Archives pour octobre 2006
Scoop: Condé Nast/Wired Acquiert Reddit, un concurrent de Digg
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 31 octobre 2006

Nous venons juste d’en recevoir la confirmation : Condé Nast, le propriétaire de Wired ainsi que d’autres magazines viennent d’acquérir Reddit ce matin, et l’annonce sera faite dans le courant de la journée. Le prix n’a pas été communiqué.

Les 4 employés de Reddit seront re-localisés de Boston à San Francisco au siège de Wired et seront intégrés à l’équipe de Wired Digital. Reddit créée et financée en 2005 est une société portefeuille de YCombinator (lisez notre interview de Paul Graham de Ycombinator à ce sujet). Les deux fondateurs sont Steve Huffman et Alexis Ohanian et ils ont été rejoints plus tard par Christopher Slowe et Aaron Swartz.

Reddit est un site d’actualités collaboratif qui a toujours joué dans l’ombre de Digg bien qu’ils disposaient d’une base d’utilisateur active et fidèle. Les utilisateurs l’apprécient en particulier pour sa vitesse de chargement et son interface dénuée de publicité. Comme Digg, les liens vers des histoires sont soumis par les utilisateurs et la communauté décide de sa popularité en votant pour ou contre l’histoire. Quand suffisamment de votes positifs sont attribués l’histoire passe en page d’accueil.

Wired laissera vivre le site de Reddit de manière indépendante et l’intégrera aussi dans les propriétés des sites de Condé Nast.

Vous pouvez lire notre billet sur les rumeurs d’acquisition de Digg

Mise à jour: Michael Arrington et Marshall Kirkpatrick de TechCrunch.com ont interviewé les fondateurs de Reddit. Le podcast en anglais peut être téléchargé ici ou écouté en streaming ici.

Note d’Ouriel: on peut anticiper des acquisitions similaires par d’autres groupes médias et je pense que la France sera aussi concernée. Ce système d’actualités collaboratives devient de plus en plus populaires et les grands médias commencent à en saisir la portée.

Je me souviens à avoir découvert Reddit à ses débuts et c’est un excellent produit.

Google acquiert JotSpot et entre dans l’univers des Wikis
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 31 octobre 2006

La stratégie concernant les applications “office” de Google vient de prendre un sérieux tournant alors qu’ils viennent d’annoncer l’acquisition du service de wiki JotSpot. Il s’agit d’un service destinées aux entreprises qui proposent un certain nombre d’applications dont un calendrier, le partage de photo et nous avions qualifié JotSpot de meilleure application wiki pour entreprises sur le marché quand nous avions couvert ses nouveaux lancements cet été. Nous avions également couvert une rumeur d’acquisition par Yahoo en mai.

Nos précédents billets sur JotSpot sont ici.

La plateforme de wiki mise de côté, la plupart des applications proposées par JotSpot sont déjà disponibles chez Google et l’on peut imaginer que l’intention de cette opération était avant tout l’acquisition de talents capables de mettre en place rapidement une architecture pour des applications collaboratives. Google proposera certainement JotSpot comme un outil de gestion de projets l’une des pièces manquantes dans la stratégie de Google pour proposer une suite concurrente d’office complète.

JotSpot aurait plus de 2000 clients abonnés payant entre 5 et 200 dollars par mois. Une démo est encore disponible en ligne mais pas pour longtemps je pense. A partir de ce jour les clients existants n’auront plus à payer et les inscriptions sont closes jusqu’à l’intégration de JotSpot au sein des services de Google

JotSpot avait levé des fonds en 2004 (5.2 millions de dollars) auprès de Redpoint et Mayfielf. Joe Krause aime à préciser qu’il a lancé sont application JotSpot avec 100 000 dollars seulement.

JotSpot a souvent été désignée comme l’archétype des sociétés du web2.0 et le prix d’acquisition ne doit pas être si mauvais pour une petite startup. Les détails n’ont pas été révélés. Nous devinons que l’acquisition a été faite en cash

Si JotSpot est aussi bien intégré que les autres applications alors Google deviendra un très sérieux concurrent dans le domaine de la collaboration d’entreprise. A quand une acquisition dans le secteur des conférences en ligne ?

Brightcove lance son réseau pour les petits éditeurs de videos
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 31 octobre 2006

Ce billet a été traduit avec l’aide d’Alain Ashkenazi que nous remercions pour sa contribution.

La célèbre start-up Brightcove à lancé le réseau brightcove , son propre service de diffusion et de monétisation pour petits producteurs de contenus video. A ce jour, Brightcove avait essentiellement fourni ses services à de grands médias tels que Warner Music , New York times et MTV. Cependant, leur nouveau réseau semble enfin épouser les objectifs originaux de cette société.

Maintenant que le rideau est levé, il est assez paradoxal de regarder Brightcove après que Youtube ait réussi à émerger et se vendre dans le même temps qu’il aura fallu à Brightcove pour se tourner vers les usagers.

Toutefois, je pense qu’il s’agit un joli coup à long terme, compte tenu de la prolifération des chaines média et du désir des petits créateurs de rendre leur travail économiquement viable. Si des millions de chaînes éclosent, Brigthcove se positionne au centre de cette nouvelle infrastructure ; et cette société possède une tonne de bons contact pour rendre cela possible :

Le fondateur Jeremy Allaire est l’ancien CTO de Macromédia, les créateurs du flash et le co-fondateur de Allaire corporation, les créateurs de Cold fusion.

Brigthcove a reçu 5,5 millions des fonds d’investissements General catalyst partners et Accel partners en mars 2005 puis 16.2 millions d’AOL, hearstcorp et IAC en novembre dernier. Le CEO d’ IAC, Barry Diller siège d’ailleurs au conseil de Brightcove. Brightcove n”est pas une simple start-up venue de nulle part; elle fournit déja sa plateforme vidéo à de gros clients. Voir ici notre précédent article sur Brightcove

En participant au réseau Brightcove, les propriétaires de vidéos pourront gérer des vidéos sur leurs sites et mettre en valeur leurs chaines tv afin de les syndiquer et de proposer des abonnements sur le site de Brigthcove; ils pourront percevoir 50% des revenus de la publicité diffusée sur les vidéos et 70% des revenus sur les ventes à la demande y compris les ventes réalisées a partir du site AOL VIDEO.

