité est fixée sur la base de son audience et sa capacité à générer du trafic et parfois de la conversion. La publicité à la performance (CPC/CPA) prend d’ailleurs une part de plus en plus importante. Cette suggestion n’est tout simplement pas réaliste en tout cas pas généralisable.

On oublie aussi que la publicité est loin d’être le seul revenu des nouvelles sociétés internet. Beaucoup de sociétés ont des modèles économiques transactionnels. SixApart gère plusieurs millions de blogs dont les propriétaires paient entre 5 et 15 dollars par mois, 1/4 des utilisateurs de Flickr payent un abonnement premium pour disposer de plus de fonctionnalités. Beaucoup de sociétés ont un modèle économique fondé sur l’abonnement à un service Mobile et la startup française Miyowa est un exemple de réussite en la matière

On oublie enfin que la très (très très) grande majorité des sociétés du Web2.0 ne sont pas financées par capital risque et que leur disparition ne fera de la peine qu’à leur créateur (et aussi leurs utilisateurs). Parfois même cela abouti à de jolies réussites (modestes mais jolies) comme cela a été le cas avec LaFraise revendu il y a peu.

Nous avions déjà longuement débattu du sujet sur la bulle2.0, de nombreuses personnalités ont déjà donné leur vision et j’ai également publié un long billet pour expliquer mon point de vue qui se résume: bulle2.0 non, darwinisme2.0 oui. En gros beaucoup de dégâts sont à anticiper (cela a déjà commencé d’ailleurs) et sur ce point je pense que Close Brothers a raison. Mais pas au point de provoquer un séisme économique ou l’explosion d’une bulle.

En tout cas si Close Brothers souhaite investir dans le Web2.0 (je ne vois pas beaucoup de références 2.0 dans leur impressionant palmares), je les invite a considerer ce secteur de manière plus précise sous peine d’effrayer les nombreuses startups qui pourraient devenir leur client.

En conclusion je serai ravi d’avoir un débat constructif avec des personnes de ce très respectable établissement.

BitTorrent lève $25 millions, Bram Cohen sur le départ
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 29 novembre 2006

Om Malik a publié une rumeur aujourd’hui concernant une possible levée de fonds de BitTorrent et un départ de son CEO Bram Cohen. Nous avons fait notre petite enquête et sommes arrivés à la conclusion qu’il s’agit d’un peu plus qu’une rumeur sur la base de plusieurs sources d’informations : BitTorrent a bien levé 25 millions de dollars dans un tour de table séries B avec Accel Partners et leur précédent investisseur Doll Capital Management. La société aura donc levé au total 34 millions de dollars.

Le CEO Bram Cohen qui est le créateur du protocole BitTorrent est sur le départ. Heidrick & Struggles, un cabinet de chasseur de tête connu a été mandaté pour trouver un remplaçant dans les plus brefs délais. Pas un mot sur l’avenir de Bram.

D’autres infos:

La société est sur le point de lancer un nouveau service permettant de vendre du contenu vidéo sous License sur son propre site et a signé un accord avec plusieurs studios dont Warner Bros et Paramount pour vendre des films et programmes télé au prix de départ de 1 dollar. La société annoncera un partenariat qui intégrera le logiciel biTtorrent sur les lecteurs/enregistreurs DVD de salon, les boitiers du câble, les routeurs sans fils permettant aux utilisateurs de BitTorrent de télécharger des films ou programmes télés sur leur ordinateur ou leur télévision.

BitTorrent fait beaucoup d’efforts pour être légal et travailler en accord avec la RIAA et la MPAA (associations de droits d’auteurs) ce qui bien sûr n’est pas perçu d’un bon œil par les 70 millions d’utilisateurs actuels du protocole Bittorent. Napster avait échoué dans le virage qu’ils avaient pris. Suivons de près l’initiative de bittorent

La Russie accepte de faire fermer AllofMP3.com
par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 29 novembre 2006

Un document official publié sur Digg aujourd’hui résume un accord entre les Etats-Unis et la Russie dans lequel ce dernier accepte de faire fermer le site AllofMP3.com et tout autre site qui « permet la distribution illégale de musiques et autres créations protégées »

L’accord date du 19 Novembre . Il illustre la volonté des deux pays de combattre les violations de droits d’auteurs.

Ce document mentionne de manière spécifique AllofMp3.com comme un exemple de site qui sera fermé. Nous avons contacté AllofMp3.com et la société nous a fait parvenir une déclaration officielle précisant la légalité de leur activité. Ils ajoutent que la société a proposé de retirer toute musique illégale sur requêtes des détenteurs de droits

“For months, AllofMP3 has stated the company will comply with the request from any copyright holder to remove any music from the site. However, the company has not heard from the Russian Licensing Societies or the record labels. Perhaps, opt-out requests are not being made because the record labels can’t clear the rights.”

