Je suis récemment tombé sur certaines idées du net français (pas forcément web2.0) qui ont retenu mon attention, pas seulement parce qu’elles sont insolites mais surtout parce qu’elles illustrent la créativité dont peuvent faire preuve des entrepreneurs quand il s’agit de trouver des modèles innovants voire polémiques. Dans tous les cas des idées qui font parler d’elles.
Brosse à domicile
Brosse à domicile est un service pour commander des brosses à dents sur internet. Voilà une idée qui paraît à première vue toute à fait impertinente et presque drôle. On pourrait croire à une blague et pourtant après analyse voilà un business qui s’il ne finira pas au Nasdaq pourrait bien en surprendre plus d’un.

Tout d’abord l’idée a généré un buzz pas croyable dans la blogosphère mais aussi dans les médias (Canal+, On a tout essayé de Ruquier, Le journal de la santé sur F5, Le Point, Femme Actuelle, Ouest France, Ca m’intéresse, Epok, RMC, Radio France, Nostalgie, Nrj, etc.).. Mais Frédéric Jan, l’entrepreneur derrière brosse à domicile à bien analysé son terrain. En moyenne les gens ne changent pas suffisamment de brosse à dent tout simplement parce qu’ils n’y pensent pas (je fais partie de ces gens). Pour éviter cela Brosseadomicile vous permet de recevoir automatiquement par courrier vos nouvelles brosses à dent. Et ça marche! Déjà 10 000 euros de commandes après seulement 2 mois (info en exclusivité pour Techcrunch) d’opération et le tout géré pratiquement tout seul. Certes c’est encore minime mais le potentiel n’est pas maigre (90 millions de brosses à dents vendues par an en France)
Je suis sûr qu’il existe d’autres produits qui entrent dans la même catégorie que les brosses à dents (cycle d’achat régulier, non impulsif à logistique simple). Frédéric devrait certainement déjà y penser s’il veut faire de sa société un business plus florissant.
Plus d’infos sur le blog de brosse à domicile
Scooplive
L’un des principes du web2.0 est la création du contenu par les utilisateurs dénommé aussi le « user generated content », et si vous avez un blog ou alimentez flickr en photos ou youtube en vidéo vous comprenez de quoi je veux parler. Mais parfois ce principe peut tomber dans certains extrêmes.
Scooplive vous permet de revendre les scoops dont vous auriez été le témoin et non des scoops comme ceux révélés par TechCrunch…mais ceux capturés à l’insu d’autres personnes (connues bien sûr)
Scooplive est la première place de marché internationale du scoop. Vous pouvez proposer tout type de document photo et vidéo aux acheteurs de Scooplive. Qu’il s’agisse de photos de people que vous croisez ou de faits d’actualité (manifestations, événements sportifs, émeutes, accidents, catastrophes naturelles…) dont vous êtes témoins.
L’objectif de Scooplive est de proposer une offre alternative aux médias. C’est avec des documents pris sur le vif et vos images d’archive, que nous réussissons à créer cette fédération de reporters amateurs et/ou indépendants
Le principe est simple. Vous croisez Laetitia Casta (par exemple) sur la promenade des anglais en ballade anonyme. Vous dégainez votre téléphone appareil photos ou téléphone et capturez une image ou vidéo de ce moment. Vous vous rendez sur scooplive et déposer votre photo. Dès ce moment vous avez accepté de mettre en vente de contenu qui entrera dans une mécanique d’enchère au plus offrant. Vous pouvez gagner jusqu’à 85% des revenus. Scooplive vous transforme en paparazzi.

Inutile de dire que l’idée à fait buzz…Dans le même esprit un service américain appelé extortr propose un service de chantage en ligne…
Autant je trouve cette approche (scooplive) assez intéressante (il est même probable qu’elle réussisse) car elle permet de monétiser des contenus d’intérêts autant je la trouve totalement malsaine car elle transforme le voyeurisme en bien de consommation courante sans parler des conséquences désastreuses pour la vie privée des personnes faisant l’objet des photos et vidéos capturées par les utilisateurs de ScoopLive. On en parle aussi ici.
Web2.0 par principe mais pas par
Je serai intéressé de savoir ce qu’en pensent les lecteurs de TechCrunch.