Le site de Brigthcove a considérablement changé depuis dimanche; il ressemble dorénavant a un vrai site de divertissement plutôt qu’a une page d’accueil pour service B2B. Au premier coup d’œil, ce n’est pas très attirant mais l’on verra bien quelle qualité de contenu nous est proposée.

Des vidéos complètes, gratuites et habillées de pubs seront disponibles en ligne chez Brightcove; des vidéos de qualité DVD wmedia DRM seront commercialisées à la discrétion des éditeurs. Bien que Brightcove affirme qu’ils mettront en ligne des vidéos de toutes sortes de longueur, ils diffuseront probablement plus de moyennes et longues vidéos (20 a 60 minutes) que la plupart des plateformes connues sur le web.

La société compte sur la close DMCA (retirer les vidéos protégées) pour ce qui touche a la gestion des droits protégés. Ce qui veut dire, en fait ,qu’ils pourront supprimer une vidéo diffusée ,à la demande d’un propriétaire de droits , mais ne pourront en aucun cas chercher à découvrir à l’avance des contenus illicites postés sur la plateforme, comme le font Guba et Youtube. Les pubs apparaîtront sous différents formats: pré-roll, post rolls, overlays (pubs recouvrantes), bannières contextuelles à coté du lecteur vidéo. Si le service gratuit de Brightcove imposera le placement de la bannière; le service premium laissera à l’utilisateur libre choix de l’emplacement et du format. A en croire Brightcove, les problèmes de contenus protégés ne sont qu’un détail de l’aventure Youtube - Le vrai phénomène est dans l’émergence des vidéos générées par les utilisateurs et ce que nous voyons aujourd’hui n’est que le début.

Brigthcove vise le marché grandissant des amateurs et semi-professionnels propriétaires de contenu vidéo mais aussi des petites entreprises qui pourraient trouver un intérêt a participer au réseau. La société affirme que ses principaux concurrents sont Google pour les petits usagers et NBBC pour les gros producteurs. Je rajouterai PODSHOW a cette liste .On pourrait également y rajouter Blip.tv, Vsocial et Videoegg. J’aurais aimé pouvoir écrire de belles choses a propos de Revyer, la societé qui diffuse deja des pubs en post-roll après la vidéo des utilisateurs.

Brightcove est une sorte de Revver en plus classe et avec plus de fonctions, une option de vidéo a la demande, un partenariat avec AOL et beaucoup d’argent. Le fondateur de Brightcove Jeremy Allaire souligne la différence entre l’ IP TV , qu’il nomme TelcomTv , et une autre alternative qu’il appelle l’internet de la vidéo. Alors que l’ IP TV n’est que le prolongement du câble et du satellite, dixit Allaire, un nouveau modèle est en train d’émerger au cœur de cette prolifération de chaines créées par de petits producteurs et publiées sur toutes sortes de plateforme. Le réseau Brightcove semble etre la manifestation concrète de la vision d’Allaire de l’internet de la video.

Existe- t-il un grand nombre de personnes pour produire de la vidéo de qualité et monétisable en ligne s’il existait de meilleurs outils et une meilleure infrastructure? Je pense que oui. Certains emballeront leur contenu de pubs, d’autres vendront leurs créations ou d’autres leur technologie grâce a la vidéo. J’attends de Brightcove un service qui répond à tous ces besoins. Savoir si une communauté de producteurs vidéo se formera autour de Brightcove , là est la question…..

Note d’Ouriel: j’adore l’approche produit de Brightcove; prenez leur lecteur de vidéo et amusez vous avec les menus puis comparez à YouTube ou autres DailyMotion et vous comprendrez.

CX NOW propose un outil créatif pour la création de graphiques
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 31 octobre 2006

Business Objects vient de lancer une version légère et gratuite de son logiciel de visualisation de tableur du nom de Crystal Xcelsius. Nommé CX Now il s’agit d’une application de bureau pour windows qui se connecte à Excel Powerpoint et Word et permet de créer des graphes dynamiques et des desseins sur la base de données inclues dans le tableur.

L’un des meilleurs aspects de cette applications tient à son interface qui vous permet d’utiliser les sliders (boutons ascenceurs si vous préférez) pour modifier un champ de données en particulier au sein du tableur et vos données et le graphe sont mis à jour en temps réel.

Une fois votre travail terminé vous pouvez l’exporter sur le web et la mise à jour n’est alors plus possible.

La société propose une démonstration vidéo assez impressionnante. Cette application est assez créative et la société tient même un concours récompensant la meilleure utilisation de leurs outils avec un prix de 10 000 dollars

La suite complète Crystal Xcelsius est bien plus puissante mais CX NOW est assez sympa à utiliser et plutôt rapide et surtout gratuite. Utile pour préparer des présentations de haute qualité.

Note d’Ouriel: une intégration avec les suites Office en ligne serait aussi des plus pertinentes (Google Docs, Zoho…) et permettrait la synchronisation en ligne que CX NOW ne peut proposer aujourd’hui

eSnips lève 2 millions de dollars pour son service de partage de contenus
par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 31 octobre 2006

eSnips, un réseau social et site partage de contenu basé en Israel vient d’annoncer une levée de fonds de 2 millions de dollars avec Greylock Partners et Gemini Israel Funds. Les utilisateurs peuvent acheter et vendre des objets d’arts, de la musique et d’autres pièces de contenus qu’ils ont eux-mêmes créés. La société déclare avoir un million d’utilisateurs depuis leur lancement en Mars.

Cette société propose une approche très simple pour les consommateurs/producteurs de contenus. Elle propose un espace d’hébergement de plus d’1GB et intègre AdSense sur la plupart des pages. L’achat d’eSnips se fait via PayPal.

Précision d’Ouriel: je travaille pour LGiLab.com une initiative de Gemini Israel Funds et ne suis pas en charge de la société eSnips.

MotionDSP lance son service d’amélioration de fichiers vidéos
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 31 octobre 2006

MotionDSP utilise a technologie militaire pour améliorer la qualité des vidéos de basse résolution prises avec vos téléphones mobiles. Cette technologie compare chaque séquence de la vidéo avec la précédente et la suivante pour trouver et remplacer les pixels manquants. Nous avions couvert cette société en août dernier et ils lancent aujourd’hui leur premier produit du nom d’Ikena. Il s’agit d’un service aux entreprises destinées aux sociétés proposant l’hébergement et le partage de vidéos créées (téléchargées) par les utilisateurs. La société avait proposé ce service gratuitement à tous pendant une période de test qui est désormais révolue.