Mais cette société va apparemment service de bouc émissaire. La Russie devra faire de son mieux pour faire fermer les sites exploitant les contenus piratés et devra même visiter les locaux de ces sociétés et le cas échéant prendre les mesures nécessaires s’il y a preuve d’activité illégale. Le gouvernement russe est censé appliqué ces mesures avant le 1er juin 2007.

En cliquant sur le lien ci-dessous une copie de cet accord. Tous nos billets sur AllofMp3 sont ici

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EyeOs peut-il réussir là ou Desktop.com a échoué?
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 29 novembre 2006

Les fondateurs de la société eyeOSbasée à Barcelone espèrent de tout coeur avoir trouvé le modèle adéquat pour trouver une place sur un marché très prisé- celui du système d’exploitation pour le web. Comme Desktop.com la fameuse startup du web 1.0, eyeOS est environnement de travail accessible via votre navigateur qui offre la possibilité de lancer tout une variété d’applications (traitement de texte, chat, calendrier, etc…). Ce projet, dont le lancement est prévu pour début 2007 est open source. J’ai eu l’occasion de discuter plus tôt ce matin avec un des fondateurs, Pau Garcia-Milà via IM.

Tout comme Zimbra , eyeOS est une application à télécharger qui s’installe sur un serveur, pour pouvoir accéder à son contenu (et la raison principale à cela: convaincre les entreprises inquiètes des problèmes de sécurités). En effet, La société a lancé une version hébergée de démonstration en Juin, et le nombre d’inscriptions a à peine dépasser les 80 000.

Dans les grandes lignes, eyeOS ressemble à Goowy , sauf que ce dernier est en Flash. Il est compatible avec tous les navigateurs acceptant les javascripts. C’est plutôt un bon service mais pas suffisamment pour remplacer Windows. EyeOS possède un traitement de texte, un chat, un calendrier, une application pour vos flux RSS et un navigateur. Toutefois, il lui manque un tableur,un équivalent de powperpoint ainsi que quelques autres applications pour faire de lui un véritable système d’exploitation. Ce service est cependant toujours en voie de développement.

Son atout principal? Le développement est basé sur l’effort de la communauté. Le Fondateur, Pau Garcia-Milà déclare que le développement s’effectue à 90% à partir des idées des utilisateurs dont les requêtes sont répertoriées dans une “liste de souhaits”, sur un wiki et sur des forums publics.

Voilà ce que Garcia-Milà déclare “Nous pensons vraiment que l’OS web, SE DOIT d’être une source publique pour la simple raison que le but d’un système d’exploitation web est de ‘libérer’ les utilisateurs de leur PC”. Elle ajoute que ” si l’OS web n’est pas open source, vous enfermez alors tous les utilisateurs sur VOTRE serveur”.

EyeOS est hébergé sur des serveurs gratuits, financés par donations. Il y a trois façons d’installer eyeOS : MiniServeur qui est la version complète pour l’OS de Windows, Microserveur, qui est une version allégée toujours pour Windows et Code Source qui installe le système sur un serveur déjà existant

EyeOS est basé en Espagne. La société a été fondée avec 1300$ ainsi que par des donations car ” vivre en Espagne signifie pour nous se trouver loin des centres d’investissements”. Garcia-Milá affirme que Le modèle de fonctionnement de la société changera avec la sortie de la version 1.0 du produit.

Jetez aussi un oeil ici et découvrez ORCA , un service similaire, dont un premier aperçu à été publié aujourd’hui.

A quoi ressemblera YouTube sur votre téléphone mobile?
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 28 novembre 2006

YouTube et Verizon viennent de conclure un partenariat pour distribuer des clips vidéos sur téléphone mobile. Ce service sera lancé en Décembre dans le cadre de l’offre Vcast pour un prix de 15 dollars par mois.

Les clients de Verizon pourront « choisir » le contenu et pourront même publier des vidéos depuis leur téléphone mobile. Et si l’on considère le succès du contenu généré par les utilisateurs sur le mobile, qu’il s’agisse de photos ou de vidéos alors il s’agit là d’une bonne initiative.

Le partenariat de YouTube avec Verizon est exclusif sur une période limitée ce qui signifie que pour les clients des autres opérateurs vous ne devrez pas attendre trop longtemps pour un service équivalent (aux USA uniquement).

