Flickr pense que les utilisateurs possèdent les images et les tags que nous entrons dans leur système. Mais apparemment cela ne veut pas forcément dire qu’ils nous les laisseront exporter ailleurs aisément.
Quand Kristopher Tate, le créateur du service de photos sophistiqué Zooomr (nos précédents billets ici ), a demandé à Flickr au début du mois un accès à leur API commerciale, Flickr a répondu par email qu’ils « ne font pas de partenariat avec des sites qui sont des alternatives pures et simples à Flickr ». Le fondateur de Flickr Stewart Butterfield a exprimé la chose suivante sur un forum de Flickr Mercredi dernier en parlant des concurrents directs comme Zooomr «pourquoi devrait-on gaspiller de la bande passante et des ressources informatiques en envoyant des données à leurs serveurs ? »
La question est donc de savoir si des sociétés innovantes souhaitant construire des fonctions d’import de serveur à serveur simples pour les utilisateurs non techniques et récupérer leurs données personnelles pourront exister. Il existe un certain nombre d’outils tiers permettant déjà d’importer vos photos de Flickr sur votre ordinateur. Ces données peuvent ensuite être installées à nouveau sur un autre service. Le concurrent Zooomr veut rendre cette étape plus aisée pour l’utilisateur mais Flickr n’est a priori pas d’accord.
Tate de Zooomr déclare que les fonctions d’exports doivent faire partie d’un service, et que Zooomr sera toujours là pour aider les utilisateurs à disposer de leurs données où qu’ils veulent. C’est simple à dire quand vous êtes de l’autre côté du miroir mais ce problème soulève la question plus générale de la portabilité des données et des services internet.
Complément d’Ouriel :
Quelles sont les limites du partage ? Les règles élémentaires des affaires finiront pas prendre le dessus sur l’idéal du « tout à tout le monde ». Après tout le Web2.0 est aussi un monde où le sens affaires est aussi affaire de survie.
La position de Flickr peut être compréhensible en un sens, mais cela devrait également forcer la société à se demander si son approche est suffisamment innovante. Un utilisateur non satisfait trouvera toujours un moyen de quitter un service pour un autre. Flickr devrait le savoir.
PS: ne manquez pas non plus les commentaires du billet original sur TechCrunch avec les réactions du créateur de Zooomr





L’obligation de yahoouter me semblait déjà constituer une restriction sérieuse à la liberté d’usage de FlicKr.
Cette opinion ne fait que me confirmer qu’il faut pour l’heure trouver une substitution à ces restrictions ;-} …
http://monalbumphotos.com ?