Si vous commencez à voir des vidéos de meilleurs qualité sur internet ne l’attribuez pas automatiquement aux capacités de votre téléphone portable. La technologie d’amélioration de la résolution de MotionDSP pourrait devenir un standard parmi les sites de partages de vidéos. Vous pouvez voir une démonstration d’une vidéo améliorée sur le site de la société ou sur leur page dédiée sur youTube. La différence n’est pas énorme mais si les consommateurs ont le choix entre les deux alors ils préféreront la meilleure des 2.

MotionDSP a commencé ses opérations en 19998 en tant que projet financé par l’armée américaine. Son produit fournit une solution d’amélioration en temps réel (ce qui signifie qu’une minute de vidéo nécessitera une minute de traitement) en utilisant un système construit sur 3 serveurs dual core. Ces systèmes sont vendus au prix de 30 000 dollars et la plupart des grandes sociétés en achèteront plusieurs à la fois.

L’un des employés de la société nous a confié que de futurs produits pourraient inclure des puces qui pourrait améliorer directement les vidéo dans les téléphones et les ordinateurs portables. Tout ce qui peut gérer un algorithme peut être une plateforme pertinente. Ils avaient levé 500 000 dollars auprès d’investisseurs privés et sont en train de finaliser un premier tour de table series A avant la fin de l’année (probablement en Novembre)

SplitGames lève 2 millions d’euros avec Crédit Agricole Private Equity
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par Ouriel Ohayon 30 octobre 2006

SplitGames, société française basée à Paris, propose un service et une communauté d’échanges de jeux vidéos et annoncera aujourd’hui sa première levée de fonds avec Crédit Agricole Private Equity. Philipppe Corot, l’un des fondateurs de SplitGames vient de m’informer de la nouvelle. Il s’agit d’un investissement de 2 millions d’euros.

L’investissement sera dédié au développement international (nécessaire sur un marché essentiellement local puisque fondé sur l’échange de biens physiques et une logistique locale), l’ajout de services premium et de nouvelles fonctionnalités. SplitGames devra faire face à un marché qui devient hyper concurrentiel. Nous l’avions à l’époque comparé à son confrère américain Swaptree. Mais sans aller aussi loin le marché français il existe déjà des services de trocs de jeux dont troczone.com, gametroc.com et trokers.net et juste à côté en Allemagne on trouve des acteurs pluri-catégories comme http://www.hitflip.de.

Mais SplitGames dispose de suffisamment de ressources pour désormais investir en marketing et en innovation produit. SplitGames avait reçu 2 clics d’or.

Notre précédent billet sur SplitGames en Juin 06 est ici. Plus d’informations sur leur blog.

Pando (US) et Podmailing (fr): des solutions pour envoyer des fichiers lourds
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par Ouriel Ohayon 30 octobre 2006

Pando est une société basée à New York qui prend de l’avance sur ces concurrents dans le secteur du partage de fichiers en P2P. Ils annoncent 1.5 millions de téléchargements de leur logiciel et un transfert de 20TB par jour entre les utilisateurs.

Pando est très simple à utiliser. Une fois le client installé sur votre ordinateur, il suffit de faire glisser un fichier ou un dossier (jusqu’à 1GB) vers la fenêtre du programme. Pando commence alors à télécharger ce fichier vers ses serveurs et ouvre un nouvel email. Ajoutez l’adresse du ou des destinataires qui souhaiteraient recevoir ce fichier et envoyez. Quand le destinataire reçoit l’email et clique sur le petit fichier attaché .pando, Pando initie le processus de livraison du fichier, en utilisant Bittorent, depuis l’ordinateur de l’expéditeur et depuis les serveurs de Pando et des autres destinataires du fichier. La vitesse de transfert est assez spectaculaire – selon nos tests nous atteignons 500 Kb/s et parfois des pics au double. Si le destinataire n’a pas Pando installé sur son ordinateur, un message l’invitera à cela.

Pando est gratuite et dispose également d’une extension Outlook et Yahoo IM très utile.

La semaine dernière Pando lance une nouveauté et sort du champ unique de l’email en offrant aux utilisateurs de proposer le partage et téléchargement de fichiers directement depuis un site web. Cela peut être fait via l’intégration d’un code HTML ou encore d’un lien et nous avons inclus ci-dessous un message du CEO de Pando Robert Levitan pour exemple. Le même fichier peut être téléchargé depuis ce lien.

Pando Package

Pour les éditeurs de podcasts et vidéocasts qui ne disposent pas d’assez de bande passante pour distribuer leur fichier cela devrait être très utile. Les éditeurs n’auront plus besoin de fichiers sur leur propre serveur. Il suffit de faire glisser le fichier dans le logiciel de pando et obtenir en échange un code html à placer sur votre site web. Mais cela sera aussi intéressant pour ceux qui veulent disposer d’un canal supplémentaire efficace pour distribuer du contenu. Pour les utilisateurs cela devrait se traduire par un téléchargement plus rapide et des économies en frais de bande passantes.

Le nouveau produit de Pando est tellement efficace qu’il va certainement inspirer des utilisateurs malintentionnés qui distribueront des contenus protégés. Pando déclare de son côté qu’ils appliqueront des filtres et seront respectueux des règles des autorités et retireront tout fichier problématique.

Pando n’est pas tout seul dans ce secteur et l’on doit rajouter RedSwoosh dont nous avions déjà parlé. RedSwoosh et Pando ont tout deux une offre intéressante. Mais Pando semble disposer d’une avance sur le nombre d’utilisateurs.

Pando a levé 11 millions de dollars en 2 tours dont récemment 7 millions avec Intel Capital.

Note d’Ouriel : PodMailing est un challenger français de Pando et est une production de la société Zslide. Vous pouvez également envoyer par email des fichiers lourds selon la même mécanique (les fichiers de podmailing sont en .zed). Léger inconvénient de Podmailing est l’inscription préalable. Mais une fois installé (le client est aussi plus lourd que celui de Pando) vous disposerez d’un confort d’utilisation semblable voir légèrement meilleur selon mes tests (la vitesse de téléchargement atteint plus de 500Kb/s)

Podmailing propose 2 modes d’envois. Un, standard, de PC à PC mais qui oblige à avoir son ordinateur allumé pour pouvoir gérer le transfert. Un autre mode, nommé “Podmailing express” met à disposition une infrastructure d’hébergement et de transfert plus efficace et plus rapide en utilisant la technologie Bittorent et le service S3 d’Amazon (très avantageux du points de vue économique et pratique pour gérer simplement la montée en charge).