La question principale reste de savoir ce que veux dire le terme « choisir ». Tout le charme de Youtube est (ou plutôt était) le choix. Ce nouveau partenariat signifiera t il que le choix se fera sur une base pré approuvée de contenu ? Espérons que non car il s’agirait là que d’une demi réussite. Les vidéos diffusées sur le téléphone seraient limitées mais les vidéos diffusées depuis le téléphone sur YouTube pourraient être plus populaires.

Note d’Ouriel: en France une startup s’aventure déjà sur le terrain de la video Mobile Moblr, Eyeka est en route sur le même terrain. On peut aisément imaginer que Dailymotion prépare quelque chose et je peux déjà vous dire qu’autres acteurs s’apprêtent à débarquer d’ici peu. Suspens…La suite bientôt…

Proclamons la mort de la télévision et regardons le futur (sondage)
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 28 novembre 2006

Une nouvelle étude en Angleterre nous apprend que les personnes qui regardent des vidéos sur internet on tendance à moins regarder la télévision. Cette étude ne semble pas prendre en compte en fait que le véritable facteur clé est la pénétration grandissante de l’internet haut débit. Les gens passant plus de temps sur internet passent moins de temps à regarder la télévision.

De toute façon le message est clair. Alors bien sûr YouTube et CBS ont un partenariat qui prouvait que la diffusion de contenu sur internet pouvait augmenter l’audience des émissions télé mais nous pensons que cela n’est qu’une pitrerie. En fait Youtube utilise cela comme tactique de diversion et les réseaux télévisés se cherchent encore dans cette jungle. Mais en fin de compte la tendance est claire : les gens veulent pouvoir consommer du contenu vidéo sans être dépendant du temps de diffusion d’un programme. Et le fait de diffuser une partie de ce contenu sur YouTube ne résoud pas ce problème. On aimerait voir la totalité d’un contenu sur YouTube. Il y a un changement actuel majeur dans le mode de consommation et la question n’est plus de savoir « si » mais « quand » la diffusion et la consommation de contenus télévisés se fera sur plus via internet que sur les réseaux traditionnels

Une étape clé sera franchie quand une startup sera capable de distribuer légalement du contenu télévisé sur internet. Les gens abandonneront alors progressivement leur abonnement au câble à la faveur une consommation distribuée via internet. MobiTV est à notre avis la meilleure société capable de rendre cela possible – ils ont beaucoup de cash et sont à quelques partenariats près, est capable d’offrir l’équivalent du contenu du câble sur internet. Le Venice Project , des fondateurs de Skype, pourrait être aussi un grand gagnant de ce nouveau défi. iTunes poursuivra son modèle de consommation à la demande qui connaîtra aussi un bon succès. Plus d’informations dans les liens ci-dessous

Note d’Ouriel : derrière ce titre provocateur, je pense que Michael fait référence à la mort de la télévision dans son mode de distribution actuel et non dans l’absolu, changement auquel je crois également (et qui sera développé lors de la conférence leweb3). Par ailleurs je pense qu’il convient de distinguer clairement 2 types d’audiences: les moins de 40 ans et les autres. Je ne vois pas pourquoi les 40ans et plus (à quelques exceptions près) étant habituées à consommer de la télévision changeraient leurs habitudes même avec les avantages cités. C’est un changement qui n’est pas simple. Il serait intéressant d’en savoir plus également sur l’analyse démographique de cette étude. Par ailleurs je pense que ces changements sont plus susceptibles d’arriver rapidement aux USA qu’en Europe. Les startups visant d’abord ce marché (à moins que Venice Project attaque tel Skype l’Europe d’abord)

En attendant voici un petit sondage très simple pour voir comment internet influence votre consommation de la télévision


Create polls and vote for free. dPolls.com

A vous de jouer

mise à jour: quelques heures après la publication de ce billet plus de 100 réponses et plus de 80% déclarent regarder moins la télévision à cause d’internet. Evidemment ce n’est pas une étude IPSOS mais le chiffre est intéressant.

Big In Japan ouvre les codes sources de ses outils RSS, nouveautés aussi en France
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 28 novembre 2006

Big in Japan , une société de consultants en médias basée à Dallas, Texas, a annoncé qu’elle rendait publique les codes sources de ses outils RSS . La société se déclare être incapable de continuer à développer seule ses outils, aussi elle pense que rémunérer toute personne qui les améliore serait une bonne option. Un procédé juste en soit. J’espère de tout coeur que de nouvelles personnes vont utiliser le code et rendre ses outils encore meilleurs. J’ai eu, depuis pas mal de temps, l’opportunité d’utiliser quelques uns de ces outils. Si comme moi vous utilisez déjà ces outils, la société promet de continuer à les heberger.