Selon Louis Choquel, l’un des fondateurs de Podmailing, une offre premium que j’ai testée permettra bientôt d’atteindre des débits encore plus élevés (800Kb/s). Podmailer vend des à présent sa solution en marque blanche et commence à générer des revenus. Contrairement à Pando, Podmailer n’a pas obtenu les faveurs (pour le moment) des fonds d’investissement mais cela pourrait bientôt changer.

Si Podmailing pouvait proposer une solution sans inscription (ou du moins optionnelle) et un client plus léger ainsi que d’une approche de distribution efficicace alors je pense qu’ils ont entre les mains une opportunité de mettre en place un business intéressant qui grâce à leur maîtrise des coûts leur permettrai d’atteindre rapidement la rentabilité. Ce secteur est très concurrentiel et donc ce point sera crucial. Plus d’infos sur leur blog

MySpace va bloquer les contenus protégés
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 30 octobre 2006

MySpace annoncera aujourd’hui un partenariat avec la société californienne GraceNote pour détecter et bloquer sur MySpace les contenus musicaux protégés. Ce qui devrait leur permettre d’être plus en accord avec le respect des droits d’auteurs.

YouTube avait fait une annonce semblable en début d’année bien qu’ils ne se contentaient pas de bloquer le contenu protégé mais plutôt encourageaient les détenteurs de droit à permettre l’usage du contenu et à toucher une partie des revenus publicitaire placés autour de la vidéo.

Les contenus protégés, notamment la musique sont l’un des facteurs clé de succès des réseaux sociaux. Plus de 3 millions de groupes ont leur page sur MySpace – cela est devenu un passage obligatoire pour tout groupe musical. Le concurrent Bebo a récemment annoncé qu’ils disposaient de 300 000 groupes un an après leur lancement.

Les dernières actualités permettent d’anticiper que cette pratique de YouTube arrive à sa fin. Ils ont récemment décidé de retirer 30 000 clips de musique Japonaise de même que les clips de Comedy Central. Certaines rumeurs déclarent que dans le passé les départements marketing des chaînes de Télévision ajoutaient de manière anonyme le contenu sur YouTube afin d’obtenir une meilleur exposition même si leur département légal en parallèle envoyait des lettres de mises en demeure à propos de ces mêmes contenus. Maintenant que tous commencent à prendre conscience de la véritable valeur du plus grand réseau en ligne de clips TV (1.65 milliards de dollars), les détenteurs de droits se demandent comment ils pourront à leur tour obtenir un morceau du gâteau.

TopTenSources lève $3.5 millions et acquiert Blogniscient
par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 30 octobre 2006

Top10Media, la maison mère de TopTenSources basée dans le Massachussets vient de lever 3.5 millions de dollars auprès du fonds Highland Capital. TopTenSources est un agrégateur de blogs gérés par les utilisateurs (les précédents billets de TechCrunch sont ici). Ils annoncent également l’acquisition de Blogniscient, une sorte de Meme tracker pour l’actualité. TechCrunch avait comparé Blogniscient à TechMeme en Octobre 2005 et en Février 2006.

Top10Media avait également acquis StyleFeeder en Juin 2006.

BlueTie lance une suite email en ajax gratuite
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 29 octobre 2006

BlueTie, une société basée à New York vient de lancer une application email en ligne développée en ajax assez réussie. Le produit est raffiné – La société existe depuis 1999 et dispose d’une centaine de partenaires comme des fournisseurs d’accès qui distribuent leur solution. Il s’agit d’une solution de gestion d’emails pour entreprises ou particuliers avec un accès gratuit et des options payantes.

Il s’agit d’un secteur déjà très encombré, avec des produits par Zimbra, Microsoft, Yahoo, Apple, Goowy, Foldera et d’autres encore (et nous limitons notre liste de concurrents aux solutions webmail en ajax). Mais disposer de l’attention des utilisateurs via l’email peut représenter une opportunité rentable – BlueTie annonce qu’en moyenne les utilisateurs passent 4.6 heures par jour sur l’email et beaucoup plus encore. L’email est l’application d’entreprise par excellence par laquelle tout ou presque transite.

Aucun des concurrents mentionnés ci-dessus sauf Office Live et Zimbra, n’offrent un tel éventail de services (email, calendrier, contacts, messagerie instantanée, hébergement de fichier) comme BlueTie, cependant Zimbra n’est pas une application hébergée (vous devez l’installer sur votre serveur). Foldera disposera de ces services mais n’est encore disponible. J’ajouterai bien également Google comme concurrent, mais jusqu’à qu’ils ne gèrent pleinement les comptes POP je pense que les entreprises hésiteront à l’adopter en masse.

Beaucoup d’utilisateurs privés ou entreprises apprécieront l’offre de BlueTie : elle est gratuite et robuste. Leur application email fonctionne très bien selon nos tests (et est très rapide). Le modèle de la société est fondé sur la vente de services payants et la publicité intégrée dans la solution gratuite.

Précision : Michael Arrington fait partie du comité de direction de Foldera, un concurrent de BlueTie

Recap2.0: les autres billets de la semaine de TechCrunch.com (21/28 oct. 06)
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par Ouriel Ohayon 28 octobre 2006

Recap2.0 est un récapitulatif des billets originaux de TechCrunch.Com que nous n’avons pas traduits et adaptés.

Si certains d’entre vous souhaitent voir ici un billlet en particulier traduit merci de me l’indiquer à - ouriel at techcrunch point fr - et j’essaierai de le traduire. D’ailleurs si cela vous tente vous pouvez même vous amuser à le traduire et je me ferai un plaisir de le publier ici en indiquant évidemment votre contribution (au passage Merci à Tresor Ngassa pour sa traduction du billet sur JibJab).

Donc pour cette semaine (particulièrement chargée) voici les autres news qui ont fait la une de TechCrunch.com.

  • Top Podcasts : RocketBoom est téléchargé 10 fois plus que ZeFrank. Lire le billet ici.
  • Le moteur de comparaison de prix Jellyfish lève 5 millions de dollars avec un modèle à la transformation. Lire le billet ici
  • VSocial lance un modèle de plateforme vidéo en marque blanche. Lire le billet ici
  • Emploi: Simply Hired lance des fonctions de recherches pour profiles de niches (Senior, gay,..). Lire le billet ici
  • Le réseau social pour parents Maya’s Mom accueil des investisseurs privés. Lire le billet ici
  • Google Alerts ajoute les blogs à la moteur de recherché d’actualités. Lire le billet ici
  • Le réseau social Vox ouvre. Lire le billet ici
  • Immobilier : Zillow se rapproche de vous (US uniquement). Lire le billet ici
  • P2P : Pando lance un nouveau service pour partager ses fichiers au delà de l’email. Lire le billet ici
  • TIOTI mélange le modèle de la télévision et du bittorent. Lire le billet ici
  • Veeker: un nouveau lecteur vidéo pour votre mobile. Lire le billet ici
  • Eyespot et (édition vidéo en ligne) Mind Candy (jeux virtuels en ligne) lèvent des fonds. Lire le billet ici
  • GotVoice lève $3M dans un premier tour de table. Lire le billet ici
  • Toufee lance un service d’édition vidéo en flash très rapide. Lire le billet ici
  • iLike lance un système de recommendations de musiques indépendantes au sein d’iTunes. Lire le billet ici
  • Plugins Firefox2.0 : la liste des gagnants et des perdants. Lire le billet ici
  • Edgeio lève 5 millions de dollars. Lire le billet ici
  • Facebook teste un système de gestion de favoris sociaux. Lire le billet ici
  • Fox commence à distribuer des épisodes Télé sur MySpace. Lire le billet ici
  • Idio (ndlr pas terrible le nom): un webzine personnalisé en Flash sur la musique. Lire le billet ici
  • AOL Video ajoute Paramount à son catalogue mais avec un produit en retard sur le marché. Lire le billet ici
  • PPTShare compresse vos fichiers PowerPoint à 95% . Lire le billet ici
  • Jingle Networks lève plus de 60 millions de dollars pour un modèle de service de renseignements gratuits. Lire le billet ici
  • Box.net lève des fonds et annonce 500k utilisateurs. Lire le billet ici
  • Rencontrez des gens par affinités d’activités. Lire le billet ici
  • Des résultats de recherché de Blog dans le moteur d’actualités de Google. Lire le billet ici
  • Vidéoconférence : Microsoft Office Roundtable contre Polycom. Lire le billet ici

Bonne lecture. Ces billets seront accessibles sur le tag “Recap2.0” dans notre annuaire Techcrunch. Et les pour mémoire les billets originaux sont classés sous le tag “Web2.0fr

JibJab, le YouTube de l’humour, lance un concours
1 Commentaire
par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 28 octobre 2006

Si vous n’avez aucune idée de ce qu’est JIbJAb, allumez vos hauts parleurs et commencez par leur parodie originale des elections présidentielles américaines de 2004 dont le titre est “This land“. Elle a été vue plus de 80 millions de fois! Ensuite aller voir leur autres vidéos ici.

JibJAb veut maintenant s’appuyer sur sa notoriété pour produire autre chose que quelques parodies. En avril 2006 ils ont lancé JokeBox (nom génial au passage) sur une partie de leur site sur laquelle les internautes peuvent ajouter leurs propres photos, textes, fichiers audios et vidéos humoristiques. Plus de 15000 blagues sont mises en ligne et catégorisées. C’est l’une des meilleurs source de blagues que j’ai trouvé sur internet. J’ai par ailleurs recommandé à JibJab de mettre en place un flux RSS pour les blagues les plus populaires et de donner la possibilité aux utilisateurs de choisir le format qu’ils souaitent (iPod, etc). Avec la nouvelle fonctionnalité d’abonnement incluse dans iTunes, vous pouvez recevoir en permanence les dernières vidéos les plus marrantes sur votre iPod

JibJab a lancé un nouveau service appelé “The Great Sketch Experiment“. Ils ont embauché le réalisateur John Landis (Animal House, Blues Brothers, 3 amigos) pour réaliser 6 court-métrages avec un certain nombre de comédiens. Les internautes voteront pour élire le meilleur film et le gagnant recevra un prix de 10000$.

Jetez un coup d’œil aux vidéos ici- ma préférée est “Tom et Tina”

La société a été fondée par les frères Greg et Evan Spiridellis et son siège social est actuellement installé à Santa Monica, CA. JibJab a réussi une premiere levée de fonds en Juin à laquelle a participé Jon Flint de Polaris Ventures.

Ce qui prouve bien que les investisseurs commencent à s’intéresser sérieusement aux sites qui proposent du contenu original de qualité. Polaris a aussi investi dans Heavy, un site de contenu qui vise les hommes agés de 18 à 34 ans. Et les récents investissements dans les réseaux de blogs sont autant d’exemples qui viennent confirmer cette tendance.

Note d’Ouriel: ce billet a été traduit par Trésor Ngassa faisant suite à ma note dans Recap2.0

Premiers regards sur la nouvelle version de Scoopeo
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par Ouriel Ohayon 27 octobre 2006

Scoopeo basé à Bruxelles, est ce qu’il est commun d’appelé un Digg-Like. Un service de news social qui permet à chacun de publier une histoire soumise à la communauté des utilisateurs qui décident ou non de son intérêt et votent pour faire remonter cette histoire en page d’accueil. La popularité de Digg est notamment dû à leur capacité à innover et ajouter régulièrement des fonctionnalités uniques qui rendent toujours plus pertinent ce service.

Scoopeo prépare le lancement imminent de sa nouvelle version à laquelle nous avons pu avoir accès. Une nouvelle interface sera proposée mais aussi un certain nombre de fonctionnalités. On y trouvera un nouveau système de modération plus “juste” selon les fondateurs (proche du modèle de Digg), l’intégration automatique podcasts et mp3, un système de messagerie interne proche de gmail, une meilleure visualisation des scoops en attente, un nouveau nuage de tags, un système de filtrage par catégorie, la possibilité d’adjoindre des URLs en liaison avec une nouvelle donnée et d’autres aspects.

Concernant la modération, il y a eu récemment une forte polémique autour de Digg car il semblerait qu’un petit groupe d’utilisateurs contrôlent la majorité des news apparaissant en page d’accueil. Les frères Goemaere, fondateurs de Scoopeo, sont conscients de ce risque et travaillent à cela.

Des saisies d’écran sont disponibles ici pour avoir un aperçu de toutes les nouveautés.