Ils ont déjà ouvert le code de SimpleTicket , une solution open source pour la gestion des tickets d’aide. L’outils de Podcats Podserve récompensé, restera toutefois la propriété exclusive de la société. Big in Japan continuera à héberger et à proposer ses outils gratuitement - leur outils de RSS et d’IM (messageries instantanées) ont rapidement atteint à eux deux les 30 000 utilisateurs, ce qui, pour des services ne rapportant rien, est une lourde charge.

Ci- dessous, la liste des outils proposés au public. Même un public de non développeur y trouvera son compte. C’est en effet le genre d’outils qui rend l’utilisation des RSS intéressante.

  • ElfURL - Est un outil permettant la création de raccourci pour URL comme le fait TinyURL, mais si vous le désirez vous pouvez tagger vos raccourcis pour l’indexation dans les moteurs de recherche, ainsi vous pouvez obtenir un fil RSS qui vous indique le nombre de clics pour chaque ElfURL. Pour ma part, j’utilise ElfURL plusieurs fois par jour.
  • FrankenFeed - sert à lier vos flux RSS. Vous disposez de beaucoup de flux RSS, ce service les réunit sous un seul flux. Vous pouvez ajouter à cela des tags ainsi que des descriptions pour le partage et l’indexation. Je lui préfère FeedRinse (car ce dernier propose l’ajout de filtres à tout moment) ou encore Lazy Tom’s FeedJumbler car je suis un habitué de ces services, mais encore une fois, l’ouverture du code au public devrait le rendre plus intéressant.
  • Instantfeed- Permet de recevoir une alerte de messagerie instantanée quand un flux RSS est mis à jour. Il reste très simpliste, d’autres outils bien plus complets sont disponibles, mais cela me réconforte de voir celui-ci s’ouvrir au développement public.
  • SocialMail - Est un convertisseur d’email en flux RSS. C’est très pratique de recevoir ses newsletters et autres mails via RSS. D’autres outils sont aussi disponibles sur internet. J’adorerai que ce service propose un système de filtre, bien qu’il puisse être combiné avec FeedRinse.
  • FeedVault - Est un outil de sauvegarde des fichiers utilisant l’OPML utilisé pour sauvegarder la liste de vos Flux RSS, si votre PC venait à décéder ou votre lecteur RSS en ligne disparaissait. Cet outil émane d’une très bonne idée, mais se révèle moins pratique d’utilisation que ShareYourOPML ou OPMLSearch.com, il intègre cependant l’utilisation des tags et la descrption. Je reste convaincu qu’il est chargé d’intérêt et deviendra populaire un jour.
  • QwikPing - Cet outil est barbant, cependant quelqu’un réussira peut-être à en faire quelque chose d’intéressant. Bien sur je souhaite du courage à ceux qui se sentent prêt à affontrer les spammers.

D’un point de vue général, c’est plutôt une bonne liste d’outils. Ne générant aucun revenus pour ces fondateurs, on comprend pourquoi ils ne sont pas viables. Il pourraient cependant être très utiles pour des sociétés et consultants désirant les proposer à leur clients. J’aimerai pour ma part que des développeurs publiques continuent à s’en occuper.

Note d’Ouriel: Beaucoup de nouveautés également du côté de la France dans le domaine des outils de gestions des flux RSS. Tout d’abord un nouveau venu, Blastfeed qui vient de mettre en ligne son outil de gestion de flux RSS (en anglais uniquement pour le moment)

Blastfeed est un système qui propose de gérer efficacement les flux RSS que l’utilisateur peut trouver sur le web ou au sein de son entreprise. Blastfeed collecte dans chaque flux RSS les informations pertinentes par rapport aux critères que l’utilisateur a définis. Les résultats sont compilés dans un rapport qui est envoyé par mail ou sous forme de flux RSS, à la fréquence souhaitée par l’utilisateur

Tel FeedRinse que nous évoquons plus haut, BlastFeed permet de filtrer plusieurs sources selon les termes ou centres d’intérêts de votre choix et de n’obtenir que les billets les plus pertinents pour vous. L’outil est assez élaboré (peut être même un peu trop) et s’addresse à des utilisateurs gourmands en informations ou des sociétés qui doivent traiter de très nombreuses sources. Patrick Ferran, de la société 2or3things, précise également que les alertes peuvent également être transmises directement par email. On peut également créer un widget surveillant plusieurs blogs et extrayant les billets relatifs à un terme donné (un exemple ici avec leweb3) La plateforme semble robuste. Plus d’infos sur leur blog

Xfruits, société basée en Corse (la seule en Web2.0 à ma connaissance) a annoncé également hier un nouvelle série d’outils de gestion de flux RSS. RSS to Mail (pour recevoir des alertes emails de flux RSS), RSS to OPML (pour créer un OPML depuis une sélection de flux) et OPML to Mobile (pour lires vos flux depuis le mobile). L’approche de Xfruits et BigInJapan est assez proche: proposer des outils de gestion de fils RSS permettant d’améliorer la consommation d’information.