Côté statistiques, 21.000 scoops ont été publiés (sans agrégation automatique), 5300 sont passés en page d’accueil. Scoopeo génère 4 millions de pages vues par mois et 750.000 redirections par mois vers les sites scoopés. 85% des utilisateurs sont français, le reste venant de pays francophones. Ces chiffres ne sont pas comparables à Digg certes mais très honnêtes pour une jeune société pratiquement autofinancée (quelques investisseurs privés) une équipe limitée et des frais de fonctionnement relativement bas.
Le modèle économique de la société sera basé sur la publicité qui n’a pas encore fait son apparition sur le site. Scoopeo devra donc d’abord prouver qu’ils peuvent générer beaucoup plus d’audience pour devenir une bonne affaire.

Ce système de vote collaboratif devient de plus en plus populaire et commence à être décliné et récupéré de différentes manières. De manière verticale par des services thématiques comme le tout nouveau blog appétit qui agrège des sites et blogs consacrées aux recettes de cuisine. Mais ce système est également repris par les géants du Web1.0 et Kelkoo vient de lancer sa propre déclinaison de Digg sur les produits avec KelkooInsolite. Au delà de la mécanique collaborative il est important de pouvoir constituer une communauté de contributeurs actifs et donner une âme au service. Ce que Digg a réussi parfaitement.

En France le secteur n’est pas vierge d’initiatives comparables et l’on peut citer Fuzz, Nuouz, Tapemoi et BlogsMemes.fr comme concurrents. Il existe même une solution générique pour créer votre propre Digg-like du nom de Pligg.

Mon sentiment sur cette industrie est qu’il y a beaucoup trop d’acteurs et pas assez de différences. Scoopeo pourrait sortir du lot s’ils arrivaient à avoir une approche marketing ou produit unique. Les débuts sont encourageants et leur capacité à innover pourrait les y aider.

PS: vous pouvez depuis votre lecteur RSS ajouter directement les billets de Techcrunch sur Scoopeo grâce au service FeedFlare de Feedburner.

Les premiers pas de Digg en vidéo
par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 27 octobre 2006

Kevin Rose avait présenté Digg lors de son lancement en décembre 2004 dans un épisode de l’émission The Screen Savers (Kevin y était invité). Le clip vidéo est désormais archivé sur YouTube et nous l’avons intégré dans ce billet.

Kevin parle de Slashdot au début du clip en précisant qu’il s’agit d’un très bon site mais en précisant que les éditeurs gardent le contrôle sur ce qui apparaît en page d’accueil et de fait « retire le pouvoir de la communauté ». Il propose alors une démonstration qui selon ses propos ressemble beaucoup à Slashdot mais redonne le pouvoir à la communauté. A aucun moment Kevin ne précise qu’il est le fondateur de ce service ou qu’il est même connecté à Digg.

C’est toujours amusant de revenir en arrière et de revoir les premières vidéos des sociétés avant qu’elles n’aient connu le succès. Et si l’on considère la facilité pour faire de petits films et les partager de nos jours, toute startup devrait prendre quelques minutes pour garder mémoire des premiers jours. Et utiliser la vidéo pour faire parler de votre société comme Scrybe par exemple n’est pas une mauvaise idée.

Merci à Orli pour l’info.

eBuddy lève 5 Millions d’Euros avec Lowland Capital
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 27 octobre 2006

Le service de messagerie instantanée eBuddy vient d’annoncer sont premier tour de table de 5 millions d’euros avec Lowland Capital Patners. Cette société (appellée précédemment e-Messenger) est basée en Hollande. La compagnie déclare avoir 35 millions d’utilisateurs dans le monde dont 4 utilisant la version mobile. Créée en 2003 ils déclarent grandir à la vitesse de 1,5 millions de nouveaux utilisateurs par mois. Nous avions eu écho de ce financement en juin dernier déjà mais la somme n’avait pas été dévoilée par les fondateurs jusqu’à ce jour.

Le principal concurrent de eBuddy est Meebo la société basée à Mountain View, une société financée par Sequoia capital qui avait reçu 3,5 millions de dollars sur une valorisation pre-money (avant investissement) de 9 millions de dollars.

eBuddy fournit un service de messagerie qui opère au sein de votre navigateur et les sessions de chat apparaissent dans des popups. Meebo lui propose des session de chat au sein de la page du service ou sur votre site web grâce au service MeeboMe. Nos précédents billets sur eBuddy sont ici et ceux sur Meebo sont . Un nouveau concurrent arrive bientôt du nom de Geesee.

Plus d’infos chez VentureBeat.

Note d’Ouriel : n’oublions pas non plus la société Allemande Mabber que nous avions déjà couvert.

Plus de détails sur Eyeka
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par Ouriel Ohayon 26 octobre 2006

Eyeka est le nouveau bébé de Gille Babinet (co-créé avec Franck Perrier, l’ancien CEO de Corbis France), un serial entrepreneur à qui l’on doit MusiWave, revendu 129 millions de dollars à OpenWave. Beaucoup de mystère tourne encore autour de Eyeka malgré quelques informations qui ont été publiées ici et . Je sors d’une conversation avec Gilles qui m’a donné un peu plus de détails sur la manière dont Eyeka va fonctionner.

Eyeka est une plateforme qui permettra à tout utilisateur de télécharger du contenu vidéo depuis le web ou depuis son mobile et qui disposera d’une série d’outils pour les éditer mais surtout pour créer une chaîne vidéo mobile qui pourra être partagée avec d’autres utilisateurs. La communauté des utilisateurs pourra intéragir avec le contenu, commenter et voter pour les vidéos et les chaînes qui auront été créées.

Tout cela ressemble à une déclinaison mobile de YouTube mais certaines différences majeures sont à prendre en compte. Il y aura d’abord une très forte modération autour du contenu téléchargé et une partie de l’équipe d’Eyeka sera dédiée à cela. A ce titre, les utilisateurs seront identifiés par le biais de leur numéro de téléphone mobile et seront ajoutés à une blacklist si le contenu ajouté ne respecte pas les conditions générales (contenu protégé, illégale…)

Deuxièmement Eyeka ne sera pas un site de destination mais une fournisseur de plateforme qui permettra aux opérateurs mobiles d’offrir un nouveau service à leurs utilisateurs. Eyeka fournira également une solution de facturation qui pourra au choix être utilisée par les opérateurs ou non.

L’utilisateur sera guidé vers les chaînes les plus pertinentes par type de contenu. Le créateur de chaîne lui pourra choisir son contenu sur le web depuis un certain nombre de sources qui seront pré définies ou pourra choisir d’ajouter son propre contenu (exemple une vidéo d’un tsunami qu’il aura lui même filmé).

Techniquement la plateforme est composée de 3 parties. Un site web (première capture d’écran exclusive ci-contre), un accès mobile lui-même composé d’un accès Wap et d’un client java. La plateforme est actuellement en beta test et le lancement est prévu dans les prochaines semaines.

Le secteur de la vidéo en ligne est surpeuplé mais Eyeka propose une approche basée sur la qualité sur un canal encore peu exploité mais avec un très fort potentiel : le téléphone mobile. Le succès d’Eyeka est en revanche conditionné par 2 paramètres sur lequel ils n’auront pas tout contrôle. D’une part la pénétration de la 3G ou accès internet rapide sur le mobile pour des débits de qualité mais aussi par le marketing des opérateurs qui facilitera ou pas l’adoption auprès des utilisateurs. La guerre des prix sur la voix étant déclarée il est clair que les opérateurs chercheront de nouvelles sources de revenus substantielles autour de la donnée. Eyeka pourrait les y aider et prend le pari.

Eyeka est basée à Paris et a levé 5 millions de dollars auprès de Ventech et DN capital en mars dernier.

Huit réseaux sociaux pour les hommes qui aiment les hommes
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 26 octobre 2006

Nous avons été contactés aujourd’hui par le fondateur d’un réseau social pour gays sur le point d’être lancé, BigJock.com. Cela nous a amené à surfer sur les réseaux sociaux en ligne gays et à rédiger la présentation suivante de quelques-uns des leaders actuels du marché.

Les réseaux sociaux de niche sont intéressants car ils offrent une approche unique et un sentiment de communauté subjectif contrairement aux sites d’intérêt général qui se limitent au plus bas dénominateur commun ou à la tranche des 15-25 ans. Nombreux sont ceux qui veulent rejoindre un réseau social, mais la plupart préfèrent intégrer un réseau de personnes auxquelles ils peuvent s’identifier. Cela me semble logique. Du professionnel fier à l’hédoniste heureux, tout le monde y trouve son compte, du moins, tous ceux qui sont gays.

Comme vous pouvez le constater en regardant les brèves descriptions suivantes, même si ces sites s’adressent à une cible commune (les gays), ils sont pour autant tous très différents. Tout comme la grande diversité de gays qui existe dans le monde, il y a également un immense choix de sites de réseaux sociaux gays, en supposant qu’ils sont capables d’attirer une masse critique suffisante pour leur viabilité financière et à des fins de monétisation.

Je suis sûr d’avoir oublié certains sites (merci de compléter), mais les sites de réseaux sociaux en ligne gays que je vous présente sont les plus connus. Vous êtes libres de tenir ou de ne pas tenir compte de mes commentaires. Ce sera peut-être un aperçu d’un marché spécialisé pour certains de nos lecteurs et peut-être des liens vers l’amour pour d’autres.

Jake

Jake prétend être la communauté professionnelle gay la plus importante au monde. C’est un site typiquement british. La compagnie compte près de 30 000 membres qui se sont envoyés deux millions de messages l’année dernière et qui participent ensemble à des événements exclusifs dans le monde réel. Contrairement à d’autres qui découragent l’activité commerciale indépendante, ce site encourage les utilisateurs à faire la publicité de leurs propres entreprises et à monétiser directement leur implication avec le site.

Jake a un look professionnel mais élégant. Les utilisateurs sont encouragés à utiliser leurs vrais noms et les comptes gratuits permettent d’afficher seulement deux photos : une de vous-même et une du logo de votre entreprise par exemple.

Le prix des comptes payants s’élève à 10 £ par mois. Les abonnés peuvent accéder à la section rencontre du site, obtenir davantage d’espace dans leurs boîtes aux lettres internes, recevoir des invitations prioritaires pour assister à des événements du monde réel et ils peuvent aussi amener des invités, accéder à des « briefings commerciaux » et encore bien d’autres choses.

ManJam

ManJam est probablement le site de réseau social le plus largement connu de tous. Il prétend être « un réseau social unique » mais c’est en réalité un autre clone des nombreux sites de JuxMedia Ltd. ManJam offre une liste de chambres et maisons à louer ou à habiter gratuitement. Il y a des listes du monde entier. Il y a également des offres d’emplois et des listes d’entreprises, dont la plupart se trouvent au Moyen-Orient. Les listes de profils personnels sont accompagnées de commentaires et vidéo pour les membres. L’inscription gratuite donne accès au détail des offres de location, à la messagerie instantanée, aux messages audio et vidéo. Vous pouvez également accéder à ManJam par le biais de votre téléphone portable.

Les entrées des membres premium sont placées tout en haut de leurs listes respectives. Les comptes payants coûtent 20 $ par mois, 42 $ par trimestre et 90 $ par an. Ce site a l’air assez solide et convivial, bien que je me sois heurté à une erreur 404. Il n’a pas le look distingué de Jake.com mais ManJam n’est pas non plus destiné aux cas désespérés. Si vous cherchez des torses dénudés et sexy, alors ManJam est le site qu’il vous faut.

Ohlalaguys

Ohlalalguys est une version remasterisée du site ManJam de JuxMedia, avec une navigation encore plus compliquée. Vous pouvez également consulter Bentlads, un autre site du même genre. .

Lovetastic

Lovetastic n’est vraiment pas destiné aux hommes à la recherche d’un beau mec pour passer une nuit torride. « Enfin des gays qui vous traitent comme un être humain, » déclare le site. Le but ultime de Lovetastic est que les gays trouvent leur moitié. Le site s’appelait auparavant Scene404 et l’ancienne page d’accueil est plutôt sympa, dans un style un peu fleur bleue.

Les détenteurs de comptes gratuits peuvent publier leur profil, naviguer sur le site et recevoir des messages. Les comptes payants, à partir de 6 $ par mois, permettent aux utilisateurs d’envoyer des messages et de chatter.

L’interface de Lovetastic est la plus propre, la plus simple et la plus facile de tous ces sites. Et d’une certaine façon, c’est aussi le plus élégante. Des questions sont générées au hasard pour les profils et les photos d’hommes dénudés ou torse nus sont interdites. Il n’y a aucune publicité sur le site. Vous saurez très vite en surfant si ce site est fait pour vous.