La véritable question reste la popularité du format RSS, une récente étude (oct 2005) Ipsos/Yahoo montrait que seuls 12% des internautes savent ce qu’est un fil RSS et seulement 4% utilisent (consciemment) les flux RSS. Même si tous les médias proposent désormais des flux RSS ce format reste trop obscure pour beaucoup et un grand travail d’éducation reste à faire.
Cela affecte bien entendu les modèles économiques des sociétés mentionnées ci dessus qui parient sur le développement du format RSS. En revanche l’étude montre que 27% des internautes utilisent et apprécient les RSS sans le savoir notamment via MyYahoo et MyMsn. On peut donc être optimiste

Petits changements chez TechCrunch
par Ouriel Ohayon 28 novembre 2006

C’est annoncé sur Crunchnotes ce matin. Depuis hier Marshall Kirkpatrick ne fait plus partie de l’équipe de TechCrunch.com. Il a travaillé avec nous pendant 6 mois et a écrit une tonne d’excellents billets. Il se dirige vers de nouveaux horizons et je dois dire que j’ai eu un grand plaisir à travailler avec ce monsieur. Marshall a quitté TechCrunch sur de très bons termes comme il le dit lui même sur son blog (au passage je vous recommande la lecture de son billet sur ses méthodes pour découvrir les news avant les autres).

Une nouvelle personne a rejoint TechCrunch. Natali Del Conte qui travaillait au sein de l’équipe de PC Magazine et faisait de régulières apparitions de le Cranky Geeks show, sera désormais co-éditrice de TechCrunch.com. Ces premiers (excellents) billets sont déjà en ligne.

Souhaitons-lui la bienvenue.

Jamendo franchit un cap et annonce des nouveautés
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par Ouriel Ohayon 27 novembre 2006

Le site de musique libre Jamendo, que nous suivons depuis un moment, annoncera aujourd’hui être sur le point de dépasser la barre des 2000 albums déposés ainsi que des 50 000 membres enregistrés. J’aurai été curieux de savoir également quel est le temps d’écoute cumulté de ces albums qui serait certainement un indicateur de la qualité des musiques hébergées sur Jamendo. En observant au pied du site on trouve également “2596 téléchargements BitTorrent en cours ” et “26535 critiques d’albums”. La communauté à donc l’air assez active.

Jamendo propose la libre écoute et le libre téléchargement de musique sous licence Creative Commons en utilisant les très populaires réseaux peer-to-peer. La plateforme internet est disponible en Anglais, Français, Allemand et des versions sont déjà disponibles en Espagnol, Italien, Portugais et Polonais. Elle intègre un système de donation qui permet aux internautes de rémunérer directement leurs artistes favoris.

Jamendo lance également une nouvelle page d’accueil plus claire ainsi que certaines nouvelles fonctionnalités dont un lecteur agrémenté de fonctions élaborées, jamplayerweb qui permet d’accéder plus rapidement aux playlists. Vous pouvez aussi créer des vignettes à intégrer sur votre blog pour promouvoir la musique que vous aimez. Pratiquement tout est RSS-isé (RSS par tags, par artiste, par catégorie; par critique, par nouveautés..)

Personnellement j’aime beaucoup l’approche ergonomique de Jamendo et j’aurais souhaité que beaucoup d’autres sites commercialisant de la musique digitale ou pas, par forcément libre, propose une interface aussi réussie.

Jamendo est basé aux Luxembourg et a été lancé à l’initiative de 3 français. Plus d’infos sur nos précédents billets ou sur leur blog

Gadgets 2.0: le PhotoViewer de Parrot
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par Ouriel Ohayon 27 novembre 2006

Petite nouveauté sur TechCrunch. Comme j’en utilise beaucoup j’ai décidé de partager avec vous de temps à autres mes expériences sur les gadgets nouvelle génération, notamment ceux faisant une utilisation intéressante de l’internet et des outils digitaux (Michael avait commencé déjà avec Sonos il y a un moment).

Je viens de tester le Photoviewer de Parrot qui, je le précise, m’a été prêté par la société. C’est un cadre avec écran digital qui reçoit et affiche via bluetooth vos photos simplement sans avoir à les imprimer. Très sincèrement je trouve l’idée géniale. Je ne suis pas un photographe professionnel loin de là mais j’adore l’idée de pouvoir me passer de l’imprimeur et instantanément depuis mon téléphone ou mon ordinateur pouvoir envoyer une photo via bluetooth dans mon salon. Si vous êtes exigeants alors peut être que cette solution ne vous conviendra pas et préférerez la bonne vieille photo en papier. Me concernant l’instantanéité de l’affichage est un avantage certain, surtout que je n’imprime pas toutes les photos que je prends (j’en ai trop).

Passons à la pratique. En fait le plus difficile est de connecter votre téléphone mobile au PhotoViewer. Pour cela vous devez lancer une détection des nouveaux périphériques bluetooth et après quelques secondes le PhotoViewer est détecté et connecté. Ensuite il n’y a rien plus rien à faire. Vous prenez vos photos comme d’habitude et vous les envoyer directement sur le PhotoViewer via l’option ‘envoyer/bluetooth’. L’image s’affiche alors automatiquement (ci dessous une photo du PhotoViewer après mon test, photo prise je l’admets avec un nokia en basse résolution) . C’est tout.

Pour une raison que j’ignore je n’ai pas pu connecter mon laptop directement au PhotoViewer (je crois que c’est ma connection bluetooth qui n’est pas au mieux). Le Photoviewer est plutôt esthétique avec un cadre agréable. L’ écran lui en revanche est un peu petit à mon goût surtout si l’on prend en compte le prix de ce produit (229 euros annoncé sur le site). Mais globalement c’est un bon produit et la résolution est plutôt bonne (écran LCD TFT de 320 x 234 pixels affichant 262 144 couleurs en haute résolution est il écrit dans la brochure). Il existe d’autres alternatives avec des écrans plus larges et un prix plus léger. Vous pouvez aussi programmer un diaporama pour faire défiler les photos hébergées (jusqu’à 100).

Sur ma Wishlist j’ajouterais plus d’espace d’hébergement (ou possibilité d’ajouter une carte mémoire), une batterie rechargeable pour libérer le cadre du fil électrique, un écran plus large, une connectivité wifi et un accès direct à mon compte flickr mais j’imagine que ça c’est pour la prochaine génération. Certains services comme Shozu permettent déjà d’envoyer vos photos directement depuis votre téléphone vers Flickr ou PhotoBucket.

Ce genre de gadgets fera certainement un très joli cadeau de Noel. PDAFrance avait aussi rédigé une revue positive de ce produit.

ps: tous les billets sur les gadgets seront archivés sous le tag Gadgets2.0

MochiAds lance un réseau publicitaire pour les jeux Flash
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 27 novembre 2006

logoMochiMedia, créateur du célèbre MochiBot, un service pour mesurer les statistiques des services en Flash, travaille actuellement à la réalisation d’un réseau publicitaires pour des jeux en Flash. Ce réseau de publicités s’appelle MochiAds . Il est pour le moment en Beta test privé mais vous pouvez vous rendre sur la page des démos pour voir le fonctionnement des publicités et bien sûr vous amuser un peu sur les quelques jeux présents.

Comme cela s’est avéré avec les vidéos en ligne, Les fichiers Flash se partagent rapidement. En effet les jeux flash sont à la mode mais la plupart des espaces publicitaires sont des pages annexes, se déployant au démarrage du jeu. Si les jeux quittent l’espace du site, le revenus liés à la publicité échapperont à l’éditeur.

MochiAds diffuse ses spots avant le début du jeu et entre deux parties. Ce sont des moments durant lesquels il est pertinent de publier de la publicité- les utilisateurs doivent patienter de toute façon pendant le chargement du jeu, et ils ne sont pas sensibles à la diffusion d’une publicité entre deux parties. Imaginez des spots en pre-démarrage du jeu qui ne seraient pas intrusifs et même plaisants! Cela pourrait cependant se révéler moins approprié une fois que les créateurs de jeux auront trouvé un moyen d’éviter les longs moments de chargement des jeux, mais pour le moment c’est l’endroit où la publicité est la moins intrusive. Le fondateur de MochiMedia, Jameson Hsu m’a confié que les joueurs de jeux Flash regardent attentivement la fenêtre de jeu, et que même s’ils ne cliquent pas sur les publicités, cela représente toujours une bonne exposition. Les espaces de publicité sont vendus au CPM et les publicités sont distribuées par catégories de jeu. Les utilisateurs sont conviés à noter les publicités à leur affichage. Je pense que c’est une bonne idée.