Connexion

Connexion est un réseau en ligne de LGBT avec un suffixe .org. En plus de l’organisation d’événements et de rencontres, le site se concentre sur les nouvelles et activités politiques à un faible niveau. Il y a un flux RSS de nouvelles en provenance du site. Le site est un peu compliqué mais peu porté sur le sexe.

Il n’existe pas de formule payante pour ce site à but non lucratif mais vous y rencontrerez une poignée de publicités discrètes. Si, dans votre réseau social LGBT, vous êtes intéressé par l’actualité et les discussions politiques, allez faire un tour sur Connexion.

OutEverywhere

OutEverywhere est un service payant pour les hommes et les femmes de certains pays du monde. La grande quantité de textes rend la navigation insupportable. Le site est essentiellement axé sur la promotion d’événements et de lieux du monde réel. Je n’ai pas pu me résoudre à y naviguer de façon approfondie mais il y a un nuage de mots-clés tout en bas de la page principale ! Les frais d’inscription s’élèvent à 19,95 £ pour 6 mois avec 28 jours d’essai.

DList

DList semble avoir été conçu par quelqu’un de Gawker. En fait je suis sûr que c’est le cas. C’est un site de réseau social plutôt simple mais qui possède un bon ensemble de fonctionnalités. Des blogs d’utilisateurs, des blogs sur l’actualité, un lecteur audio sur les pages de profil. C’est un site gratuit, soutenu par la publicité.

Sans avoir besoin de regarder de plus près à quoi ressemble la communauté de DList, j’image que ce site aura un grand succès s’il arrive à réduire ses coûts. Il possède toutes les fonctionnalités de base et est très attrayant.

BigJock

BigJock, qui a inspiré ce billet, lancera sa version complète au début du mois prochain. La version, qui est déjà prête, a vraiment l’air bien. Le site comprendra toutes les fonctions de base et une section d’évaluation de photos Sexy ou Pas sexy. Le site sera gratuit et financé par la publicité. Vous pouvez dès maintenant vous inscrire et tenter de gagner un iPod. BigJock a encore un long chemin devant lui avant de pouvoir rivaliser avec les poids lourds mentionnés plus haut, mais tout est possible et il existe clairement des approches de niche dans tout le marché des réseaux sociaux gays. Et le logo du singe vaut vraiment le détour.

Note d’Ouriel: j’ai également été informé du lancement de la prochaine nouvelle version de Cleargay, un site français.

Cleargay est un site de FC and Co, société basée à La Rochelle et lancé en novembre 2004. Il s’agit d’un site de rencontres avec une entrée pour les hommes et les femmes. L’inscription est gratuite. Le site sera totalement refondu et intègre de nombreuses nouvelles fonctionnalités ainsi que d’une interface agréable en ajax facilitant la navigation et la découverte de nouveaux profils. Cleargay proposera un environnement assez complet : on y trouve forum, blogs, un espace de sondages, un espace commerçant, une messagerie instantanée. La nouvelle interface est agréable et rapide. Le nouveau service devrait ouvrir en beta d’ici 15 jours.

Inside Facebook - découvrez gratuitement le livre sur FaceBook
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 26 octobre 2006

Karel Baloun, l’un des premiers ingénieurs de FaceBook, a récemment écrit et auto-publié un récit de ses expériences appelé « Inside FaceBook » (au cœur de FaceBook)

Les premières critiques sont mitigées bien que nous avons trouvé que ce livre numérique apporte un regard pertinent vue de l’intérieur sur l’une des startups les plus en vue. Le style n’est pas des plus élaborés mais le contenu va certainement plaire à tous ceux qui sont fascinés par la culture de la Silicon Valley

Le livre, en anglais évidemment, est téléchargeable au format pdf au prix de 12 dollars (9 pour les étudiants). Baloun vend aussi une version imprimée avec autographe au prix de 39 dollars

Les lecteurs de TechCrunch peuvent lire ce livre gratuitement durant les 36 prochaines heures en cliquant sur ce lien spécial.

Note d’Ouriel: j’en profite pour signaler au passage 2 livres que j’ai récemment découvert et qui peuvent aussi vous intéresser. Tout d’abord L’age de Peer d’Alban Martin sur les nouvelles tendances de consommation de la musique des média numériques et la révolution du gratuit. Vous pouvez l’acheter ici ou l’écouter gratuitement en podcast. Un e-book également de Thomas Gee de CanardWifi sur le Wifi et le future système d’exploitation de Microsoft Vista. Il peut être acheté ici et quelques extraits gratuits sont .

Les fondateurs rachètent Odeo à leurs investisseurs
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par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) 26 octobre 2006

Odeo tel que nous le connaissons a disparu. Après son ouverture en Février 2005 la société a annoncé qu’elle avait levé 5 millions de dollars auprès de Charles River Ventures et d’un groupe d’investisseurs privés. Après la phase de beta test, le lancement public du service a eu lieu en Juillet 2005.

Cela fait maintenant un peu plus d’un an qu’Odeo doit faire face à une douzaine de concurrents dont iTunes. Le fondateur Evan Williams avait publiquement déclaré que la société avait fait des erreurs et avait fermé l’un de ces services pour en lancer un nouveau.

Plutôt qu’un changement à 180 degré et un nouveau tour de financement, Odeo a préféré se séparer de ses investisseurs et faire route tout seul. Evan Williams avec l’ensemble des employés d’Odeo ont créé une nouvelle société du nom de Obvious Corp. Cette société a racheté les actifs d’Odeo Inc (dont Odeo et Twitter) à ces investisseurs et actionnaires. Evan nous a confié qu’il avait « décidé d’acheter les actifs et d’intégrer Odeo et Twitter au sein de la nouvelle entité avec une nouvelle structure et un nouveau modèle »

Le prix d’acquisition n’a pas été révélé, mais il semblerait qu’il soit légèrement supérieur aux 5 millions de dollars que la société avait levé –selon Evan « suffisamment pour que nos investisseurs institutionnels récupérent leur mise et que pour les investisseurs fassent une petite plus value ».

Quel est ce nouveau modèle ? Evan déclare qu’il voudrait créer un laboratoire expérimental d’idées et de services qui seront rapidement testés et lancés et qui doivent prouvés leur capacité à générer des revenus et qui parfois deviendront des sociétés en tant que telles qui pourront trouver des financements extérieurs. Mais il ne s’agira pas d’un incubateur.

Vous trouverez plus d’informations sur le blog d’Evan et nos billets précédents sur Odeo sont ici.

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