J’ai demandé à Jameson Hsu ce qui pourrait empêcher n’importe quel réseau de publicitaire de lancer une initiative identique. Il m’a répondu gracieusement “rien”.

Le premier avantage que MochiAds possède tient à la notoriété de son logiciel de statistiques, Mochibot, déjà bien connu des développeurs. Ces derniers reçoivent 5% des revenus générés.

La société à déjà vendu des espaces à des sociétés connues, parmi lesquelles BitTorrent, Guba, Slide et HotorNot. Je pense que nous verront les premières publicités de pre-démarrage et de milieu de partie distribuées par MochiAds dans très peu de temps.

Consultez les articles précédents de Techcrunch sur les sites permetttant d’intégrer des jeux flash à vos blogs et de gagner un peu d’argent.

Note d’Ouriel: et pour les amoureux d’expression on appelle la réunion de la publicité et des jeux “advergaming” ou encore “advertainment” qui consiste à soit intégrer la publicité au sein des jeux soit à encadrer les jeux de publicités.

Recap2.0: les autres billets de la semaine de TechCrunch.com (19 nov/26 nov. 06)
par Ouriel Ohayon 26 novembre 2006

Recap2.0 est un récapitulatif des billets originaux de TechCrunch.Com que nous n’avons pas traduits et adaptés.

Si certains d’entre vous souhaitent voir ici un billlet en particulier traduit merci de me l’indiquer à - ouriel at techcrunch point fr - et j’essaierai de le traduire. D’ailleurs si cela vous tente vous pouvez même vous amuser à le traduire et je me ferai un plaisir de le publier ici en indiquant évidemment votre contribution.

Donc pour cette semaine voici les autres news qui ont fait la une de TechCrunch.com

  • Créez votre propre module Netvibes avec Dapper. Lire le billet ici
  • Flock se sépare de son outil de Bookmark Social. Lire le billet ici
  • Google retire la function de Clic to Call. Lire le billet ici
  • Partenariat entre KnowNow et WordPress. Lire le billet ici
  • BiteMyPhoto – le second site le plus simple pour télécharger vos photos. Lire le billet ici
  • MochiMedia crée un réseau publicitaire pour les sites de jeux en Flash. Lire le billet ici
  • SalaryScout: pour comparez simplement les salaires. Lire le billet ici
  • Webshots ajoute la Vidéo. Lire le billet ici
  • Le partenariat entre Yahoo et les journaux locaux peut il réussir? Lire le billet ici
  • oDesk franchit un cap et baisse ses tarifs. Lire le billet ici
  • Pourquoi substituer les DRM par une taxe sur la musique serait une décision stupide. Lire le billet ici

Bonne lecture. Ces billets seront accessibles sur le tag “Recap2.0” dans notre annuaire Techcrunch. Et les pour mémoire les billets originaux sont classés sous le tag “Web2.0fr

Interview Video du CEO de Digg chez Forbes
par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 26 novembre 2006

Michele Steele de Forbes Video Network a interviewé le CEO de Digg Jay Adelson pour discuter de l’usage du site et des rumeurs d’acquisitions. La vidéo a été publiée le 22 novembre 2006

Steele a demandé a Adelson quelle était la taille de l’audience de Digg (Digg avait annoncé 20 millions de visiteurs uniques par mois alors que Comscore seulement 1.3 millions). Il a répondu en disant que Digg recevait environ 1.5 millions de visiteurs par jour si vous mélangez abonnés par RSS et visiteurs sur le site et ajoute qu’il est impossible de mesurer le trafic issue de sites tiers.

Steele a aussi demandé à Adelson de préciser ses pensées sur les récentes rumeurs d’acquisition de Digg autour d’une valorisation de 150 millions de dollars. Il a démenti la rumeur et a précisé que Digg n’est actuellement en discussion avec personne

Ma réplique favorite est quand Steele demande à Adelson « Qu’est ce qui empêchera Digg de devenir un site mineur » Sa réponses « la communauté »

ReelTime lance un service de téléchargement de films condamné à l’échec
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 26 novembre 2006

La société Reeltime.tv basée en Australie (à ne pas confondre avec ReelTime.com) va lancer un nouveau service de téléchargement de films cette semaine appelé le “RealTime DTO” (pour download-to-own ou “téléchargement propriétaire”). Le service, disponible pour les Australiens uniquement, est le premier service de téléchargement qui autorise la gravure de DVD (ce dernier point manque encore de précision).

James Bannan à publié une interview des dirigeants de ReelTime, John Karantzis, un peu plus tôt aujourd’hui. Le service tournera uniquement sous Windows pour le moment, il distribuera au moins les films d’un major du cinéma - Universal. Les films achetés seront livrés en trois fichiers différents : un pour PC, un pour les appareils portables vidéos (utilisant la technologie de DRM Plays4Sure) et enfin, un destinée à être gravé sur DVD. Le dernier fichier peut être gravé trois fois sur DVD et ce dans une période de trente jours. Après ce délais, ce fichier devient inutilisable. Les films récemment sortis coûtent le prix de 33.99$ australiens (environ 26.50$ US).

Aux Etats-unis, Movie Link et CinemaNow font tous deux l’expérience de gravure de DVD, et sont aussi tout deux en relation avec Universal. Passez par nos articles ici et pour plus d’informations sur ces deux derniers, ainsi que sur d’autres services de téléchargement.

Les prix affichés par ReelTime sont excessivement chers. Et même en mettant cela de côté, le service à toujours des problèmes de fonctionnement. Les utilisateurs veulent pouvoir consommer un film sur plusieurs appareils, dont les lecteurs portables ou encore sur la télévision avec un lecteur classique. C’est pourquoi ReelTime propose 3 fichiers différents, chacun proposant un format DRM qui lui est propre (ces fichiers ne peuvent malheureusement être lus sur iPod). Le fait que ReelTime veuille satisfaire une telle demande est louable. Cependant les restrictions apportées par chaque format n’est pas une bonne solution. Pour chaque format il faut télécharger un fichier lui même avec ses propres restrictions: pas pratique.

En signant avec la première startup venue, les studios de cinéma tentent de na pas subir le même sort que les labels musicaux (jetez un oeil au tableau sur cette page ) rêvant par la même occasion de prendre une part du gâteau que représentent les milliards de dollars la vente et de la location de DVD- ceci bien sûr tant que les prix des DVDs sont suffisamment élevés pour que les vendeurs de dvd du commerce (non online) et que les fichiers sont complètement bloqués par des DRMs.

Cependant ce marché est saturé de services différents pour des consommateurs qui voudraient pouvoir vivre sans DRMs sur leurs lecteurs portables. La marge est en effet très faible. Seul Apple et un ou deux autres obtiendront suffisamment de parts de marché pour pouvoir survivre. Les autres tout comme leurs investisseurs recherchent désespérément une denrée rare à se mettre sous la dent(ou un filon épuisé à exploiter). Cependant tant que les utilisateurs peuvent utiliser en masse les clients BitTorrent, les alternatives maladroites trouveront difficilement une issue.

Boo is Back
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 25 novembre 2006

Boo.com, l’un des dinosaures pré-bulle1.0 et l’une des plus grosses « bananes » de la première vague avait envisagé un de revenir sur le devant de la scène l’an dernier. Mais Mike Butcher de TechCrunch UK précise que le lancement est désormais prévu pour 2007 (début 2007 paraitrait il).

Mike donne également quelques détails sur la version 1.0 qui avait duré en tout et pour tout six mois et qui avait brulé 120 millions dollars. L’une des raisons étaient que son centre d’appel était situé au cœur de Londres dans la rue très cotée de Carnaby Street au lieu de délocaliser cette fonction dans un endroit raisonnable. Et le site avait été développé par 3 équipes situées à des endroits différents de la planète et la page d’accueil en Flash était particulièrement connue pour être lente au téléchargement.

Boo.com avait été fondé par Ernst Malmsten, Kajsa Leander et Patrik Hedelin qui était principalement soutenu par Omnia un fonds lui-même soutenu par la famille libanaise Hariri et qui avait investi 40 millions dans la société. 400 personnes avaient été remerciées en Mai 2000.

Pour ceux intéressés par savoir qui reprend la direction de Boo.Com consultez le billet de John Collins qui a fait quelques recherches sur le nom de domaine et qui appartiendrait à une femme vivant dans une banlieue de Dublin…

Pour les nostalgiques la version1.0

Note d’Ouriel : il ne faut pas oublier de rappeler que Boo.Com était surtout soutenu par le fonds internet de Bernard Arnaud EuropatWeb et qui fut l’un de ces flops les plus retentissants. Par ailleurs Boo a souvent été mentionné comme l’archétype des dot.com à ne pas copier. Il a été analysé en détail ici et même un livre Boo-Hoo avait été écrit sur le sujet.

A titre personnel je me souviens que Boo était le premier partenaire de notre startup en 2000. Le jour de l’ouverture de notre site on apprend que notre premier partenaire mettait la clef sous la porte. Vive la bulle1.0…

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